La ferme africaine

BLIXEN, KAREN

livre la ferme africaine
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 05/05/05
LES NOTES :

à partir de
25,00 €

SYNOPSIS :

« Quand le souffle passait en sifflant au-dessus de ma tête, c'était le vent dans les grands arbres de la forêt, et non la pluie. Quand il rasait le sol, c'était le vent dans les buissons et les hautes herbes, mais ce n'était pas la pluie. Quand il bruissait et chuintait à hauteur d'homme, c'était le vent dans les champs de maïs. Il possédait si bien les sonorités de la pluie que l'on se faisait abuser sans cesse, cependant, on l'écoutait avec un plaisir certain,
comme si un spectacle tant attendu apparaissait enfin sur la scène. Et ce n'était toujours pas la pluie. Mais lorsque la terre répondait à l'unisson d'un rugissement profond, luxuriant et croissant, lorsque le monde entier chantait autour de moi dans toutes les directions, au-dessus et au-dessous de moi, alors c'était bien la pluie. C'était comme de retrouver la mer après en avoir été longtemps privé, comme l'étreinte d'un amant. » (trad. Alain Gnaedig.)
11 personnes en parlent

Plus qu'un récit autobiographique, "La ferme africaine" est une compilation de souvenirs liés au temps où l'auteur exploitait une plantation de café dans le Kenya, non loin de Nairobi. Durant dix-sept années, Karen Blixen s'est efforcée de faire prospérer sa ferme dont dépendaient de nombreux indigènes. Conquise par l'Afrique et par ses habitants, elle a véritablement cherché à connaître et à comprendre ceux-ci. Les Africains, estimaient-elle, vivaient véritablement en harmonie avec leur environnement, et c'est ce qu'elle s'est également efforcée de faire. Sans remettre en cause la réalité du colonialisme, elle portait cependant un regard critique sur le comportement des autres Occidentaux à l'égard des Africains, et l'incompréhension de ceux-ci à leur égard. L'intérêt sincère que portait l'auteur aux différentes ethnies qu'elle était amenée à fréquenter lui a valu de devoir jouer le rôle ingrat de "serpent d'airain" , qui consistait à arbitrer les fréquents conflits divisant les indigènes, selon la conception africaine de la justice, très éloignée de la nôtre. En outre, elle faisait également office de médecin de secours...

Schlabaya
17/08/10

«J'ai possédé une ferme en Afrique, au pied du Ngong.»Voici donc le livre qui a inspiré à Sydney Pollack son superbe film "Out of Africa". Mais l'adaptation cinématographique a totalement faussé les perspectives dans lesquelles la danoise Karen Blixen rédigea en 1937 son récit autobiographique. L'histoire est pourtant bien la même : Karen évoque les dix-sept années qu'elle passa au Kenya, entre 1914 et 1931, dans sa ferme de culture du café. Mais, contrairement à ce que laisse supposer le film, le plus grand amour de Karen n'est pas Denys Finch Hatton, le chasseur, évoqué de façon très allusive dans le livre. Non, son grand et véritable amour, c'est l'Afrique. Le coeur de Karen bat pour les splendeurs ocres du continent africain et la noblesse de ses habitants. Pour preuve, les denses descriptions et la prose poétique de ces curieuses "notes d'une émigrante". Car il ne s'agit pas d'un roman mais plutôt d'une sorte de carnet d'impressions et de souvenirs, divisé en courts chapitres (le tout paraît parfois un peu décousus d'ailleurs) qui nous plongent profondément dans l'âme africaine. Tout en dévidant ses souvenirs, Karen Blixen est parvenue à dépasser l'anecdote pour consigner bien plus qu'un simple témoignage ; un véritable travail d'ethnographe. Il y a l'exotisme de l'immense plantation, la vie sauvage au pied des montagnes, les safaris, les sortilèges de la brousse, les rituels ancestraux, la magie silencieuse du monde animal et, surtout, toutes ces pages où la danoise hypercultivée dévoile les secrets de l'âme noire. Karen dépeint sa vie au Kenya et met en avant sa découverte de la véritable nature, celle des lieux comme celle des hommes.À la lecture de La ferme africaine, on est frappé par la retenue de Karen Blixen qui réussit le tour de force d'évoquer son expérience, ses réflexions, ses sentiments, sans se placer au centre du texte. Karen Blixen est la voix (authentique, sensible, et personnelle) qui révèle l'Afrique. Ce livre n'en reste pas moins pour autant un merveilleux portrait de femme. Une femme libre, forte, indépendante, cultivée, ouverte, tolérante, passionnée, terriblement moderne. Une femme au regard à la fois aigu et sensible, à l'écriture élégante et au style poétique, qui nous livre une lente, mélodieuse et magnifique mélopée dédiée à l'Afrique. Un hymne nostalgique à un bonheur perdu : «Lorsque mon cœur évoque l’Afrique je revois les girafes au clair de lune, les champs labourés, les faces luisantes de sueur pendant la cueillette du café. L’Afrique se souvient-elle encore de moi ? Est-ce que l’air vibre sur la plaine en reflétant une couleur que je portais ? Mon nom intervient-il encore dans les jeux des enfants ? La pleine lune jette-t-elle sur le gravier de l’allée une ombre qui ressemble à la mienne ? Les aigles du Ngong me cherchent-ils parfois ?»

