La femme de l'allemand

SIZUN-M

livre la femme de l'allemand
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 26/08/09
LES NOTES :

à partir de
7,10 €

SYNOPSIS :

Dans le Paris de l'après-guerre, une petite fille, Marion, vit avec sa mère, Fanny, qu'elle adore. Peu à peu, pourtant, une dissonance s'installe, faussant leur relation. Des emportements inexplicables, un silence incompréhensible à propos de ce père allemand dont Marion ne sait rien ou presque. Avec
le temps, Marion comprend que sa mère est maniaco-dépressive. Les rôles s'inversent alors. L'adolescente endosse cette raison qui, doucement, abandonne Fanny. Mais l'amour ne suffit pas pour terrasser la folie... Marie Sizun sait dire avec émotion et pudeur l'amour qui rapproche et sépare les êtres.
12 personnes en parlent

Ce roman est un grand coup de coeur pour moi. J’ai beaucoup de mal à en parler. C’est une des choses de la vie, qui je trouve est terrible : la maniaco-dépression. Comme tant d’autres choses, toutes ces choses qu’on ne contrôle pas et qui font tant souffrir, qui détruisent, qui s’insinuent dans les vies sans crier gare, lentement, insidieusement, qui peuvent transformer un amour en haine. Une femme, une mère qui en est malade. Une petite fille qui y fait face pour la première fois à l’âge de deux ans mais qui ne se rend pas compte sur le moment. Une petite fille qui va aimer si fort sa mère que ce ne sera que souffrances, paradoxes et contradictions dans ses émotions, petit à petit. "Ta mère fait tout trop haut, fait tout trop fort. Elle n’est pas comme les autres.(…) Dans un monde décoloré elle est en rouge. Elle crie au milieu des muets. Elle danse parmi des gisants.(…) Ta mère magnifique, insupportable. Tu as honte d’elle, de son exaltation, de ses couleurs , de ses cheveux fous, de son trop de vie. Tu l’admires follement. (…) Elle t’entraîne jusqu’à la maison d’une main ferme. Tu es confondue d’amour et d’effroi."Une famille déchirée par la honte et le jugement d’un amour impossible, celui d’un allemand avec une française à la fin de la guerre. Des non-dits. Des parents qui ne parlent plus de leur fille, qui ne parlent plus à leur file et, une femme qui déteste ses parents. Et la maladie qui a pris place. Seule avec sa fille, fruit de cet amour. Un amour fusionnel, un amour intense et enfantin. Une enfant qui admire sa mère. Mais le temps n’est pas un ami. Des phases de crise, des phases d’hôpital psychiatrique, des phases de calmes. Calmes de plus en plus courts, inquiétudes de plus en plus grande. L’espoir, puis l’espoir qui s’amenuise. Des souvenirs, des souvenirs qui sont si lointains et qui plus le temps passe plus ils ne pourront désormais n’être que de beaux souvenirs. Parce que les beaux jours c’était avant, parce que Fanny s’efface. Impossible de revoir et retrouver ce visage connu, ce visage d’amour, ce visage aimant. Une démente prend de plus en plus de place. Une petite fille qui grandit. Oui Marion grandit et comprend de plus en plus ce dont souffre sa mère, Fanny. Et la culpabilité, entre désir de protéger et promesse impossible. Des grands-parents qu’elle détestait au travers de Fanny mais qu’elle apprend à connaître et à aimer. Une tante des plus serviables. Un amour absolu, un lien unique qui s’effrite. La maladie est là, la maladie dirige, la maladie est incontrôlable. Et puis un père absent, un père Allemand, la honte (nous sommes après-guerre mondiale), la mort supposée qui sépare. Les non-dits, encore les non-dits. Et un amour puissant, celui de l’inconnu, celui du père qui n’est pas là et qu’on recherche dans toutes ces choses qu’on peut faire qui nous rapprocheraient de lui, comme d’apprendre l’allemand.Et cette fille qui n’est plus fille qui devient femme. Et cette mère qui devient jalouse, qui fait peur. Marion voit le monde autour d’elle, Marion voit sa mère partir, partir loin en ayant peur qu’elle ne revienne jamais. Puis elle revient, mais pour combien de temps ?Une histoire narrée par un tiers, qui raconte l’histoire de Marion à la deuxième personne du singulier. De sa naissance à ses 16 ans. Une écriture riche, vraie, pudique, belle, sensible. Une écriture qui ressemble à Marie Sizun, toute en émotions. Je ne dirais rien d’autre que de vous plonger dans cette histoire déchirante, pleine de vérité, d’amour et de douleur en pudeur. Je suis émue par cette histoire et admirative face au style et à la profondeur d’écriture de Marie Sizun.

