La collecte des monstres

URIEN, EMMANUELLE

livre la collecte des monstres
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 08/03/07
LES NOTES :

à partir de
15,00 €

SYNOPSIS :

la vie charrie des monstres. des personnages discrets à l'existence encombrante, dont emmanuelle urien révèle l'histoire en quelques pages. de ces gens presque ordinaires elle dit le quotidien, dans ce qu'il a de moins glorieux et de plus sombre. son écriture vive et mordante raconte leurs soumissions, leurs renoncements, et les étonnants sursauts
qui les mènent à la démesure. " quand je repense à nous, je vois deux grosses poupées molles et souriantes qui se tiennent par la main, se fixant avec la même expression imbécile, ignorantes du monde alors que c'est lui qui les tient, qui à son gré les lie ou les sépare, les déchire et les éventre. " la vie est là, calme et terrible.
7 personnes en parlent

Après Zweig, je développe une addiction profonde aux nouvelles d’Emmanuelle Urien. Vous verriez ma tête alors que j’ai terminé « la collecte des monstres », vous seriez surpris ! Yeux comme des soucoupes volantes et la bouche ouverte, bloquée en mode « ébahi » , prête à gober les mouches.La collecte des monstres comme le camion poubelle qui sillonne les rues pour enlever les vieux canapés ou les vieux frigos dont personne dont personne ne veut plus. Emmanuelle Urien nous ferait-elle des nouvelles où la vielle télé s’épanche après ses nombreuses années de bons et loyaux services ? Non !Ici les monstres sont bien pires… il s’agit du quidam, de votre voisine ou d’une ancienne connaissance. Une fois de plus, les âmes sont décryptées sous l’œil aiguisé de l’auteure. Et ça bouscule, ça grince ! Emmanuelle Urien manie l’humour noir, le corrosif , l’ironie comme une chimiste . Le résultat? 18 nouvelles qui m’ont scotchée et dont les chutes sont de vraies perles… Elles sont un poil plus cynique que « court, noir, sans sucre »… vous voilà prévenus !Un très gros coup de cœur et c’est officiel, je suis devenue accro à cette auteure ! http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
27/07/10
 

Ce qui m'a d'abord frappée au sujet de ces nouvelles dites "noires", c'est le fait justement qu'elles ne sont pas si noires que cela. Je dirais que ce sont, plutôt, dans l'ensemble, des nouvelles "grises", parce qu'elles dépeignent un tragique en demi-teintes. La sobriété de l'écriture exclut le morbide et le trash ostentatoires. Il n'y a pas de sanguinolence, pas de débauche d'ignominie, et c'est tant mieux. L'horreur n'en est que plus poignante, parce qu'elle revêt un visage humain. Les monstres, ce ne sont pas nécessairement ceux que l'on pointent du doigt, les assassins, les bourreaux, ceux qui exécutent. Ce sont aussi bien des êtres comme vous et moi, complices de la barbarie par lâcheté ou insouciance, ou parfois même à leur insu...

Schlabaya
19/08/10

"La collecte des monstres" est un recueil de 18 nouvelles dont on sort plus d'une fois abasourdie et sidérée par la note finale. Mais avant d'évoquer la conclusion, parlons d'abord du contenu : de beaux textes, faussement lisses, sur des personnages plus ou moins ordinaires, un peu toqués et frappés par le sort, et qui bouclent un chapitre en donnant le coup de massue sur l'infâme curieux qui a niché son nez dans ce livre !Mazette, ça dépiaute !Plusieurs histoires m'ont accroché, dont "L'homme qu'il me faut" où une jeune femme envoie des dizaines de lettres pour les journaux de petites-annonces, clamant qu'elle est une belle jeune fille parfaite qui cherche un homme avec les mêmes caractéristiques, la réponse ne se faisant pas attendre, la demoiselle s'émeut et se lance vers l'inconnu... Le principe d'établir des règles et de vouloir s'en tenir fait écho à l'histoire de "Lilas ou les règles de l'art". Lilas est une jeune étudiante qui a du mal à joindre les deux bouts, elle décide de faire le trottoir avec les conditions qu'on lui connaît dans le quartier, "mille euros" dit-elle pour éconduire les indésirables, très bien !... "Plaie d'agent" raconte le tic obsessionnel d'un homme qui pense être suivi et le vérifie sur le champ en se retournant brutalement, de son vice va naître la passion pour la photographie, puis le début de la gloire grâce au zèle exemplaire de son agent, mais bon... Et je pourrais continuer d'en faire la liste, tant j'ai apprécié beaucoup des nouvelles de ce livre !Pourtant, ce n'est pas gagné d'avance, il y a un fond méchant, un esprit terrible, un grain de folie et d'horreur, un compte à rebours qui va vous envoyer dans les roses ! C'est étonnant ce talent et cette facilité manifeste de mettre en place une situation qui varie, qui bouscule les idées et qui parvient sans cesse à nous surprendre. Plus d'une fois, j'ai été ébahie par la chute. Tantôt je riais, tantôt je grinçais des dents, et même je me demandais s'il ne fallait pas me sentir (un peu) coupable de ricaner et de trouver ça drôle. Eh bien, non ! Le titre en lui-même annonce la couleur, et saviez-vous que dans certaines communes c'est ainsi qu'on nomme "le ramassage des encombrants" ?"La collecte des monstres" est une peinture, ce n'est pas seulement dans un esprit de la laideur, celle-ci se décrit de bien différentes façons, on le constate, nous sommes cernés. Et comme disait Francis Bacon : "Si je rends les gens laids, ce n'est pas exprès : j'aimerais les montrer aussi beaux qu'ils le sont". Mais bon... "Elle m'a dit un jour que connaître l'opinion des gens sur son compte, ça l'aidait à mieux les mépriser. C'est un besoin chez elle, le mépris, on dirait que ça l'aide à se tenir droit en l'absence d'autre soutien. Le mépris, c'est son tuteur à elle."Vraiment pas mal du tout !

