La delegation norvegienne

BORIS, HUGO

EDITEUR : POCKET
DATE DE PARUTION : 02/07/09
LES NOTES :

à partir de
6,95 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

René Derain aurait dû se fier à l'instinct de son chien. En arrivant au relais pour un séjour de chasse, son vieil ami, sitôt sorti de la voiture, a pris peur comme jamais. Mais l'atmosphère chaleureuse du chalet forestier et les veillées en compagnie des autres chasseurs font vite oublier cette inquiétante arrivée. Pourtant est-ce la forêt, les participants
? rien ne semble vraiment normal. La maison est bientôt prise dans la glace. Le gibier meurt sans raison. Le téléphone, coupé. La faim, la suspicion, la haine. La folie. Au dehors, quelque chose ou quelqu'un assiste à leur agonie ou la précipite ? Le dernier cahier de ce livre n'est pas découpé. Il ne s'agit pas d'un défaut de fabrication.
7 personnes en parlent

Stress, paranoïa et vertige garantis pour le lecteur. Forêt, neige, froid polaire, chalet, huis clos entre sept inconnus réunis là pour la chasse au gros gibier. Personne pour accueillir ce groupe, quid du propriétaire des lieux, des organisateurs du séjour ? Les intempéries les isolent complètement du monde extérieur, l'électricité est coupée, les canalisations gelées. Les réserves alimentaires sont limitées, et seule la cheminée permet de se réchauffer.On pense rapidement à Dix petits nègres (Agatha Cristie), La Forêt des ombres (Thilliez), Chiens de sang (Giébel), Julius Winsome (Gerard Donovan), entre autres... Ce thriller n'a pas un goût de réchauffé pour autant, mais les ressemblances avec ces ouvrages permettent d'imaginer différentes hypothèses lorsqu'on ne voit plus où l'auteur nous mène et quelle pourrait être l'issue de ce cauchemar. A mesure que les conditions de survie se corsent pour les protagonistes, l'angoisse monte, on est de plus en plus perdu, oppressé, parano, on a l'impression de s'enfoncer dans un labyrinthe. D'autant que les comportements et les relations au sein du groupe sont étranges, alternant entre camaraderie, solidarité et méfiance sans véritables tensions.Excellent suspense, peut-être quelques longueurs pour qui ne connaît ni n'apprécie le 'jeu' de la chasse. Un plaisir inédit pour moi cette nuit lorsque j'ai dû aller chercher un couteau (!) pour pouvoir terminer ma lecture.Oui mais... je ne suis pas certaine d'avoir vraiment compris le dénouement, ou alors je n'ai pas envie de l'envisager de cette manière. Canel

Canel
15/02/14
 

Glaçant !Dans une forêt sombre et inquiétante, un chalet ou se retrouvent sept personnes, 2 femmes et 5 hommes qui ne se connaissent pas, pour une partie de chasse.La neige qui tombe sans discontinuer les emprisonne peu à peu faisant rapidement monter l’angoisse.Tout est en place pour un scénario digne d’Agatha Christie.Hugo Boris nous entraine dans un récit fantastique au climat oppressant.

isabelleisapure
08/01/14
 

La délégation norvégienne, d''Hugo Boris, semble de prime abord s'inspirer de deux schémas classiques. D'une part des gens, qui, différents tant par leur nationalité que par leur origine sociale vont se retrouver dans un espace qui va rapidement devenir clos, en l’occurrence un chalet nordique; d'autre part, un point commun qui les unit, la chasse, ce qui va donner lieu à quelques récits troublants , racontés pour se distraire, comme le faisaient les personnages-prétextes de Maupassant dans le recueil de nouvelles Contes de la bécasse.Mais ,d'emblée le fantastique confère une toute autre dimension à ce roman. Cette forêt d'où est issue la majorité des livres publiés en Europe devient une bibliothèque puis un personnage à part entière :"Il lui semble marcher entre des piles fragiles de livres élancées vers le ciel, se surprend à pousser les branches alourdies avec plus de circonspection, comme s'il avait à coeur de ne pas faire s'écrouler ces étagères de livres." les chasseurs, dont chaque sortie ne se déroule pas normalement, seront-ils " digérés et rejetés " par la forêt? Livres et forêt, étroitement imbriqués...L'auteur sème des indices comme le petit poucet et nous fait basculer dans un monde où le narrateur principal est aveuglé par la réverbération de la neige et où le lecteur lui même devient acteur: à lui d'influer, ou non, sur le cours des événements en tranchant dans le vif et dans le dernier cahier du livre, volontairement non massicoté....Si Clarabel ne me l'avait pas gentiment envoyé, je doute que j'aurais sauté le pas vu mon aversion pour les chasseurs. mais là, bizarrement, mon amour des mots a prévalu et je me suis régalée avec le vocabulaire technique de la chasse, le style puissant et efficace de l'auteur. Je me suis laissée prendre au charme de ce roman qui traite bien plus du pouvoir des livres et des mots que de la traque des animaux. Une réussite ! cathulu

