La confusion des sentiments

ZWEIG, STEFAN

EDITEUR : STOCK
DATE DE PARUTION : 01/03/01
LES NOTES :

à partir de
7,65 €

SYNOPSIS :

Un homme se penche sur son passé : il revoit le moment précis de son existence où, renonçant à sa vie de libertin, il plonge éperdument dans le monde du savoir. Un vieux professeur et sa femme assistent,
complices, à la naissance de cette "ardente curiosité" qui a tous les caractères de la passion charnelle : ils la partageront avec lui jusqu'à brûler eux-mêmes dans l'enfer de la passion...
15 personnes en parlent

La Confusion des sentiments, c'est l'ambiguité qui va animer cet étudiant qui perçoit une relation étrange, faite d'attirance et de répulsion. Entre ces deux hommes, une femme, et les conditions d'un triangle amoureux plutôt osé pour l'époque se trouvent réunies...Si le sujet de fond de l'histoire est audacieux et fort bien traité, tout en finesse psychologique et en justesse, Zweig profite de ce roman pour faire état de l'oeuvre de Shakespeare. S'il apparaît comme un talentueux romancier, n'oublions pas que Zweig à travers ses biographies est aussi un homme cultivé, ce qui ressort énormément dans ce roman plein de références littéraires.Encore une fois, je ne peux que souligner le plaisir de lire Zweig. S'il ne se dévore pas comme certains auteurs actuel, Zweig est un écrivain à savourer, pour bien saisir toute l'importance de son talent narratif et littéraire. Miss Alfie

MissAlfie
21/01/15
 

Rarement un livre aura porté un titre correspondant aussi bien à ce qu’il m’aura inspiré. J’ai eu peine à croire parfois que ce court roman avait été écrit par Zweig. Je devrais savoir pourtant, depuis Lettre d’une inconnue, que le Zweig « sentimental » ne me convient pas car c’est peu dire que cette lecture m’a ennuyée.Le narrateur est un professeur qui prend sa retraite. A cette occasion, il revient sur ses années où, étudiant, il s’enticha de son professeur d’anglais, cette passion étant à l’origine de son choix de carrière. Certes, Zweig décrit bien le processus ambigu de la passion et il est vraisemblable que si je n’avais jamais lu d’autres livres sur ce thème, j’aurais apprécié cette lecture. Comme ce n’est pas le cas, je me dois de constater que ce livre ne m’a rien apporté. Il n’est pas mauvais, juste inintéressant. Or on pourrait espéré que Zweig aurait su renouveler ce sujet ; de moins bons que lui y sont arrivés.Ajoutons à cela, une tendance à abuser (et le mot est faible) de l’adjectif « brûlant » : dans ce livre, tout est « brûlant » ; j’ai même noté que par moments le mot apparaissait au moins une fois par page ! Comment un écrivain de cette trempe dont on ne peut mettre en doute la richesse du vocabulaire en arrive à ne pas trouver d’alternative à cet adjectif (et je refuse de faire porter tout le tort sur la traduction) ? Pour conclure sur une note positive (et je reconnais que j’ai de la peine à écrire de telles choses sur un écrivain que j’admire), je recommande l’édition que j’ai lue. Elle propose une postface rédigée par Isabelle Hausser et intitulée Stefan Zweig et le monde d’hier. Hausser retrace la vie de Zweig en faisant notamment référence à son « autobiographie », l’enrichissant de ses commentaires et la prolongeant jusqu’au suicide de l’auteur. Cela m’a rappelé de bons souvenirs comme la malchance poursuivant Zweig lorsque ses pièces étaient mises en scène, mais aussi réconciliée avec cet homme, ce qui était nécessaire après cette lecture d’un ennui indescriptible.

