La chute d'hyperion ii

SIMMONS, DAN

livre la chute d'hyperion ii
EDITEUR : POCKET
DATE DE PARUTION : 06/03/07
LES NOTES :

à partir de
6,95 €

SYNOPSIS :

johnny keats est une intelligence artificielle construite sur le modèle d'un vieux poète de l'ancienne terre. il voulait échapper au technocentre, investir toute sa conscience dans son corps, être un humain à part entière et partir pour hypérion. c'est assez pour le faire assassiner. pourtant : il reçoit un corps de rechange. cette fois, il demande à lamia d'assurer sa protection ; et pour plus de sûreté, il la câble avant d'être tué.
quand il ressuscite, le disque de schrön, implanté sur la jeune femme, le met en contact avec elle : il lui suffit de dormir et de rêver. malheureusement, sa protectrice se retrouve en grand danger sur hypérion ; tout ce qu'ils pourraient espérer, c'est de se rejoindre dans l'infosphère. or quelqu'un semble prêt à les y aider - comme si johnny était quelque rouage essentiel dans un grand dessein conçu à l'échelle de l'éternité.
3 personnes en parlent

Dernier tome de la série composée de 2 livres (donc de 4 tomes dans ce découpage de poche), tout est révélé, enfin. À vrai dire on ne reste pas sur sa fin car si le développement tenait le lecteur en haleine, la conclusion vaut le coup aussi, contrairement à certaines séries qui ont une fin passable. Le tout est mâtiné d'une réflexion futuriste intéressante en fait, et rien ne vient gâcher le plaisir qu'on a eu tout au long de cette série. Une grande fin pour une grande œuvre.

fzilbermann
16/09/10
 

La guerre fait rage non seulement sur Hypérion mais aussi dans tout le Retz. L’Hégémonie est mise à mal qui se heurte aux Extros. La Présidente Gladstone fait tout pour maintenir la cohésion et la survie de ses troupes. Mais un à un les vaisseaux sont décimés par les redoutables Extros. La survie de l’humanité viendra-t-elle de Joseph Severn, « une reconstitution cybride du poète John Keats », capable de suivre en rêve la progression des pèlerins sur Hypérion alors que les Tombeaux du Temps se sont ouverts ? Mais le destin de Keats rattrape Severn : atteint de phtisie, il semble condamné à s’éteindre. Parviendra-t-il à incarner Celui qui Précède ?J’ai lu avec plaisir ce second tome de « La chute d’Hypérion », avec autant de plaisir que le premier, mais toutefois un peu moins que les deux tomes précédents intitulés « Hypérion ».Le monde décrit par Dan Simmons est résolument apocalyptique et comprend toute une partie ultra-technologique, à travers le TechnoCentre. Le livre s’inscrit donc dans le courant cyberpunk qui aime à décrire des sociétés de haute-technologie dominées par l’informatisation à outrance, la présence d’intelligences artificielles (complétées dans le présent tome par des IU ou intelligences ultimes), d’un vaste réseau virtuel appelé Infosphère, Infoplan, Mégasphère et même Métasphère sur lequel on peut se connecter grâce à une dérivation neurale. Cette surenchère de termes techniques et d’explications alambiquées peut décourager le lecteur néophyte. Dans le second tome d’« Hypérion », j’avais été un peu rebutée par le récit de Brawne Lamia qui portait en elle un jumeau de la personnalité du poète John Keats. Je n’ai pas cherché à tout comprendre au fil des pages, d’ailleurs est-ce possible ? Je me suis laissée plutôt transporter dans l’imaginaire qu’aime à déployer Dan Simmons. Nous apprenons quelques grandes vérités sur le TechnoCentre, notamment à travers des dialogues entre le cybride de John Keats et l’IA Ummon :« Ainsi, le Centre est vulnérable. Où se trouve-t-il, Ummon ? Le TechnoCentre ?[Je te l’ai déjà dit.]Répète-le-moi, Ummon.[Nous habitons lazone intersticielle/où nous tissons les singularitéscomme un treillis de cristal/dans lequel nous stockons nos souvenirs etcréons l’illusion de nous-mêmesà l’intention de nous-mêmes.] » (p. 215)La typographie est originale et accentue l’artificialité de l’IA. Cette vérité quant à l’emplacement du TechnoCentre nous est révélée de manière codée et assez poétique. D’ailleurs la dimension cyberpunk du présent tome n’empêche pas l’auteur d’adopter un ton poétique, en témoigne l’extrait suivant :« Lamia avait vu dans le Centre une biosphère active peuplée d’IA, plongeant ses racines dans l’intellect, ancrée dans un sol riche de données, baignée d’océans de connexions, de couches atmosphériques de conscience, et du bourdonnement incessant des échanges. » (p. 211)Même si l’auteur décrit des technologies pointues qui pourraient sembler dépourvues d’affect, le ton reste assez poétique.L’auteur cite souvent des poèmes de John Keats, l’écrivain central de toute son œuvre :« Je lui parle du poète John Keats, né en 1795, de sa brève existence, souvent malheureuse, de sa mort à la suite d’une « phtisie » en 1821 à Rome, loin de ses amis et de son unique amour. » (p. 176)Voici un de ses poèmes repris par l’IA Ummon, ce qui donne donc lieu à une mise en forme particulière :Me faudra-t-il quitter ce havre de repos/Ce berceau de ma splendeur / ce climat/Le luxe calme d’un bonheur de lumière/Les pavillons cristallins / les temples purs/De tout mon lumineux empire ?Le voici désert et vide / inhabité de moi \\Les flammes / la splendeur et la symétrieSe dérobent à mes yeux /// Je ne vois que du noir / la mort / et puis du noir.] (p. 220)Dans ce monde de haute-technologie que Dan Simmons se plaît à décrire de manière poétique, les émotions sont toujours proches, en témoigne l’extrait suivant :« Brawne sentit la caresse de la brise tiède sur ses cheveux. Levant la tête vers le ciel, elle agita la main, sans plus essayer de cacher ses larmes ou de les essuyer. Ses deux bras s’agitèrent bientôt frénétiquement pour dire adieu au splendide vaisseau qui grimpait vers l’espace sur sa traîne bleutée, en les saluant d’un bang sonique qui, comme un cri lointain, se répercuta sur les dunes du désert et sur les lointains sommets. » (p. 345)Une belle œuvre, bien écrite, entre poésie et technologie, mais qui reste difficile d’accès et peut parfois rebuter. Je vais d’ailleurs arrêter ma lecture à ce tome, ne souhaitant pas poursuivre dans l’immédiat avec « Endymion ». Seraphita

Seraphita
23/10/10
 

Et voici la fin de la première partie des Cantons d'Hyperion :)J'ai vraiment adoré du début à la fin.L'intrigue s'est tissée au fur et à mesure des livres pour devenir une toile complexe et oh combien magnifique. C'est dans ce tome que tout se met en place. Je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi terrible, c'est vraiment super.Les personnages sont vraiment très bien faits et les mondes sont très bien développés.Il y a de nombreux moment tragiques dans ce tome, et il faut parfois bien s'accrocher^^ La façon dont l'histoire est racontée m'a vraiment plut.Par contre, j'ai eu beaucoup de mal pour tout comprendre, et je me pose encore de nombreuses questions. Espérons que la deuxième partie du cycle, Endymion, saura répondre à ces questions et qu'elle sera aussi magnifique que la première.

michael1990
06/07/10
 

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.18 kg