La chorale des maitres bouchers

ERDRICH, LOUISE

livre la chorale des maitres bouchers
EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 05/01/05
LES NOTES :

à partir de
22,80 €

SYNOPSIS :

1918. De retour du front, Fidelis Waldvogel, un jeune soldat allemand, décide de prendre un nouveau départ et de tenter sa chance en Amérique. Avec une valise de couteaux de boucherie héritée de son père pour seul bagage, il s'arrête à Argus, dans le Dakota du Nord, où sa femme et leur petit garçon le rejoignent. Fidelis découvre le Nouveau Monde en travaillant comme un forcené et en chantant le soir dans un choeur d'hommes : « la chorale des maîtres bouchers ». Mais l'aventure des Waldvogel ne va vraiment débuter qu'après la rencontre d'un couple improbable et lui aussi émigré... Ainsi commence l'extraordinaire
destin d'une famille germano-américaine, des années vingt aux années cinquante, entre l'Europe et l'Amérique. A la frontière du réalisme et de la magie, Louise Erdrich nous plonge dans son puissant univers imaginaire pour nous raconter le « rêve américain » de sa voix de poète. Et nous prouver, avec cette magnifique histoire d'amour, de mort et de rédemption, qu'elle est un des meilleurs écrivains américains, aujourd'hui au sommet de son talent. « Un roman d'une richesse presque inimaginable : l'exploration d'un monde où les bouchers chantent comme des anges. » Kirkus Reviews
15 personnes en parlent

1918, Allemagne. De retour du front, Fidelis, jeune soldat, décide de partir s’installer en Amérique. Il possède un peu d’argent mais surtout une valise remplie de couteaux de bouchers et de saucisses car dans sa famille, on est boucher de père en fils. Il se pose à Argus, dans le Dakota du Nord. A force de travail, il parvient à monter sa propre affaire et à faire venir sa femme et son fils d’Allemagne. Voilà comment débute ce roman riche et foisonnant. Car l’histoire de Fidelis, de sa femme Eva et ses quatre garçons se poursuit jusqu’en 1950. Loin d’être uniquement centrée sur cette famille, il y également Delphine et Cyprian qui présentent des numéros de cirque, sillonnant le pays. En revenant à Argus où le père de Delphine vit toujours, ils y resteront. Delphine va s’occuper de son père Roy, alcoolique notoire, et nouera une amitié forte avec Eva. Le couple qu’elle forme avec Cyprian est atypique. Delphine est avec Fidelis un pivot central de ce roman. La boucherie de Fidelis prospèrera mais Argus n’échappera pas à la Grande Dépression. Puis, la Seconde Guerre Mondiale alors que deux des fils de Fidelis sont retournés en Allemagne. Tout au long du livre, les blessures et les plaies morales de la Première Guerre Mondiale hantent Fidelis et jalonnent le récit. Il y a autant de personnages secondaires comme Tante, femme aigrie venue d’Allemagne, Clarisse, l’amie d’enfance de Delphine qui travaille dans les pompes funèbres, Un-Pas-et-Demi la clocharde un peu inquiétante qui font la diversité et la richesse de ce roman. Bien plus qu’une saga familiale inscrite dans la Grande Histoire, c’est l’histoire de toute une communauté et j'ai vécu un immersion totale ! J’ai été emballée, conquise et j’avais presque envie de dire voilà un vrai bon roman ! Sauf que les cent cinquante dernières pages me sont apparues un peu trop rapides et moins étoffées que le reste. Dommage...il n’empêche que j’ai passé un superbe moment de lecture ! http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
30/12/10
 

Livre bouleversant et très émouvant.Il est en effet peu question de boucher et de chorale, mais surtout d'amour, d'amitié, de vie, de mort, de racines, de silence...30 ans d'histoire et de personnages touchants et émouvants.

Ninie
21/12/09
 

Un livre qui se lit d'une traite mais que je trouve difficile à résumer. On n'y parle pas de guerre, ou si peu, mais plutôt des marques que la guerre laissera dans les coeurs et les âmes, des gens aimés qu'elle prendra. On n'y parle pas tant que ça de chorale, mais bien du partage que des hommes trouvent dans le chant, du réconfort que leur apporte le fait d'être ensemble et de laisser s'élever leur voix. On n'y parle pas non plus énormément de boucherie, mais l'odeur du sang reste présente tout au long du livre, et la propreté qu'il faut maintenir malgré tout, ainsi que les couteaux qui servent à tuer les animaux...Non, on y parle surtout d'amitié, et d'amour. Banal, pensez-vous ! Oui. Et non. Parce que le style est superbe et qu'on se laisse porter. Parce que l'amitié et l'amour ne sont jamais aussi simples qu'on le croit et qu'au fil du temps on découvre parfois des secrets enfouis, ou bien ce qu'on se cachait à soi-même.Suite sur Les lectures de Lili Liliba

