La decouverte du ciel

MULISCH, HARRY

livre la decouverte du ciel
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 30/01/02
LES NOTES :

à partir de
14,90 €

SYNOPSIS :

Lorsque dans la nuit du 13 février 1967, Max Delius prend en stop Onno Quist sur la route d'Amsterdam, il ne sait pas que cette rencontre changera le cours de son existence. En apparence, tout sépare les deux hommes : l'un est astronome, coureur de jupons extraverti et jouisseur, l'autre spécialiste de langues anciennes indéchiffrables, plutôt timide et solitaire. Et tandis que Max est orphelin d'une mère juive déportée et d'un père collaborateur, Onno vient d'une grande famille de notables calvinistes. L'un sort tout juste du lit d'une de ses maîtresses, l'autre s'est
échappé d'une pesante réunion de famille. Max et Onno deviennent pourtant inséparables. Cette amitié est le fil conducteur d'un roman inclassable qui parvient à nous entraîner aussi bien dans un chassé-croisé amoureux sur fond de congrès révolutionnaire à Cuba, que dans les obsessions d'un adolescent surdoué, convaincu de pouvoir retrouver les Tables de la Loi. Mais Mulisch nous plonge également dans le passé trouble de la collaboration, décrit les arcanes de la politique et du pouvoir et met en scène avec un rare talent les jeux de l'amour et du sexe.
3 personnes en parlent

Roman long, ennuyeux, consternant et ayant vraisemblablement pour vocation de vous dégoûter de la littérature à vie (à moins que ce ne soit l’inverse : donner envie de lire de la littérature au lieu de « ça »).Ce livre était sur mes tablettes depuis longtemps car il figurait sur des listes de « livres à avoir lus », listes auxquelles j’évite de plus en plus de me référer ; cette lecture vient confirmer que j’ai raison. Ainsi, je ne m’étais jamais réellement préoccupée de savoir de quoi cela parlait : j’ai eu tort. Connaissant le sujet de l’histoire pseudo-ésotérique (la religion version Indiana Jones en moins divertissant parce que se prenant au sérieux), je n’aurais même pas ouvert ce roman pompeux et ridicule et me serait épargnée des semaines de lecture. Si je suis allée au bout, c’est parce qu’au bout d’un moment, on a envie de savoir où tout ce verbiage est supposé mener. J’avais fini par me résigner : le livre était mauvais ; il me restait une centaine de pages sur près de 700 alors autant en finir. J’ai malgré tout été estomaquée que l’auteur ait réussi à faire encore pire que mes pires prédictions ! J’en suis au point où mon indignation ne trouve plus les moyens de son expression. Si on veut lire un excellent roman sur la façon dont dieu tire les ficelles, se tourner vers « L’évangile selon Jésus-Christ » de José Saramago, mais on est de suite dans une autre ligue…Pour le reste, Mulisch donne le sentiment d’avoir fourré toutes ses connaissances (d’où l’épaisseur du livre), qui plus est de façon peu élégante et hyper-construite (cf divisions du roman) : c’est navrant.Ce livre est très bavard et, tout comme ses deux personnages de départ, particulièrement porté sur l’hyperbole. L’auteur se sent obligé de nous livrer des détails sans aucun intérêt, y compris pour la compréhension de l’histoire.Grosse déception à oublier au plus vite !

mycupoftea
19/08/13
 

La découverte du ciel m'a irrésistiblement fait penser au générique du feuilleton "Amicalement votre" : deux hommes de milieux très différents et qui vont devenir amis à la vie. D'un côté Onno Quist, mouton gentiment noir d'une famille de notables calvinistes ; de l'autre Max Delius, orphelin d'une mère juive déportée et d'un père collaborateur. Le premier est un linguiste dilettante de génie, l'autre un astronome bon vivant.Cette rencontre apparemment fortuite est en fait le résultat d'une très patiente et très alambiquée réflexion menée par ce que l'on devine être un ange, chargé par son Chef d'une mission de la plus haute importance que nous découvrirons dans la dernière partie de ce roman foisonnant, riche en réflexions philosophiques et politiques.Ce n'est en effet pas un hasard si les deux hommes se rencontrent en 1967, à l'âge de 33 ans et vivent ainsi d'une manière un peu échevelée ces années bouillonnantes d'énergie.Harry Mulisch est en outre un formidable raconteur d'histoire et l'on ne peut qu'admirer sa façon de jouer avec le destin de ses personnages, les plaçant dans des situations qui ne trouveront leurs conséquences que beaucoup plus tard, des comptes étant réglés tardivement et des dilemmes résolus de manière originale. On ne peut qu'être séduit par ces personnages qui vivent de manière à la fois intense et légère. cathulu

cathulu
08/08/12
 

On rapproche parfois Harry Mulisch de Thomas Mann, et j'avoue que ce n'était pas pour me donner envie au départ, mais finalement je vais peut-être me lancer dans La montagne magique un de ces jours....Il existe bel et bien un Chef, dans le ciel. Il veut récupérer le contrat qu’il avait signé avec Moïse, en gravant de son doigt les tables de la Loi, avant le début du 21° siècle. Charge à un de ses anges de faire naître la personne capable de s’acquitter de cette mission, en 4 générations maximum.Mais pour créer un tel être, il y a des conditions à réunir, son hérédité à considérer soigneusement, et c’est avec Max et Onno que nous faisons très vite connaissance.Ils se rencontrent en 1967, ils ont tous deux 33 ans, et dès leur premier contact s’établit entre les deux hommes une fraternité totale : ils se jaugent et se reconnaissent au-delà des mots. Malgré leurs nombreuses différences, ou grâce à elles, ils vont vivre une amitié intense et magique, chacun intégrant complètement la personnalité toute entière de l’autre, jusqu’à pouvoir anticiper leurs réactions mutuelles. Viendra s’ajouter Ada, mère du missionnaire.Et c’est 19 années foisonnantes en tout genre que nous allons vivre avec eux…C’est mission impossible de tenter d’en raconter plus ou de seulement évoquer en quelques mots toute la richesse de ce roman. Il est foisonnant de milliers de choses, et bien que l’ayant lu très attentivement, je suis passée à côté de bien des aspects.Très vite, on est séduits et subjugués par les personnages, dès lors, totalement captifs, on ne peut que se laisser couler dans leur histoire, notant au passage le réseau de coïncidences qui se renvoient en permanence les unes aux autres.L’intrigue est riche, basée sur l’amitié de ces deux hommes, elle ne manque pas d’humour, et sait alterner les passages plus lents avec de véritables énigmes haletantes. Il y règne aussi une amoralité assez permanente qui fait partie intégrante de son pouvoir de fascination.Et puis, bien sûr, il y a les innombrables points d’histoire, de science, de religion et de philosophie qui sont évoqués ou développés tout au long de ces 683 pages. Certains sont totalement fantaisistes ou trop nébuleux pour des néophytes, d’autres très accessibles, mais aucun n’est rebutant.Le tout pourrait se résumer par la théorie de Protagoras : L’Homme est la mesure de chaque chose. Harry Mulisch doit être particulièrement grand…

SagnesSy
03/07/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.54 kg
  • Langage original : NEERLANDAIS
  • Traducteur : ISABELLE ROSSELIN

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