La complainte de l'ours ; chroniques d'un monde fragile

ETIENNE, JEAN-LOUIS

EDITEUR : LATTES
DATE DE PARUTION : 02/11/01
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

D'année en année, le grand ours blanc de l'Arctique voit la banquise se rétrécir, son territoire s'amenuiser... Son destin lui échappe. L'homme, quant à lui, a conscience d'un monde qui se dégrade mais pourtant il continue à vivre tête baissée sans rien changer. A travers quinze chroniques, Jean-Louis Etienne nous décrit le monde polaire, sa stupéfiante beauté, sa pureté, son rôle fondamental dans les équilibres climatiques, ses terribles métamorphoses. Avec passion, il nous raconte comment les savants auscultent les glaces, observent les migrations,
analysent l'eau et l'air. Et comment les explorateurs et les habitants de ces contrées lointaines hésitent entre l'héroïsme et le fatalisme face à cette sournoise dégradation. Le monde polaire est une parabole de notre avenir. Dans son absolue blancheur, les stigmates de notre aveuglement se voient de façon encore plus éclatante. Médecin, explorateur, homme de science, écrivain, Jean-Louis Etienne tente ici de nous sensibiliser à la puissance et à la beauté de la Nature et de nous faire prendre conscience aussi de sa fragilité.
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Jean-Louis Etienne nous offre ici un récit de son aventure au Spitzberg, entre le Groenland et la Finlande, pendant une année à bord de l’Antartica, magnifique bateau rond qui peut par sa forme mieux résister aux pressions de la glace. Par petites vignettes, il nous fait partager ses opinions, nous donne quelques explications didactiques et nous ouvre la nature : des ours, des morses, des autochtones, des glaciers qui surgissent … C’est comme de regarder les reportages sur Arte ou Planète, on bloque dessus et hop, captifs jusqu’au bout. Enfin, moi, parce que je suis complètement fascinée par ces étendues de glace et tout ce qui s’y rapporte. Et que se passe-t-il quand on est coincés sur un bateau pris par la glace pendant tout un hiver sans jamais voir la lueur du soleil ? « A bord, chacun accomplissait à son rythme des tâches quotidiennes, d’entretien, de mesures, d’écriture… La permanence de ce huis clos forçait à s’occuper de soi, en évitant de faire peser sur les autres ses propres exigences. A l’abri des nouvelles du monde, on se soulageait peu à peu de ses migraines et des conflits éternels qui l’animent, qui chagrinent nos âmes d’une impuissante culpabilité. La purge des forces consommatrices laissait la place à l’émergence de valeurs existentielles. Il n’y avait pas de gourou dans cette retraite, ni la main courante d’une foi religieuse. Tous s’étaient engagés sans alibi, sans garde-fou, simplement sur l’envie de vivre cette aventure et que l’isolement mettait à l’épreuve. L’exil imposait à chacun de faire appel à des ressources personnelles, le plus souvent insoupçonnées. Le respect mutuel qu’exigeait ce microcosme, la permanence de la nuit, la sobriété de la vie dans cette puissante nature, donnaient libre cours à une forme de spiritualité laïque, sensible, ouverte, sans parti pris. Il faut rompre périodiquement avec la boulimie compulsive du monde, pour retrouver la délicieuse simplicité de l’humain. » Rien n’est plus vrai. Sylvie Sagnes

SagnesSy
07/09/12
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.24 kg

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