liliba
21/12/09
 

« C'était le genre de vie dont on ne sait pas au moment où on la vit que c'est une vie heureuse »Après avoir lu la quatrième de couverture, je dis banco ! Cette histoire a tout pour me plaire. Je m'installe confortablement, je tourne les pages, découvre des personnages intéressants, j'attends cette chorale, les bouchers allemands ont l'air de s'y connaître en saucisses, personne ne chante même pas sous la douche, j'ai compris ; la chorale est secondaire. Ce n'est pas grave mais... toujours pas d'étincelle, je n'accroche pas.De nombreuses lectrices l'ont adoré et je le comprends tout à fait. C'est un roman complexe et très bien écrit. Je ne suis juste pas entrée dedans. Et comme ce n'est pas ma tasse de thé, je ne me vois pas en dire davantage.Un joli extrait..." Quand Delphine lui avait posé la question qui allait de soi, Roy avait souvent répondu : « Je bois pour remplir le vide. Delphine détestait cette réplique. Un jour, elle l'avait poussé sur une chaise et avait hurlé: « Dis donc, j'ai une nouvelle pour toi. Tout le monde fait tout pour remplir le vide. »

Theoma
01/12/09
 

Ce roman m'a réconcilié avec Louise Erdrich, j'ai abandonné la lecture de Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse, mais cette fois-ci j'ai tout de suite été embarqué dans l'histoire et par le style de l'auteur.J'ai aimé découvrir la vie des immigrés après la Grande Guerre, la différence de culture entre cette jeune Amérique et cette vielle Allemagne. Le fait que le roman se déroule sur plusieurs décennies permet de bien voir évoluer les personnages et de vraiment s'y attacher, notamment Delphine et Cyprian, un couple pas comme les autres mais vraiment touchants.Finalement la chorale des maîtres bouchers est secondaire dans l'histoire mais on sent l'importance du chant tout au long du roman et l'apaisement qu'il procure aux personnages dans les moments difficiles de leurs vies.Je n'avais pas envie de quitter Argus à la fin même si celle-ci est bien conclue.

Cyrgd
17/09/15
 

Si j'ai bien aimé ce roman dans sa première moitié, je dois avouer que je me suis essoufflée dans la seconde moitié, une fois le décor planté.Alors oui, l'auteure sait faire de belles phrases profondes ; les situations sont intéressantes ; mais tout ceci est décidément trop délayé.J'aurais aimé des personnages plus fouillés et moins d'accumulation de descriptions.Bref, je n'ai pas eu de coup de coeur pour ce roman, mais j'ai apprécié ma lecture, ce qui est déjà pas mal, me direz-vous.L'image que je retiendrai :Celle de la cave dans laquelle était enfermée une famille. Alex-Mot-à-Motshttp://motamots.canalblog.com

AlexMotaMots
03/01/15
 

Ce livre est une magnifique histoire d'amour.Entre Europe et Amérique des années 20 au années 50, on suit l'histoire de Fidelis Waldvogel un jeune soldat qui part pour l'Amérique après la Première Guerre Mondiale avec sa valise de couteaux et de de saucisses. Il est issu d'une famille de maîtres bouchers. Il va s'installer à Argus, une petite ville du Dakota Nord. Sa femme Eva et son petit garçon Franz viendront le rejoindre, ensemble ils ouvrirent une boucherie et Fidelis créera une chorale avec quelques hommes du village. Ensuite ils eurent trois autres garçons, Markus et les jumeaux Emil et Erich. Mais la grande aventure des Waldvoogel ne va également commencer avec leur rencontre avec un couple improbable : Delphine et Cyprian...Un livre plein d'émotion et de tendresse, on y croise de nombreux personnages qui sont souvent attachants, parfois surprenants. On découvre le Dakota du Nord à travers de belles descriptions de paysages. Et à travers ces histoires poignantes, l'auteur évoque de nombreux thèmes comme l'amour, l'amitié, la mort, l'intégration, les racines, la maternité, le non-dit et l'absurdité des guerres. Une très belle lecture et je vous conseille de découvrir ce livre.

