La femme comestible

ATWOOD, MARGARET

livre la femme comestible
EDITEUR : ROBERT LAFFONT
DATE DE PARUTION : 23/10/08
LES NOTES :

à partir de
11,05 €

SYNOPSIS :

Marian se cherche, irrésolue. Depuis qu'elle est fiancée, chez elle tout se détraque. Si elle s'en sort à peu près avec Peter son supposé futur mari, ainsi qu'avec son travail d'opératrice en marketing, le fait de ne plus pouvoir s'alimenter lui pose un problème d'une tout autre ampleur. Moins elle peut avaler, plus elle se sent elle-même dévorée : comme si, de membre ordinaire de notre
société de consommation, elle se retrouvait dans la peau d'un de ses produits... Jusque-lâ inédit en France, ce premier roman subversif et d'une drôlerie grinçante contient déjà tout ce qui fera de Margaret Atwood la plus grande romancière canadienne contemporaine de l'imagination à revendre, une construction narrative brillante et un style plein d'humour, d'ironie et de justesse.
3 personnes en parlent

Un Atwood inédit, comme annoncé sur le bandeau rouge de la couverture du roman, devrait émoustiller les foules vers ce premier roman décrit comme subversif et d'une drôlerie grinçante. Pour ma part, je l'ai lu mais je n'ai pas ressenti que j'étais transportée au 7ème ciel. Ce roman fut publié en 1969 et pouvait passer comme révolutionnaire à l'époque, aujourd'hui je trouve juste qu'il devient le témoignage de l'émancipation de la femme, dans ses désirs et ses rejets. Argh, en fait c'est moins net. On y suit Marian, une jeune femme qui vit en colocation avec Aisleen, d'une nature beaucoup plus libérale et anti-conformiste. Marian est une jeune femme indécise et irrésolue. Entre son boulot, choisi au départ avec soin, et maintenant subi tel un frein à son envol, et sa vie sentimentale avec Peter, un garçon à la beauté d'une banalité renversante (oui, oui!), elle est singulièrement compliquée et impossible à décrypter. D'ailleurs elle en a conscience, puisqu'elle fait part d'une réflexion qui dit que, grosso modo, elle pouvait passer comme idiote aux yeux d'un observateur extérieur mais au fond elle était persuadée que ce n'était pas le cas, que c'était important et alarmant. Oui, imaginez un peu... la fille prend ses jambes à son cou en fuyant le restaurant où elle passe du bon temps avec Peter et leurs amis, et se cache sous un lit. Quel cirque ! Et pourquoi, oui pourquoi ? J'ai beau me sentir extérieure à cette histoire, il le faut, je suis aussi convaincue que je ne comprends pas du tout Marian. Alors c'est embêtant... Cette fille se retrouve fiancée, en voie de se marier etc. alors qu'il paraît de plus en plus évident que ce n'est pas son intention. Quelque chose bute en elle, un relent de non-acceptation et un sentiment de répulsion. Il faut qu'elle se blinde, mais ses pensées et ses actes ne font pas corps et Marian agit à l'encontre de ses instincts. C'est très étrange à expliquer, ou du moins je tente de présenter ce que j'ai personnellement ressenti. Je ne vous cache pas que je dois être à mille lieux de la véritable interprétation (pour cela, je vous suggère de lire le billet de Cathulu, qui est beaucoup plus enthousiaste !). La femme comestible, que cache ce titre ? C'est un peu la conséquence de ce vaste capharnaüm : emportée dans le tourbillon d'une destinée qu'elle semble ne pas tolérer au plus profond d'elle, Marian doit manifester ce rejet par son incapacité à ne plus pouvoir s'alimenter. « Moins elle peut avaler, plus elle se sent elle-même dévorée. », explique la 4ème de couverture. J'en reviens à mon point de départ, et me dis que ce livre raconte une histoire dans laquelle je me sens beaucoup trop étrangère, pas très concernée par ce cliché des 60s, décennie beaucoup plus amère et crispée dans laquelle j'aurais pesté vivre finalement... Les portraits sont mordants, acides et amers. Les rapports entre les hommes et les femmes sont lourds, et en fait tout ceci me révolte un peu. Je me vois en tant que jeune femme de 2008 et je n'arrive pas à me glisser dans la peau de Marian, tant j'ai envie qu'elle fasse plutôt ci ou cela, au risque de mettre un voile aux us et coutumes de la morale d'alors. Au final, je suis partagée. Pas mal de points me turlupinent et je regrette d'être passée à côté.

Clarabel
20/02/09
 

Envie de vous (re) plonger dans les sixties ? Alors vite précipitez-vous sur La femme comestible de la canadienne anglophone Margaret Atwood !"69 année érotique" nous susurrait alors Jane B., mais rien de tel dans ce roman où les femmes portent encore des gaines , même si elles n'ont pas de problèmes de poids, engoncées qu'elles sont dans un moralisme dévastateur ; une époque où la pilule est autorisée mais soupçonnée par certaines de modifier leur personnalité et où des propriétaires d'appartement veillent farouchement sur la bonne moralité de leurs locataires femelles.Se marier et enchaîner les grossesses ? faire un enfant toute seule ? En tout cas certainement pas devenir une de ces vierges en col blanc avec lesquelles elle travaille ! Irrésolue, Marian a parfois des réactions impulsives qui traduisent son mal-être, mais tout va s'accélérer quand ses fiançailles avec Peter vont devenir officielles. La jeune femme va rejeter la nourriture , non pas parce qu'elle se trouve trop grosse, mais par un rejet beaucoup plus viscéral que cela ,rejet qu'elle ne contrôle d'ailleurs pas.La première partie du roman , je l'ai d'abord envisagée un peu à la manière d'un document sociologique mais très vite Marian et tous les gens qui gravitent autour d'elle me sont devenus familiers.La construction du roman, en parfaite adéquation avec l'évolution de la jeune femme , m'a séduite et j'ai particulièrement apprécié l'humour décapant de Margaret Atwood( après cette lecture, vous n'envisagerez plus votre passage chez le coiffeur de la même façon, je vous le garantis ! ).Un roman que j'ai dévoré le sourire aux lèvres car hommes et femmes y sont croqués sans façons, avec un humour corrosif et efficace. cathulu

cathulu
24/12/12
 

Une jeune femme perd les pédales au moment où sa vie s'ancre dans la réalité et les engagements. Au fur et à mesure, son corps refuse d'avaler tel type d'aliment, puis tel autre type d'aliment. Jusqu'au moment où elle ne peux plus rien avaler. L'idée est amusante, je pensais trouver ce livre plus drôle. Je l'ai trouvé un peu longuet, même si j'avais envie de connaître la fin. (juillet 2009)

Pitchoubinou
29/11/09
 

Format

  • Hauteur : 18.20 cm
  • Largeur : 12.20 cm
  • Poids : 0.34 kg
  • Langage original : ANGLAIS (CANADA)
  • Traducteur : MICHELE ALBARET-MAATSCH

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