mycupoftea
03/04/13

Quel délice de relire une nouvelle de Stefan Zweig au sommet de son art ! Depuis ma lecture de Vingt-quatre de la vie d’une femme grâce à laquelle j’ai découvert l’auteur, je cherchais en vain à revivre la petite étincelle que j’avais éprouvé ce jour-là. Mais j’allais de déception en déception avec des nouvelles certes agréables et d’autres terriblement ennuyeuses jusqu’à celle-ci : l’apothéose !Adieu les pleurnicheries de Destruction d’un coeur, adieu le sentimentalisme de La ruelle au clair de lune ; quel bonheur de retrouver le ton juste combinant avec art les émotions pour qu’elles transportent le lecteur. J’ai à nouveau éprouvé cette empathie dévorante qui vous laisse le cœur au bord des yeux, prêt à éclater à chaque nouvelle ligne.*SPOILER Mais surtout dans cette nouvelle il faut saluer l’auteur pour avoir oser parler d’un sujet tabou au début du siècle. Un sujet qu’il aborde pourtant avec beaucoup de délicatesse sans sombrer dans la caricature.* Tout est là, juste et pur, et c’est le lecteur qui se meurt d’impatience, qui tourne les pages fiévreusement en se demandant quand est-ce que toute cette tension accumulée va exploser.Puis voilà déjà les dernières lignes… l’explosion a eu lieu, mais pas comme on l’entendait et on se surprend à relâcher tout à coup nos muscles qui tout au long du récit s’étaient tendus imperceptiblement.Tout est dit. Le maestro a encore noirci une centaine de page de son talent. Et moi, j’ai en le souffle court.

Belykhalil
15/11/14
 

Les mots pour : Style épuré et poétique. Intrigue.Les mots contre : /Notation : 18/20Très beau texte que j'ai pris plaisir à relire... alors que je pensais le découvrir. Belle plume et sujet qui me tiennent à cœur. Les chroniques postée ici sont de courts extraits... les véritables articles sont sur le blog !

nanet
07/11/14
 

Que savent de lui les élèves de ce professeur de philologie qui lui offrent pour son soixantième anniversaire un livre d’hommage avec toutes ses publications, qu’ils considèrent comme le livre de sa vie ? Ils ne connaissent pas l’essentiel : ce qui a déclenché sa passion pour la philologie ? C’est pourtant dans ce passé obscur que le vieux professeur a caché tout au long de sa vie que tout est né.Il va nous raconter sa jeunesse. Jeune étudiant, Roland va d’abord vivre une vie dissolue dans un Berlin où les tentations trop nombreuses rendent la ville peu propice aux études. Mais, sur l’injonction de son père, il va partir dans une université de province où il va être subjugué par un professeur spécialiste de Shakespeare Ce roman analyse l’influence de ce vieux professeur sur le jeune étudiant qui va vivre auprès de lui et de sa jeune femme. Zweig nous décrit les souffrances de la passion chez ce jeune homme qui se cherche et cet homme âgé qui refuse l’évidence de son amour, ce qui va devenir pour lui une véritable torture morale. Tout est dit avec pudeur.Ce roman est plein de tendresse mais aussi plein de la violence des sentiments. Le style est sensible et délicat pour décrire la passion sous toutes ses formes : passion pleine d’admiration pour son maître et pour sa science chez l’un, passion pour Shakespeare et passion amoureuse chez l’autre.Après Le joueur d’échecs, je découvre Stefan Zweig et espère ne pas m’arrêter là.

Ludeca
06/08/14
 

Quel étrange bouquin, vous êtes emmené dans le testament de vie de ce vieil universitaire. Il nous explique comment son goût pour la richesse de l’esprit s’est créée. Après avoir profité de sa jeunesse et consommé la vie de tous cotés, il se ressaisi et change d’université pour travailler.Une rencontre va avoir lieu le poussant à travailler toujours et encore. Son professeur deviendra son Pygmalion, lui donnant envie de tout connaitre. Pour cela il étudie sans relâche pour lui plaire, être reconnu, voire aimé. Mais quelle forme d’amour va lier ces deux êtres… plus de choix possible: lisez-le!!! Original pour l’époque !

