La cite de dieu

LINS, PAULO

livre la cite de dieu
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 20/02/03
LES NOTES :

à partir de
26,90 €

SYNOPSIS :

"Les nouveaux occupants apportèrent les ordures, les boîtes de conserve, les chiens bâtards, les Echous et les Pombagiras sur des colliers sacrés, les jours de rixes, les vieux comptes à régler, les lambeaux de rage de coups de feu, les nuits pour veiller les cadavres, les marques des crues, les troquets, les marchés du jeudi et du dimanche, les vers rouges dans le ventre des enfants, les revolvers, les représentations d'Orichas entortillées autour du cou, les poulets pour les offrandes,
les sambas chantées et syncopées, les jeux clandestins, la faim, la trahison, les morts, les christs sur des chaînettes fatiguées, les forros chauds pour danser, les lampes à huile pour éclairer le saint, les petits fourneaux à charbon, la pauvreté pour vouloir s'enrichir, les yeux pour ne jamais voir, ne jamais dire, jamais, les yeux et le cran pour faire face à la vie, déjouer la mort, rafraîchir la rage, ensanglanter des destins, faire la guerre et être tatoué."
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La cité des dieux Dieu c'est qui? Vaste question. Dans ce décor des années 90, Dieu a une cité au Brésil, une grande favela de Rio où tout ne se passe pas comme le lecteur le voudrait. L'apprentissage de la culture brésilienne se fait en lisant ces 500 pages, mais la violence y est prenante. Pourtant l'auteur a décrypter, tel un ethnologue romançant ses observations, la Favela comme un endroit où les bandits font partis intégrante de la population. Ils mangent, ils boivent et fument avec d'autres honnêtes habitants. Mais leur psychologie ressort comme inquiétante presque apparentée à de la folie. La cité de Dieu comme toutes las autres favelas fait peur, pourtant 1 habitant sur 7 résident à l’intérieur de ses bidonvilles améliorés depuis plus d'un siècle, soit presque pour Rio le tiers la population. Au dessus des clichés on apprend qu'il y a dans cette Cité de Dieu des blancs, des indiens et des noirs qui se côtoient, qu'il est possible de vivre avec la violence si on ne s'en approche pas. La cité de Dieu est une face de l'iceberg dont on parle trop en Occident mais si magnifiquement exposé, on comprend alors que la réalité est toujours plus compliquée que l'on ne peut se l’imaginer. Plongez-y !

La Cité de Dieu, c'est le nom attribué à l'une des favelas de Rio de Janeiro. Une favela dont Paulo Lins va nous montrer des instants de vie tout au long des années 70 à 90, instants passés essentiellement aux côtés des jeunes truands qui sèment le trouble et souvent la peur dans les rues.Ainsi, l'action ne rapporte pas ce qu'est la vie de chacun au sein d'une favela mais s'attache avant tout aux exactions des trafiquants de drogue et autres petites frappes. Un règne de violence, dans lequel l'amitié tient une place importante.Ces jeunes se livrent également à une lutte contre des policiers qui usent d'une justice expéditive, n'hésitant pas à tuer sans aucune forme de procès.Le roman est découpé en trois volets qui mettent en avant les personnages de Dam, puis de Piaf, et enfin de Zé Rikiki.On s'aperçoit également que cette environnement citadin est marqué par les traditions et les superstitions; un glossaire figure d'ailleurs en fin d'ouvrage, bien utile pour définir les termes brésiliens qui parsèment le texte.Une lecture que l'on pourra compléter avec l'adaptation cinématographique réussie de Fernando Meirelles ainsi qu'avec la série télé La cité des hommes, qui s'intéresse davantage à la vie de tous les jours dans les favelas et dans laquelle on retrouve les personnages d'Acerola et P'tite Orange (Laranjinha). <p>Maltese</p>

Maltese
22/12/11
 

Format

  • Hauteur : 21.40 cm
  • Largeur : 15.00 cm
  • Poids : 0.45 kg
  • Langage original : ESPAGNOL