La fenetre panoramique - pavillons poche

YATES, RICHARD

livre la fenetre panoramique - pavillons poche
EDITEUR : ROBERT LAFFONT
DATE DE PARUTION : 01/03/05
LES NOTES :

à partir de
11,50 €
nos libraires ont adoré la fenetre panoramique - pavillons poche

SYNOPSIS :

Après Margaret Atwood, Mikhaïl Boulgakov, E. L. Doctorow et Pa Kin, deux grands auteurs anglo-saxons rejoignent la collection " Bibliothèque Pavillons " : Evelyn Waugh et Richard Yates. En janvier 2005, à l'occasion des soixante ans de la prestigieuse collection " Pavillons ", " Bibliothèque Pavillons " a vu le jour. Cette nouvelle collection en format poche et à prix " doux " se propose de rééditer certains ouvrages du fonds " Pavillons " devenus rares, voire introuvables. Considéré comme le père spirituel de Raymond Carver et d'André Dubus, Richard Yates n'est pas seulement le grand auteur de nouvelles que son recueil Onze Histoires de solitude a révélé au public français. C'est aussi un romancier qui, au fil de son oeuvre, a tracé un portrait doux-amer des États-Unis de la seconde moitié du XXe siècle, pendant à sa façon du célèbre Babbit de Sinclair Lewis, écrit en 1922. L'histoire
d'un couple ordinaire qui se persuade que la réussite est à portée de main... jusqu'à l'échec social et au drame. April et Frank Wheeler forment un jeune ménage américain comme il y en a tant : ils s'efforcent de voir la vie à travers la fenêtre panoramique du pavillon qu'ils ont fait construire dans la banlieue new-yorkaise. Frank prend chaque jour le train pour aller travailler à New York dans le service de publicité d'une grande entreprise de machines électroniques, mais, comme April, il se persuade qu'il est différent de tous ces petits-bourgeois au milieu desquels ils sont obligés de vivre. Certains qu'un jour, leur vie changera... Mais les années passent sans leur apporter les satisfactions d'orgueil qu'ils espéraient. S'aiment-ils vraiment ? Jouent-ils à s'aimer ? Se haïssent-ils sans se l'avouer ? Le jour où leur échec social devient évident, le drame va éclater.
Merci à l'adaptation cinématographique de "la Fenêtre panoramique", car elle a permis de remettre au goût du jour un roman extraordinaire, véritable plongée dans les méandres du couple, analyse sociale et psychologique d'une grande justesse, résolument d'actualité. Quelle finesse, quelle subtilité, quelle pertinence... Une plume efficace et lucide qui n'épargne rien ni personne, surtout pas les rêves, soumis au quotidien et à la frustration... A découvrir absolument!

marie-sophie (lille)
Merci à l'adaptation cinématographique de "la Fenêtre panoramique", car elle a permis de remettre au goût du jour un roman extraordinaire, véritable plongée dans les méandres du couple, analyse sociale et psychologique d'une grande justesse, résolument d'actualité. Quelle finesse, quelle subtilité, quelle pertinence... Une plume efficace et lucide qui n'épargne rien ni personne, surtout pas les rêves, soumis au quotidien et à la frustration... A découvrir absolument!
Shirley ,
Librairie
(Roubaix)
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L'échec du rêve américain Ce roman est sans doute l’un des plus marquant de la littérature américaine du XXe siècle. Paru en 1961, « Revolutionary Road », en faisant voler en éclats les tabous de l’époque, fit l’effet d’une bombe dans le milieu littéraire américain et Richard Yates fut immédiatement hissé au rang d’écrivain-culte par ses pairs. Mêlant habilement gravité et ironie, avec une profondeur et une liberté de ton assez déconcertantes, il rend le destin de ce couple particulièrement passionnant. A travers cette peinture d’une classe moyenne aux prises avec ses rêves petits-bourgeois, il a su mieux que quiconque décrire les affres d’un quotidien bâti sur les ruines du rêve américain, signant ainsi un roman puissant qui influencera d’autres grands noms de la littérature américaine tel le grand nouvelliste Raymond Carver.

La fenêtre panoramique est le reflet du miroir que Richard Yates pose sur la société américaine de l'après-guerre. Il nous livre une société pétrie d'idéaux et de conformisme, où les rêves les plus fous semblent embourbés dans un quotidien propret et gentillet, où l'on fait semblant, où l'on se dit amis, où l'on se reçoit pour mieux se critiquer ensuite. C'est ainsi que les Wheeler apparaissent régulièrement comme supérieurs aux autres, du moins le pensent-ils... Et même leurs proches voisins, que l'on pourrait qualifier d'amis, à qui ils confient régulièrement leurs enfants, en font les frais.Si Franck m'a régulièrement agacé, avec ses manière d'homme supérieur se prenant pour plus intelligent qu'il ne l'ai réellement, April, elle, m'a beaucoup interpellée. On ne la suit quasiment qu'à travers les yeux de son mari, de ses voisins, et la seule période où elle devient l'héroïne centrale du roman arrive à la fin. April, qui semble épanouie dans sa vie de femme au foyer, m'est finalement apparu au fil des pages comme une femme ne sachant éprouver aucune émotion, retranchée derrière des illusions, retranchée derrière la fenêtre panoramique de sa maison, rêvant d'une autre vie, allant même jusqu'à la proposer et à commencer à la mettre en place, jusqu'à ce que les conventions de la société ne la rattrapent... Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
28/02/11
 

