La chambre mortuaire

BIZIEN, JEAN-LUC

EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 19/02/09
LES NOTES :

à partir de
8,80 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Etrange personnage que le docteur Simon Bloomberg ! Dans son hôtel particulier de la rue Mazarine à la façade presque aveugle, conçu comme une pyramide égyptienne, cet aliéniste au regard pénétrant et à la réputation sulfureuse traite ses patients selon des méthodes avant-gardistes qui font scandale. Lorsque la jeune Anglaise Sarah Englewood entre à son service, elle tombe immédiatement sous le charme de ce
scientifique hors du commun, fascinée par le mystère qui l'entoure. Pourquoi ne voit-on jamais sa femme, une archéologue de renom dont les trouvailles encombrent chaque recoin de la maison ? Et pourquoi une des pièces est-elle interdite d'accès ? Tandis qu'une série de meurtres inexpliqués défraient la chronique parisienne, une relation trouble se noue entre l'intrépide Anglaise et l'ombrageux médecin...
3 personnes en parlent

Paris, 1888. La réputation de Simon Bloomberg est quelque peu traînée dans la boue car ses méthodes d'aliéniste dérangent. Ses confrères colportent les rumeurs les plus folles sur le propriétaire de l'hôtel particulier de la rue Mazarine. Sarah Englewood, jeune sujette britannique échouée en France, vient d'obtenir une place de gouvernante dans ce lieu austère, décoré de bibelots étranges et de trésors archéologiques. On trouve aussi des chimpanzés dans une cage, des couloirs à n'en plus finir, une architecture pyramidale et des employés fantomatiques, tantôt revêches ou teigneux, mais compatissants. Pourquoi ? Un vrai mystère plane sur cette maison, les gouvernantes défilent et le docteur Bloomberg est évasif sur sa femme Elzbiéta, une égyptologue qui brille par son absence. Un soir, en lisant le journal, Sarah découvre l'affaire de la rue Dauphine - un homme s'est jeté du toit de son immeuble et s'est écrasé sur la voie publique, offrant un spectacle répugnant. Mais elle ignore que le cadavre, amené à la morgue, a mystérieusement disparu en pleine nuit. Cette anomalie fait perdre toute raison scientifique aux enquêteurs, Léonce Desnoyers et Raoul Mesnard, qui ne sont pas au bout de leurs surprises ! Ce roman tient toutes les promesses. En adoptant un ton feuilletonesque, Jean-Luc Bizien a redonné vie à un Paris très 19ème siècle, très coloré et très étrange par instants.Ambiance :« Paris est un océan de goudron ce soir.Au coeur des ténèbres, la Seine s'étire paresseusement, reptile ventru à la formidable musculature. En cette morne soirée, Paris ne vit plus, Paris s'est éteint. Quelques épaves, l'esprit engourdi par l'absinthe ou la drogue, hantent encore ses ruelles. Les plus chanceux atteindront leur domicile sans heurts. Les autres tomberont sous les coups des crocheteurs, ou seront happés par les roues d'un fiacre jaillissant de nulle part. Des chiens trop maigres les regardent passer. Leurs yeux chassieux s'interrogent un instant : faudra-t-il disputer le territoire, défendre les déchets trouvés sur les pavés luisants ? Mais déjà les danseurs de l'aube s'éloignent. Leurs pieds lourds battent le pavé. L'écho va s'amenuisant. Le calme et le silence retombent.L'ombre est de nouveau maîtresse. »Le couple Simon Bloomberg et Sarah Englewood offre également un joli cliché, l'homme paraît un peu rustre, on ne sait pas bien où est passée son épouse, et les nuits du docteur sont hantées par des cauchemars qui réveillent toute la maisonnée. Sarah est une jeune femme de toute beauté, curieuse et vive d'esprit. Elle s'émeut avec raison des faits bouleversants qu'elle découvre auprès de Bloomberg mais elle apprend vite, et elle n'est pas cette jouvencelle aux abois qui tomberait dans les pommes à force de côtoyer la cour des miracles de la rue Mazarine !Un premier tome captivant, le suivant est annoncé pour début juillet.

Clarabel
03/03/09
 

Le côté historique est un pur plaisir ! Jean-Luc Bizien m’a tout de suite projetée sur les lieux et dans l’époque, qu’il restitue à merveille. Il prend le temps de décrire le Paris de 1888 sans jamais plomber l’intrigue et donne l’impression de vivre les faits et de déambuler dans les rues aux cotés de Sarah, Léonce et Raoul. Il offre même par moment quelques explications sur l’évolution de certains grands lieux parisiens, en plus d’approfondir son récit de données relatives à la médecine mentale. Ça faisait longtemps que je n’avais pas dévoré un polar historique (le dernier doit être Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles en 2008). Je regrette de ne pas avoir lu celui-ci plus tôt. C’est un roman riche sur de nombreux plans et son côté retro m’a totalement conquise. Jean-Luc Bizien utilise un vocabulaire pointu caractéristique de l’époque, dans un style simple et incroyablement fluide. Les mystères sont tenaces et l’intrigue est sans cesse relancée, invitant toujours le lecteur à poursuivre les découvertes, tantôt chez Sarah, tantôt chez l’inspecteur Desnoyer. Ça marche super bien. Les bribes d’informations donnent le sentiment d’éclairer notre chandelle, mais la tension grippe sans cesse pour arriver à une fin qui m’a totalement surprise. ........................... Stéphanie Plaisir de Lire

Nous sommes à la fin du XIXe siècle. Sarah Englewood est une jeune anglaise qui a quitté sa famille et son pays par amour. Mais le jeune homme vient de la quitter et elle doit donc trouver un emploi. Elle entre au service de Simon Bloomberg, un aliéniste, émule de Charcot, dont les pratiques novatrices ne sont pas toujours bien vues par ses confrères. Entre les patients étranges qui viennent dans cette maison, le personnel de maison tout aussi étrange et la femme de Simon, absente de la maison, le mystère entoure Sarah. Ce roman est un polar de facture très classique, peut-être un peu trop pour moi. On y retrouve aussi des ingrédients chers aux romans fantastiques: une maison extraordinaire, un géant, une servante étrange. J'ai trouvé cette lecture plaisante. On y retrouve les débuts de la psychanalyse. J'ai quelques reproches à faire sur le dénouement mais je ne peux bien sûr en parler ici mais dans ce même dénouement, Jean-Luc Bizien joue avec le faux/bon prétendant et ça m'a plu. Et puis, ce fut agréable, le temps de quelques pages, de se retrouver à un récital d'Aristide Bruant.

cocalight
18/06/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.10 cm
  • Poids : 0.27 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition