La ferme des animaux

ORWELL, GEORGE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 04/01/84
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SYNOPSIS :

Dans la ferme du Manoir, les animaux s'assemblent autour d'un vieux verrat agonisant, Sage l'Ancien, qui les exhorte à la rébellion contre l'homme, leur exploiteur. Ils expulsent M. Jones, le propriétaire, et s'emparent de la ferme. Désormais, ils sont les maîtres. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : "Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre
jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d'alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux." Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : "Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres." »
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Ce livre devrait être intégré au programme scolaire, il nous en apprend plus sur la condition humaine que tous les manuels ou les livres de sociologie réunis, une belle réflexion sur les luttes de pouvoir, et l'incompatibilité entre égalité et privilèges. A voir également l'excellente adaptation cinématographique, très réussi, tant du point de vue de l'image que du rendu de l'histoire

sovane
05/08/10
 

Les animaux d'une ferme se révoltent contre les hommes qui selon eux les surexploitent sans contre-partie. Ils croient que tout irait mieux s'ils s'autogéraient. Au début, chacun essaye d'écouter l'autre et ils décident de tout ensemble, des règles sont établies et les animaux ne veulent plus avoir affaire à l'Homme. Malgré tout, les cochons finissent par prendre le pouvoir (l'air de rien) et les autres animaux se retrouvent à nouveau exploités.Cette histoire n'est pas sans rappeler quelques petites choses qui se sont passées dans notre histoire et qui pourraient encore arriver...Tôt ou tard, l'un ou l'autre aura toujours soif de pourvoir, c'est en partie pourquoi une société totalement égalitaire ne peut pas exister.

cachou
18/12/08
 

Leurs lendemains n'exhalaient que la mort. En ce trente-huitième jour de la deuxième sixte de l'année des bourgeons duveteux, leur sort était scellé. La Cité de Marmaëkard leur servirait de tombeau et la cellule vingt-deux serait leur toute dernière demeure. Seules les tortures les accompagneraient dans l'au-delà. Pour l'instant, enchaînés comme des bêtes, ils endurent leurs dernières heures dans l'enfer de la geôle. Ils sont six à partager les mêmes craintes et peut-être aussi les mêmes regrets. Etzarn, premier rétiaire, Jökki le nain bavard, Rohrr le vieillard, la silencieuse Onimaku, Ivarr le guerrier et Kahmin le gobelin. La présence de ces six infortunés dans cette prison n'est pas le fruit du hasard. Gast Dila Regoniem, du Duché Regoniem, a fait en sorte de les regrouper car il a besoin d'eux. le marché est simple… La liberté et vingt mille Ryus par tête contre leurs services. Entre une mort atroce et la promesse de respirer l'air frais encore une fois, le choix est rapide. Seul le gobelin semble récalcitrant. Assommé d'un coup savamment placé, il oppose moins de résistance. L'évasion, organisée avec la complicité de gardiens, permet aux condamnés d'abandonner leurs fers. Après avoir quitté la cité, Gast Dila Regoniem n'a plus qu'à révéler sa proposition. Epoline, héritière de l'une des douze familles a été enlevée par des orcs tandis qu'elle se rendait à Dr?-matuerr visiter ses cousines-sœurs. Ces créatures, ayant brisé la pierre de Jamaël et mis à mal l'équilibre entre les différents peuples, ont attaqué son convoi ne laissant que cadavres ensanglantés sur leur passage. La disparition de la jeune fille, clé d'une alliance cruciale, doit être tenue secrète sous peine d'inciter les clans voisins à l'attaque. Gast Dila Regoniem a donc préféré faire appel à des prisonniers et agir dans l'ombre. Maître Ebrinh, habile bretteur devant une fière chandelle à Gast Dila Regoniem, se joindra à la troupe pour libérer Epoline. Quant au Gobelin, peu malléable, il doit servir de monnaie d'échange éventuelle. Kahim dit « Le Corbeau des cinq mers » a trahi les orcs lors de la bataille de Rrëgen et il est fort à parier que les créatures apprécieront de mettre la main sur lui. Si le plan semble somme toute assez simple bien que dangereux, les six aventuriers n'avaient pas prévu que le gobelin se ferait occire en chemin par des chasseurs d'orcs. Désormais il ne leur faudra compter que sur eux-mêmes et leurs aptitudes au combat. le temps passe et nul ne sait ce qu'il adviendra de la fragile Epoline.Première partie du dyptique le Matin des Cendres, cet album possède les ingrédients d'une série d'heroic fantasy efficace : des héros atypiques et courageux, des scènes de combats magistrales, de l'humour (mention spéciale à la gouaille du nain), des monstres sanguinaires (le skwarr notamment, sorte d'ursidé à la mâchoire carnassière), des créatures légendaires (gobelins et orcs), un atout charme féminin (le personnage d'Onimaku) et une quête (retrouver Epoline pour maintenir la paix) ; rien de bien original mais par contre des codes propres à ce genre habilement maîtrisés. le scénario de David Charvel tient la route et on se surprend à tourner la dernière page avec regret. le dessin que l'on doit à Jérôme Lereculey épouse admirablement l'histoire et se démarque particulièrement dans des décors travaillés et de puissantes scènes de combats. Une belle surprise qui donne envie de guerroyer davantage aux côtés de ces héros et de poursuivre l'aventure. Rebelde

Rebelde
28/04/15
 

Depuis plusieurs années, 1984 fait partie de mes « livres à lire », mais c’est finalement La Ferme des animaux que j’aurais eu le plaisir de découvrir en premier. « Quatrepattes, oui ! Deuxpattes, non ! » est le slogan qui anime la Ferme des animaux, anciennement dénommée la Ferme du Manoir. Le discours du cochon Sage l’ancien sur la condition des animale a en effet fait réfléchir et réagir : il a entraîné une intense activité clandestine durant plusieurs semaines. Boule de Neige et Napoléon, accompagnés de Brille-Babil, cochons eux aussi, ont élaboré un système philosophique « l’animalisme » et entendent bien conduire l’ensemble des animaux à un soulèvement contre Mr Jones, le propriétaire des lieux. Très vite, tous les animaux sont d’accord pour tenter de vivre en autarcie, convaincus que la présence de l’homme leur est néfaste. Mais la discorde entre chefs ne tarde pas à faire son apparition et, tandis que Boule de neige est évincé, les animaux font face à des règles de plus en plus rigoureuses et de moins en moins égalitaires… A travers cette fable animalière bien connue, George Orwell dénonce la révolution communiste et le stalinisme, non sans avoir auparavant aiguisé une plume des plus satiriques. Les événements qui agitent la paisible Ferme du Manoir sont criants de vérité. Pas une page n’est tournée sans que le talent et la perspicacité de l’auteur ne se présentent comme des évidences. Un classique qu’il faut avoir lu !

Calypso85
31/12/11

Un jour les animaux de la ferme du Manoir se révoltent contre leur maître dans l’espoir de mener une vie autonome dans le respect de sept commandements basés sur la fraternité, l’égalité, l’entraide et la paix. L’ennemi déclaré est l'homme qui doit disparaître.Les cochons, considérés comme les plus intelligents de la ferme, prennent le pouvoir, asservissant et manipulant petit à petit les autres animaux.Les idéaux des sept commandements sont très vite oubliés et leurs principes généreux sont perdus. Un cochon dictateur, Napoléon, chasse son principal rival et exécute les « traitres » pour asseoir son pouvoir.Il instaure rapidement un culte de la personnalité et mène grande vie. Il tient ses congénères en état de soumission et les épuise dans un travail harassant en les maintenant dans l’utopie d’une vie meilleure.Cette fable écrite par George Orwell en 1945, est on le voit, très directement inspirée de l'URSS. Cette parabole est une critique du système stalinien où les cochons jouent le rôle des apparatchiks. Lecture amusante et jouissive.