Les Wheeler, Frank et April, sont un couple de la classe moyenne américaine apparemment bien ordinaire : lui travaille au siège social d'une grosse entreprise, elle est au foyer. Ils ont deux enfants, possèdent une jolie maison dans une banlieue résidentielle. En réalité, leur couple va mal et ils ne parviennent pas à s'épanouir. Tous deux sont persuadés d'être bien au-dessus des gens qu'ils fréquentent, et de mériter une vie meilleure. April subit une déception cuisante lorsque la pièce de théâtre amateur dans laquelle elle tenait le rôle-phare s'avère être un fiasco. Son mari, ses voisins et amis sont témoins de cette déconfiture. Sa vie de ménagère ne la satisfait pas; quant au travail de son mari, il ne correspond ni aux goûts et aux capacités de ce dernier, aux ambitions qu'elle a pour lui. Elle a toujours pensé que Frank était un être à part, et que son génie ne demandait qu'à se révéler. Elle lui propose alors de changer de vie, de partir pour l'Europe, et de trouver un travail bien rémunéré pour lui permettre de prendre le temps de trouver sa voie. Flatté dans son narcissisme, il accepte. Commence pour le couple une période exaltante : ils font des projets, s'enthousiasment... Cependant, mis au pied du mur, Frank Wheeler n'est peut-être pas l'être brillant à l'esprit aventureux que sa femme idéalise...

Schlabaya
19/08/10

Une vie douce-amère Un chef d’œuvre de la littérature américaine du 20e et un auteur à redécouvrir ! Sam Mendès en a fait un film fidèle à l’ambiance du roman : les « Noces rebelles ». Mais le livre dissèque à merveille les difficultés d’un couple vu dans le prisme de ses aspirations, de ses frustrations et de ses incompréhensions. Il y est aussi question de la société à domination masculine des années cinquante, où la femme, entre ménagère et mère, peine à se faire une place. April Wheeler rappellera au lecteur le personnage de la mère dans le film primé à Cannes cette année « Tree of life », entre innocence légère et morosité morbide. En effet, sous l'apparence paisible d'une vie de petits-bourgeois, plane le désespoir et la vacuité des vies, la difficulté à cerner ses désirs, mais surtout l’impossibilité à vivre ses ambitions. Et, comme souvent, derrière l'ordinaire se cache un drame : l’hystérie, la folie, la mort. La précision quasi-douloureuse des affects de chaque personnage rapproche ce roman des plus grands : « Tendre est la nuit » d’Hemingway, et « Une vie » de Maupassant. A lire sans amertume…

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

- - - Attention, encore une quatrième de couverture trop bavarde ! Banlieue new-yorkaise, milieu des années 1950. Frank et April ont la trentaine, une belle maison, deux enfants de quatre et six ans. Tout leur sourit ? pas vraiment. Le couple traverse une crise conjugale et existentielle : querelles et paroles blessantes sont fréquentes entre eux. Dégoûtés par leur vie étriquée, ils ont besoin de se croire moins médiocres que leurs voisins et amis, se persuadent de leur supériorité. La promesse d'un avenir plus glorieux se profile lorsque April suggère à Frank de changer de vie, de s'exiler tous les quatre.Après un début laborieux, j'ai fini par entrer dans ce roman au bout de 300 pages (sur 500) et par l'apprécier. Il faut dire que l'atmosphère du récit n'est guère engageante : mésentente conjugale, considérations sur un travail ennuyeux, sentiment de médiocrité et de vie gâchée, rencontres pesantes avec des voisins… Tout est bien sombre, avec en sus, deux protagonistes antipathiques, suffisants, aigris, trop préoccupés de l'image qu'ils donnent. Richard Yates dresse là un tableau pessimiste, sans complaisance, mais finalement très intéressant de la classe moyenne américaine de l'après-guerre. Il explore parfaitement le désenchantement et l'ennui d'une femme au foyer enchaînée par ses maternités, la lâcheté d'un homme veule et la déliquescence d'un couple où chacun tire la couverture à soi… Canel

