La douceur des hommes

GREGGIO, SIMONETTA

EDITEUR : STOCK
DATE DE PARUTION : 02/03/05
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

« Toute ma vie, j'ai aimé, bu, mangé, fumé, ri, dormi, lu. De l'avoir si bien fait, on m'a blâmée de l'avoir trop fait. Je me suis bagarrée avec les hommes pendant plus de soixante ans. Je les ai aimés, épousés, maudits, délaissés. Je les ai adorés et détestés, mais jamais je n'ai pu m'en passer. La chaleur des hommes, qui m'a si bien enveloppée, ne fait que me rendre plus odieux ce grand froid qui avance. Il n'y a pas de bras assez puissants pour m'en préserver, dans la nuit qui vient. » Voici les derniers mots que Fosca laisse à sa petite-fille de coeur, Constance, dans une lettre testamentaire. À l'heure des derniers adieux, Constance se remémore les instants partagés avec cette femme délicieuse rencontrée par hasard à Venise trois ans auparavant. Quelques jours plus tôt, elles ont accompli un ultime voyage, une sorte de pèlerinage, de Paris à la cité des doges, au volant d'une Rolls. Entre la vieille femme indigne et la jeune femme sage et solitaire s'est tissée une
amitié tendre et complice. D'hôtels fastueux en restaurants luxueux, de confidences en fous rires, chaque instant se savoure un verre de vin à la main. Tout au long du parcours, Fosca s'ouvre à coeur ouvert et évoque sans pudeur ni nostalgie son enfance, sa vie de riche héritière, ses amours, les hommes qui ont traversé sa vie, maris et amants. elle n'a rien oublié de la douceur de leur peau ou de la violence de leur regard. Se dessine alors le portrait d'une femme libre que l'amour a initiée au monde et qui farde élégamment les drames de sa vie. Au fil des souvenirs, la santé de Fosca décline, et le voyage se teinte d'amertume, jusqu'à la fin annoncée. À son retour, Constance découvre dans les affaires de sa « grand-mère » des lettres, des photos, un livre de recettes de cuisine, mais surtout un mystérieux carnet noir qui lui révèle une Fosca méconnue. Elle comprend que celle-ci lui a légué quelque chose de précieux. Et que toutes les réponses se trouvent en elle.
10 personnes en parlent

La douceur des hommes Le quotidien de femmes en quête de liberté et en particulier d'une femme ayant été jeune entre les deux guerres.Une rencontre inter générationnelle pleine de douceur racontée par une italienne qui écrit très bien en français.

beraud@archimed.fr
03/11/15
 

Dès les premières pages, le lecteur fait la connaissance de Constance, puis de Fosca, deux femmes intimement liées par une très grande amitié malgré leur différence d’âge. De retour en France après un ultime voyage sur la terre natale de Fosca, en Italie, Constance déplie la dernière lettre laissée par sa grand-mère de cœur. Resurgit alors la trame de ce périple, teinté des souvenirs d’une existence passée dans les bras des hommes qui ont partagé, de près ou de loin, la vie de Fosca. Comme elle le décrit si bien, elle a bien vécu et a pleinement profité de la vie autant qu’elle a pu. Mais plus que tout le reste, Fosca retrace son parcours amoureux, en songeant aux hommes qu’elle a connu, qu’elle a aimé, qui l’ont aimée… Sans pudeur ni vulgarité, elle livre sans détours ses peines, ses plaisirs et ses désillusions à Constance, à l’aube de la fin de sa vie.Ce qui fait la force de ce roman, c’est la tendresse et la passion dont il est empli. Le lecteur pourrait peut-être se trouver gêné des souvenirs formulés sans ambiguïté par cette vieille dame, mais il n’en est rien (et je suis pourtant d’un genre assez pudique dans mon vocabulaire). Ce qui prime avant tout, c’est la tendresse et la passion ressenties par cette femme envers les hommes, ces êtres qui ont donné un sens à sa vie. Il ne s’agit pas seulement d’un récit des souvenirs d’une personne sur le point de mourir, non. L’histoire va bien au-delà de ça. Le personnage de Fosca a su prendre du recul sur son vécu, pour en tirer les enseignements nécessaires et faire le bilan de sa vie. Tout prend son sens au fil des pages pour aboutir à un joli dénouement qui vient finir d’éclaircir les dernières questions laissées en suspens dans l’esprit de Constance…Ainsi, c’est une belle histoire que nous a livré Simonetta Greggio… Mel (Lis-moi si tu veux)