Metaphore
25/05/13
 

Un jeune étudiant un peu coureur de jupons, un peu grivois, un peu fêtard (...) décide de reprendre ses études en mains suite à une discussion avec son père. Il débarque dans une nouvelle faculté et se prend de passion pour les cours d'un mystérieux professeur. Les deux hommes se lient très vite d'amitié et travaillent ensemble à l'accomplissement d'un projet littéraire important. Mais l'ambiguïté de leur relation intrigue la femme du professeur... Pour sûr, une histoire étonnante et intriguante! Je ne m'attendais pas à tant de mystères, ni à être immergée si profondément dans les pensées si intimes du héros. Et pourtant, le narrateur se trouve être le personnage principal et nous expose sans rien omettre un épisode marquant de sa vie : sa rencontre avec le fameux professeur qui va changer son destin.Le style est soigné et pudique. On y retrouve avec délice la patte de l'auteur, même si le sujet peut paraître inhabituel.La lecture est très rapide, mais hélas je n'ai pas accrochée de bout en bout. Car même si j'ai trouvé l'intrigue intéressante, les sentiments du narrateur m'ont parue parfois trop exagérés. L'admiration d'un étudiant envers un professeur est une chose, mais la passion limite obsédante de travailler pour lui (à la manière du héros) est parfois quasi perverse et malsaine.Pas un coup de coeur donc, mais une lecture intéressante. Séverine

SEcriture
29/04/13
 

Quel plaisir de se plonger à nouveau dans l'écriture de Zweig. Une nouvelle fois, c'est un bonheur de découvrir la vie de cet étudiant et sa relation avec ce maître sous la plume de l'écrivain autrichien. Ici, il ne déroge pas à son thème de prédilection, la passion. Cette fois, elle prend la forme de l'admiration d'un étudiant envers son maître, admiration qui fait que cet élève assez peu studieux devient une bête de travail. C'est même lui qui sera à l'origine du fait que son maître se remette à son grand oeuvre : une histoire du théâtre du Globe, avec comme figure centrale Shakespeare et ses compagnons comme Marlowe.Comme souvent, les personnages de Zweig sont des êtres blessés, marqués par l'existence et par les épreuves. C'est ici surtout le cas du maître, homme mystérieux, qui vit auprès d'une femme attentionnée mais qui a des réactions souvent déroutantes. Ces sorties la nuit, dont il rentre comme si de rien n'était, ou ses sautes d'humeur inattendues instaurent un climat de mystère tout à fait réussi. Ceci est d'autant plus sensible quand l'élève, dans sa chambre, attend avec fébrilité la venue de son maître, dont il a entendu les pas dans l'escalier. Cette venue fait suite à une séance particulièrement efficace de travail. Mais le maître entre, fait preuve d'une grande distance envers l'élève et ressort presque aussi rapidement.Voilà donc une très bonne nouvelle, très moderne de par les thèmes traités (que je ne peux dévoiler ici, au risque de rendre la lecture moins passionnante), et qui devrait intéresser beaucoup de lecteurs.

Yohan59
08/02/13
 

Un vieux professeur se souvient d’une de ses aventures passées, gardée secrète. Il nous raconte là son histoire avec son ancien professeur, celui qui l’a inspiré, celui qui l’a fait grandir, et comprendre beaucoup de choses. Cet homme était plus ou moins sa muse. Se mélange alors les sentiments et les émotions. Nous retrouvons alors la fascination sans limite qu’éprouvait ce jeune garçon, de dix-neuf ans à l’époque, pour son professeur.J’imagine que je ne vous apprends rien en vous disant que j’aime les nouvelles. C’est très court, ça se lit très vite, et pourtant, l’essentiel est dit – ce qui m’impressionne souvent d’ailleurs. Et niveau style, la plume de Stefan Zweig reste la même. Toujours envoutante tout en visant juste et en décrivant au mieux certains sentiments, certaines émotions, le tout, pourtant si abstraits. Mais dans cette nouvelle, il n’y avait pas assez de paragraphes ni d’espaces à mon avis. J’aime (et je me répète un peu dans mes chroniques) pouvoir m’arrêter quand bon me semble, sans perdre le fil de ma lecture la fois suivante. Ici, c’était assez délicat, même si c’est une nouvelle qui se lit très rapidement. De plus, ce n’était pas très aéré, et pas forcément agréable pour l’œil. Le narrateur est attachant, et on arrive facilement à comprendre d’où naît sa passion, sa fascination pour son professeur. C’est à travers ses yeux qu’on vit son histoire, et grâce à cela, on peut facilement se faire une idée de ce qu’il ressent pour son professeur. Ce qui est dommage, c’est que le lecteur n’apprend que le prénom du narrateur vers la fin (si mes souvenirs sont bons). Le professeur du jeune homme est intéressant à suivre. Un peu lunatique, et parfois déroutant, mais intéressant. La confusion des sentiments porte très bien son nom, et on plonge alors dans une passion morale entre les deux hommes. Une passion philosophique, intellectuelle, mais plus encore. Il est difficile pour moi de trouver les mots à cet instant pour décrire au mieux le lien qui unit les deux personnages. Il vous faudra donc vous contenter de ceux-là. Mais s’il n’y avait que les personnages qui étaient confus, tout irait bien. Sauf que non. Le lecteur l’est tout autant, et vit exactement la même confusion que celle qu’éprouve notre narrateur. On a beau sentir les choses, rien n’est sûr. En somme : Un bon Zweig comme je les aime ! Je vous le recommande chaudement. Askmetoread