Aproposdelivres
30/10/14
 

Une photo noir et blanc à la noblesse épurée . Un titre raccord . Il n'en faut parfois pas plus pour vous donner l'envie de découvrir un nouvel auteur . Perso , à part la boucherie Sanzot , ce milieu m'etait totalement inconnu . Une immersion plutot interessante et intrigante car il m'etait difficile d'associer chorale et maitres bouchers , allez savoir pourquoi...A priori stupide et difficilement concevable d'un art delicat pratiqué par des équarisseurs à la rusticité avérée...Allez-y , vous pouvez huer...Doucement quand meme ! Fidelis Waldvogel , jeune allemand de retour du front , s'empresse de tenir une promesse faite à son meilleur ami mort au combat : annoncer cette tragique nouvelle à sa petite amie , Eva , pregnante jusqu'aux yeux . Teuton genereux de nature , il finira meme par l'épouser avant de s'exiler au pays de l'oncle Sam et son American Dream ( j'ai toujours du mal à ne pas esquisser un p'tit sourire narquois en repensant au reve americain...) avec pour seul bagage une valise pleine de couteaux et de saucisses , afin d'y faire fortune dans ce qu'il sait faire de mieux car il est un maitre boucher de talent . C'est donc la petite ville d'Argus, Dakota , qui sera le theatre à la fois heureux mais surtout tragique des évenements propres à la famille Waldvogel ( littéralement : oiseau des forets ) . Car il faut bien se l'avouer , point de sentiment euphorique , joyeux , optimiste au sortir de ce bouquin . Au-delà du titre , c'est effectivement un livre chorale ou tous les personnages , sans exception aucune , transpirent le malheur présent ou à venir . Point de lumiere à l'horizon . Attention : gardiens de phare en greve !De nombreux personnages , donc , aux caracteres divers et variés . A la louche et par ordre d'apparition l'on y croise un Fidelis travailleur et taciturne ; une Eva forte au destin tragique ; Delphine et Cyprian , un couple d'amis d'apparence uni au lourd secret ; Roy , pere touchant de Delphine et touché par l'alcool , une Un-Pas-et-Demi énigmatique aux révélations finales bouleversantes..Autant de destins divergents et cependant complémentaires qui se croisent , s'entremelent , se percutent pour finir immanquablement dans la tristesse et le chaos . Amie désillusion , pose donc ici tes bagages...Le parcours familial de ces Allemands déracinés est des plus réussi . Il court sur une période de 30 ans au sortir de la premiere guerre mondiale et charrie a l'envi son lot d'épreuves et de déchirements . Les personnages sont travaillés . L 'histoire est cohérente de bout en bout et meme si elle prete rarement à sourire , elle ne fait jamais dans le pathos , dans l'anecdote facile et inutile . Vient s'y greffer une dispensable histoire de meurtres mais que l'on ne s'y trompe pas , l'interet réside bel et bien dans l'interaction entre tous ces protagonistes . Pleiade de personnages , pleiade de sentiments . Si la noirceur domine , elle peut prendre plusieurs formes . La maladie , l'amour inavoué ou inassouvi , le syndrome de Korsakoff entrainé par l'alcool , la défiance maladive et continuelle d'une belle-soeur acariatre , un contexte historique délicat sont autant de tragédies qui construisent un récit , qui l'enrichissent pleinement . Une chorale agréable , donc , et ce malgré quelques fausses notes . Exceptées diverses longueurs assorties de rares personnages parasitaires , un chant puissant portant haut et fort les couleurs de l'affliction et du tourment ! Un réel plaisir que de suivre la noire épopée de cette famille d'émigrés Allemands meme si l'on est encore loin d'une saga à la Rougon Macquart mais bon , n'est pas Robert Zola qui veut...