un flyer
11/10/13

Fosca, une dame de 87 ans, sait qu’elle va mourir. Au cours d’un voyage en voiture de la France vers l’Italie, cette dernière raconte à Constance, une jeune femme dans la trentaine, sa vie. Elle met l’accent sur ses amours, les hommes qui ont partagé sa vie, ses amis, ses espoirs et ses déboires, la manière dont elle a ressenti les faits qui ont marqué sa vie, sans pudeur et pourtant avec toujours la beauté des sentiments. Malgré certains évènements que d’autres raconteraient avec force larmes et mines tristes, Fosca rayonne, le sourire étant sa marque de fabrique. Elle a avancé dans la vie tête haute et souriante à la recherche de ses rêves et de ses désirs qu’elle n’ignora jamais. A la veille de mourir, elle raconte à Constance, une jeune femme rencontrée quelques jours plus tôt devant une bouteille de vin blanc comment elle s’est livrée aux hommes. C’était « la seule manière de vivre » lui dit Fosca. Pourquoi tant d’empressement devant une étrangère me demanderez-vous. Ce serait si simple que de vous répondre. Non… Je ne dirai rien. L’amour se lit et se vit plus longuement qu’en révélant en une phrase le fin mot de l’histoire.Ce livre c’est l’histoire de Fosca mais c’est aussi l’histoire de ces deux femmes dont on apprend petit-à-petit le lien qui les unit, à travers les escales qu’elles font mais également au travers des gens qu’elles rencontrent. Ainsi c’est aussi l’histoire de Constance.Une très belle histoire d’amour se cache dans cet ouvrage au milieu de toutes les histoires qui nous sont contées. Une vie est faite de plusieurs vies? C’est en tout cas le sujet de ce court roman de 154 pages. Le véritable amour naît de plusieurs histoires, nous raconte l’auteur. Fosca apprend au cours de sa vie qu’il existe en effet plusieurs sortes d’amours. « Le tout », précise-t-elle, « c'est de savoir faire la différence».Entre gravité et légèreté, entre douceur et respect, Fosca transmettra à Constance (et j’ose dire au lecteur) le douloureux bonheur d’aimer et d’être aimé. Plus qu’un simple témoignage sur une période de sa vie, ce livre est un véritable testament sur une certaine philosophie de vie grâce à une écriture vibrante d’émotions. On en apprend sur la vie, sur les femmes et sur les hommes tels par exemple cet extrait que je trouve particulièrement beau: «Ma vertu, c'est les hommes. Mon rythme, c'est eux. Leur douceur. Il faut juste leur en laisser la possibilité, tu sais, le droit de l'être. C'est si dur de devenir un homme : c'est pour ça qu'il leur faut cacher cette douceur. Un homme doux transporte avec lui l'enfant qu'il a été et le vieillard qu'il sera, sa violence et la fierté de savoir y renoncer. Il est plus doux qu'un père et une mère, plus doux qu'une gorgée d'eau pour qui meurt de soif. Un homme doux, c'est toute la douceur du monde, c'est la salive sur un genou écorché, et la dernière rose en décembre, et la truffe de ton chien qui te fouille le visage à ton premier chagrin."Encore un silence. Encore un soupir. Ce qui fait la force d'un homme, c'est sa douceur." Une rareté littéraire jouissive qui bouleverse par sa force, son honnêteté impudique et son pied-de nez au mode de vie qui défend le manque de prise de risques.

Soune
24/01/13
 

La première (bonne) moitié du roman ne m'a pas emballée du tout. La langue est agréable, ça se lit bien. Mais j'avais l'impression de lire une suite de poncifs, certes joliment enfilés, mais poncifs tout de même, que l'on pourrait résumer en "carpe diem ma fille et surtout souviens-toi que les hommes sous leur dure carapace de mâles virils sont tous doux comme des agneaux". Et il faut ajouter à cela que quelque chose dans le personnage de Fosca m'a gênée : je la trouve artificielle dans le rôle de la vieille dame digne, comme si Greggio avait créé un personnage pour incarner une thèse, celle du "Je ne regrette rien". Ajoutons à cela certaines situations assez caricaturales, comme les vieilles tantes abandonnées par les hommes qui vivent ensemble dans une espèce de matriarcat dont Fosca va tenter de se défaire ou le jardinier rencontré par hasard et avec qui Constance aura une liaison... Heureusement, tout s'arrange dans le dernier tiers quand Constance trouve le carnet de Fosca. Là, l'artificialité de Fosca se révèle au grand jour, c'était une cachottière qui cachait un secret et une blessure, personnage que je trouve éminemment plus sympathique, intéressant et réaliste que la Fosca des débuts.

