La civilisation, ma mere!...

CHRAIBI, DRISS

livre la civilisation, ma mere!...
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : NC
LES NOTES :

à partir de
6,00 €

SYNOPSIS :

Deux fils racontent leur mère, à laquelle ils vouent un merveilleux amour. Le plus jeune d'abord, dans le Maroc des années 30. Menue, fragile, gardienne des traditions, elle est saisie dans des gestes ancestraux, et vit à un rythme lent, foetal. Radio, cinéma, fer à repasser, téléphone deviennent des objets magiques, prétextes d'un haut comique. Puis Nagib, le frère
aîné, prend le relais. Durant les années de guerre, la mère s'intéresse au conflit, adhère aux mouvements de libération des femmes et, globalement, de son peuple et du Tiers Monde. Elle en est même le chantre. Elle sait conduire, s'habille à l'européenne, réussit tous ses examens. Elle est toujours semblable : simple et pure, drôle, et toujours tendre.
2 personnes en parlent

Une jolie histoire à deux voix,celle de deux fils, racontant, rendant hommage, chacun à sa façon à leur mère , personnage finalement assez universel permettant d'imaginer la vie de femme au maroc des années 30 jusqu'à l'indépendance.J'ai vraiment été séduite par la première partie de l'histoire qui à elle seule mérite lecture.

dvan
01/12/12
 

« - Non, pas de guerres, pas de dates. Quand tu te bagarres avec Nagib, est-ce que je m’en souviens ? Ces coups de poing doivent-ils passer à la postérité ? Raconte-moi le fond vrai de l’Histoire, je ne sais pas, moi… une période d’une nation ou d’un peuple ou d’un homme où il s’est vraiment passé quelque chose : je veux dire quelque chose de bien. Il doit bien y avoir une époque où les chiens fraternisaient avec les chats et Dieu avec les hommes ! La géographie était aussi sa passion : tant de peuples qui parlaient tant de langues et avaient des vies différentes ! » (p. 88-89).Le narrateur et son grand frère Naguib s’amusent d’abord des croyances de leur mère, cloîtrée chez elle depuis qu’elle a été mariée à l’âge de treize ans à leur père. Et puis, ils en viennent à vouloir faire son éducation, en cachette du père, allant même jusqu’à la faire sortir de chez elle, l’emmener au parc, au cinéma. Lorsque le cadet part poursuivre ses études en France, c’est le grand frère qui reprend le récit de l’éveil de sa mère au monde qui l’entoure, à son désir boulimique de s’instruire, de savoir, de comprendre. Bientôt elle s’affranchit de son mari, qui la laisse prendre son indépendance, médusé, et entreprend de faire réagir d’autres femmes, s’attirant des ennemis.

CarnetsdeSeL
04/04/11
 

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