La femme des sables

ABE, KOBO

livre la femme des sables
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 23/04/92
LES NOTES :

à partir de
7,10 €

SYNOPSIS :

" La femme dormait parfaitement nue. Dans son champ visuel tout embrumé de pleurs, la femme apparaissait comme une ombre flottante. Elle dormait à même la natte, couchée sur le dos, et, à l'exception du seul visage, le corps entier tout découvert. Le bas-ventre était ferme, tendu, avec, de chaque côté, un pli étranglé; et la main gauche, si légèrement, y reposait. [...] Sur l'entière surface du corps, une couche de sable à fine texture posait, on eût dit, une tunique aussi fine et souple qu'une membrane. Noyant les détails, le sable détachait, en les forçant et en les magnifiant, les courbes où se révèle
et s'offre l'éternité de la femme. A s'y méprendre, sous son placage de sable, la Femme des sables, était, au regard, devenue Statue... Abé Kôbô. Heurs et malheurs d'un homme qui, parti à la recherche d'un insecte des sables, échoue dans un petit village perdu au fond des dunes. Commence alors un étrange cauchemar... La Femme des sables est incontestablement l'un des plus grands romans de la littérature japonaise contemporaine. Traduit dans le monde entier, il a été couronné, au Japon, par le prix Akutagawa (1962) et, en France, par le prix du Meilleur Livre étranger (1967). Texte intégral. "
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Aliénation et libération, enfermement et lutte, fluidité solide du sable.Désormais sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2014/05/25/note-de-lecture-la-femme-des-sables-abe-kobo/

Charybde2
25/05/14
 

Une histoire très étrange, peut-être l'histoire la plus étrange que j'ai jamais lue...Un homme, collectionneur d’insectes, arrive dans un village isolé près de la mer, un village tellement envahi par le sable que la plupart des maisons sont au fond d’un trou qui se remplit inexorablement de sable. L’homme accepte l’hospitalité dans l’une de ses maisons. Au cours de la nuit, il va découvrir l’étrange mode de vie des habitants du village. Et quand, le matin venu, il s’apprête à repartir, il découvre que l’échelle qui lui a permis de descendre au fond du trou a disparu. L’homme est prisonnier. Sa seule obsession désormais va être : comment sortir de ce piège ?Il y a peu de personnages, peu d’action, un décor minimaliste et pourtant dès les premières pages s’installe un suspense psychologique qui nous tient en haleine jusqu’à la fin du livre. Toute l’intrigue du roman repose sur cette question : l’homme va-t-il réussir à s’enfuir ? Comment ? L’histoire est vécue au travers des yeux du « prisonnier » et le lecteur assiste aux divers sentiments qui l’envahissent au fur et à mesure que le temps passe : colère, révolte, impuissance, frustration, attente. Et l’homme fait preuve de beaucoup d’ingéniosité pour sortir de son trou. Il essaie successivement la force, la ruse, la violence, l’adresse… Et, finalement, il découvre que la liberté n’est pas où il croyait.Mais le personnage principal de l’histoire, c’est le sable : anatomie du sable, physiologie du sable, psychanalyse du sable. Jamais on aura aussi bien parlé de cet élément minéral qui devient vivant sous la plume de Kôbô Abé. Tantôt le sable est décrit comme le meilleur ami de l’homme, et tantôt comme son pire ennemi. Mais le sable reste un élément magique et plein de mystères. Comme le temps qui passe.On peut voir une multitude d’interprétations dans cette histoire de la lutte d’un homme contre un élément. On peut y voir une métaphore de la condition humaine. On peut y lire une interrogation sur le sens de la vie : contre quoi nous battons-nous jour après jour et pourquoi ? On peut y découvrir un négatif de notre société de consommation : un lieu où le bonheur n’est plus lié à ce que l’on possède ou à ce que l’on fait, mais pourquoi on le fait. On peut y voir une cure analytique où un homme malade de sa névrose va vers sa guérison, tout en la refusant. Et c’est ce qui fait la beauté et l’intérêt de ce texte de se prêter à toutes les interprétations, et nous montrer que la vraie liberté n’est souvent pas là où nous la fantasmons.En conclusion : une histoire qui m’a profondément marquée.http://[http://]

Papiillon
31/08/10
 

Format

  • Hauteur : 16.50 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.17 kg

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