La dame pale

DUMAS, ALEXANDRE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 11/05/06
LES NOTES :

à partir de
1,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Au coeur des Carpathes, dans le sombre château de Brankovan, les princes Grégoriska et Kostaki, s'affrontent pour conquérir la belle Hedwige. Or Kostaki est un vampire qui revient chaque nuit assouvir sa soif
de sang auprès de la jeune femme devenue l'objet d'une lutte sans merci entre les deux frères. Une étrange histoire pleine de romantisme et de fantastique où l'angoisse le dispute au romanesque...
7 personnes en parlent

Au cours d'une soirée, une dame "pâle" raconte l'étrange aventure qui lui est arrivée. Début du XIXème siècle, la Pologne et la Russie sont en guerre. Pour préserver sa fille Hedwige (la narratrice) des viols et des massacres, son père décide de l'envoyer dans le monastère de Sahastru, au milieu des monts Carpathes. Le périple dure une dizaine de jours, les voyageurs sont attaqués par une horde de Moldaves dont le chef est Kostaki. Arrive alors son demi-frère Grégoriska qui sauve la jeune fille et l'héberge dans son château. Les deux frères tombent amoureux d'Hedwige qui réserve son amour pour le bon Grégoriska...Une histoire de vampire très agréable à lire. Tous les ingrédients du genre y sont réunis : les Carpathes, le trouble amoureux, la façon dont un homme devient vampire, le modus operandi pour se débarrasser à tout jamais d'une telle créature... Canel

Canel
18/01/14
 

De Alexandre Dumas, je n’avais lu, il y a quelques années, que Les Trois mousquetaires que j’avais alors adoré (vive Athos !). Malgré la présence de plusieurs ouvrages dans ma PAL, je ne m’étais pas encore replongée dans le style de l’auteur français. Il aura fallu attendre que Lynnae m’offre cette petite nouvelle en novembre dernier et propose une lecture commune pour que je me lance.J’avoue que j’étais curieuse de découvrir Alexandre Dumas dans un texte fantastique. Je suis plutôt habituée aux classiques anglophones dès qu’il s’agit de la figure du vampire au XIXe siècle (Stoker, Le Fanu…), j’avais donc très envie de lire ce que proposait un auteur français sur le sujet.J’ai apprécié cette courte lecture, bien écrite et à l’ambiance bien rendue, même si elle n’offre rien de très surprenant au niveau de l’intrigue.Hedwige, encouragée par son père, fuit sa demeure polonaise bientôt assiégée pour se réfugier dans un couvent lointain en Roumanie. Sur le chemin, elle rencontre deux frères, chacun voulant la ravir. Ramenée au château familial, elle fait la connaissance de Smérande, la mère des deux hommes. Les jours passent, Hedwige reçoit froidement les déclarations d’amour de Kostaki, le cadet au caractère emporté, et s’attache de plus en plus à Grégoriska, l’aîné discret et silencieux. Les deux frères (en fait, demi-frères, comme on l’apprend au fil du récit), déjà ennemis de longue date, s’affrontent à nouveau, cette fois pour l’amour d’une jeune femme. Hedwige et Grégoriska, amoureux, veulent s’enfuir mais un malheur se produit… désormais, chaque nuit, la jeune femme reçoit une visite étrange qui la paralyse et, ne pouvant réagir, est chaque fois blessée au cou. Chaque jour elle se lève plus faible et plus pâle que la veille…Je me suis permise de développer un peu l’intrigue pour vous expliquer qu’elle ne m’a pas surprise outre mesure. La belle jeune fille fragile et désirable, les deux frères ennemis qui se battent pour elle, l’affrontement qui tourne mal… et le dénouement que je ne vous révèle pas. Tous ces éléments, assez « convenus », ne m’ont pas vraiment étonnée. L’ensemble est donc assez « classique » mais reste agréable et est bien mené.Le format « nouvelle » ne permet pas un long développement, notamment des personnages auxquels il est difficile de s’attacher, mais j’ai bien aimé le choix du récit enchâssé : la première page nous présente une dame pâle qui s’apprête à raconter son histoire à une audience captivée. On découvre ainsi ce qui lui est arrivé quelques années plus tôt ainsi que le pourquoi de sa pâleur. Les deux dernières lignes du texte concluent l’histoire en repassant au tout premier point de vue. 99% du récit est donc conté à la première personne du singulier (le point de vue interne est celui d’Hedwige) et nous permet de plonger directement dans l’action. Alexandre Dumas a un style classique, évidemment (vu la date de publication, ce n’est pas étonnant), mais ce n’est pas alambiqué, pompeux ou incompréhensible. C’est au contraire fluide et agréable à parcourir, ne vous inquiétez donc pas de « l’âge » de cette nouvelle !Ce que je retiendrai surtout de ce court texte (comme je l’ai fait quelques années plus tôt avec Carmilla de Sheridan Le Fanu), ce n’est pas tellement l’intrigue en elle-même, ni les personnages, ni la plume… mais bien le contexte, l’ambiance de l’histoire. Ici, point de Louisiane ou de Nouvelle-Orléans, mais bien les montagnes mystérieuses des Carpates, la brume, les vieux châteaux et les superstitions des villageois ! Dès les premiers mots du récit d’Hedwige, on se sent transporter dans ce contexte bien particulier, dans un univers fantastique/gothique (pour que vous ayez une idée plus claire, je vous cite la définition trouvée dans les dernières pages : « L’univers gothique apparaît dans des romans anglais de la fin du XVIIIe siècle qui trouvent leur source d’inspiration dans le macabre et l’horreur. Plus terrifiant que le fantastique, l’univers gothique obéit à un certain nombre de points obligés comme la présence de personnages surnaturels (vampire, diable…), l’ancrage dans un univers médiéval ou encore la présence d’une malédiction à laquelle le héros ne peut échapper qu’en se plaçant sous une protection divine. »), et c’est là, la grande force et l’intérêt de cette nouvelle, à mon goût. Evidemment, c’est assez particulier, mais pour les fans du mythe vampirique, La Dame pâle est un des premiers textes mettant en scène la créature… un incontournable !Pour conclure. La Dame pâle est un court texte mettant en scène la figure du vampire dans sa plus pure tradition : vieux château dans les Carpates et superstitions des habitants. Difficile de s’attacher aux personnages avec si peu de pages, mais l’ambiance est bien établie, la plume est fluide et agréable et l’intrigue est bien menée, même si pas extraordinairement surprenante.