Ludeca
21/12/11
 

Toute l’histoire est habilement menée. Le lecteur éprouve tour à tour de l’intérêt pour leur entreprise, et de l’empathie pour certains protagonistes (le cheval Malabar un peu benêt mais brave bête, la jument Douce, plus intelligente, l’âne Benjamin, sceptique) avant de comprendre comment les animaux vont se faire mener par le bout du nez et à la baguette par ceux qui leur font croire qu’ils sont plus libres et heureux qu’avant leur révolution. Quel coup de génie que d’avoir songé à cette fable pour s’insurger contre toutes les dictatures qui s’échafaudent sur les ruines d’un autre empire grâce à de braves révolutionnaires qui ne voient rien venir ! On songe à la fable de La Fontaine, forcément, Les animaux malades de la peste, et jusqu’à la fin, on pense que d’une manière ou d’une autre, le dictateur Napoléon souhaitera le sacrifice de l’âne, témoin lucide et donc gênant de son pouvoir, mais non… L’âne demeure l’observateur impuissant du sacrifice inutiles de ces confrères, à l’image d’Orwell.Une lecture édifiante, intelligente, INDISPENSABLE.

CarnetsdeSeL
04/10/11
 

J'ai eu l'impression que La ferme des animaux était un galop d'essai avant 1984. George Orwell a imaginé un coup d'état fomenté par un petit groupe d'individus (des animaux) dans un milieu clos (une ferme) et a « observé » ce qu'il s'y passait. Il semblerait que l'auteur n'ait rien laissé au hasard et que, bien que bref, ce récit soit très complet !Une nuit de mars, le cochon Sage l'Ancien - qui a fait un rêve la nuit précédente - convoque tous les animaux dans la grange et propose aux cochons, chiens, poules, pigeons, vaches, moutons, chevaux, canards, chèvre, âne, corbeau apprivoisé et chatte de faire une révolution pour devenir propriétaire de la ferme et de leur travail. « Nous avons une vie de labeur, une vie de misère, une vie trop brève » (page 11) et « L'Homme est notre seul véritable ennemi. Qu'on le supprime, et voici extirpée la racine du mal » (page 12) affirme Sage l'Ancien, entraînant à sa suite tous les animaux, même les plus attachés à l'Homme et même les plus sceptiques.Trois nuit après, ce brave cochon meurt de vieillesse « paisiblement dans son sommeil » (page 20) mais ses idées demeurent et sont reprises par deux verrats, Boule de Neige et Napoléon ainsi que par un cochon à l'engrais, Brille-Babil qui élaborent « un système philosophique sans faille », l'Animalisme (page 21).Le 21 juin, la Ferme du Manoir passe des mains de Mr. Jones aux pattes des animaux qui la peuplent et devient la Ferme des Animaux.Mais tout n'est pas idéal, certains animaux apprennent plus vite que d'autres, certains travaillent plus que d'autres, et puis surtout « Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d'autres » ![...] Catherine de La culture se partage

