La confusion des sentiments

ZWEIG, STEFAN

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 14/10/92
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

" Au soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l'aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie.A dix-neuf ans, il a été fasciné par la personnalité d'un de ses professeurs ; l'admiration et la recherche inconsciente d'un Père font alors naître en lui un sentiment mêlé d'idolâtrie, de soumission et d'un amour presque morbide. Freud
a salué la finesse et la vérité avec laquelle l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs restituait le trouble d'une passion et le malaise qu'elle engendre chez celui qui en est l'objet. Paru en 1927, ce récit bref et profond connut un succès fulgurant, en raison de la nouveauté audacieuse du sujet. Il demeure assurément l'un des chefs-d'oeuvre du grand écrivain autrichien. "
4 personnes en parlent

Quel délice de relire une nouvelle de Stefan Zweig au sommet de son art ! Depuis ma lecture de Vingt-quatre de la vie d’une femme grâce à laquelle j’ai découvert l’auteur, je cherchais en vain à revivre la petite étincelle que j’avais éprouvé ce jour-là. Mais j’allais de déception en déception avec des nouvelles certes agréables et d’autres terriblement ennuyeuses jusqu’à celle-ci : l’apothéose !Adieu les pleurnicheries de Destruction d’un coeur, adieu le sentimentalisme de La ruelle au clair de lune ; quel bonheur de retrouver le ton juste combinant avec art les émotions pour qu’elles transportent le lecteur. J’ai à nouveau éprouvé cette empathie dévorante qui vous laisse le cœur au bord des yeux, prêt à éclater à chaque nouvelle ligne.*SPOILER Mais surtout dans cette nouvelle il faut saluer l’auteur pour avoir oser parler d’un sujet tabou au début du siècle. Un sujet qu’il aborde pourtant avec beaucoup de délicatesse sans sombrer dans la caricature.* Tout est là, juste et pur, et c’est le lecteur qui se meurt d’impatience, qui tourne les pages fiévreusement en se demandant quand est-ce que toute cette tension accumulée va exploser.Puis voilà déjà les dernières lignes… l’explosion a eu lieu, mais pas comme on l’entendait et on se surprend à relâcher tout à coup nos muscles qui tout au long du récit s’étaient tendus imperceptiblement.Tout est dit. Le maestro a encore noirci une centaine de page de son talent. Et moi, j’ai en le souffle court.

Belykhalil
15/11/14
 

Un vieux professeur se souvient d’une de ses aventures passées, gardée secrète. Il nous raconte là son histoire avec son ancien professeur, celui qui l’a inspiré, celui qui l’a fait grandir, et comprendre beaucoup de choses. Cet homme était plus ou moins sa muse. Se mélange alors les sentiments et les émotions. Nous retrouvons alors la fascination sans limite qu’éprouvait ce jeune garçon, de dix-neuf ans à l’époque, pour son professeur.J’imagine que je ne vous apprends rien en vous disant que j’aime les nouvelles. C’est très court, ça se lit très vite, et pourtant, l’essentiel est dit – ce qui m’impressionne souvent d’ailleurs. Et niveau style, la plume de Stefan Zweig reste la même. Toujours envoutante tout en visant juste et en décrivant au mieux certains sentiments, certaines émotions, le tout, pourtant si abstraits. Mais dans cette nouvelle, il n’y avait pas assez de paragraphes ni d’espaces à mon avis. J’aime (et je me répète un peu dans mes chroniques) pouvoir m’arrêter quand bon me semble, sans perdre le fil de ma lecture la fois suivante. Ici, c’était assez délicat, même si c’est une nouvelle qui se lit très rapidement. De plus, ce n’était pas très aéré, et pas forcément agréable pour l’œil. Le narrateur est attachant, et on arrive facilement à comprendre d’où naît sa passion, sa fascination pour son professeur. C’est à travers ses yeux qu’on vit son histoire, et grâce à cela, on peut facilement se faire une idée de ce qu’il ressent pour son professeur. Ce qui est dommage, c’est que le lecteur n’apprend que le prénom du narrateur vers la fin (si mes souvenirs sont bons). Le professeur du jeune homme est intéressant à suivre. Un peu lunatique, et parfois déroutant, mais intéressant. La confusion des sentiments porte très bien son nom, et on plonge alors dans une passion morale entre les deux hommes. Une passion philosophique, intellectuelle, mais plus encore. Il est difficile pour moi de trouver les mots à cet instant pour décrire au mieux le lien qui unit les deux personnages. Il vous faudra donc vous contenter de ceux-là. Mais s’il n’y avait que les personnages qui étaient confus, tout irait bien. Sauf que non. Le lecteur l’est tout autant, et vit exactement la même confusion que celle qu’éprouve notre narrateur. On a beau sentir les choses, rien n’est sûr. En somme : Un bon Zweig comme je les aime ! Je vous le recommande chaudement. Askmetoread