lauredanse
20/05/13
 

Marion vit avec sa mère Fanny, une jolie femme un peu fantasque. Mère et fille vivent une relation fusionnelle qui n’accepte qu’une intrusion : la tante Elisa, seul lien encore existant entre Fanny et sa famille. Une famille qui l’a violemment rejetée il y a quelques années lorsqu’elle a commis l’irréparable : tomber amoureuse d’un officier allemand – en pleine période d’occupation, c’est impardonnable. De cette courte relation est née Marion, l’enfant d’un amour impossible à oublier. Et pour cette petite fille, sa mère est à jamais « la femme de l’Allemand », un père qu’elle fantasme. Mais un jour, Fanny tombe malade : un peu de violence, des propos qui deviennent incohérents, un regard qui se perd. Un premier internement, puis un autre et encore un autre. Marion grandit au rythme des crises et des périodes de répit que lui offre la folie de sa mère. La jeune fille tente de se construire et d’échapper à l’emprise de cette mère tant aimée.C’est un bien beau texte que signe Marie Sizun. Un roman touchant qui sait dire l’amour inconditionnel, ses sacrifices et ses enfermements. Le coté un peu répétitif m’a, par moments, un peu gênée. J’ai craint parfois de me lasser, je l’avoue mais au final, j’ai été émue et touchée par cette relation mère-fille, à la fois belle et terrible. Et avec le recul, je trouve que ce côté répétitif nourrit finalement l’histoire. On est plongé dans le quotidien de Marion qui voit avec crainte arriver chaque rechute comme une répétition de la précédente.

Lencreuse
21/08/10
 

Dans ce roman Marie Sizun décrit avec grande sensibilité les émotions de Marion face à la maladie mentale de Fanny,sa mère.La fillette n'a que deux ans lorsqu'elle détecte pour la première fois les symptômes effrayants de la maladie. Au gré des bouffées délirantes, des traitements puissants qui la métamorphosent , Fanny devient une autre, une étrangère que sa fille ne reconnaît plus. Marion porte seule le souci de cette mère qui devient folle et temps en temps et qui finit par l'épouvanter. Elle se met alors à rêver à son père, cet allemand qu'elle ne connaît pas et dont personne ne veut lui parler. Elle grandit en manque de sécurité dans un climat complexe fait d'amour et d'admiration mais aussi de peur, de honte et de culpabilité. Peu à peu s'installe entre la mère et la fille un malaise profond qui empoisonne leur amour fusionnel. Le procedé narratif de Marie Sizun dans ce roman est tout à fait original. L'auteur s'adresse à Marion comme si la Marion adulte s'adressait à Marion enfant et adolescente.Cet emploi du "tu" met de la distance entre les deux et permet de décrire les choses de façon plus détachée que si l'auteur avait employé le "je". La charge émotionnelle en devient moins forte, moins pathétique. Un peu trop peut-être car j'ai été révoltée par la façon beaucoup trop désinvolte dont se termine le roman. Mais bon... même d'inspiration autobiographique, une fiction reste une fiction et il faut bien que l'histoire se termine d'une manière ou d'une autre.En bref: une très belle découverte ! Holly