Canel
18/01/14
 

April et Frank Wheeler forment un jeune ménage américain comme il y en a tant : ils s'efforcent de voir la vie à travers la fenêtre panoramique du pavillon qu'ils ont fait construire dans la banlieue new-yorkaise. Frank prend chaque jour le train pour aller travailler à New York dans le service de publicité d'une grande entreprise de machines électroniques mais, comme April, il se persuade qu'il est différent de tous ces petits-bourgeois au milieu desquels ils sont obligés de vivre, certains qu'un jour, leur vie changera... Pourtant les années passent sans leur apporter les satisfactions d'orgueil qu'ils espéraient. S'aiment-ils vraiment ? Jouent-ils à s'aimer ? Se haïssent-ils sans se l'avouer ?... Quand leur échec social devient évident, le drame éclate. pendant la première partie du roman, où Yates pose le décors, j'ai eu l'impression de m'enliser dans le mal-être de ce couple, leur amertume, leur orgueil mal placé. J'ai connu des moments de doute, d'ennui par la suite, mais j'ai été fascinée par la vacuité de leurs discours désespérés pour se prouver à eux-mêmes qu'ils pouvaient exister, être et surtout prouver qu'ils sont supérieur aux autres. L'impression qui est la plus forte c'est que ces gens, Frank et April mais aussi les personnages sont en représentation permanente. Et la scène d'ouverture, la représentation catastrophique d'une pièce de théâtre où joue April semble être la métaphore du désastre à venir. Et le plus terrible, c'est que cette représentation n'est pas uniquement pour les autres, mais aussi - et peut-être surtout - pour soi-même. Ce jeu pousse alors certains personnages dans des schémas de comportement et des actions dont ils s'aperçoivent par la suite qu'ils vont à l'encontre de leurs intérêts. Corolaire de cette représentation, la capacité des individus à fuir la réalité, couper son sonotone en somme comme le vieux Mr Givings. Le seul qui ose la vérité, ose la parole, c'est John, fils "aliéné" des Givings, révélateur des mensonges et des lâchetés.Jusqu'à la presque fin du roman, je me suis fait la réflexion que c'était un roman d'hommes: les narrateurs sont tous des hommes, mis à part une ou deux petites incursions dans les pensées de Mrs Givings. Et c'est peut-être aussi parce que c'est un monde d'hommes. Un monde que les femmes doivent, paradoxalement assumer, alors même qu'elles n'ont presque jamais voix au chapitre.Yates réussit, par une écriture certes datée (et peut-être aussi à cause d'une traduction parfois "aléatoire"), à nous faire pénétrer cet univers si particulier, ces personnages si pathétiques dans leurs douleurs, leurs illusions. Je le disais en ce début de ce billet (très long, j'espère que vous n'êtes pas totalement lachés), Yates a réussi à me sentir couler dans l'atmosphère étrange et délétère de son roman, il m'a attachée malgré tout à ses personnages, et je n'ai pas pu poser ce roman pour les 3ème et 4ème parties, en dépit de passages un peu longuets parfois.Ce ne fut pas une lecture facile, je ne dirais pas qu'elle fut plaisante ou agréable, mais je ne peux que saluer le talent de l'auteur.

Choupchoup
09/04/13
 

Seconde moitié du XX° siècle, petite banlieue proprette des Etats-Unis. Les Wheeler sont un couple caractéristique, Frank prend chaque jour son train pour New-York, se rend à un travail pour lequel il affiche un profond désintérêt. April s'occupe de la maison et des deux enfants, ils fréquentent les voisins. La participation d'April à une pièce de théâtre locale va faire exploser la routine dans laquelle ils s'enlisaient. Mais sont-ils vraiment prêts tous deux à changer ?...La réponse est négative, et j'ai rarement lu plus juste dissection d'un couple. April et Frank sont extrêmement attachants, le décorticage de chacune de leurs pensées ne cesse de nous faire mesurer le gouffre qui les sépare, c'est un roman d'empathie totale. Les personnages secondaires sont tout aussi réussis, on a cette impression d'affolement latent couvert par une chape d'apparente maîtrise de soi. Sylvie Sagnes

SagnesSy
06/07/12
 

Une vie douce-amère Un chef d’œuvre de la littérature américaine du 20e et un auteur à redécouvrir ! Sam Mendès en a fait un film fidèle à l’ambiance du roman : les « Noces rebelles ». Mais le livre dissèque à merveille les difficultés d’un couple vu dans le prisme de ses aspirations, de ses frustrations et de ses incompréhensions. Il y est aussi question de la société à domination masculine des années cinquante, où la femme, entre ménagère et mère, peine à se faire une place. April Wheeler rappellera au lecteur le personnage de la mère dans le film primé à Cannes cette année « Tree of life », entre innocence légère et morosité morbide. En effet, sous l'apparence paisible d'une vie de petits-bourgeois, plane le désespoir et la vacuité des vies, la difficulté à cerner ses désirs, mais surtout l’impossibilité à vivre ses ambitions. Et, comme souvent, derrière l'ordinaire se cache un drame : l’hystérie, la folie, la mort. La précision quasi-douloureuse des affects de chaque personnage rapproche ce roman des plus grands : « Tendre est la nuit » d’Hemingway, et « Une vie » de Maupassant. A lire sans amertume…

Format

  • Hauteur : 18.20 cm
  • Largeur : 12.30 cm
  • Poids : 0.35 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : ROBERT LATOUR

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