DameMeli
04/04/12
 

Lorsque vient son tour de raconter une histoire, Hedwige décide d'expliquer les raisons de la pâleur maladive de sa peau. Alors, oui, c'est vrai la couverture et la quatrième de couverture vendent la mèche sur le contenu. Alors oui, c'est vrai, des indices tels la pâleur de la peau ou une fuite dans les Caparthes lieu de tous "les dangers sublimes" font comprendre au lecteur qu'une histoire de vampire se cache là dessous. Mais enfin, le récit de la narratrice est si entreprenant, la relation entre les deux frères si étrange, qu'on se laisse porter facilement jusqu'à la fin. Et pour le plaisir du style et de l'usage du subjonctif passé, que ferions nous pas! Dumas utilise le triangle amoureux: deux frères épris de la même jeune fille. Le romantisme de la situation est exacerbé par le lieu de l'action (un château des Caparthes construit au bord d'un gouffre), et l'attitude maternelle et étrange de la mère des deux hommes. On sent dans la prière récurrente de cette femme : "Kostaki aime Hedwige" que l'histoire va sombrer dans le fantastique... Les œillades assassines, les gémissements dans la nuit, tout y est, et même si la fin est on ne peut plus prévisible et conventionnelle du genre, l'ensemble du récit demeure honorable, et je suis sûre qu'elle peut réconcilier les plus récalcitrants avec la prose classique du dix neuvième siècle. vivi

