La disparition

PEREC, GEORGES

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 16/05/89
LES NOTES :

à partir de
9,90 €

SYNOPSIS :

« Trahir qui disparut, dans La disparition, ravirait au lisant subtil tout plaisir. Motus donc, sur l'inconnu noyau manquant - "un rond pas tout à fait clos finissant par un trait horizontal" - , blanc sillon damnatif où s'abîma un Anton Voyl, mais d'où surgit aussi la fiction. Disons, sans plus, qu'il a rapport à la vocalisation. L'aiguillon paraîtra à d'aucuns trop
grammatical. Vain soupçon : contraint par son savant pari à moult combinaisons, allusions, substitutions ou circonclusions, jamais G.P. n'arracha au banal discours joyaux plus brillants ni si purs. Jamais plus fol alibi n'accoucha d'avatars si mirobolants. Oui, il fallait un grand art, un art hors du commun, pour fourbir tout un roman sans ça ! » Bernard Pingaud.
6 personnes en parlent

Un livre intéressant, un peu perturbant mais surtout drôle et quelque peu fascinant. Georges Pérec nous emmène dans une histoire digne d'un polar d'Agatha Christie. Le début est un peu fastidieux et l'on se perd dans les synonymes, mais une fois lancée l'histoire nous emporte totalement. Une lecteur à conseiller pour les amateurs de la langue française et pour ceux qui n'ont pas peur de l'accumulation. A lire ne serait-ce que pour la prouesse du style et parce que la disparition du "e" ne se remarque pas tant que ça finalement.

meli
18/04/10
 

Lipogramme vertigineux, qui prend pour sujet même la disparition de la lettre manquante.Perec n'a pas peur de la contrainte et emporte le lecteur dans une folle aventure, une quête qui par principe ne peut trouver de solution.On sait aujourd'hui combien le texte de Perec est parsemé de références plus ou moins cachées, codées, de considérations autobiographiques...Il réitérera l'exploit du lipogramme avec Les revenentes. <p>Maltese</p>

Maltese
13/06/13
 

Pour les membres de l'Oulipo, toute œuvre littéraire repose sur des contraintes, l’inspiration seule ne pouvant être à l’origine d’un texte. Ainsi, les contraintes formelles que s’imposent les oulipiens seraient en fait un moyen de stimuler leur imagination.Georges Pérec, dans ce roman, a choisi le lipogramme, figure de style consistant à écrire un texte d’où sont exclues certaines lettres pour écrire un véritable roman.Dans La disparition, l’absence de la lettre "e" impose au roman une forme qui est fortement liée au fond. L’intrigue est basée sur la disparition du personnage principal, Anton Voyl. Il ne s’agit donc pas d’une simple démonstration de virtuosité technique, mais bien d’un véritable roman policier.Le thème de la disparition abordé par Georges Pérec est sans doute lié à son histoire personnelle : son père mort à la guerre en 1940 et sa mère déportée à Auschwitz en 1943. Le livre débute d'ailleurs par la description d'un climat de violence et d'assassinats qui évoque très clairement la guerre et la déportation des Juifs.J’ai retrouvé un peu de l’absurde de Boris Vian dans ce roman. Cependant, je trouve l’intrigue un peu difficile à suivre et le style imposé par l’absence du "e "n’aide pas à la compréhension ! Mais saluons l’exploit que constitue ce texte oulipien sans doute le plus connu.

Ludeca
10/04/13
 

L'emploi d'un vocabulaire exceptionnel, parfois alambiqué, associé à la qualité de l'intrigue vous tiendra en haleine tout au long de cette intrigue policière, rien que pour savoir quelle sera la prochaine pirouette de l'auteur pour s'en sortir. Attention ce livre est comme un bon polar, vous serez certainement frustré si l'on vous donne l'identité du disparu avant de le lire ...

Ghanima
08/11/12
 

Au de là de la prouesse toujours citée, voici un roman amusant, bien construit, étrange aussi. On peut s'amuser à repérer les signes de la contraintes (le nom du protagoniste principal, pas de 5è chapitre, etc... Perec détestait les etc...!), mais surtout se laisser porter par le récit et par la langue hors du commun qui résulte du procédé. Un bon polar ! laurence

laurence
16/09/11
 

Rien que pour la réécriture de "Voyelles" de Rimbaud en "Vocalisations":"A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles," donne "A noir (Un blanc), I roux, U safran, O azur : "Je ne sais pas pour vous, mais le "(un blanc)" est l'expression d'un génie définitif pour moi.Ce roman, car c'en est avant tout un, est beaucoup plus qu'un exercice de style qui paraitrait un peu vain.

RawhideKid
01/12/09
 

Format

  • Hauteur : 19.20 cm
  • Largeur : 12.50 cm
  • Poids : 0.33 kg