askmetoread
23/11/12
 

Depuis ma découverte, récente, de Stefan Zweig, j'avoue avoir envie de lire ces oeuvres, quasiment de manière incontrôlable. Et là, quand j'ai pu trouver un vieil exemplaire de La confusion des sentiments, jaunis par les années, sentant bon le papier vieilli, je n'ai pu résister.Le narrateur est un jeune homme qui après un début d'étude universitaire débridés à Berlin, intègre une petite université et qui s'ouvre à une passion déchirante. Cette passion a pour objet son professeur, qui lui ouvre les portes de la littérature et de l'amour des mots. Le jeune homme désire en apprendre toujours plus, voue une véritable admiration pour ce professeur, qui aime à en souffrir. Je n'ai pas trop envie de vous en dire, pour ne pas gâcher votre plaisir, à la lecture de ce chef d'oeuvre.Une fois de plus, j'ai été charmée, enthousiasmée par la plume de l'auteur, toujours aussi puissante, limpide, poétique et magnifique. Comme toujours Stefan Zweig parle de la passion, des sentiments avec puissante et sensualité. C'est un roman fort, parlant aussi d'homosexualité. Un roman à la psychologie intense, mais sensible. Cette nouvelle me conforte encore plus, dans mon désir de lire les oeuvres de Stefan Zweig, cet artiste immense, au talent inoubliable.Stefan Zweig arrive en peu de pages, peu de mots, à conquérir mon coeur et à l'enchaîner, à jamais, à sa plume bien-aimée...Un chef d'oeuvre à lire et à relire, tout au long d'une vie.

malorie
24/07/12
 

Si j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire, si je ne me suis pas laissé porter par les premières pages, si j’ai eu peur d’être déçu par ces premiers mots qui ne m’entrainaient pas avec eux, la fin a réglé le problème et très bien. L’histoire a finis par me prendre la main et même le coeur et m’a emmener de force dans ce gouffre de sentiments, m’a poussé dans les bras du narrateur et m’a laissé dévorer les mots jusqu’au dernier avec le coeur qui s’arrête ou qui bat plus vite, et finalement une espèce de tristesse et de mélancolie quand je suis arrivée à la dernière page et que j’ai du refermer le livre. Je ne m’attendais pas vraiment à ça, et si j’ai trouvé l’idolatrie du jeune homme limite malsaine, la fin m’a foutu le coeur et l’estomac en boule et j’étais complètement charmé par ces sentiments d’amour. L’homosexualité n’étant pas une chose facile à vivre (surtout à l’époque où tout cela se passe) ça laisse amère, ça fâche, le dégoût des gens me dégoûte !Mais voilà c’était vraiment beau, et les images utilisés même si pas toujours facile à suivre, prennent le plus souvent aux tripes, j’avais l’impression que les sentiments me rentraient par le nez et les yeux pour venir s’engouffrer dans ma gorge et empoisonner mes veines, exactement comme le jeune homme. J’avais l’impression que mon coeur battait quand le sien battait, et j’étais là à espérer et à attendre je ne sais quoi, exactement comme lui. Ce livre décrit les sentiments très très bien et on finis par les ressentir à notre tour.La dernière phrase m’a complètement achevé. C’était magnifique et triste. Je ne regrette pas de l’avoir lu.

lasurvolte
11/11/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.08 kg