un flyer
19/01/16

Elle est une enfant de la guerre, née sous le secret ; une enfant de la honte. Elle vit avec sa mère rejetée par sa propre mère parce qu’elle a fauté, avec l’ennemi qui plus est.Ni elle, ni sa mère ne sont partie prenante dans ce roman. Il s’agit d’un narrateur extérieur, observateur, s’adressant à Marion, dite Funny , en lui racontant sa prpre enfance passée aux côté d’une mère qui peu à peu s’enfonce dans la folie.Chacun aime l’autre, et le lui montre (ou pas) à sa façon. C’est sur cette relation mère- fille que va s’tarder Marie Sizun avec la délicatesse, et la pudeur qui imprègnent chacun des ouvrages que j’ai pu d’elle.D’une gamine qui ignore tout de ce dont souffre sa mère, nous verrons naître une adolescente qui s’accroche à ses rêves et lutte pour se créer un avenir.Il n’est pas rien de n’être la fille de personne, ou d’un ennemi dont on a oublié jusqu’au nom, et dont réinvente le parcours. Marion, de sa relation fusionnelle avec sa mère, et de par l’évolution inexorable de la maladie de cette dernière aurait pu à son tour sombrer. Il lui faudra reconquérir ses grands-parents, réapprendre à les aimer, se détacher de cette mère, jusqu’à la détester pour devenir Elle à part entièreCe qui touche tant ce roman, c’est sa narration particulière qui donne un relief si particulier à la complexité du lien mère-fille, et à l’univers de la maladie psychiatrique. L’amour, la haine ; la fierté maternelle, la jalousie…Marie Sizun, montre que finalement rien n’est tranché, mais que les sentiments humains s’imbriquent les uns aux autres. Elle l’écrit avec force, tact, et douleur. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
20/05/14

Voici un livre éreintant. Ereintant, drôle de terme, non ? Dans ce roman où le "tu" domine sans qu'il paraisse artifice on suit l'enfance douloureuse de Marion. Avec sa mère, Fanny, elles forment un drôle de duo : Fanny et Funny Face. L'enfant grandit dans un huis-clos amoureux, toute illuminée de l'éclat de sa mère, un personnage baudelairien, une "illunée". Elle est fantasque, cette mère artiste, qui ne peigne pas ses cheveux et vit de ses dessins. Elle est sauvage, cette mère qui refuse d'avoir des amis, des parents et qu'on la prenne en photo. Funny Face, Marion l'adore mais pourtant, dès le plus jeune âge elle voit en elle une bête inquiétante. . .Fanny est maniaco-dépressive dans le Paris d'après-guerre. elle est rongée par son histoire d'amour. Etudiante, elle a aimé un allemand. A tout jamais, elle reste "la femme de l'allemand". arion grandit et vit au rythme de la folie de sa mère qui s'installe, se manifeste, s'estompe. On souffre pour elle, pour cet enfant confronté à la folie, pour sa honte, son désarroi. J'ai cru que je ne pourrais pas le lire jusqu'au bout ce magnifique roman. Je l'ai lu et il FAUT le lire

nanettevitamines
07/03/12
 

La petite Marion a un double secret. D'un côté, on lui apprend que son père est un allemand aimé durant la guerre et mort lors de la campagne de Stalingrad. Elevée seule auprès de sa mère Fanny, rejetée par les siens, Marion grandit avec le poids des mystères.L'autre zone d'ombre qui nimbe sa maman concerne la folie de celle-ci. Ce n'est qu'une trace fugace, un regard étrange, un sourire angoissant et des actes incongrus, répétés dans la nuit. Car malgré tout, Marion et Fanny forment un couple qui est lié par les liens de l'amour, de la confiance, du dévouement et de la trahison. En grandissant, la petite fille va comprendre la folie de sa mère, autrement nommée "psychose maniaco-dépressive". Plusieurs fois, l'enfant va chercher à masquer les signes avant-coureurs, ne pas avertir les proches, taire la démence grandissante de sa mère.Or, les années passant, il devient impossible d'endiguer le flux et le reflux de ces crises. Les séjours de Fanny à l'hôpital se répétent, les périodes d'accalmie sont de courte durée. Toujours plane la menace de la rechute.Et puis, il y a ce père absent, ce père mort, l'Allemand. Son image permet à Marion de se consoler, de nourrir un espace de tendresse et d'affection pour échapper à ce qui la ronge de plus en plus. Pourtant, ce secret aussi va creuser un fossé déjà très profond entre l'enfant et sa mère, laquelle dit des choses tour à tour passionnantes ou terrifiantes. Comment la croire ? "Tu sais bien que cet amour-là, l'amour de Fanny, est une prison. Que si tu l'écoutes, il va t'enfermer. Pour toujours."Non, ce n'est pas insurmontable. Cette admirable histoire d'amour filial n'a pas le poids du drame ni du délire. La névrose de Fanny devient en fait une douleur qui confine la concernée mais aussi l'enfant qui pousse en devinant petit à petit la souffrance de sa maman. Leur relation est ténue, elle peut embrigader, embarquer aussi bien l'une que l'autre. Il faut du détachement, de la rigueur, de la colère pour s'en défaire. Ce serait bien évidemment la meilleure solution, mais l'amour dans tout ça ? C'est ce qui sauve ce roman de tout marasme, de la lente coulée noire et plombante. Car il y a ce tutoiement en vigueur, d'un bout à l'autre, qui marque le pas de la fillette. Qui martèle son chemin de croix.C'est un face-à-face poignant, impossible à briser. Le regard d'une fille sur sa mère, prise aux pièges de ses propres démons, une maman qui dérange. "Et tu la regardais avec un étonnement presque craintif, comme si, décidément, cette femme qui était ta mère était susceptible de toutes les métamorphoses, comme si elle était quelqu'un d'enchanté, ou d'enchanteur, comme si elle était un peu fée, ou un peu sorcière."Ce livre a un charme inqualifiable.