cathulu
10/11/12
 

J'ai eu du mal à entrer dans ce roman, vaguement ennuyée que j'étais par les descriptions de chasse (un hobby qui n'est pas vraiment ma tasse de thé) et par le fait que je ne voyais pas trop où l'intrigue allait nous mener. J'ai fini par me laisser porter par le froid hypnotique qui s'empare de ce chalet et de cette petite troupe (où tout le monde porte un nom célèbre), intriguée par la tournure que prenaient les événements et par l'utilisation de la littérature et j'ai été extrêmement déçue par la fin, qui ne résout rien, ne propose rien et donne le sentiment d'être passé complètement à côté d'une histoire possible. Je sais que je suis vague, mais comme ce roman est un peu bâti comme un roman policier, avec chute qui se veut surprenante (d'ailleurs le dernier chapitre n'est pas massicoté volontairement, pour deux raisons dont l'une est l'évidente préservation du suspense), je suis bien obligée d'éviter les révélations. Je trouve en fait que ce roman est bâti sur une seule idée et qu'il manque de chair et de souffle. Bof.

fashiongeronimo
11/08/12
 

Roman très court, certes, mais très bien mené. En 267 pages, Hugo Boris transforme une partie de chasse somme toute banale en lieu de toutes les tensions.L'aspect bestial est là, représenté par ces animaux victimes, ces gibiers, mais aussi par le côté carnassier des participants. Une question se pose très vite : qui est le bourreau et qui sera le prochain gibier ?Mais ne vous méprenez pas ! Ni fantastique ni gore dans ce roman, mais plutôt un thriller psychologique qui joue avec les nerfs du lecteur. La tension monte petit à petit, les masques glissent, les apparences s'effondrent... Le héros s'interroge, et avec lui le lecteur.Une intrigue simple mais bien menée, une fin très originale, des personnages humains et inquiétants... Bref, un très bon moment de lecture !

soukee
28/10/10
 

Sept personnes qui ne se connaissent pas, cinq hommes et deux femmes, tous grands chasseurs, sont venus des quatre coins de l'Europe pour assouvir leur passion. Ils se retrouvent dans une maison de chasse très isolée, en pleine forêt, comme hors du monde. La neige tombe sans discontinuer, le froid devient mordant, la forêt est sombre et glacée, inquiétante... Ils se sentent vite comme des prisonniers, cernés par les arbres, piégés par la neige. Alors montent les angoisses des uns, la paranoïa des autres. Au fil des pages, René Derain acquiert la conviction qu'il est condamné, qu'il va mourir. Pas de froid, ni de fatigue, ni de faim, ni de gangrène : il sera assassiné. Il le sait. Il le sent.Au début, ce groupe de viandars qui parle fort, lève haut le coude et part gaiment en chasse n'est pas très sympathique. Et les battues, les divagations dans la neige ou les soirées près du feu pendant la tempête n'inspirent guère a priori. Tout cela peut donc paraître, dans un premier temps, long, lourd et ennuyeux. Mais quand le groupe de chasseurs se retrouve piégé par la neige, le récit vire au huis-clos et devient plus angoissant, et plus intéressant : la suspicion s'installe, la tension monte crescendo, et l'atmosphère devient pesante, oppressante...En maniant une écriture simple, sans fioriture, des phrases courtes et un style direct, Hugo Boris parvient à raconter une histoire de plus en plus complexe sans en avoir l'air. Un peu entre Stephen King et Agatha Christie, il s'amuse avec les règles du polar et du thriller. Il imagine ainsi une drôle de chose, un dernier cahier non massicoté qu'il faut découper soi-même pour connaître le fin mot de l'histoire. Et cette idée du livret à découper soi-même, au-delà du procédé qui pourrait paraître un effet un peu "gadget", est d'autant plus amusante et intéressante qu'elle est complètement intégrée au récit, elle a du sens dans le récit. Et ce récit est ainsi, aussi, un hommage rendu au pouvoir de l'imagination et de la littérature... Mais je ne peux en dire plus de peur d'en révéler trop !Un roman ludique donc, à mi-chemin entre le roman à suspense et le roman fantastique.« Est-ce l'alcool en carafon, le cuir brun, le mobilier vieux chêne, le feu qui crépite dans la cheminée ? Ce climat anglais où l'on s'assassine en grignotant des scones et en buvant du thé ? Il lui semble que chaque chose est bien à sa place, que chaque personne autour de cette table est un peu trop racée pour être honnête. S'appelle-t-on Ethel Brakefield dans la vie ? Ou Ernst von Sydow ? Ou même Lucas Cranach ? »

Kara
21/12/09
 

La délégation norvégienne Voici un roman étonnant qui ne vous laissera certainement pas de marbre. L’ambiance étouffante de huis clos malgré les grands espaces, le froid omniprésent et menaçant, la suspicion, la folie qui guette, tout est là pour brouiller les pistes et abolir la frontière entre rêve et réalité.On ne vous révélera pas l’épilogue, que l’éditeur a eu soin de protéger du lecteur curieux et qu’il vous appartiendra de lire ou non lorsque vous arriverez à la fin de ce roman énigmatique.

Format

  • Hauteur : 17.50 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.14 kg

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