La degustation

QUEFFELEC, YANN

EDITEUR : FAYARD
DATE DE PARUTION : 23/11/05
LES NOTES :

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5,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Michel croit encore à l'amour et à son pouvoir de transfiguration quand, à cinquante ans, il épouse Ioura, Vingt ans. Il a un secret, mais elle aussi. II est éditeur, propriétaire d'un beau domaine viticole au-dessus de Nice. Elle est oenologue,
romantique, et déguster à l'aveugle lui délie la langue. Mais l'art du vin, la beauté des mots qu'il fait naître ne suffisent pas à repousser la mémoire, et quiconque espère abolir son passé par l'amour est condamne à le revivre.
4 personnes en parlent

«Le 2 avril 1973, à Nice, Bernard Tangor épousa Muriel Frichot. […] "Oui" dit-elle au maire en souriant. Elle avait dit oui. Il pensait qu'elle dirait non. Qu'elle prendrait peur et s'en irai en courant. Erreur. Cette jolie fille aux yeux noirs l'aimait. A cinquante ans, il se mariait avec une demoiselle qui fêtait le jour même sa majorité.»C'est l'histoire d'un homme de 50 ans et d'une jeune femme de 21 ans qui s'aiment malgré tout. Elle est jeune, belle et brillante, il est riche, cultivé et désinvolte, il est son pygmalion. Bonheur made in Côte d'Azur. Sauf que petit à petit une ombre s'immisce entre eux : le passé trouble de Michel vient éroder leur union.On ne déteste pas Michel immédiatement, dans un premier temps on se méfie juste un peu, on sent qu'il cache quelque chose et on sent que ce qu'il cache n'est pas joli-joli. Petit à petit on devine entre les lignes un passé de collaboration lors de la Seconde Guerre Mondiale, on devine aussi qu'il est directement lié à la déportation de la grand-mère de Muriel. On s'interroge alors : pourquoi Muriel refuse-t-elle d'entendre les mises en garde de sa famille et les rumeurs sur Michel ? Pourquoi élude-t-elle ses suspicions ? L'amour peut-il abolir l'horreur ?L'ambiance de ce roman est poisseuse et pestilentielle. Plus on avance dans le récit, plus ça pue, et moins j'ai adhéré. Au final, ce roman est agaçant. Agaçants le cynisme froid et l'antisémitisme larvé de Michel. Agaçante la passivité de Muriel qui fait la sourde alors qu'en elle-même elle sait, elle a reconnu Michel. Agaçante la confrontation inaboutie entre les deux époux au moment de vérité. Agaçant le dénouement qui ne résout rien et n'apporte aucune réponse. Pour conclure, j'ai refermé ce livre avec la nausée.

