La domination

TUIL, KARINE

EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 27/08/08
LES NOTES :

à partir de
6,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

" longtemps j'ai pensé que le jour oú je parviendrais à publier un livre sur mon père, je cesserais définitivement d'écrire. " ecrire sur son père : tel est le contrat signé par la narratrice avec un grand éditeur. comment aborder cet homme-caméléon, juif engagé auprès de la cause palestinienne, époux en apparence convenable qui installa sous le toit familial une russe énigmatique, chirurgien humaniste aux pulsions suicidaires ? pour venir à bout de cet ouvrage
impossible, la narratrice va se glisser dans la peau d'un personnage fictif, le fils qu'elle a toujours rêvé d'être : adam. Lui apparaissent alors les secrets d'une vie baignant dans le mensonge et l'illusion, la manipulation des êtres et des mots. entre répulsion et domination, érotisme et cruauté, chimère et réalité, masculin et féminin, lumière et ombres, c'est un ballet des sentiments troubles que karine tuil chorégraphie dans ce roman virtuose.
3 personnes en parlent

La narratrice, écrivain d'une vingtaine d'années ayant déjà commis quelques livres, se voit offrir la proposition d'écrire un ouvrage sur son père. Son éditeur, un homme âgé et poussé vers la sortie pour cause de retraite (raison officielle), exerce une pression étouffante, qui vire progressivement à du harcèlement sexuel et à de grandes déclamations d'amour. La jeune femme tombe dans le piège de sa séduction diabolique et commence son manuscrit. Toutefois, paralysée par son écriture, incapable encore de se livrer totalement, elle décide de composer un roman factice - celui de Jacques Lansky, alias Lance - et se glisse dans la peau du fils, Adam. Le père disparu était un homme précieux, un ogre effrayant et qui aimait exercer sur les siens une emprise avilissante. De façade, c'était un type exemplaire, un mari charmant et un père modèle. Côté coulisses, il était taciturne, colérique, collectionnait les conquêtes faciles et avait eu l'outrecuidance d'installer sa jeune maîtresse enceinte dans le foyer familial. Dans le roman de Jacques Lansky, elle porte le nom d'Elena Nordau. A l'heure des funérailles du père, cette amante maudite fait sa réapparition, quinze ans après son départ.Quête du père, décryptage de la judéité, relations abusées et intentions inavouables sont les thèmes abordés dans ce roman de Karine Tuil. Ecrite à la première personne, brouillant les pistes du début à la fin, cette histoire est brillante, jouant à fond le paradoxe. De domination, il en est question à tous les coins de pages, touchant tous les protagonistes de cette intrigue où résonne une touche amère. Le goût de la bile au fond de la bouche ? Nullement dérangeant, malgré quelques flottements nauséeux, ce roman se révèle parfaitement magnétique. On se surprend à accompagner la jeune femme et son double fictif - Adam Lansky - vers les origines d'un homme auréolé de zones d'ombre. Ce n'est peut-être pas du père dont on parle uniquement, la figure de l'éditeur devient très vite importante et mystérieuse - liée au destin des Lansky ? D'une confusion admirablement menée, l'histoire nous agrippe jusqu'à sa dernière page - saisissante, émouvante, écoeurante.

Clarabel
20/02/09

Coup de coeur Une histoire originale, captivante et cruelle. Des relations troublantes... (Denise)

Sommes-nous face à un roman, à un récit ? Le titre sou tends un sentiment de domination, de dominé et de dominant. Mais qui va dominer qui dans cette histoire ?Une jeune écrivaine vient de perdre son père et son éditeur, qui à l’âge de son père et qui doit prendre très prochainement sa retraite lui propose d’écrire la biographie de son père.Qui était il ce père, qui a dominé sa famille et qui avait une double vie, ouvertement connue de tous ou presque. Médecin connu, qui juif a pris fait et cause pour la cause palestinienne. Qui avait une famille à Paris, dont l’auteure-narratrice, et une autre vie en Israël.Son éditeur va lui commander alors un texte sur cette recherche du père. Mais quel rapport peut-elle avoir avec son éditeur, qui va décider lui aussi de la dominer intellectuellement mais aussi physiquement, car il va la mettre dans son lit.Non linéaire, ce texte nous happe dans ces histoires, histoires de famille, histoires d’édité et d’éditeur.Nous lisons les confessions de la jeune auteure, nous lisons également le texte qu’elle livre à son éditeur.Mais celui-ci n’a-t-il pas aussi des rapports avec sa famille ?Des questionnements familiaux, intellectuels (face au fait d’écrire, de raconter son histoire familiale ou une fiction).J’ai aimé être quelquefois perdue par les styles, par les personnages et ne plus savoir à quel niveau on se trouve, totale fiction, récit autobiographique.L’auteur nous entraîne dans les questionnements face à l’image du père, à ces questionnements face à l’écriture.

catherine
03/03/14
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.22 kg

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