Kara
14/01/09
 

Difficile de ne pas attribuer les traits de Merryl Streep à Karen Blixen. Le film est vraiment inoubliable. J'ai aimé les deux. Le film et le livre. Ce qui est rare je dois le reconnaître ! Une Afrique encore coloniale, beaucoup de nostalgie, d'intelligence et de finesse dans l'évocation. Et surtout, un véritable amour pour ce pays si loin du Danemark de la Baronne.Consultez le commentaire complet sur www.mondalire.com

un flyer
28/10/08

Que dire de plus...?Personnellement j' ai beaucoup aimé ce livre. Certaines anecdotes et réflexions peuvent parfois paraître daté, honteuse. C'est à lire dans l'esprit du temps, c'est alors une très belle description d'un monde et d 'une époque. J' ai voyagé à la fois dans le temps et l'espace. L'écriture est très belle pleine de sensibilité et d'amour. Je me suis tout de même interrompue au milieu pour en apprendre un peu plus sur la vie de Karen Blixen. J'aurais du le faire auparavant, cela n'a fait qu'enrichir ma lecture.

Lacazavent
24/05/13
 

Les paysage de savane africaine, le Kilimandjaro en arrière plan, Meryl Streep et Robert Redford au premier plan… Vous les voyez ces images de Out of Africa ? Je gardais un excellent souvenir de ce film, et depuis longtemps je souhaitais lire le roman dont est tiré film : La ferme africaine.Et bien, je crois que je suis passée un peu à côté de cette lecture, car je dois l’avouer, je me suis un peu ennuyée.L’histoire se passe au début du XIXème siècle et raconte la vie d’une aristocrate danoise installée au Kenya, où elle s’est mariée. Histoire d’amour entre deux personnes, de fascination pour le pays et l’Afrique, ses paysages, ses autochtones, sa faune et sa flore.Il est indéniable que Karen Blixen a un vrai talent pour nous faire découvrir les paysages grandioses du Kenya à travers sa plume. La femme est passionnée par l’Afrique, éprouve comme une attirance naturelle envers ces lieux, et cela se ressent à ses mots. C’est est presque communicatif.Le récit possède un parfum de nostalgie quant à ces événements qu’elle a vécus en Afrique, mais également sur le continent européen. Une nostalgie que l’on retrouve lorsqu’elle parle de son amour perdu : Denys Finch Halton, mort dans un accident d’avion. A cet égard, j’ai été amusée de remarquer que finalement, cette histoire n’apparaît qu’en arrière plan du roman, tandis que Sydney Pollack en a fait son trait principal dans Out of Africa.Dans ce roman, il est aussi question de l’amour que Karen Blixen porte aux indigènes. Et là, je dois avouer que j’ai été quelque peu gênée. Parce que oui, il ne fait pas de doute qu’elle avait énormément de tendresse pour ce peuple qu’elle apprit à découvrir. Et justement, c’est là qu’est le problème. J’ai eu le sentiment d’un… trop plein de bons sentiments envers ces gens, mais surtout qu’elle en parlait parfois comme s’ils étaient tous des enfants et qu’elle se sentait l’obligation de les materner. J’ai regretté cela, car je trouve que ça enlève un peu de l’humanité que l’auteure voudrait communiquer dans son oeuvre.Une autre chose que je n’ai pas vraiment apprécié dans ce roman, c’est l’absence de chronologie du récit. En effet, l’auteure passe d’un événement à l’autre, parfois sans lien entre eux. Généralement, cela ne me dérange pas, et j’arrive facilement à me détacher d’un processus chronologique. Mais là, j’ai trouvé que cela faisait parfois fouillis, comme si elle nous racontait la première chose qui lui passait par la tête. Et pour le coup, cela se reflète dans les descriptions de vie et de paysage, les rendant parfois ennuyeuses, aussi belles soient-elles. Et surtout, j’ai eu à plusieurs reprises le sentiment de décrocher de l’histoire, et il m’a parfois fallu un petit temps afin de reprendre réellement le fil des événements.En refermant le livre, j’étais contente d’avoir découvert cette Afrique, car Karen Blixen nous offre de belles descriptions, mais je suis beaucoup plus mitigée quant à l’histoire en elle-même, me procurant plus d’ennui qu’autre chose, au final.Bref, je préfère largement le film, même si en réalité il n’évoque qu’un seul événement du livre.

Nelcie
13/07/16
 

Laissez-vous emporter au pays des paysages infinis, de la terre rouge, des amours aussi purs que le ciel bleu d'Afrique... Magnifique, un de mes romans préférés.

Loudev
22/06/13
 

"J'ai possédé une ferme en Afrique, au pied du Ngong". Ainsi commence le récit de Karen BLIXEN qui a passé une partie de sa vie au Kenya, à la tête d'une plantation de café. Ses chroniques autobiographiques décrivent un continent, un pays, content par le menu les petites anecdotes ou les grands évènements qui rythmaient sa vie et celle de ses "gens" dans des paysages de rêve, sur une terre dont elle aimait le peuple, les légendes, les traditions.Ne cherchez pas l'histoire d'amour du film Out of Africa. Le mari de Karen est très peu présent et si Denys Finch Hatton, Robert Redford au cinéma, est plus souvent évoqué, ce n'est que comme un ami très cher. Ceci dit, je me trompe, il s'agit tout de même d'une histoire d'amour...mais pour l'Afrique. Dans chaque phrase de Karen BLIXEN, on découvre sa passion immense, son respect pour sa terre d'accueil. Le ton est juste, l'écriture poétique, nostalgique parfois, empreinte d'une grande sensibilité. Imprégnée de culture africaine, la maîtresse des lieux s'intéresse à tout ce qui touche les tribus indigènes, sans émettre de jugement, sans condescendance. Un récit magnifique qui a gardé sa modernité et dont on ressort les yeux pleins de paysages merveilleux. A lire absolument.

un flyer
15/10/12

Ce livre est intéressant dans le sens où il nous renseigne sur une époque. Le contexte africain est prenant car Blixen a un sens aigu de la description vivante. Son œil tendre et son âme passionnée nous touche au cœur. Ces petites histoires nous attachent rapidement aux personnages qui gravitent autour de la ferme, qu’ils soient africains ou colons. Blixen a une jolie plume, agrémentée d’une culture solide qu’elle distille subtilement. Le lecteur est transporté dès les premières (très belles) pages et le dépaysement est garanti. En revanche je n’ai pas trop apprécié la seconde partie (« Notes d’une émigrante ») qui fait l’effet d’un cheveu sur la soupe et où l’auteur se laisse parfois aller à pontifier. La dernière partie est émouvante, en particulier le passage se référant à l’enterrement d’un de ses proches amis. J’avais gardé un souvenir différent de l’adaptation en film (qui est plus romanesque) mais, globalement, j’ai été charmée tant par la forme que par le fond.