Kara
14/01/09
 

J'avais beaucoup entendu parler de Yann Queffélec, mais n'avais jamais tenté l'expérience. C'est la mère d'une amie qui m'a prêtée un de ses livres, et je m'y suis plongée avec curiosité. Et franchement, je n'ai pas apprécié ma lecture.J'ai eu beaucoup de mal avec les deux personnages principaux. Déjà, Bernard. J'ai eu du mal à le cerner. Je l'ai trouvé assez profiteur, suspect. Je n'ai pas apprécié le fait qu'il ne s'assume pas, qu'il se cache. Je ne l'ai pas trouvé spécialement charmant, au contraire, plutôt rebutant en fait. Son côté suspect ne m'a pas vraiment donnée confiance... Je lui ai trouvé un petit aspect louche, pas net, ce qui ne m'a pas du tout donnée envie de m'attacher à lui. Même chose pour Muriel. Elle était décidément très mystérieuse, je ne savais jamais sur quel bord elle se trouvait. Elle était plutôt agaçante, voire à claquer. On sentait très bien son manque de maturité, elle était plutôt puérile et égoïste. Et puis, l'atmosphère qui régnait entre ces deux-là n'arrangeait pas les choses, au contraire...J'ai également eu du mal avec le style de l'auteur. J'ai trouvé que c'était plutôt lourd, et difficile. Et puis, il y avait une distance trop importante entre le lecteur et le texte. Les pages défilaient très lentement, et je me suis beaucoup ennuyée, je ne me sentais pas du tout concernée par ce qui se passait. J'ai trouvé ça plutôt frustrant... Les idées étaient bonnes, mais j'ai vraiment remarqué dans cette histoire un profond manque d'humanité, selon moi.J'en viens donc à l'intrigue. Il y avait de très bons éléments originaux, initialement. Travail dans l'édition, œnologie, mariage avec différence d'âges, guerre... Mais ensemble, le mélange n'était pas très bon. Dès le début, j'ai senti que j'aurais grande difficulté à entrer dans l'univers de l'auteur. Effectivement, c'était très brouillon, peu détaillé, on se perdait dans les anecdotes racontées, on confondait le passé et le présent... C'était extrêmement difficile de suivre le fil de l'histoire, je ne savais que penser, qui croire... La plupart du temps, je m'ennuyais beaucoup, parce que j'avais trop l'impression de déranger par ma lecture. La trame était bien trop implicite, et selon moi, ne tenait pas debout. J'aurais vraiment souhaité plus d'authenticité pour un tel ouvrage. Pour ma part, ça ne me donnait pas réellement envie de poursuivre ma lecture, et j'ai manqué de l'abandonner. La plupart du temps, l'auteur parlait pour ne rien dire, et c'était très dérangeant. Bref, je pèse mes mots en disant que j'ai clairement trouvé que ce roman ne servait à rien et ne m'apportait aucune richesse, tant tout était confondu et brouillé.La fin ne m'a fait ni chaud ni froid. Je suppose qu'elle devait être magnifique et surprenante, mais en ce qui me concerne, j'étais juste soulagée d'avoir tourné la dernière page. Une fois de plus, il y avait un important manque de profondeur dans ces lignes. Et puis, il faut admettre que le choix de l'auteur était encore plus déprimant et inintéressant. Fort dommage, si vous voulez mon avis.Pas d'intérêt particulier ni pour le titre, symbolique mais pas forcément incroyable, ni pour la couverture, jolie mais sans plus, pas assez percutante à mes yeux.Tout ça pour dire que je n'ai vraiment pas apprécié ma lecture. Je suis très déçue, mais pense retenter un Queffélec, car il ne faut jamais s'arrêter à un ouvrage pour juger l'auteur. Si vous avez des conseils, je suis preneuse. Mais celui-ci, malgré son résumé prometteur, ne m'a pas du tout emballée et m'a réellement ennuyée. Passer votre chemin à moins de vouloir vous plomber le moral !

MaMalleauxLivres
24/01/16
 

La dégustation, voilà un titre prometteur de plaisir, d'une belle langue riche en mots gourmands dont on se délecte...Hélas ce n'est pas ce que nous sert Queffélec dans ce roman. On n'y déguste rien du tout , ou alors si mais dans le mauvais sens du terme, car il nous présente ici un infâme brouet dont la vulgarité et les grossièretés sont les principaux ingrédients.Les seuls beaux mots sur la dégustation sortent malheureusement de la bouche d'une péronnelle prétentieuse, ce qui est fort dommage car le propos perd tout intérêt et crédibilité.Si vous voulez passer un agréable moment plongez le nez dans un bon verre de vin plutôt que dans ce roman aux relents nauséabonds. molly_moon

un flyer
15/01/15

Michel 50 ans, producteur du Château-Bellevue, épouse Laura, une étudiante de 20 ans.Celui-ci fait la connaissance de sa belle-mère : une juive-allemande arrêtée à Nice en 1945 et internée en camp à Guers dans les Pyrénées.Il apprendra alors, à ses dépens, que quiconque espère abolir son passé par l'amour est condamné à le revivre. Réseau des médiathèques du mélantois

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.23 kg

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