Catherine2
30/04/11
 

Avant de s’éteindre, Sage l’Ancien, un cochon respecté par tous les animaux de la ferme, confie à ses compagnons son rêve d’un avenir débarrassé de l’Homme, où chaque bête vivrait des fruits de son propre labeur, libre et indépendante. Cet appel à la révolte, bien qu’effrayant pour ceux qui n’ont toujours connu que la domination des hommes, va peu à peu faire son chemin, jusqu’au jour où tous les animaux, d’un mouvement commun, se soulèvent et parviennent à chasser leur propriétaire et ses employés de l’exploitation.Fière de cet exploit, la petite communauté décide de s’organiser autour des trois cochons qui savent lire et écrire : Napoléon, Boule de Neige et Brille-Babil, qui décident alors d’établir sept commandements qui régiront la vie à la ferme, basés sur l’égalité, la solidarité et le rejet de tout ce qui appartient au monde humain. Mais, très vite, certaines prérogatives apparaissent, améliorant les conditions de vie des cochons au détriment des autres animaux et menaçant l’harmonie de la ferme…« La ferme des animaux », est une fable politique publiée en 1945 et qui s’est depuis élevée au rang de classique de la littérature. George Orwell, comme Esope et La Fontaine avant lui, fait parler des animaux pour élaborer à travers eux une critique virulente du régime de l’URSS et plus particulièrement du stalinisme, dénonçant cette politique hypocrite qui, sous prétexte de partage et d’égalité, s’approprie le pouvoir et manipule le plus grand nombre.A travers l’histoire de ce soulèvement des bêtes contre l’homme, il décortique les mécanismes du totalitarisme, décrivant la montée au pouvoir d’une minorité, la mise en place d’un système de propagande, l’exploitation des plus faibles et l’éviction des rivaux... Ce que j’ai trouvé particulièrement fort, c’est cette capacité de George Orwell à s’emparer d’un sujet pourtant complexe et d’en faire un roman plaisant à lire, facile à comprendre et accessible par le plus grand nombre. Un texte passionnant et intemporel, impressionnant de part son acuité, qui fait partie des œuvres à avoir lu absolument !Challenge Variétés : un livre avec des personnages non-humain

Mokona
06/10/15
 

En 150 pages, Orwell parvient à écrire une excellente parodie de l'histoire de l'URSS. Car c'est de ça dont il s'agit. Alors, oui, je sais, les plus méchants d'entre vous me diront qu'ils le savaient déjà, que, franchement, je suis une burne de ne pas le savoir mais voilà, moi, quand j'ouvre un bouquin, aussi connu fût-il, ben j'oublie ce qui se dit autour. Et là, le fait est que l'histoire de l'URSS avec un Staline omnipotent s'affirme au fur et à mesure.Du coup, il n'y a pas grand chose à dire de plus sur ce très bon roman sinon, qu'il permet au lecteur averti de jouer à mettre un nom de personnage réel sur les différents animaux qui peuplent la ferme. Concernant Orwell, si la lecture de 1984 est plus pertinente au regard de l'actualité, la Ferme des Animaux ne manque toutefois pas d'intérêt. Miss Alfie

MissAlfie
21/01/15
 

En résumé : Voilà un classique de la littérature qui mérite d’être découvert par tous au moins pour pouvoir se faire une idée. À travers une simple ferme en Angleterre l’auteur nous offre une réflexion vraiment passionnante, intéressante et captivante sur la soif de pouvoir, principalement le communisme, mais plus globalement sur les manipulations qui peuvent être utilisées et qu’on retrouve encore de nos jours. L’anthropomorphisme permet facilement de bien comprendre le tout et l’ensemble est très bien porté par une plume simple, percutante et efficace ou chaque mot, au final, possède son importance. Mon seul léger reproche vient du fait que l’auteur parfois pousse à son paroxysme certains aspects sombres, mais bon peut-on lui donner vraiment tort. Un roman qui mérite d’être lu au moins une fois dans sa vie, à minima pour se faire son propre avis sur les différentes réflexions et idées misent en avant par l’auteur.

