La dame noire

CARTER, STEPHEN

livre la dame noire
EDITEUR : ROBERT LAFFONT
DATE DE PARUTION : 23/04/09
LES NOTES :

à partir de
23,00 €

SYNOPSIS :

Reprenant le cadre (l'université d'Elm Harbor, petite ville de Nouvelle-Angleterre représentative des États-Unis d'aujourd'hui) et deux personnages secondaires d' Échec et mat, Carter poursuit avec La Dame noire sa radioscopie passionnante des élites noires et de la question raciale. D'une rare qualité littéraire, son thriller aborde tous les thèmes d'une grande fresque sociale " à la Balzac " : que font, que sont les individus face à l'ambition, la richesse, les enjeux de pouvoir, leurs illusions perdues... et face à la mort, criminelle, de l'un d'entre eux. Lemaster Carlyle, président de l'université de New England College, l'une des plus prestigieuses d'Amérique, forme avec sa femme Julia, elle-même doyenne et vice-présidente de l'école de théologie, un des couples africains-américains les plus jalousés
de Nouvelle-Angleterre. Un soir, alors qu'ils rentrent d'une réception à l'université, ils sont pris dans une tempête de neige et leur voiture quitte la route. Près du lieu de l'accident, ils découvrent un cadavre. Julia, horrifiée, reconnaît le corps de son ancien amant, Kellen Zant, devenu depuis un brillant professeur d'économie de New England. Ce crime va avoir sur la vie de la famille Carlyle des conséquences dévastatrices dont l'onde de choc se propagera jusqu'à la Maison Blanche. Car, en même temps qu'elle démasque la bienveillance de façade des habitants d'Elm Harbor (surnommé par Julia " le coeur de la blancheur ") à l'égard de " l'obscure nation ", l'enquête sur le meurtre de Kellen en réveille un autre, vieux de trente ans, qui semble impliquer Lemaster et son ami le Président...
2 personnes en parlent

Julia et Lemaster Carlyle forment un des couples africains-américains les plus en vue de Nouvelle-Angleterre : ils sont beaux, riches, puissants et familiers de la Maison Blanche, ce qui fascine autant que cela irrite dans ce bastion de la "blanchitude". Un soir, alors qu'ils rentrent d'une réception donnée à la prestigieuse université que Lemaster dirige, ils sont pris dans une tempête de neige et leur voiture quitte la route. Près du lieu de l'accident, ils découvrent un cadavre, celui de l'éminent économiste noir Kellen Zant, ancien amant de Julia.Ce crime va bouleverser la petite ville universitaire d'Elm Harbor en ravivant les plaies de la question raciale, car ce meurtre semble étrangement lié à celui de Gina Joule, une adolescente blanche prétendument assassinée par un jeune noir il y a 30 ans de cela. Et alors que l'enquête officielle se dirige vers l'hypothèse pas vraiment convaincante du crime crapuleux, Julia s'interroge. Car grâce à d'infimes indices que lui a adressés Kellen, elle découvre qu'avant sa mort il travaillait sur un projet qu'il tenait secret mais qui, d'après lui, pouvait bouleverser le résultat des prochaines élections présidentielles. Alors, un peu malgré elle, guidée par la piste laissée par Kellen, Julia se résout à mener sa propre enquête, tout en veillant sur sa fille Vanessa, inexplicablement obnubilée par la mort de Gina Joule.Un foisonnement de détails, une foultitude de personnages secondaires, une enquête caracolant de fausses pistes en rebondissements : démêler l'intrigue s'avère long et fastidieux. Elle aurait sans doute mérité d'être resserrée, surtout dans la première moitié du livre, pour gagner en dynamisme. D'autant plus que le personnage de Julia, notre enquêtrice-amatrice, est d'une agaçante indécision et met un temps excessivement long à décrypter les indices laissés par Kellen. Quant au personnage de Lemaster (sur lequel pèsent quelques soupçons), il est exaspérant de suffisance, de froideur et de rigidité.Toutefois ce polar s'avère prenant, pas tant pour l'enquête elle-même (qui tourne un peu en rond), que pour son description en finesse d'une communauté subtilement raciste, et pour sa dissection passionnante de cette élite noire qui a du mal à trouver sa place et à imposer sa voix dans la société américaine actuelle. Les personnages de Carter, malgré leur position sociale privilégiée, sont en permanence confrontés aux limites que leur couleur de peau leur impose.Le roman aborde aussi de grands thèmes "moraux" (que font et que sont les individus face à l'ambition, la richesse, le pouvoir, la corruption, la discrimination, et face à l'assassinat de l'un d'entre eux) sans en être "plombant". La principale interrogation de Carter semble être : pourquoi les individus font-ils les choses qu'ils font ? Particulièrement les "mauvaises" choses ? Et comment les justifient-ils ?La faiblesse humaine est un sujet troublant et fascinant, qui semble préoccuper et captiver Carter, qui nous captive de même.

Kara
02/06/09
 

Une petite ville de Nouvelle Angleterre.Un couple afro-américain brillant.Une tempête de neige… une embardée … un cadavre sur le bord de la route et pas n’importe quel cadavre, celui de l’ex amant de Julia. Très vite de curieux événement vont s’enchaîner. Et si ce cadavre n’était que la face visible d’un l’iceberg, l’enquête doit être menée discrètement pour éviter quelques désagréments à cette université prisée par la haute société américaine. Nous comprendrons très vite que certain de ces hauts dignitaires n’ont tout bonnement pas envies que l’enquête aille à son terme.Va resurgir alors une affaire, vieille de 30 ans, impliquant les mêmes personnes.En 650 pages Stephen Carter nous dresse le portrait la classe américaine noire où discrimination, morale, corruption, lutte sont le fils conducteur de ce polar qui, s'il est parfois un peu lent mais n’en est pas moins passionnant et captivant.

chris89
30/06/10
 

Format

  • Hauteur : 24.10 cm
  • Largeur : 15.60 cm
  • Poids : 0.78 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : BERNARD COHEN