Clarabel
20/02/09

Fin des années 1940, la petite Marion vit seule avec sa mère Fanny qui est atteinte de psychose maniaco-dépressive. L'enfant n'entendra ce diagnostic clairement formulé que vers 10 ans, mais en attendant elle subit les troubles de l'humeur de cette maman pas comme les autres, qu'elle admire, adore, et qui la terrorise quand elle devient "l'Autre"... Fanny ne voit plus ses parents, ceux-ci l'ayant rejetée en raison de sa liaison coupable avec un Allemand dont est née Marion. La fillette va néanmoins régulièrement chez ses grands-parents le dimanche et quand sa mère est hospitalisée. Elisa - la grand-tante douce, discrète, attentionnée - sert de médiateur. Marion guette avec appréhension les signes avant-coureurs des rechutes de sa mère : les insomnies, les accès mystiques, la chanson "Le temps des cerises" entonnée avec une voix d'homme. Les crises de Fanny deviennent de plus en plus fréquentes, de plus en plus graves. Marion grandit et son regard envers sa mère se fait plus sévère, moins indulgent, elle a de moins en moins envie de la retrouver après les hospitalisations. La méfiance s'installe entre la mère et la fille. Leurs relations deviennent féroces, atroces, éprouvantes pour la jeune fille qui n'aspire qu'à une vie paisible et ordonnée...Le roman, écrit à la deuxième personne du singulier, est immédiatement prenant. Souvent en huis-clos entre la mère et la fille, on est happé dans ce récit où les personnages sont décrits avec une acuité particulière, on n'en perd pas une ligne. Il est d'emblée question de l'ambivalence des sentiments de Marion à l'égard de sa mère, les mots "amour" et "effroi" sont des leitmotivs. C'est poignant, terrible, extrêmement émouvant... La mère malade agace et émeut, ce que doit subir la jeune Marion révolte, sa force est bouleversante.De cette auteur, j'ai aimé "Le Père de la Petite", mais pas "Jeux croisés"... Canel

Canel
31/01/16
 

J'étais très en colère contre l'auteure, au demeurant sympathique...car je trouvais son évocation de la PMD caricaturale; **** de Maladie Débile dit mon amie Florence Noiville dans Donation...on dit maintenant bipolaire, ça fait plus mode! je suis fascinée mais toujours déçue par les écrivains qui traitent de ce sujet: de l'extérieur; rares sont ceux qui ont fait comprendre le malade et son horrible souffrance....mais il est vrai que le désarroi des proches mérite d'être évoqué aussi. berthe

afbf
20/05/14
 

Marion vit avec sa maman Fanny. Fanny est atteinte d'une psychose maniaco-dépressive. Elle oscille entre des comportements "normaux" et des emportements de colère, des crises incontrôlables. Dans ces moments-là, sa voix et son attitude vis-à-vis de Marion changent et celle-ci en a peur. On suit Marion et Fanny, de la petite enfance de Marion jusqu'à ses 17/18 ans. Les crises, l'amour qui les lie, la haine aussi.Très belle histoire. Roman qui se lit très vite, on y entre facilement et on veut en connaître le dénouement. Belle écriture, à la fois simple et classique, parfois très moderne : rapide, phrases courtes, voire très courtes (un seul mot). Ma seule réserve est dans l'utilisation de la deuxième personne du singulier. Ce "tu" me gène : je le trouve trop accusateur, même si la culpabilité est un des thèmes du livre Yv