fashiongeronimo
12/08/12
 

Fosca a aimé les hommes. Beaucoup. Fosca aime la vie. Enormément Et même âgée, Fosca est pleine d'une gourmandise de la vie qu'elle va faire partager à la jeune Constance, l'entraînant dans une folle épiquée tant géographique que sensuelle.Constance va découvrir aussi l'histoire de Fosca , histoire aussi d'une lignée de femmes où les hommes ne font que passer, sans avoir le temps ou l'opportunité de s'attarder...histoire d'une souffrance librement acceptée mais toujours sans haine puique Fosca apprécie La douceur des hommes.Une seule restriction : le rebondissement final qui ne m'a pas paru nécessaire à l'économie de la narration.Un livre lumineux où l'on perçoit parfois des échos de la grande Colette...Une réussite que ce premier roman de Simonetta Greggio. cathulu

cathulu
21/07/12
 

C'est l'histoire de Constance, 35 ans, qui croit rencontrer un jour par hasard Fosca, très vieille dame, à une terrasse de Venise, où elles se découvrent des affinités. Jolie rencontre, belle complicité, temps passé ensemble. Fosca se raconte, Constance écoute. Puis Fosca meurt. Et Constance découvre des écrits, qui viennent affiner le portrait de la vieille dame..."La douceur des hommes" de Simonetta Greggio (Stock, 2005 & Le Livre de Poche, 2007, 154 p.) est un joli roman, malgré ses défauts. La grande partie "on the road" sonne faux de bout en bout, les dialogues sont plats, les évidences s'enchaînent et se bousculent comme si elle étaient neuves, on reste grandement extérieur tant on sent les coutures. Puis enfin, ça prend corps. Les lettres et les bouts de journaux intimes de Fosca l'incarnent enfin sous nos yeux, ça y est, on comprend, on ressent. La pauvre Contance, en revanche, demeure en permanence un personnage dont on se demande ce qu'elle vient faire là-dedans, même si l'auteur tente de nous l'expliquer en toute fin : le lecteur en seul récipiendaire de la souffrance de Fosca aurait bien mieux fonctionné, à mon avis.Roman qui se veut charnel (l'est à peine), Le douceur des hommes est en revanche un vrai roman d'amour, avec des petits passages féroces qui s'en dégagent en jouant des épaules, ce que j'ai peut-être préféré, d'ailleurs. Comme :"J'ai arrêté de fumer le jour où je me suis retrouvée sous la douche avec une cigarette allumée entre les lèvres et une autre entre les doigts... C'était certainement le bon moment. Oh bien sûr, il y avait déjà eu quelques signes avant-coureur; par exemple, j'avais envie de fumer alors que j'étais déjà en train de le faire. Il faut toujours que j'arrive à l'extrême limite de quelque chose pour savoir si j'ai vraiment envie de m'arrêter.""Quand tu arriveras, avec un peu de chance, à la dérive ultime - terrible épreuve que je te souhaite toutefois -, tu verras aussi comme beaucoup de choses que tu croyais essentielles ne sont que des gesticulations inutiles. Comme on se trompe soi-même, sciemment, tous les jours, au lieu d'avoir le courage de vivre."Une sublime métaphore également : "Clothilde avait ce qu'on appelle, en langage de luthier, un coup de vent. Tu sais, les archets sont aussi difficiles à fabriquer qu'un instrument entier. Ils sont en pernambouc, un bois incassable d'Amérique du Sud, et les crins viennent de la queue des juments.- Pourquoi, celle des étalons ne fait pas l'affaire ?- Non, car les juments urinent sur leur queue, et pas les chevaux : avec l'urine, les poils deviennent à la fois très résistants et très souples.Le coup de vent poursuit Marie, est un vice caché dans les fibres du bois. Il suffit que l'arbre ait été malade pour que cette souffrance le marque à jamais. Ça pourrait être le plus bel archet du monde, il finira toujours par produire une fausse note."C'est aussi un roman gentiment féministe, par certains côtés : "Fosca, dans ta dernière lettre il y a le résumé de ce que tu es : une femme. Une femme habituée à réfléchir sur ses pulsions avant de se les permettre. Tu affrontes tes envies au lieu de les ignorer.""On aime des attardés, avec notre instinct maternel détourné et perverti, notre aptitude à l'attente."Au-revoir, Fosca, ton histoire m'a émue. Sylvie Sagnes

SagnesSy
08/07/12
 

Fosca, 87 ans, a aimé et haï beaucoup d'hommes au cours de sa vie. Elle rencontre Constance et part sur un coup de tête avec elle en Italie, pays qu'elles traversent en gourmandes de chaque instant.Un voyage comme une grande leçon de vie et de passion.Une écriture agréable comme un souffle de liberté, une bouffée d'air chaud et parfumé comme le pays de l'auteur. Réseau des médiathèques du mélantois

