La faute de l'abbe mouret

ZOLA, EMILE

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 01/01/67
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Serge Mouret est le prêtre d'un pauvre village, quelque part sur les plateaux désolés et brûlés du Midi de la France. Barricadé dans sa petite église, muré dans les certitudes émerveillées de sa foi, assujetti avec ravissement au rituel de sa fonction et aux horaires maniaques que lui impose sa vieille servante, il vit plus en ermite qu'en prêtre. A la suite d'une maladie, suivie d'une amnésie, il découvre dans un grand parc, le Paradou, à la fois l'amour
de la femme et la luxuriance du monde. Une seconde naissance, que suivra un nouvel exil loin du jardin d'Eden. Avec cette réécriture naturaliste de la Genèse, avec ce dialogue de l'ombre et du soleil, des forces de vie et des forces de mort, du végétal et du minéral, Zola écrit certainement l'un des livres les plus riches, stylistiquement et symboliquement, de sa série des Rougon-Macquart. Préface de Michel de Certeau Commentaires et notes de Philippe Hamon
3 personnes en parlent

Un texte qui diffère des ouvrages précédents consacrés à la famille Rougon-Macquart, on y retrouve Serge un des enfants des Mouret déjà croisé dans les volumes précédents. Serge est devenu prêtre nommé dans une petite paroisse de l'arrière-pays, pas loin d' un de ses parents le Docteur Pascal, il fait connaissance avec les habitants et rencontre Albine. La première moitié de l' ouvrage est assez classiques les péripéties s'enchaînent et poussent par une succession de hasard ou par la beauté magique du jardin, Abine et Serge dans les bras l' un de l' autre. Certes c'est un peu cousu de fil blanc mais ce n'est pas désagréable de lire une belle histoire d'amour naissante.Par la suite le style de Zola change et le texte se fait de plus en plus lyrique, on s' y perd parfois et la fin est moins captivante mais peut-être fallait-il ses excès pour parler en 1876 des amours d' un prêtre et d' une femme.

Lacazavent
18/05/13
 

"Voilà ce que c'est que de vivre au milieu des bouquins. On fait de belles expériences, mais on se conduit en malhonnête homme..."Ainsi parle - à tort - le docteur Pascal, l'oncle de Serge et Désirée. Après la mort de leurs parents, tous deux se retrouvent dans un village minuscule, où Serge officie en tant qu'abbé. Désirée s'épanouit en s'offrant toute à la terre, Serge cherche à s'oublier dans l'adoration du seigneur. Il s'abîme dans ses transes au point d'en tomber malade, gravement. L'oncle Pascal a alors l'idée de le mettre au contact d'Albine, une très jeune fille qui vit en sauvage au Paradou, une demeure qui a une histoire dans le coin. Il espère de cette convalescence une guérison physique, et un échange de bons procédés, Albine et sa fraîcheur éloignant Serge de ses passions mystiques, et ce dernier étant supposé lui apprendre doucement à s'ouvrir aux autres êtres humains. Ce n'est pas ce qui arrivera...Un tome éminemment végétal (à la limite de l'indigestion, pour ma part) où Le Paradou décline le Jardin sous toutes ses formes. Un tome qui déchiquète l'amour et qui ne nous épargne rien des tiraillements insensés d'un homme de Dieu. Un tome qui célèbre les odeurs, la nature, les élans fougueux, l'innocence, la pureté, la beauté de l'amour sincère (sans parvenir, à mon sens, à nous y faire croire tout à fait), duquel se dégage aussi une implacable brutalité. Un tome qui peut également se montrer fantasque, où la réalité et la normalité s'effacent au profit de longues scènes irréelles (toute la deuxième partie), ou de courts moments frappants (la façon qu'a Frère Archangias d'exprimer sa joie m'a horrifiée). Un tome, enfin, à l'épilogue cruel, qui ne figurera sûrement pas parmi mes préférés (à date, Le ventre de Paris). Sylvie Sagnes

SagnesSy
07/07/12
 

Alors, La faute de l'abbé Mouret. L'histoire d'un abbé qui va fauter. Sinon, l'abbé Mouret, c'est Serge Mouret, fils de Marthe & François Mouret, les personnages principaux de La conquête de Plassans.J'étais pas très motivée à lire ce livre, étant donné que le personnage principal était un abbé. Et je l'ai sûrement déjà dit, mais la religion, c'est vraiment pas mon truc.Le livre est divisé en trois parties. J'ai eu beaucoup de mal à lire la première partie, centrée sur la vie religieuse de l'abbé Mouret, qui est TRES religieux. Mais la deuxième partie change du tout au tout, l'ambiance est totalement différente. On quitte l'environnement de l'église pour se plonger dans une nature sauvage, luxuriante, magnifique. Les descriptions du Paradou sont juste exceptionnelles, elles font rêver. Et je me suis davantage attaché à l'abbé dans cette partie là, parce que c'est réellement son côté humain qui ressort, au contact d'Albine. Dans la première partie, on voit Serge Mouret comme religieux, homme de Dieu qui ne vit que pour son église. Et c'est une grave maladie qui l'amène au Paradou, dont l'environnement est plus favorable à un prompt rétablissement. La troisième partie m'a bien plu également, par la complexité des sentiments qu'elle exprime. On sent bien le dilemme qui déchire Serge, entre la religion et Albine. La faute commise par l'abbé prend tout son sens, alors que dans la deuxième partie, cela n'étais pas vu comme une faute. Ici, on le sent lutter entre son amour pour Dieu, et son amour pour Albine.J'ai vraiment apprécié ce livre, alors que je ne partais pas sur un apriori très positif. C'est un roman majoritairement porté sur les sentiments, et sur une relation amoureuse, ce que l'on n'a pas encore eu dans les tomes précédents des Rougon-Macquart. Et ça m'a bien plu.

Chaaw
06/09/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.19 kg

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