mycupoftea
05/09/12
 

« Peu à peu on se laisse gagner par le calme de cette nature. Quand, avec le recul des années, je songe à ma vie en Afrique, je me rends compte combien j’ai été favorisée d’avoir pu mener une vie libre et humaine sur une terre paisible, après avoir connu le bruit et l’inquiétude du monde. »Plus qu’un roman ce livre est un recueil de souvenirs sans ordre précis, ni repères temporels. Plus qu’un livre, je l’ai vu comme une grande fresque, une peinture. Car Karen Blixen peint l’Afrique telle qu’elle l’a vécue ; une Afrique ancrée en elle. Une Afrique personnage de roman à part entière, au même rang que ses habitants, celles et ceux qui l’ont servie avec dévouement et pour lesquels elle a un attachement et un amour profonds.« La découverte de l’âme noire fut pour moi un évènement, quelque chose comme la découverte de l’Amérique pour Christophe Colomb, tout l’horizon de ma vie s’en est trouvé élargi. »La nature est intiment liée aux hommes qui peuplent cette terre. Elle a envouté Karen Blixen, qui par ses mots nous montre tout l’émerveillement qu’elle porte à la faune et à l’espace qui l’entoure.« Aucun animal ne peut être plus silencieux qu’un animal sauvage. »« Les années qui virent Lullu et ses descendants fréquenter ma maison furent parmi les plus heureuses de ma vie. J’en étais arrivée à voir, dans mes relations avec les antilopes de la brousse, le signe de l’amitié et de la bienveillance, le don de l’Afrique. »« En Afrique toute une vie animale semble s’éveiller dès le coucher du soleil ; l’espace se peuple alors mystérieusement. » « La forêt vierge est une région mystérieuse. Vous avez l’impression de pénétrer dans un fond de vieilles tapisseries dont les tons fanés ou assombris par l’âge offrent une infinie variété de nuances. »« On découvre les paysages les plus étonnants quand on survole les montagnes africaines. Mais ce sont peut-être les jeux de lumière entre les nuages qui réservent la surprise la plus merveilleuse. On traverse les arcs- en- ciel et les tempêtes vous emportent dans leurs remous. »Sur le fond, je ne peux rien en dire de plus sans ôter le plaisir de la découverte, gâcher le voyage .Oui, il s’agit d’un voyage dans le temps et surtout dans les grands espaces, non encore pollués par des touristes pressés, et où les animaux étaient encore maîtres chez eux.Sur la forme, 3 parties constituent cet ouvrage. La seconde intitulée " notes d’une émigrante »" est venue perturber ma lecture, le rythme de la narration. J’ai perçu ces notes comme une intrusion inopinée, superflue et même redondante par moment, dont je me suis affranchie assez vite pour retrouver la dernière partie et le plaisir de lecture avec.L’écriture est celle d’une autre époque, avec des termes qui peuvent choquer les âmes sensibles " droits de l’hommistes". Ils sont ceux de l’époque, d’une certaine époque…Ils n’ont aucun caractère discriminatoire (mot à la mode de nos jour). Karen Blixen aimé les Kikuyu, les Masaï ; elle les a protégés jusqu’à son dernier jour.Le rythme de livre est celui de l’Afrique : lent, nonchalant .Le volume réduit des chapitres, et son nombre élevé donne une alternative salutaire au rythme. Les africains ont un rapport au temps qui leur est propre, et, Karen Blixen l’a très bien transcrit par le style et les mots.« Les Noirs ont pour la grande vitesse que nous éprouvons pour le vacarme. Ils savent jouir de la durée. Jamais l’idée de la réduire ou de tuer le temps ne leur viendra ; plus il leur est donné d’en jouir et plus ils sont satisfaits. »Enfin, je ne peux m’empêcher de parler du film dont Sidney Pollack a tiré de ce livre. Je l’ai vu, à de nombreuses reprises. Même s’il n’est pas totalement fidèle aux mots de Karen Blixen (certains faits sont escamotés, certains personnages sont inexistants, et d’autres plus présents), le film me laisse un souvenir impérissable ; la magie des images, bien qu’il ait un peu vieilli, le choix des musiques, le regard de Robert Redford, sont, à mes yeux nettement supérieurs au livre qui ne rend pas de la même façon. Il n’empêche, cette lecture aura été un excellent moment. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
10/11/11
 

J'ai tout d'abord vu le magnifique film de Sydney Pollack, avec ses paysages grandioses et ça m'a donné envie de lire le livre ! Verdict : je suis ravie et enchanté de ce voyage au Kenya !Tout d'abord, surprise par le style de l'auteur, celui-ci m'a ensuite conquise par sa complexité mais en même temps par une certaine musicalité. On pourrait en faire une partition de musique, dont le décor serait cette Afrique, que l'auteur a connut et tant aimé et qu'elle fut contrainte de quitter.

feedoll
18/09/11
 

C'est un livre que j'ai lu et relu, bien avant la sortie du film "Out of Africa", un livre magnifique écrit par une femme qui a choisi de gagner sa liberté, malgré les convenances, malgré l'opposition de sa famille, malgré l'échec annoncé de cette culture du café, une femme qui a profondément aimé sa terre africaine et ses habitants. J'ai souvent ri et beaucoup pleuré en lisant ces lignes et entre les lignes... Le destin incroyable de cette femme qui va quitter le Danemark pour aller vers l'inconnu et qui à l'instant où elle posera le pied sur le quai de la gare de Mombasa verra sa perception du monde bouleversée. Son déchirement quand elle devra quitter sa terre, et laisser derrière elle tout ce qu'elle a construit, cet amour de cette terre africaine qui transparaît dans chacune de ses pages, font de ce livre un voyage vers une Afrique rêvée à jamais disparue.Si vous avez aimé ce livre, vous pouvez poursuivre ce voyage à travers la correspondance de Karen Blixen "Lettres d'Afrique". Quant au film, je trouve qu'il n'a pas grand chose à voir avec ce livre, il faut je pense le prendre comme une histoire indépendante de ce texte.

Ikebukuro
23/04/11
 

Format

  • Hauteur : 20.40 cm
  • Largeur : 14.30 cm
  • Poids : 0.42 kg
  • Langage original : DANOIS

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