BlackWolf
03/03/14
 

Un livre très humain, qui montre la condition humaine dans tous ses aspects ainsi que les relations existentielles entre les individus. George Orwell a encore une fois réussis à me passionner pour ce sujet comme il l'avait fait dans 1984. Cemella

Cemella
03/01/14
 

Dans la ferme du Manoir de Mr Jones, qui se situe en plein cœur de l’Angleterre, la vie semble paisible et routinière. Jusqu’au jour où l’un des cochons, dénommé Sage l’Ancien, fait solennellement part aux autres animaux d’un rêve qu’il a fait durant une nuit. Un rêve dans lequel il voit les bêtes s’émanciper de leurs maîtres, s’affranchir de l’Homme, créature néfaste qui les conduira à leur perte. Une révolution doit avoir lieu : des convictions, un slogan ("Tout ennemi est deuxpattes, l’ami tout quatrepattes ou volatile"), un hymne ("Bêtes d’Angleterre"), des commandements ; tout est réuni pour mener les troupes au soulèvement. Sage l’Ancien décédant quelques temps après, deux autres cochons, Napoléon et Boule de Neige, tentent de s’approprier les idées du défunt, chacun les interprétant à sa façon. Vient l’heure du soulèvement, Mr Jones est chassé, les animaux prennent le pouvoir. Comme dirait un certain Leibniz, tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Est-ce seulement véritablement le cas ? L’intérêt de tout le monde peut-il être compatible avec l’intérêt de chacun ?Le récit s’organise sous la forme d’une fable, avec pour personnages principaux des animaux dotés de caractéristiques humaines. Avant même de commencer la lecture de La ferme des animaux, je savais qu’il était question d’une satire d’un certain type de société, mais je n’avais aucune idée de la cible choisie par George Orwell. C’est donc en rassemblant les différents éléments disséminés dans le récit que j’ai fini par comprendre que l’auteur dressait là via son roman une critique du totalitarisme, apparu à la fin de la Première Guerre Mondiale, sous l’impulsion de la Révolution Russe de 1917. En cela, le cochon Napoléon (un nom choisi volontairement ?) qui prône la mise en commun des moyens mais surtout des ressources produites par l’ensemble de la population de la ferme, symbolise le leader de ce courant politique de l’époque (Boule de Neige ayant été éjecté sous de faux prétextes, passant pour le méchant de l’histoire). Les autres animaux, parmi lesquels Malabar et Douce, les chevaux, les moutons (!), la basse-cour, etc, représentent très probablement les ouvriers œuvrant au succès de cette doctrine (ici nommée l’Animalisme), rationnés plus qu’à l’époque d’avant révolution, embrigadés à coup de propagande sous des airs de bonne volonté. Demeure seul sceptique Benjamin, l’âne, qui à force d’observation comprend la manœuvre qui se joue réellement au sein de la ferme. L’intrigue prend de l’ampleur au fur et à mesure de son avancée, et le lecteur comprend petit à petit quel est réellement l’enjeu de ce roman. C’est un réel coup de maître qu’a signé là George Orwell. On notera également le choix réalisé par l’auteur de choisir le cochon, animal familièrement grossier et sale, pour personnifier la figure des dirigeants du régime totalitariste et traduire ainsi une pensée affirmée… Mel (Lis-moi si tu veux)

