La conscience de zeno

SVEVO, ITALO

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 24/02/99
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Italo Svevo La Conscience de Zeno Composé en 1923, La Conscience de Zeno est sans doute le premier grand roman inspiré par la psychanalyse. Mais il est bien plus que cela. Avec la confession de son héros - narrateur qui entreprend d'évoquer pour le médecin qui le soigne les faits marquants de son existence, il demeure l'un des livres fondateurs de la littérature européenne du xxe siècle. C'est Eugenio Montale, Benjamin Crémieux et Valery Larbaud qui révélèrent et imposèrent simultanément, en France et en Italie, pendant l'hiver 1925-1926, le nom d'Italo
Svevo, l'écrivain triestin né en 1861, et qui allait mourir en 1928... Ce méconnu est un second Proust. Eugenio Montale. Ce qui est fascinant chez Svevo, c'est l'infatigable enquête sur eux-mêmes que poursuivent ses héros et l'éternel monologue intérieur auquel ils se livrent sans jamais cesser d'observer autour d'eux, sans jamais cesser d'agir. Valery Larbaud. Il existe une Trieste de Svevo comme il existe un Paris de Balzac ; il existe un monde svevien, avec ses démons et ses dieux, comme il existe un monde proustien. Benjamin Crémieux.
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On a reproché à Svevo d’avoir écrit, avec cette Conscience de Zéno, un livre approximatif, au récit décousu, avec des fautes de syntaxe et d’orthographe. Si ce récit contient effectivement tout cela, c’est de façon éminemment volontaire et comme un geste littéraire affirmé. Car Svevo suit le cours de la pensée de son personnage, l’un des premiers anti-héros de la littérature. Les notes que nous lisons sont celles que Zéno a écrites sur les conseils de son psychanalyste qui considérait cette entreprise comme un procédé thérapeutique. Dès lors, Zéno se penche sur sa vie, sur ses souvenirs donc, nous laissant dans l’indécision du vrai et du faux, et avouant lui-même que beaucoup de mensonges doivent s’insinuer dans cette reconstruction… Par ce procédé de retour sur soi, par cette analyse de la mémoire donc, Zéno évoque, depuis sa vieillesse, différentes étapes de sa vie (ses vaines tentatives pour arrêter de fumer, la mort de son père, l’histoire de son mariage…) et déroule ainsi les fils d’une mémoire défaillante, ou créatrice au choix, où vérité et fausseté sont indiscernables : dans ce récit alors, à la manière d’un Bergson que connaissait Svevo et d’un Joyce qui était son ami, le présent, le passé et le futur se recoupent, s’enrichissent les uns les autres, se confondent, pour ne plus former qu’une histoire : celle de Zéno, un personnage littéraire sur le point de constituer une figure universelle… Zéno n’est pas un personnage de roman héroïque : velléitaire, lâche, indécis, il est plus prompt à suivre le cours des choses et des temps qu’à avoir de l’influence sur eux ; être à l’inactivité maladive, il réfléchit plus qu’il n’agit, incapable d’une prise de position claire à force de décortiquer la moindre chose : Zéno est un individu profondément empêché et enraciné dans son imaginaire, hors du monde et du commerce habituel des hommes. Si Zéno est un flux de conscience, il est aussi un cas de conscience. Roman drôle et cynique, roman de la méchanceté et de la recherche de soi, Svevo nous peint l’homme moderne, pétri d’incertitude et d’embarras, et qui, simplement, essaie de vivre en cherchant un peu de sens à sa destinée.

Zéno ou l'embarras du choix On a reproché à Svevo d’avoir écrit, avec cette Conscience de Zéno, un livre approximatif, au récit décousu, avec des fautes de syntaxe et d’orthographe. Si ce récit contient effectivement tout cela, c’est de façon éminemment volontaire et comme un geste littéraire affirmé. Car Svevo suit le cours de la pensée de son personnage, l’un des premiers anti-héros de la littérature. Les notes que nous lisons sont celles que Zéno a écrites sur les conseils de son psychanalyste qui considérait cette entreprise comme un procédé thérapeutique. Dès lors, Zéno se penche sur sa vie, sur ses souvenirs donc, nous laissant dans l’indécision du vrai et du faux, et avouant lui-même que beaucoup de mensonges doivent s’insinuer dans cette reconstruction… Par ce procédé de retour sur soi, par cette analyse de la mémoire donc, Zéno évoque, depuis sa vieillesse, différentes étapes de sa vie (ses vaines tentatives pour arrêter de fumer, la mort de son père, l’histoire de son mariage…) et déroule ainsi les fils d’une mémoire défaillante, ou créatrice au choix, où vérité et fausseté sont indiscernables : dans ce récit alors, à la manière d’un Bergson que connaissait Svevo et d’un Joyce qui était son ami, le présent, le passé et le futur se recoupent, s’enrichissent les uns les autres, se confondent, pour ne plus former qu’une histoire : celle de Zéno, un personnage littéraire sur le point de constituer une figure universelle… Zéno n’est pas un personnage de roman héroïque : velléitaire, lâche, indécis, il est plus prompt à suivre le cours des choses et des temps qu’à avoir de l’influence sur eux ; être à l'inactivité maladive, il réfléchit plus qu’il n’agit, incapable d’une prise de position claire à force de décortiquer la moindre chose : Zéno est un individu profondément empêché et enraciné dans son imaginaire, hors du monde et du commerce habituel des hommes. Si Zéno est un flux de conscience, il est aussi un cas de conscience. Roman drôle et cynique, roman de la méchanceté et de la recherche de soi, Svevo nous peint l’homme moderne, pétri d’incertitudes et d’embarras, et qui, simplement, essaie de vivre en cherchant un peu de sens à sa destinée.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.30 kg
  • Langage original : ITALIEN

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