TurnThePage
10/11/13
 

A la fin de la guerre de 14-18, un jeune allemand, Fidelis Waldvogel, quitte son pays pour tenter sa chance en Amérique. Avec pour seule fortune ses couteaux et une valise remplies de saucisses selon la recette secrète de son père. Ayant vendu toute sa "cargaison", Fidelis s'offre un bille pour l'ouest et attérit dans la petite ville d'Argus, dans le Dakota du nord. Après un certain temps, il parvient à faire venir sa femme et ses fils.C'est ainsi que beaucoup décrivent le début de ce roman. Personnellement, je trouve cela un peu trompeur, car pour moi, le personnage principal, c'est Delphine. Fille d'un ivrogne, épouse sans vraiment l'être de Cyprian, Delphine fait partie d'un cirque. Mais bientôt elle rentre chez elle... à Argus. Son destin va se retrouver étroitement mêlé à celui des Waldvogel.J'ai lu beaucoup de choses sur Erdrich, des commentaires parfois dithyrambiques, qui m'ont justement fait repousser ma lecture, ne voulant pas en attendre trop et risquer ainsi une déception. Pourtout, c'est bien ce qui est arrivé. Si j'ai apprécié le style de l'auteur, je ne l'ai pas trouvé particulièrement époustouflant. Elle sait décrire à merveille la vie d'une petite bourgade des grandes plaines, les petits riens qui font la vie de tous les jours, donner vie à des personnages grâce à des détails a priori insignifiants, etc. ... Elle intègre très bien petite et grande histoire. Cependant, je regrette de dire que j'ai été souvent prise par l'ennui. Et, aujourd'hui, deux mois après il ne me reste pas grand chose de cette lecture, si ce n'est quelques épisodes comme l'accident où l'un des fils Waldvogel manque mourir, l'épisode où Fidelis abat les chiens sauvages révélant ainsi son passé de sniper dans l'armée, ou encore la mort d'un des personnages. Sinon, rien. Ce roman manque, à mon avis, de souffle. Un souffle qui le porterait et porterait son lecteur. Dommage.

Choupchoup
08/04/13
 

Les thèmes sont riches dans ce romans: le martyre indien bien qu'évoqué rapidement est bien là mais domine surtout le rêve américain. Les relations familiales sont complexes: au nom d'une certaine fidélité à sa soeur, Fidelis finit par sacrifier deux de ses fils et l'attitude de celui qui, lors de la deuxième guerre mondiale, se bat avec les allemands, est très intéressante. Cependant, je vais être honnête, je me suis parfois ennuyée et c'est la partie mettant en scène Delphine, le second personnage principal, qui m'a souvent sauvée de l'ennui. Lu pendant les vacances, j'en garde en fait très peu de souvenirs. http://vallit.canalblog.com/archives/2012/07/25/24675519.html#comments

cocalight
25/09/12
 

De retour du premier conflit mondial, Fidelis Waldvogel, boucher de son état, épouse Eva, la fiancée enceinte d'un ami mort au combat. Et parce qu'il a vu un pain parfait en provenance d'Amérique, il quitte son Allemagne natale pour tenter sa chance dans ce grand pays capable d'une telle perfection. Il emporte avec lui une valise pleine de couteaux et de saucisses qui lui permettront de se nourrir et de payer son voyage. C'est à Argus, dans le Dakota du Nord, qu'il va s'installer, ouvrir sa boucherie et accueillir sa famille. La bonne et douce Eva va lui donner d'autres enfants, tenir son commerce et se lier d'amitié avec Delphine, fille de Roy un alcoolique notoire et qui vit maritalement avec Cyprian, un acrobate de cirque.Autour de Fidelis le héros plutôt taiseux et taciturne de ce roman, c'est toute une galerie de personnages dont Louise ERDRICH nous fait le récit. Les premiers chapitres sont un peu fastidieux, le temps que tout se mette en place et quon fasse connaissance avec tout le monde. Mais une fois qu'on est embarqué dans l'histoire, c'est tout simplement magique! Les petits riens de la vie quotidienne se mêlent aux grandes douleurs de la guerre, les secrets et les non-dits se révèlent peu à peu, les joies succèdent aux tragédies. C'est l'histoire d'hommes et de femmes faits de chaire et de sang qui luttent pour un peu de bonheur ou simplement pour mener une existence paisible. Il y a de l'amour, de l'amitié, des instants de bonheur et des malheurs tragiques. Ce sont trente années qui défilent sans qu'on ne voit le temps passer. J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman et je le conseille à quiconque a envie de passer un bon moment à Argus pour suivre une histoire riche et foisonnante.

