La chanson de charles quint

ORSENNA, ERIK

EDITEUR : STOCK
DATE DE PARUTION : 27/02/08
LES NOTES :

à partir de
6,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

" comment vous expliquer d'un mot, vous qui ne l'avez pas connue ? comment la saluer au plus juste maintenant qu'elle n'est
plus ? quel portrait d'elle puis-je toujours garder sur moi, que personne ne me vole, et pas même la vie qui passe ? "
4 personnes en parlent

Je connaissais Orsenna pour ses petits livres imagés et touchants que l’on conseille parfois aux enfants ou adolescents (comme “La grammaire est une chanson douce”, “Les chevaliers du subjonctif” ou “Dernières nouvelles des oiseaux”). Je n’avais encore pas eu l’occasion de le lire à travers des histoires plus sérieuses alors c’est pris d’une certaine curiosité que je me suis plongé dans ces pages, sans vraiment savoir à quoi m’attendre. J’ai été très séduit par la première moitié du livre, pleine de poésie et de tendresse. Le début de la seconde moitié m’avait un peu déçu, le livre passe en effet par une phase un peu “théorique” au point que l’on ait parfois l’impression de lire un documentaire. Heureusement, cette phase est assez courte et la fin du livre redevient comme au début : poétique et touchante. Mis-à-part ce “bémol” en milieu de livre, j’ai donc été vraiment séduit par cette histoire. Les rapports humains vis-à-vis de l’amour, de la mort ou de la famille y sont plutôt bien étudiés et l’histoire est très plaisante. Un livre que je vous conseille donc d’autant plus que l’édition poche sort dans un peu moins de deux mois.La version complète de ce commentaire est disponible sur mon site

Artsouilleurs
19/01/09
 

Deux frères vivent dans une même ville, l'un, le cadet, à l'amour unique, l'autre, l'aîné à l'amour morcelé. Le cadet a épousé son amour unique, l'aîné s'est divisé entre plusieurs femmes jusqu'à en trouver une, celle qui mourra jeune et qui le laissera seul et quelque peu désemparé.Superbe écriture pour un roman qui ne l'est pas moins. Tout en pudeur, en poésie, Erik Orsenna décrit l'amour de cet homme pour cette femme et l'amour fraternel. Il raconte l'absence de la disparue, mais en même temps sa forte présence, malgré cette disparition. Il relate les tentatives amicales et fraternelles pour soutenir le veuf.C'est un roman mélancolique, mais gai, racontant le passé mais se prolongeant dans le futur, expliquant même la notion de futur antérieur.Je trouve qu'avec sa manière d'aborder la mort, l'absence, de front certes, mais encore une fois tout en pudeur, en retenue, Erik Orsenna réussit à faire passer énormément de sentiments, de beauté. Il parvient à émouvoir le lecteur sans jamais tomber dans un pathos facile et de mauvais aloi, contrairement à d'autres qui s'essayent à écrire autour de la mort mais n'ont réussi qu'à m'ennuyer (cf. E. Carrère, D'autres vies que la mienne).Voilà pour moi un livre extrêmement tendre, émouvant, mélancolique, mais toujours gai et positif, écrit par un raconteur d'histoires hors pair. Yv

Lyvres
25/03/14
 

"Mille regretz de vous habandonner..."Ce qui surprend au premier abord c'est que les personnages ne sont pas prénommés."Les prénoms sont partagés par trop de monde sur terre. Je préfère appeler les deux frères par leur manière d'aimer (...) un frère à l'amour morcelé et un frère à l'amour unique." Du coup, "la femme de l'amour unique" s'appelle "la cofondatrice et cogestionnaire quotidienne de l'amour unique. En d'autres termes, ma belle-sœur". Car le narrateur est le "frère ainé", celui qui ne pouvait aimer avant de rencontrer une femme tellement exceptionnelle qu'elle s'appelle "le soleil".Puis alors que l'on s'habitue, on se rend compte que ce qui est décrit comme un roman a beaucoup trop de parts autobiographiques : la description du président Mitterrand pour qui Orsenna a travaillé, d'un voyage dans les falaises des Dogons au Mali (là où Madame Bâ le personnage du roman éponyme vit ), et surement aussi dans la souffrance du deuil et de la perte de l'amour vécu par le narrateur. Je ne connais pas suffisamment sa vie pour juger mais Mr Orsenna a une façon de prendre le lecteur à parti très agréable. Exemple : "Si vous m'avez lu jusqu'ici, c'est qu'une sorte de fraternité nous rassemble."On sent la souffrance, on compati grâce à la pudeur de cet homme qui se cache derrière ces facéties.Car même si le sujet est grave, ce livre n'est pas triste.Enfin si vous cherchez la chanson de Charles Quint, c'est une chanson de la Renaissance, très mélancolique et appréciée par ce dernier. On apprend d'ailleurs qu'il aura passé 84 % de ses 25 ans de pouvoir hors d'Espagne (21 ans sur les routes). Sophie

lamamandelena
22/08/13
 

Avec la chanson de Charles Quint, c’est un roman « autobiographique » que nous livre là Erik Orsonna . Le roman de deux frères, l’un le cadet qui n’a aimé qu’une femme « l’amour unique », l’autre, Erik, séducteur en aura beaucoup aimé, amours passagères, amours lapidaires jusqu’au jour ou il rencontrera son « soleil » .A peine nous laisse t’il le temps de la découvrir que la maladie l’emporte. Quatre ans, quatre ans et son astre, son « soleil » s’éteint et repose dans un petit cimetière breton. « Comment vous expliquer d'un mot, vous qui ne l'avez pas connue ? » il nous emmène avec lui à la recherche de son « soleil » dont il n’arrive pas à faire le deuil, à travers le monde, les religions et la science .Il nous raconte la « persistance rétinienne» . Il la voit partout, jour et nuit .Petit à petit entouré de ses amis il reprendra goût à la vie.Ce roman hommage, est passé presque inaperçu, plein de tendresse et d’émotion il est écrit magnifiquement, certaines phrases peuvent se lire à l’infini. C’est sans doute son livre le plus attachant. Il laisse même le sentiment de n’être adressé qu’à celui qui a le livre entre les mains.http://dunlivrelautre.blogspot.com/2008/10/la-chanson-de-charles-quint.html

chris89
02/02/10
 

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.27 kg