Clarabel
20/02/09
 

La collecte des monstres. J’aime bien le titre. Et après avoir fait la connaissance de ceux de ma précédente lecture, je m’attendais à pire encore. Eh bien, ce n’est pas vraiment ça. Et les monstres de ce recueil ne sont pas, pour la plupart, si monstrueux que cela.Bien sûr Emmanuelle Urien trempe sa plume dans l’acide, dans le sang, et parfois dans les contradictions de l’humain. Et j’ai ressenti pour certains « monstres » une petite pointe de dilection. Comment dire ? Un sentiment que même si on n’excuse pas l’acte ignoble commis par l’un des protagonistes, on peut comprendre.Quoique… « L’homme qu’il me faut » n’est pas tout à fait celui pour lequel je fantasmerais ! Et puis, en parcourant à nouveau le recueil pour rédiger mon billet, je me dis que j’ai surtout retenu les persécutés : Lilas, cette jeune étudiante, contrainte à se prostituer. Juliette, dans sa quête amoureuse. Aminata, petite fille victime d’une société aveugle et meurtrière. Bahtiyar, la « tête de turc ».Coup de cœur pour deux des nouvelles.Mergitur. Une équivoque en clair-obscur.Converti en grammes. Ce n’est qu’à la fin du texte que j’ai compris où s’était retrouvé ce comptable et ce qu’on lui imposait de dénombrer.Lire deux recueils d’Emmanuelle U. à la suite conduit forcément à s’entraîner à rechercher la « ficelle » narrative et à vouloir anticiper la chute. Je suis une lectrice un peu gobe-mouche, sans doute. Parce qu’en fait d’extrapolation, je suis souvent restée médusée ! Martine Littér'auteurs

litterauteurs
28/12/14
 

Les monstres attirent le regard et, effectivement, le regard est très important dans La collecte des monstres à laquelle nous convie Emmanuelle Urien.Regard des autres sur soi qu'on ne supporte plus et qu'on provoque pour mieux le contrôler. Regard sur la violence du monde qui rend fou.Pas de monstres de foire dans cette collecte mais des gens en apparence ordinaires et qui un jour, par une sorte de fatalité, basculent soit du côté victime soit du côté bourreau. La frontière est souvent floue entre les deux car il faut être deux pour danser le tango...Mensonges,manipulations, violence physique ou psychologique, la machine à broyer se met en route implacablement.On ne sort pas indemne d'une telle lecture et alors que je peux lire sans broncher (ou presque) les descriptions les plus sanguinolentes, j'avoue que j'ai parfois différé la lecture d'une nouvelle ou anticipé en allant voir la fin...Emmanuelle Urien excelle à mettre en place des machines infernales,aux mécanismes parfaitement agencés, qui nous explosent à la figure. Chaque nouvelle nous fait entrer dans un univers différent, tant par la tonalité que par l'époque évoquée.Le parti pris d'évoquer des monstres donne parfois un aspect un peu systématique mais l'auteure maîtrise parfaitement l'art de la chute, voire de la double chute, et arrive toujours à nous surprendre. cathulu

cathulu
29/12/12
 

Un recueil de nouvelles, normalement, ça se déguste, ça se lit lentement, surtout quand ça porte un titre a priori effrayant. Mais quand des textes sont bien écrits, qu'ils nous épatent presque à tous les coups, on ne peut s'empêcher d'en redemamder et c'est ainsi que j'ai lu quasiment d'une traite ce livre.Les chutes sont cruelles mais pas nécessairement odieuses et, aussi bizarre que cela puisse paraître, on se surprend parfois à sourire parce que c'est vraiment bien trouvé (je pense notamment à "Cas de figure 38" ou encore "Alice attend"). D'autres vous glacent les os mais c'est toujours si fort que s'en est un plaisir de lire des horreurs.Vous ne trouverez dans ces histoires que des monstres ordinaires, des monstres qui pourraient être vous, moi, n'importe qui.La 4ème de couverture et le bandeau qui va généralement avec le livre disent sobrement : « calme et terrible ». C'est tout à fait ça : on lit des histoires au rythme tranquille du quotidien, il n'y a pas de suspense intenable et, pourtant, la fin nous coupe le souffle.

mycupoftea
05/09/12
 

Ma note 8.5/10 voir 9."La vie charrie des monstres, des personnages discrets à l'existence encombrante dont Emmanuelle URIEN révèle l'histoire en quelques pages. De ces gens presque ordinaires, elle dit le quotidien dans ce qu'il a de moins glorieux et de plus sombre. Son écriture vive et mordante raconte leur soumissions, leurs renoncements et les étonnants sursauts qui les mènent à la démesure".Un recueil de nouvelles aux chutes étonnantes (monstrueuses !!!) et noires.Une très bonne plume (mordante). A lire !! et auteur à suivre !!

lucie38
27/03/11
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.20 kg

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