La chatte sur un toit brulant

WILLIAMS, TENNESSEE

livre la chatte sur un toit brulant
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 07/02/03
LES NOTES :

à partir de
7,50 €
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Le soir tombe sur la grande propriété des Pollitt, une famille de planteurs installée dans le delta du Mississippi. Les visages, peu à peu, se couvrent d’ombre et la nuit, dans son impassible sérénité, va permettre aux rancœurs et aux secrets inavoués d’être révélés.C’est l’anniversaire de Grand-Père ; cet homme usé par la vie fête ses soixante-cinq ans. Sa famille est autour de lui pour célébrer l’évènement. Sa femme, leur fils aîné Gooper, son épouse, leurs cinq enfants ainsi que le cadet Brick marié à Margaret. Un tableau charmant ! On croirait voir une famille américaine modèle…Mais il en va autrement.Brick cherche dans le whisky de quoi rehausser l’insipidité de son existence et son mariage part à vau-l’eau. Le couple n’a hélas pas d’enfant. Margaret possède, pourtant, ses grâces félines qui assujettissent les hommes et que les femmes envient. Elle est faite pour l’amour et il est difficile d’imaginer que l’enfantement lui est interdit…À moins que le couple ne puisse donner la vie pour une tout autre raison…Et pendant que la voluptueuse Maggie pose un œil jaloux sur la progéniture d’Edith, Brick descend verre après verre. Grand-Père, lui, est heureux. On lui a annoncé que ses examens médicaux étaient bons. Il croyait avoir quelque chose de grave ; une de ces maladies dont le seul fait de prononcer le nom vous rapproche de la mort. Il est serein et profite de la soirée. Il dévore à tel point à table que le dernier repas d’un condamné ne saurait être plus copieux…Étrange similitude que celle-là…Une fois n’est pas coutume, Tennessee Williams épure les douleurs de l’âme jusqu’à les priver de toute altération. Dans son œuvre, seules restent les blessures originelles, celles qui perdurent malgré le passage du temps et dont on ne guérit jamais véritablement. Ces plaies qui saignent parfois et dont les stigmates viennent parfois nous murmurer : « n’oublie pas… ». Sur fond de malt, d’amour non partagé, de mensonges et de révélations acerbes, l’auteur met en avant l’aspect profondément veule de l’homme ; cette résignation latente qui l’habite et le consume à petits feux. Cet embourbement dans une vie qui ne lui appartient pas et qui bride ses désirs. Il est, fort heureusement, des êtres de la race de Margaret. De ceux qui forcent l’admiration car un jour ils ont eu le courage d’être fidèles à eux-mêmes et à leurs convictions. La chatte sur un toit brûlant rappelle ainsi qu’il faut parfois lutter contre les vents contraires, faire preuve d’opiniâtreté et afficher le mordant inextinguible d’une Margaret :« En tout cas, sache-le, je n’ai pas ton charme, moi, le charme de l’abandon. Je reste sur le ring jusqu’au dernier coup de gong, et je vaincrai, tu verras. Et quelle est la victoire d’une chatte sur un toit brûlant ?...Peut-être d’y rester jusqu’au-delà du possible. » Rebelde

Rebelde
04/10/13
 

"La chatte sur un toit brûlant" est une pièce de théâtre audacieuse car comme toutes les pièces de T. Williams, elle traite ici non seulement de l'homosexualité masculine mais aussi de la frustration sexuelle féminine revendiquée et assumée ouvertement par Maggie. Nous sommes dans les années 60 et ce genre de "chose" ne se dit pas dans une oeuvre littéraire et surtout le théâtre, support pour une représentation, pour un jeu et interprétation. Le couple ici de Maggie/Brick hurle dans un désert de solitude: Brick ne peut se résoudre de la mort de son ami-amant Skipper et voue une haine et une répulsion pour cette femme, Maggie, responsable de la mort du bien aimé. Maggie fait les cent pas dans sa cage comme une fauve car elle ne peut étteindre ce feu qui monte en elle, qui la consume. Le feu du désir que seul le sexe peut combler. Elle qualifie elle même de "chatte sur un toit brûlant". Une terminologie animalière appliquée à une femme en manque est considérée comme le comble de la provocation dans une Amérique puritaine. Or c'est précisément cette pièce de théâtre que Richard Brooks va adapter au cinéma en 1958. Le couple Maggie et Brick est interprété par Elisabeth Taylor et Paul Newman. Leur jeux sont grandioses et la catharsis de famille permet dans l'intensité des dialogues où tout est à double sens de faire sortir les démons. Le drame conjugal se greffe au drame familial avec la mort qui rôde sur la tête du patriarche. La question de l'héritage, la rivalité fraternelle contribuent à rendre cette soirée d'anniversaire de "Big Daddy" en un règlement de compte collectif. A visionner absolument. Victoire

tran
11/06/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.18 kg
  • Traducteur : RAYMOND ROULEAU

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