Lyvres
25/03/14
 

Dans le Paris d'après-guerre, Marion vit avec sa maman une relation fusionnelle mais qui imperceptiblement va se fissurer sous le poids trop lourd de la maladie et du secret. La maladie car sa mère Fanny souffre de psychose maniaco- dépressive qui de chute en rechute et de traitement de choc va, aux yeux de sa fille,lui faire perdre tout son aura. Le secret car Marion est le fruit de la relation coupable de sa mère avec un soldat allemand qui serait mort sur le front russe. Jamais sa mère ne lui donnera le nom de son père. Marion va grandir avec la peur de voir sa mère replonger dans la folie, scrutant les signes annonciateurs et reculant le plus possible le moment de demander de l'aide . Elle va grandir aussi avec le sentiment de culpabilité de ne pas réussir a protéger sa mère des électrochocs et le sentiment de la trahir, en trouvant refuge le temps de ses hospitalisations, chez ses grands parents qui l'ont rejetée. Peu a peu ses sentiments vont changés , passant de l'amour a la crainte pour finir par le rejet.Pas de jugement, l'auteur nous décrit avec justesse, tact et délicatesse l'évolution des rapports entre la mère et sa fille, des rapports rendus plus conflictuels du fait de la maladie . Pas de pathos, au contraire c'est un regard avec un certain recul, une vision empreinte de pudeur.Un livre touchant et émouvant mais jamais triste. Ma note 8/10. http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/

Zembla
08/12/13
 

Livre bouleversant dans lequel l'auteur fait ressortir toute la douleur de l'histoire vécue par Marion grâce à un style irréprochable. Entre sa filiation avec un Allemand et une mère souffrante de troubles maniaco-dépressifs, Marion part dans la vie avec un double-poids. Pourtant, grâce à cette mère, certes malade, mais aussi fascinante, elle va pendant longtemps vivre cette situation avec naturel. Sa maman est différente ? Et alors ! Son père est Allemand ? C'est exotique et en plus il est mort, ce qui rend son souvenir encore plus mythique.Marion est prisonnière de la folie de sa mère dont la "différence" la fascinait pourtant quand elle était enfant. Elle apprendra, au fil des évènements, combien l'amour ne peut pas toujours tout, notamment sauver sa mère de la maladie. Mais sa façon de lutter pour préserver sa mère, ses déchirements entre l'amour qu'elle lui voue et la nécessité de la trahir pour qu'elle soit soignée vous prennent à la gorge.Au-delà de cette relation mère-fille particulière, j'ai spécialement aimé le thème des racines et du secret, de la façon de vivre un état de fait qu'on ne peut changer, comme d'être née de père Allemand à la fin de la seconde guerre mondiale. Marion devra faire preuve de patience pour reconstituer les faits. Mais quelle est la part de vérité dans ce qu'elle entend ? En décodant l'histoire de sa mère, elle apprendra aussi à se construire.Ce livre est vraiment poignant, d'une beauté absolue et cruelle.

mycupoftea
30/12/12

J'ai eu du mal à me laisser emporter dans la première moitié, sans doute parce que le thème de la folie ne m'embarque pas, en général. J'avais déjà eu du mal avec Séraphine. Mais, dans la seconde partie, l'auteure se concentre davantage sur les sentiments éprouvés par l'entourage de la "malade", notamment sa fille chez qui se mélangent honte (du regard des autres), peur (des signes qui annonciateurs d'une crise prochaine) et culpabilité (de la dénoncer et de bien pire encore) envers sa mère. C'est un roman qui m'a plu même si la narration à la deuxième personne du singulier m'a vraiment gênée.

cocalight
21/04/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.14 kg

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