La ferme africaine

BLIXEN, KAREN

livre la ferme africaine
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 09/11/06
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

« Quand le souffle passait en sifflant au-dessus de ma tête, c'était le vent dans les grands arbres de la forêt, et non la pluie. Quand il rasait le sol, c'était le vent dans les buissons et les hautes herbes, mais ce n'était pas la pluie. Quand il bruissait et chuintait à hauteur d'homme, c'était le vent dans les champs de maïs. Il possédait si bien les sonorités de la pluie que l'on se faisait abuser sans cesse, cependant, on l'écoutait avec un plaisir certain,
comme si un spectacle tant attendu apparaissait enfin sur la scène. Et ce n'était toujours pas la pluie. Mais lorsque la terre répondait à l'unisson d'un rugissement profond, luxuriant et croissant, lorsque le monde entier chantait autour de moi dans toutes les directions, au-dessus et au-dessous de moi, alors c'était bien la pluie. C'était comme de retrouver la mer après en avoir été longtemps privé, comme l'étreinte d'un amant. » (trad. Alain Gnaedig.)
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Voici donc le livre qui a inspiré à Sydney Pollack son superbe film « Out of Africa ». Or, l’adaptation cinématographique a totalement faussé les perspectives dans lesquelles la danoise Karen Blixen a rédigé en 1937 son récit autobiographique. L’histoire est pourtant bien la même : Karen évoque les dix-sept années qu’elle a passé au Kenya, entre 1914 et 1931, dans sa ferme de culture du café. Mais, contrairement à ce que laisse supposer le film, le plus grand amour de Karen n’est pas Denys Finch Hatton, l’aviateur, évoqué de façon très allusive dans le livre. Non, son grand et véritable amour, c’est l’Afrique. Le cœur de Karen bat pour les splendeurs ocres du continent africain et la noblesse de ses habitants. Pour preuve, les denses descriptions et la prose poétique de ces curieuses « notes d’une émigrante ». Car il ne s’agit pas d’un roman mais plutôt d’une sorte de carnet d’impressions et de souvenirs, divisé en courts chapitres (le tout paraît parfois un peu décousus d’ailleurs) qui nous plongent profondément dans l’âme africaine. Tout en dévidant ses souvenirs, Karen Blixen est parvenue à dépasser l’anecdote pour consigner bien plus qu’un simple témoignage ; un véritable travail d’ethnographe. Il y a l’exotisme de l’immense plantation, la vie sauvage au pied des montagnes, les safaris, les sortilèges de la brousse, les rituels ancestraux, la magie silencieuse du monde animal et, surtout, toutes ces pages où la danoise hyper-cultivée dévoile les secrets de l’âme noire. Karen dépeint sa vie au Kenya et met en avant sa découverte de la véritable nature, celle des lieux comme celle des hommes.À la lecture de La ferme africaine, on est frappé par la retenue de Karen Blixen qui réussit le tour de force d’évoquer son expérience, ses réflexions, ses sentiments, sans se placer au centre du texte. Karen Blixen est la voix (authentique, sensible, et personnelle) qui révèle l’Afrique. Ce livre n’en reste pas moins pour autant un merveilleux portrait de femme. Une femme libre, forte, indépendante, cultivée, ouverte, tolérante, passionnée, terriblement moderne. Une femme au regard à la fois aigu et sensible, à l’écriture élégante et au style poétique, qui nous livre une lente, mélodieuse et magnifique mélopée dédiée à l’Afrique ; un hymne nostalgique à un bonheur perdu.

Kara
15/12/14
 

Ce livre est intéressant dans le sens où il nous renseigne sur une époque. Le contexte africain est prenant car Blixen a un sens aigu de la description vivante. Son œil tendre et son âme passionnée nous touche au cœur. Ces petites histoires nous attachent rapidement aux personnages qui gravitent autour de la ferme, qu’ils soient africains ou colons. Blixen a une jolie plume, agrémentée d’une culture solide qu’elle distille subtilement. Le lecteur est transporté dès les premières (très belles) pages et le dépaysement est garanti. En revanche je n’ai pas trop apprécié la seconde partie (« Notes d’une émigrante ») qui fait l’effet d’un cheveu sur la soupe et où l’auteur se laisse parfois aller à pontifier. La dernière partie est émouvante, en particulier le passage se référant à l’enterrement d’un de ses proches amis. J’avais gardé un souvenir différent de l’adaptation en film (qui est plus romanesque) mais, globalement, j’ai été charmée tant par la forme que par le fond.

mycupoftea
05/09/12
 

Que dire de plus...? Personnellement j' ai beaucoup aimé ce livre. Certaines anecdotes et réflexions peuvent parfois paraître daté, honteuse. C'est à lire dans l'esprit du temps, c'est alors une très belle description d'un monde et d 'une époque. J' ai voyagé à la fois dans le temps et l'espace. L'écriture est très belle pleine de sensibilité et d'amour. Je me suis tout de même interrompue au milieu pour en apprendre un peu plus sur la vie de Karen Blixen. J'aurais du le faire auparavant, cela n'a fait qu'enrichir ma lecture.

Lacazavent
30/10/11
 

J'ai tout d'abord vu le magnifique film de Sydney Pollack, avec ses paysages grandioses et ça m'a donné envie de lire le livre ! Verdict : je suis ravie et enchanté de ce voyage au Kenya !Tout d'abord, surprise par le style de l'auteur, celui-ci m'a ensuite conquise par sa complexité mais en même temps par une certaine musicalité. On pourrait en faire une partition de musique, dont le décor serait cette Afrique, que l'auteur a connut et tant aimé et qu'elle fut contrainte de quitter.

feedoll
18/09/11
 

C'est un livre que j'ai lu et relu, bien avant la sortie du film "Out of Africa", un livre magnifique écrit par une femme qui a choisi de gagner sa liberté, malgré les convenances, malgré l'opposition de sa famille, malgré l'échec annoncé de cette culture du café, une femme qui a profondément aimé sa terre africaine et ses habitants. J'ai souvent ri et beaucoup pleuré en lisant ces lignes et entre les lignes... Le destin incroyable de cette femme qui va quitter le Danemark pour aller vers l'inconnu et qui à l'instant où elle posera le pied sur le quai de la gare de Mombasa verra sa perception du monde bouleversée. Son déchirement quand elle devra quitter sa terre, et laisser derrière elle tout ce qu'elle a construit, cet amour de cette terre africaine qui transparaît dans chacune de ses pages, font de ce livre un voyage vers une Afrique rêvée à jamais disparue.Si vous avez aimé ce livre, vous pouvez poursuivre ce voyage à travers la correspondance de Karen Blixen "Lettres d'Afrique". Quant au film, je trouve qu'il n'a pas grand chose à voir avec ce livre, il faut je pense le prendre comme une histoire indépendante de ce texte.

Ikebukuro
23/04/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.26 kg