vivicroqueusedelivres
14/02/12
 

Il s'agit là du tout premier livre d'Alexandre Dumas que je lis (oui, je sais... Shame on me !), et je peux vous assurer que ce ne sera pas le dernier, loin de là !Tout au début de l'histoire, nous nous trouvons au beau milieu d'une assemblée de personnes se racontant des histoires d'épouvantes et une jeune femme, pâle comme la mort, désire raconter une histoire bien plus terrifiante que toutes les autres, parce qu'elle est véridique... Hedwige raconte donc son histoire...Et c'est à ce moment que débute réellement la nouvelle, avec un flash-back d'à peine quelques années en arrière.Elle nous raconte une histoire belle et romantique d'un côté et terrible de l'autre : deux frères que tout opposent sont tombés amoureux de la jeune femme et vont finir par se battre pour elle, mais l'un d'eux est un vampire...Il s'agit probablement de l'une des toutes premières histories mettant en scène des vampires et cela n'a pas grand chose avoir avec les romans bit-lit que l'on peut trouver à foison de nos jours (Je ne les dénigre pas du tout, je les adore :D). C'est une histoire, certes plus classique, mais également plus tragique. Hedwige nous raconte avec ses mots sa terrible aventure et on s'attache à cette jeune femme courageuse : on tremble avec elle, on aime avec elle et on pleure avec elle.Les deux frères sont deux personnages très complexes. D'un côté nous avons le plus jeune, Kostaki, un rustre, manquant d'éducation et sans manières, qui représente le Bad Boy. Et de l'autre, nous avons le doux, calme et savant Grégoriska, l'aîné. Ils se détestent et ne s'en cachent pas vraiment. Ils luttent l'un contre l'autre pour à peu près tout et la belle Hedwige va en faire les frais.Et enfin le dernier personnage important est la mère des deux frères, qui apprécie la jeune femme et aimera qu'elle épouse son fils préféré : l'impétueux et cruel Kostaki.Alexandre Dumas nous sert cette histoire avec une plume superbe et un style fluide et facile à lire de l'auteur, qui nous permet de voyager à travers les paysages de l'Europe centrale. Il nous fait découvrir les forêts luxuriantes et les splendides châteaux tantôt accueillants, tantôt effrayants.Cette nouvelle charmera les férus de fantastiques et ceux qui veulent remonter aux origines de la Bit Lit (avec le Dracula de Bram Stoker, bien entendu), alors qu'attendez-vous donc pour vous lancer ? <a href="http://www.libfly.com/feedoll-bibliotheque-2675.html"><img src="http://www.libfly.com/goodies_forum.jpg?id=2675&po=1&ps=FFB300&li=F21173&st=FFB300&fo=F0F0F0"></a>

feedoll
02/10/11
 

Difficile d'en parler sans en dire trop. D'un autre côté, la première et la quatrième de couverture sont très explicites quant à la raison de la pâleur de la narratrice...Pour ma part j'ai passé un agréable moment. Cette nouvelle se lit vraiment très vite et l'intrigue est intéressante. Le mythe du vampire y est une fois de plus exploité, mais de façon succincte.Une lecture agréable, donc, mais sans plus, car la brièveté de cette nouvelle ne permet ni au lecteur de s'attacher à un quelconque personnage ni à l'auteur de développer une intrigue très originale, malheureusement. A mon avis, mieux vaut lire le recueil Mille et Un Fantômes dans son intégralité plutôt qu'une bribe qui, comme ici, ne fait pas sens.

soukee
28/10/10
 

Un livre que je n'ai pas apprécié. Je ne me suis pas attachée au personnages. L'histoire devient intéressante après de nombreux de chapitre. Je n'ai pas accroché pourtant en lisant le résumé j'aurais cru le contraire.

Bbey
28/10/10
 

Coup de coeur Gregoriska et Kostica sont les deux princes d’un obscur royaume des Carpates, mais ils sont surtout les deux frères ennemis qui se déchirent pour les beaux yeux d’Hedwige, la belle polonaise qui fuit l’armée russe. Gregoriska, diurne et distingué, s’oppose dans une lutte impitoyable à Kostica, le vampire ténébreux et assoiffé. Un conte gothique, une curiosité du prolifique Dumas.

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.07 kg