askmetoread
23/11/12
 

Depuis ma découverte, récente, de Stefan Zweig, j'avoue avoir envie de lire ces oeuvres, quasiment de manière incontrôlable. Et là, quand j'ai pu trouver un vieil exemplaire de La confusion des sentiments, jaunis par les années, sentant bon le papier vieilli, je n'ai pu résister.Le narrateur est un jeune homme qui après un début d'étude universitaire débridés à Berlin, intègre une petite université et qui s'ouvre à une passion déchirante. Cette passion a pour objet son professeur, qui lui ouvre les portes de la littérature et de l'amour des mots. Le jeune homme désire en apprendre toujours plus, voue une véritable admiration pour ce professeur, qui aime à en souffrir. Je n'ai pas trop envie de vous en dire, pour ne pas gâcher votre plaisir, à la lecture de ce chef d'oeuvre.Une fois de plus, j'ai été charmée, enthousiasmée par la plume de l'auteur, toujours aussi puissante, limpide, poétique et magnifique. Comme toujours Stefan Zweig parle de la passion, des sentiments avec puissante et sensualité. C'est un roman fort, parlant aussi d'homosexualité. Un roman à la psychologie intense, mais sensible. Cette nouvelle me conforte encore plus, dans mon désir de lire les oeuvres de Stefan Zweig, cet artiste immense, au talent inoubliable.Stefan Zweig arrive en peu de pages, peu de mots, à conquérir mon coeur et à l'enchaîner, à jamais, à sa plume bien-aimée...Un chef d'oeuvre à lire et à relire, tout au long d'une vie.

malorie
24/07/12
 

Une histoire d'amour homosexuelle entre un maître et son élève. Enfin, histoire d'amour... C'est plus une question d'admiration, de sentiments forts. Si l'on ne connait au début que le point de vue de l'élève, qui admire son maître par dessus tout et même jusqu'à se pourrir son sommeil. Mais les sentiments décrits à l'intérieur de ce bouquin sont vraiment très fort, et la fin, quand on apprend la vérité, m'a donné le sourire, et quelques larmes aussi. La fin est époustouflante d'ailleurs. C'est doux, c'est léger et fluide malgré le fait que le style m'a dérangé quelques fois, j'ai aimé.

yuukichanbaka
02/02/12
 

Mon avis est plutôt mitigé. J’aurais voulu apprécié cette œuvre à sa juste valeur, mais je suis passée à côté. C’est parfois le problème avec les classiques : à force, on finit par connaître les histoires avant même de les avoir lues. Et c’est bien dommage. En lisant La confusion des sentiments, j’ai eu l’impression de découvrir un texte, mais je n’ai pas eu de surprise concernant le sujet. Une impression de « déjà lu » due certainement au fait que je connaissais quelques bribes de cette histoire. Malheureusement, le charme n’a pas pris. Même si le roman est court, je me suis parfois ennuyée. En revanche, j’ai beaucoup apprécié le style très classique de Zweig et la beauté de ses mots. De même, j’ai aimé les nombreuses réflexions développées autour de la littérature et, d’une manière plus générale, de la lecture.

