La duchesse de langeais

BALZAC, HONORE DE

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 01/07/98
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

A l'égal de la princesse de Clèves et de la Sanseverina, la duchesse de Langeais est l'une des grandes divinités féminines de notre littérature. Elle réunit en sa personne le triple prestige de la beauté, de la naissance et du malheur. Issue d'un sang illustre, Antoinette de Navarreins voit le jour en 1794, sous la Terreur, une bien sombre étoile qui sera pour elle la marque du destin. Quelque vingt ans plus tard, séparée de son mari abhorré que lui avait imposé un père indifférent, c'est l'une des gloires mondaines du Faubourg Saint-Germain. Mais que dissimule la coquetterie glacée de cette
aristocratique Célimène ? Et par quel étrange sortilège l'incandescente passion d'Armand de Montriveau va-t-elle à son tour la consumer ? Comme tout vrai chef-d'oeuvre, ce «roman noir» - primitivement intitulé «Ne touchez pas à la hache» - est pour partie une autobiographie sublimée, c'est-à-dire le contraire d'un roman à clefs. «Moi seul sais ce qu'il y a d'horrible dans La Duchesse de Langeais», confiait Balzac à l'un de ses proches. C'est pourquoi l'oeuvre conserve, depuis plus d'un siècle et demi, son mystère et sa force de séduction. Edition de Constance Cagnat-Deboeuf.
3 personnes en parlent

J'ai beaucoup aimé cette histoire d'amour cruelle loin de l'idylle sous un soleil radieux. Du romanesque, de l'enlèvement, de la vengeance, des retrouvailles. De plus, il se lit très vite. L'attitude du "héros" dans les 5 dernières lignes du livre est un peu décevante mais tout le reste est vraiment passionnant avec bien sûr un style, un vocabulaire, comme on n'en fait plus....En effet, la phrase "l'amour vrai n'est pas un jeu mondain, ne touchez pas à la hache" prend tout son sens...

sugarthemis
16/10/11
 

Après avoir lu la « Prodigieuse vie d'Honoré de Balzac » par R. Benjamin, je m'étais promis de me replonger dans l’œuvre du grand maître, à commencer par ce livre-vengeance qui règle (un peu seulement) son compte à la coquette comtesse de Castries. Cette très jeune aristocrate a en effet fait subir mille affronts à l'écrivain, humiliations, jeu avec ses sentiments, d'abord au nom de sa classe sociale puis de la religion, puis de la supposée fidélité à un mari de convenance. On retrouve tout cela dans le roman. La comtesse est devenue duchesse, elle a vingt-deux ans, elle vit dans un tourbillon mondain où elle « admet » à ses genoux de jeunes gens transis d’amour l'après-midi et le plus mature Armand de Montrivaut en soirée. Jeux de salons, caresses et baisers furtifs, « faveurs » accordées du bout des gants et de l'éventail : Madame la duchesse fait la coquette jusqu'au jour où le jeu s'inverse. Cruellement revenu à la réalité grâce à un ami qui connaît bien la dame, Armand change du tout au tout et, ce faisant, provoque un véritable déferlement amoureux jusqu'à la prise de risque de trop qui va scandaliser le Faubourg Saint Germain. On ne s'affiche pas ainsi quand on est « née », mariée et bonne chrétienne. Dans un curieux jeu de l'arroseur arrosé, tour à tour Armand et Antoinette reprennent la main dans ce duo cruel. Ils s'aiment, se sont aimés , s'aimeraient si... On n'en finit pas d'espérer que leur histoire va se conclure par un happy end impossible.Et il est étonnant de voir qu'il va suffire d'un petit retard de montre pour que l'histoire finisse mal ou bien.On apprécie les tableaux intimistes de la société sous la Restauration, les analyses et réflexions sur l'âme humaine, les scènes de bravoure comme la montée improbable au couvent perché sur une falaise, les échanges précieux ou romantiques entre les amants. On aime moins certaines remarques machistes avant l'heure sur ces femmes qui disent non en pensant oui...Je ne sais ce qu'aura pensé la comtesse de Castries du portrait qui est fait d'elle mais elle aura probablement été impressionnée du sort qui lui est réservé à la fin du roman...Balzac, quant à lui, se peint sous des traits physiques reconnaissables mais se flatte un peu par sa supposée violence dans la vengeance et son passé de héros légendaire...Un bon roman au demeurant.

hebelin
23/08/13
 

"La duchesse de Langeais" est un roman prenant, doté de plusieurs scènes très marquantes dans une construction habile, qui cristallise en son intrigue et sa plume vive mais néanmoins fortement descriptive les caractéristiques balzaciennes : il l'aime, elle joue, il use de stratagèmes, elle plonge, elle l'aime, il joue (l'indifférent), elle menace, quiproquo, et c'est le drame, sursaut, espoir, trop tard....Nous sommes en pleine restauration (royauté, révolution, empire, restauration, république, quelque chose de cet ordre-là dans la vie française, et donc là nous sommes après la chute de l'empire, au moment où la royauté tentait de reprendre la main, et cette période ultra mouvementée de notre histoire était forcément un terreau très riche pour Balzac et son ambition d'embrasser l'ensemble de la "comédie" humaine...) et Antoinette de Navarreins (famille ducale) a épousé le fils aîné du duc de Langeais, dans la plus pure tradition familiale. Ils vivent séparés, aussi bien de corps que d'esprit. Elle rencontre le marquis de Montriveau, Armand, qui a connu une carrière militaire aussi éprouvante que pleine d'aventures exotiques. On ne pourrait trouver deux êtres plus dissemblables. Ils vont pourtant s'aimer très sincèrement, mais jamais en même temps...Moi j'ai eu un peu de mal à comprendre Armand tout de même (Antoinette aussi, à vrai dire. Ses revirements sont très soudains), sa façon de ne pas lire du tout les lettres, son acharnement ensuite malgré les cinq ans qui passent, c'est difficile à appréhender pour un esprit moderne, je crois. Mais cette histoire fonctionne vraiment bien, je ne pouvais pas la lâcher, je voulais savoir ce qui arriverait ensuite, et comment, et pourquoi. Sans compter sur les petits morceaux psychologiquement très justes tout de même, ce jeu de l'amour vs passion et les théories ici développées par Balzac, qui offrent des passages pénétrants qu'on relit plusieurs fois. La scène du couvent sur les hauteurs et la façon d'y accéder, tout ça est très romanesque et palpitant, on se régale.(A un moment c'est assez drôle, il parle du peuple chinois comme essentiellement imitateur (de la toile d'araignée), mais les français, eux, faisant la même chose, sont sous sa plume juste après des génies de l'observation ;o)) Sylvie Sagnes

SagnesSy
30/01/13
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.13 kg