La debacle

ZOLA-E

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 05/10/71
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Zola La Débâcle Pendant la guerre de 1870, deux soldats se lient d'amitié ; Jean Macquart, incarnation des solides valeurs rurales, et Maurice Levasseur, intellectuel qui rêve d'un cataclysme où s'anéantirait le monde corrompu - et le lecteur va les suivre jusqu'à ce que la Commune les sépare et dramatiquement les voie s'affronter. Mais si Zola choisit, bien au-delà de leur opposition symbolique, de les mêler à d'innombrables autres figures, c'est qu'il veut écrire le roman des masses et nous montrer une nation tout entière meurtrie par l'Histoire. Il juxtapose donc des scènes de combat et de vie civile, montre sans fard toutes
les souffrances des corps, et jour après jour déroule sous nos yeux la douloureuse chronique qui va conduire à l'humiliation de Sedan. La Débâcle que Zola fait paraître en 1892, avant de clore Les Rougon-Macquart par un ultime roman, est le seul de ses livres dont le sujet soit un événement historique, le seul aussi qui soit consacré à la guerre. En abordant la crise la plus grave de l'histoire récente de la France, il adopte pour la dernière fois une vision tragique, mais nous donne à comprendre que sans doute la défaite fut un mal nécessaire. Après quoi Le Docteur Pascal pourra interpréter la totalité de la fresque romanesque comme une célébration de la vie. Edition de Roger Ripoll.
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"J'ai toujours, comme nous disions, les yeux plus gros que le ventre. Quand je m'attaque à un sujet, je voudrais y faire entrer le monde entier."Avant-dernier tome des RM, La Débâcle en est aussi le plus long, nous assure l'étude de la Pléiade et je tombe des nues : il est passé si vite. Roman de la guerre, du désastre de Sedan, de la commune en troisième partie (mais vraiment survolée), où l'on retrouve un Jean Macquart, bien loin de l'état d'esprit de La Terre. Il est bon, il est juste, il est brave, vraiment, même s'il n'est toujours pas intellectuellement très lesté. "Des héros, peut-être, mais des ventres avant tout." En dehors des descriptions terribles qu'un tel sujet (la guerre) fait couler de la plume de Zola (absolument tout ce que vous n'auriez même pas osé imaginer), les évocations de la faim m'ont fortement impressionnée (la scène du cheval m'a même traumatisée). Pourtant, il y a dans l'ensemble du roman une tonalité toute respectueuse, presque l'antithèse de celle qui régnait dans La Terre. Comme si la gravité du sujet et la réalité même des faits ne nécessitait aucune exagération, comme si Zola s'était adouci. Il y a de belles âmes, dans ce tome, il y a des soldats tout simples (qui comprennent pourtant souvent trop bien les stratégies militaires, mieux que moi en tous les cas), il y a de la bonté et de la solidarité, de l'amour, même. Toutefois, à sa surprise (car il pensait sincèrement avoir écrit là une oeuvre sans polémique), Zola s'est encore pris une volée de bois vert à la parution de La Débâcle (pas uniquement, évidemment, mais...). Et je le retrouve bien là, dans Retour de voyage, le texte qu'il écrivit pour Le Figaro, le 10 octobre 1892 :"Je reviens d'un voyage de deux mois et je suis terrifié de l'effroyable amas de journaux que je trouve sur ma table, tous plein d'articles à mon adresse. Grand Dieu ! quel flot torrentiel et que d'encre perdue ! Je sais bien que les vacances de la politique, Paris aux champs et les boulevards déserts ont singulièrement favorisé cet excès de prose, lâchée au petit bonheur de l'information. Mais n'importe ! c'est encore bien du bruit pour un simple romancier.Naturellement, je ne vais pas répondre à tout ça. Autrefois, je bondissais sous la contradiction et l'injustice, j'avais la fièvre de la bataille, je voulais la victoire complète et immédiate. Je me suis beaucoup calmé et je reste convaincu aujourd'hui qu'il est radicalement inutile de répondre et de se défendre, dans les querelles littéraires, quand vos oeuvres sont là qui répondent pour vous. A quoi bon la polémique du journal, que le vent emporte, lorsque le livre demeure ?Pourtant, il est deux points sur lesquels mes amis m'affirment qu'on attend de moi une réponse. Il paraît que cela ferait très mauvais effet si je gardais le silence plus longtemps. Et je m'éxécute donc volontiers avec la certitude que les choses n'en iront pas moins leur train."Et là il en fait 6 pages :)) Sylvie Sagnes

SagnesSy
07/07/12
 

Magistral !! A lire et relire,

brucelit
13/02/09
 

Format

  • Hauteur : 16.50 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.35 kg

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