un flyer
20/03/12

J'ai véritablement aimé cette histoire, celle de cet homme rentré à pied de la guerre, et qui va, peu à peu, retrouver les plaisirs simples de la vie, la vraie, pas celle, boueuse et sombre, des tranchées : les odeurs de nourriture familières, le plaisir simple d'un édredon blanc entretenu par sa mère, le bruit des gens dans la rue... Un homme dont nous faisons connaissance au milieu des petits soldats et des recueils de poésie et qui doit accomplir une promesse faite à son meilleur ami décédé. Le mariage de Fidelis et Eva, enceinte, ne tardera pas et, peu de temps après, Fidelis partira tenter sa chance de l'autre côté de l'Atlantique. A partir de là, quatre destins vont se croiser, ceux de Fidelis et d'Eva, bien sûr, et ceux de Delphine Watzka et Cyprian Lazarre, deux personnages au rapport plutôt ambigü. Je ne voudrais pas en dire plus, pour ne pas gâcher la lecture de celles d'entre vous qui n'auraient pas encore terminé le roman, mais juste préciser ce que j'ai aimé avant tout dans ce livre : les personnages. Louise Erdrich (auteure que je ne connaissais pas) nous présente des personnages comme on en trouve peu, très fouillés. Tous valent le détour : de Fidelis à Delphine, en passant par Roy Watzka, le père de la jeune femme. Les enfants ne sont pas, quant à eux, des figurants. J'ai tout particulièrement aimé les passages concernant Franz, l'aîné, orphelin de père (sans le savoir), sa relation avec une jeune camarade de classe, ses rêves d'envol (de très beaux passages). J'ai tout autant aimé le petit Markus, si fragile et si attachant.J'ai lu que la fin du roman a pu gêner certaines lectrices. Il est sûr qu'elle surprend, on peut même s'interroger sur son utilité. Personnellement, elle ne m'a pas gênée.Un très beau roman que je vous conseille sans hésiter !

Calypso85
16/02/12

Voici un livre où dès les premières pages, je savais qu’il me plairait. Il est plein de poésie, de tendresse, de drames…La vie durant une trentaine d’années de personnages si attachants, ils n’ont pourtant rien d’exceptionnels mais on ne peut plus les lâcher jusqu’à la fin. Tout se mêle, l’amour, la mort, l’amitié, le don de soi, l’idiotie de la guerre enfin tous les ingrédients qui en font un livre superbe. Merci à Nina qui m’a donné envie de le lire. Nena

nena1
08/12/11
 

[...]Le récit débute fin novembre 1918 lorsque Fidelis Waldvogel revient de la guerre et retourne à Ludwigsruhe, sa ville natale où l'attendent ses parents et sa sœur Maria Theresa. « Revivre après avoir été mort à soi-même était dangereux. » (page 15). Son ami de tranchée, Johannes, étant mort à ses côtés, le jeune homme s'est donné la mission de prévenir sa fiancée, Eva Kalb. Or celle-ci est grosse et il décide de l'épouser. En 1922, alors que Franz a trois ans, Fidelis part tenter sa chance en Amérique et débarque à New York avec dans sa valise ses précieux couteaux et les meilleures saucisses fumées de son père. Son but est de se rendre à Seattle mais il s'arrête à Argus, une bourgade du Dakota du Nord : « Il ignorait qu'il ne repartirait jamais. » (page 29).Voulez-vous savoir comment se construisaient les villes à cette époque ? « Le bourg d'Argus était la création du chemin de fer [...]. D'abord il y eut les magasins pour fournir les fermiers en matériel et en nourriture, et puis les banques pour garder leur argent, puis d'autres magasins encore où les banquiers et les commerçants, à leur tour, pouvaient faire des achats. On bâtit des maisons d'habitation pour les gens du bourg. On édifia une église, puis une autre. Une école. D'autres maisons pour les enseignants, les employés du chemin de fer et ceux qui construisaient les maisons. Des tavernes pour leur vice. Une pharmacie pour leurs douleurs, et ainsi de suite [...] le tribunal [...]. » (page 53). Voilà pourquoi on dit que les villes suivaient le chemin de fer et poussaient comme des champignons !À Argus, Fidelis est embauché par le boucher, Pete Kozka, il met de l'argent de côté, achète une ferme à l'autre bout de la ville pour se mettre à son compte et enfin fait venir Eva et Franz. C'est après avoir entendu le docteur Heech chanter qu'il fonde la Chorale des maîtres bouchers, même si celle-ci se compose en fait d'un boucher, d'un docteur, d'un gestionnaire de crédit de la banque, d'un employé de la banque, du bootlegger, du shérif et même de l'ivrogne local (c'est plus tard que le boucher Kozka les rejoint) : « La première rencontre eut lieu dans l'abattoir Waldvogel, doté d'un plafond élevé et de murs répercutant le son avec un effet agréable. » (page 71). « Qui eut pensé qu'un abattoir aurait l'acoustique sacrée d'une cathédrale ? » (page 161).Malgré la crise, l'affaire de Fidelis et Eva prospère. Le couple a quatre fils, Franz a 15 ans, Markus 9 ans, les jumeaux Erich et Emil 5 ans.[...] Catherine de La culture se partage

Catherine2
22/05/11
 

(...)Il en est de certains auteurs comme de certains gâteaux : on n’en a jamais assez. On pourrait en lire tout le temps, on y pense même la nuit et on se relève pour en reprendre une lichette.(...)

Readingintherain
02/05/11
 

Format

  • Poids : 0.56 kg

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