"Ma vertu, c'est les hommes. Mon rythme, c'est eux. Leur douceur. Il faut juste leur en laisser la possibilité, tu sais, le droit de l'être. C'est si dur de devenir un homme : c'est pour ça qu'il leur faut cacher cette douceur."Une rencontre sur la terrasse d'un restaurant, friture de poisson et vin blanc. Une jeune et une vieille femme. Rencontre entre une "voluptueuse avec sagesse" et une silhouette traversant les pays sans véritablement se connaître. Fosca et Constance. Elles parleront, jusqu'à tard dans la nuit, et décideront d"un voyage. Constance nous dit ce voyage, le dernier pour Fosca, son premier vrai voyage, pour elle.Durant ce périple, Fosca raconte cette douceur, cette douleur heureuse d'aimer, d'avoir été aimée par ces quelques hommes, ces hommes qui ont façonné son corps, ce corps auquel elle accordera bientôt le repos. Confession, bilan, journal intime à retardement, mais surtout, un hommage. Ce voyage prend pour Constance une autre allure que ceux qu'elle effectue pour son travail. "Testeuse" de sites touristiques pour un tour operator : "Mes chambres d'hôtel". Fosca lui permet cette pause qu'elle ne s'est jamais accordée. Fini le jet-lag, "je n'ai jamais été de nulle part, j'ai été partout de passage, jusqu'à Fosca". Comme une halte, Un pied-à-terre. C'est dans l'une de ces chambres que Fosca la quittera, lui donnant un nair de mausolée : "La souffrance, ma Constance, vient de la résistance au changement. Je vais me laisser glisser, ne rien faire pour me retenir, même si je devais durer quelques heures de plus, quelques heures de trop". C'est ainsi je pense, qu'elle souhaitait mourir, un lieu qu'elle connaît, qu'elle aime, mais qui n'est pas chez elle. Ne pas laisser le poids de la mort hanter sa maison, dans laquelle retournera Constance. Ne laisser aucune ombre sur le souvenir.Sur la table de la cuisine, une lettre, pour elle, qui balaie tout sur son passage : "comme si soudain un grand coup de vent avait soulevé toutes les feuilles mortes que nous avions soigneusement mises en tas dans un coin de notre jardin."Chez Fosca, elle découvrira des centaines de cahiers de recettes, si particuliers. Mais surtout, un "journal-correspondance". Elle finira ainsi l'histoire que n'a pu achever Fosca de vive voix. Elle découvrira le secret de Fosca, de la vie, cette philosophie positive qu'elle imposait, qu'elle s'imposait. Pourquoi. Pourquoi elle. Pourquoi ce voyage... :"Chagrins, nuits d'amour, secrets de Polichinelle, de feuille morte, de morte-eau, de morte-saison... Il y a des choses que l'on ne peut faire que dans l'aile sombre de la nuit : retrouver les caresses, renouer les mains qui ont été séparées, remonter le cours des larmes".Une écriture personnelle, ciselée, joueuse aussi. Romantique aussi, sans être romanesque, ni romancée. Une traversée de la vie, de l'amour, un brin philosophe, tendre, sans regret. Tout un poème : "Pendant mon rêve, j'ai découvert où vont les vagues quand elles meurent sur la grève et la flamme d'une bougie quand on la souffle. Où vont les vieilles chansons dont on a oublié le refrain.Où vont les amours impossibles et aussi les amours vécues et finies. les baisers non donnés. Les caresses et les regards incompris..."

absolu
08/03/09
 

"La douceur des hommes" est un court roman qu'on avale avec ivresse. C'est un roman qui parle d'amour et de vie, de douceur et de désir. Mais également de manque, de loupé, de regret et de silence. C'est très joliment écrit, par une italienne qui vit en France et a donc écrit son texte dans la langue de Molière ! C'est assez étourdissant, toute cette énergie et cette folle vitalité pour vivre pleinement et prendre la vie à bras le corps. "Aimez-les, vos amis, vos amours, aimez-les de toutes vos forces, mettez-y tout ce qu'il y a de plus beau en vous." Comment résister à un tel cri, une telle appétence ? C'est une bouffée vivifiante qui donne le soleil au coeur et l'envie de courir en Italie une fois le livre fini. Très beau, très réussi !

Clarabel
23/02/09
 

La douceur des hommes Le quotidien de femmes en quête de liberté et en particulier d'une femme ayant été jeune entre les deux guerres.Une rencontre inter générationnelle pleine de douceur racontée par une italienne qui écrit très bien en français.

90010532
22/10/14
 

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.23 kg

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