Calypso85
29/12/11

Si j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire, si je ne me suis pas laissé porter par les premières pages, si j’ai eu peur d’être déçu par ces premiers mots qui ne m’entrainaient pas avec eux, la fin a réglé le problème et très bien. L’histoire a finis par me prendre la main et même le coeur et m’a emmener de force dans ce gouffre de sentiments, m’a poussé dans les bras du narrateur et m’a laissé dévorer les mots jusqu’au dernier avec le coeur qui s’arrête ou qui bat plus vite, et finalement une espèce de tristesse et de mélancolie quand je suis arrivée à la dernière page et que j’ai du refermer le livre. Je ne m’attendais pas vraiment à ça, et si j’ai trouvé l’idolatrie du jeune homme limite malsaine, la fin m’a foutu le coeur et l’estomac en boule et j’étais complètement charmé par ces sentiments d’amour. L’homosexualité n’étant pas une chose facile à vivre (surtout à l’époque où tout cela se passe) ça laisse amère, ça fâche, le dégoût des gens me dégoûte !Mais voilà c’était vraiment beau, et les images utilisés même si pas toujours facile à suivre, prennent le plus souvent aux tripes, j’avais l’impression que les sentiments me rentraient par le nez et les yeux pour venir s’engouffrer dans ma gorge et empoisonner mes veines, exactement comme le jeune homme. J’avais l’impression que mon coeur battait quand le sien battait, et j’étais là à espérer et à attendre je ne sais quoi, exactement comme lui. Ce livre décrit les sentiments très très bien et on finis par les ressentir à notre tour.La dernière phrase m’a complètement achevé. C’était magnifique et triste. Je ne regrette pas de l’avoir lu.

lasurvolte
11/11/11
 

C'est le tout premier Zweig que je lis. Beaucoup de mal à entrer dans les premières pages du roman, dans les premières escapades du jeune garçon à Berlin. J'ai cependant absolument tenu à poursuivre ma lecture à la vue des critiques positives. Comme j'ai bien fait ! Tout comme ce jeune garçon, j'ai vite été très attirée par le professeur ! Impossible de refermer ce livre tout comme fut impossible pour notre jeune homme de ne plus penser à son professeur ! Nous entrons de plus en plus vivement dans ce livre alors que Roland est de plus en plus subjugué par son professeur. La fin nous laisse un sentiment de vide, comme celui que doivent partager tous les protagonistes du roman. Zweig, je vais poursuivre ma découverte de ta bibliographie !

ecumedsjours
06/07/11

Les premières pages, j’avoue été un peu surprise par ce professeur qui lors d’une réception donnée en son honneur se remémore certains de ses souvenirs. Mais… ce n’était qu’un leurre ! Car après, l’alchimie Zweig s’est encore produite ! Notre professeur, Rolland, revient sur sa vie d’étudiant qui au départ était plus orientée vers les femmes, l’insouciance et la désinvolture de la jeunesse. Suite à ces quelques mois de vie oisive, il quitte Berlin pour une université plus petite. Il va rencontrer un professeur qui va changer et bouleverser sa vie. Car cet homme enseigne avec une exaltation, un enthousiasme hors du commun. Celui –ci va le respecter et l’idolâtrer. L’élève devient prisonnier de sa vénération, mais le professeur se montre parfois indifférent ou distant. Rolland apprendra la raison qui pousse le professeur à agir de la sorte.Et je dis merveilleux Stefan Zweig ! Il décline la passion avec une écriture sublime ! Les sentiments de Rolland se voient modifiés tout au long du livre. Son engouement devient extrême et le rend esclave de l’admiration qu’il porte envers le professeur. Quand ce dernier se montre froid, Rolland aveuglé et obnubilé frôle le désespoir. Comme dans la passion amoureuse, les sentiments sont très forts, poussées aux extrêmes. La passion devient dangereuse, destructrice et asservit l’élève. Stefan Zweig décrit si bien les émotions qu’on les ressent ! Quand il parle de la fougue ou des doutes, ces ressentis nous emparent et on les vit avec toute l’intensité qu’il les écrit. Ce n’est pas un coup de cœur, c’est bien plus ! http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
27/07/10
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.16 kg

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