La dame de cachemire (une enquete de l'inspecteur mendez)

GONZALEZ LEDESM

livre la dame de cachemire (une enquete de l'inspecteur mendez)
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 23/06/92
LES NOTES : Laissez une critique sur ce livre
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14,70 €

SYNOPSIS :

Vieux, cynique, hanté par le souvenir des femmes qu'il ne peut plus aimer, craint par un lumpenprolétariat qu'il affecte de réprimer pour mieux le protéger et détesté par sa hiérarchie qui rêve de le voir prendre enfin sa retraite, l'inspecteur Méndez rôde dans une Barcelone qui n'en finit plus de traquer sa modernité dans les rides de son passé. Parce qu'il est flic depuis trop longtemps, Méndez se garde bien de confondre vérité et justice ; parce qu'il est barcelonais depuis toujours, il est plus sensible aux subtilités des ruptures de ton qu'aux fausses
lumières des évidences. Entre le cadavre d'un homosexuel découvert en compagnie d'une chaise roulante, dans une impasse, et les magouilles d'un promoteur cherchant à s'approprier les restes d'une vieille demeure, en passant par la douleur digne d'un amour impossible, Méndez va découvrir qu'on peut mourir d'avoir trop voulu rêver et que le meurtre peut être le dernier refuge de la tendresse. Styliste virtuose et baroque, dialoguiste irrésistiblement cocasse, Gonzalez Ledesma a, plus que quiconque, l'art de figer le sourire dans l'étau du désespoir.
2 personnes en parlent

Paquito est mort dans un sombre et étroit passage de Barcelone, délesté de tous ses biens, la gorge tranchée. Seul son rubis a échappé au voleur qui lui-même a laissé un fauteuil roulant sur les lieux du crime. Quand l'inspecteur Mendez vient roder autour du cadavre, ce n'est pas parce qu'il est chargé de l'enquête. Son chef ne lui confierait jamais une telle affaire, préférant le charger de courir après les travestis, les petits voleurs, les prostituées, bref le menu fretin du quartier. Mais ça ne l'empêche pas d'élaborer une petite théorie : Paquito, le représentant propre sur lui est mort de sa bonté et par amour. De sa bonté parce qu'il a sans doute voulu venir en aide à un homme qu'il pensait handicapé et par amour parce qu'il a refusé de céder le rubis auquel il devait être très attaché pour des raisons sentimentales. Fort de ses déductions, il commence des investigations personnelles après avoir réussi à embobiner le commissaire grâce à son bagout et ses airs de ne pas y toucher. Ses pas vont le mener des petits appartements qui ne voient jamais le soleil des petites gens du Pueblo Seco jusqu'aux bureaux high tech des promoteurs immobiliers en passant par une maison de maître biscornue, dernier vestige d'un prestigieux passé qui doit céder la place à la modernité qui aspire la ville dans son tourbillon.Deuxième enquête de l'inspecteur Mendez, flic vieillissant et cynique qui traînent ses guêtres dans le quartier populaire du Pueblo Seco, juste sous l'avenue du Paralelo. C'est là son territoire, il en connaît tous les recoins, tous les bistros et tous les personnages qui comptent, ou du moins il les connaissait avant que les cabarets, les bars à prostituées, les vieux cafés ne ferment leurs portes à tout jamais sur un passé, certes flamboyant mais marqué par la dictature franquiste. Le progrès et la modernisation sont à l'ordre du jour, la spéculation immobilière bat son plein. Mendez, un brin nostalgique, claudique dans ces ruelles, joue les niais, les impotents, pour mieux approcher les indics, les témoins, les suspects.Au cœur du roman, la Barcelone populaire, ses habitants, leur gouaille, leurs petites embrouilles, leurs ficelles pour tromper la misère. GONZALEZ LEDESMA, dans un style vif et très imagé, raconte sa ville, telle qu'elle était et telle qu'elle est devenue. On sent son amour pour les petites gens qui naviguent entre misère et désespoir mais sont toujours capables de rêver. Le souci, c'est qu'il en fait un peu trop...Des comparaisons alambiquées au possible, surtout d'ordre sexuel, des personnages pas toujours crédibles et un parler digne des années 40 ou 50, tout cela finit par lasser.Une lecture mitigée pour cette découverte de Mendez, flic de la vieille école qui allie humour, cynisme et ténacité mais peine à être vraiment sympathique.

un flyer
21/07/14

Parfois, il est nécessaire de persévérer. Autant le premier contact avec l’inspecteur Mendez ne fut pas très réussi, autant les deux suivants le sont.Disons le tout de suite : le personnage principal de cette série est Barcelone, ses vieux quartiers, voués à la démolition par la grâce de la spéculation immobilière. Barcelone et ses petites gens auquel on ne fait pas attention, sauf pour se souvenir… de les oublier très vite.Mendez lui-même est un policier en voie de disparition, que l’on aimerait bien (ses chefs, ses collègues) voir enquêter ailleurs – ou pas du tout. Il n’est pas exempt de défaut, lui qui a tout de suite des idées préconçues au sujet du crime qui vient de se dérouler. La grande différence avec ses camarades policiers est qu’il est capable de repartir de zéro quand il se rend compte, fort marri, que les clichés issus des mélodrames n’ont pas leur place quand on pénètre dans la vie de gens ordinaires, qui tentent de s’accommoder du mieux qu’ils peuvent de sentiments extraordinaires (surtout dans l’Espagne où l’ombre de Franco plane encore).Trouver le coupable n’est pas toujours satisfaisant, et Mendez pourrait le dire, en castillan ou en catalan. Même si la vengeance est souvent le moteur des romans de Gonzalez Ledesma, jamais il n’en fait l’apologie. Il est du côté de ceux qui essaient de vivre, malgré tout.La Dame de Cachemire est un roman dont la noirceur n’est pas à démontrer.

Sharon
30/09/13

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.33 kg

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