un flyer
11/12/13

Petit précis de littérature devenu , à juste titre , un incontournable Classique avec un K majuscule...ou peut-etre un Q , je ne sais plus...La Ferme des Animaux ne m'a jamais attirée plus que ça , la faute en incombant certainement aux dizaines de rediff. des pérégrinations de la famille Ingalls dont j'ai été abreuvé jusqu'à plus soif...Naaan , Laura , je peux pas te laisser dire ça . Nellie Oleson n'est pas méchaaaante , elle est juste conne , jalouse , peste , vicieuse mais pas méchaaaante...Bref , saturation totale de tout ce qui pouvait toucher de pres ou de loin à un récit à caractere champetre , aussi profond soit-il...Errare Humanum Est ! Erreur réparée ! Plaisir maximal ! Le Girl Poweeer est mort , place au Pig Power . Napoleon et Boule de Neige ont décidé , à la mort de Sage l'Ancien ( Sus Scrofa Domesticus également de son état ) d'appliquer pleinement ses préceptes à savoir que l'homme est mauvais pour le deux pattes et decident ainsi , aidés en cela par tous les animaux de la ferme , de s'en affranchir ! Jones et sa femme sont donc violemment priés de décamper , laissant désormais le champ libre à nos deux leaders non-charismatiques autoproclamés et désormais en charge de gerer le quotidien de l'exploitation et de tous leurs occupants . Des animaux parlant et conversant avec l'humain ne me dérangeaient pas quand j'avais...quatre ans . J'avais pour habitude , à l'époque , de guetter fébrilement le wagon de dessins animés du club Dorothée en réclamant impatiemment mon gouter journalier ! Une généreuse tartine de tripes au saindoux constituait immanquablement mon quatre heures à moteur , ceci expliquant cela...Le début fut donc quelque peu déroutant mais la force et l'intelligence du propos ici présent suffisent à focaliser le lecteur sur la démonstration plutot que sur les acteurs . Et le propos justement , quel est-il ? En à peine 150 pages , Orwell nous démontre magistralement que , placé dans un contexte particulier , tout un chacun , des lors qu'il est porté par une majorité , est à meme de devenir le libérateur tant espéré . Un prophete qui rapidement prendra les traits d'un dictateur , une fois le ou les opposants placés sous l'éteignoir . Le fait d'utiliser la métaphore animaliere donne à ce récit un caractere intemporel ! Une situation que l'on a connu ( Staline , Hitler , Mussolini..) , que l'on connait toujours ( Castro , Kim Jong Il ...) et sans etre un voyant du niveau de la fille qu'a une chance sur deux de mettre dans le mille mais qui se plante systématiquement , j'ai nommé la tres naturelle Elizabeth Tessier ( ce qui me permet encore de décocher quelques sourires sans faire craindre à mon interlocuteur que mes coutures ne lui petent à la gueule ! ) , que l'on connaitra encore . Orwell démonte un à un les mécanismes du totalitarisme . Et notamment leurs dérives inhérentes . Premiere étape : un hymne glorifiant le combat victorieux et l'entrée dans l'Histoire . Deuxieme étape : les tables de la loi . Ici , point de Décalogue mais sept lois ayant la particularité d'évoluer au gré du gentil dictateur sachant que ce dernier a plutot l'humeur changeante et arrangeante . Puis vient le temps du sacre . Les opposants ou les fideles de la premiere heure susceptibles de s'en réclamer n'etant plus là pour l'invalider ! Entouré de sa garde rapprochée , le gentil dictateur prendra bien soin d'abreuver le bon peuple de tous ses bienfaits tout en lui présentant systématiquement le traitre de service , éxutoire tout désigné de tous leurs malheurs . Puis viendra la megalomanie galopante assortie d'une legere paranoia exterminatrice . Un gouteur pour chaque plat , on ne sait jamais . Une rumeur , un bruissement de complot et c'est la disparition définitive des pseudo bélligérants , on ne sait jamais...Le gentil dictateur sait également s'entourer d'orateurs à la verve convaincante ! Le lavage de cerveaux fait partie intégrante du processus ! Le gentil dictateur est doté d'une modestie qui n'a d'égale que son altruisme . Il aime le faire savoir à l'envi ! Orwell , de façon concise et méthodique , nous délivre un petit bijou fabulatoire à haute teneur en causticité ! La Ferme des Animaux ou " Comment devenir un gentil despote " pour les nuls . Et m'sieur Orwell , visiblement , dans le cochon , tout n'est pas bon...

TurnThePage
05/11/13
 

On est tous égaux mais il y en a qui le sont plus que d'autres. Cette pensée me revient souvent à l'esprit alors qu'elle est vieille d'une trentaine d'années mais Orwell reste d'actualité. C'est vrai que ce pourrait être prescrit dans les listes de l'Ed Nat berthe

afbf
25/03/13
 

Ce court roman est le premier que je lis de l'auteur. Assez fervente de littérature d'anticipation, je pense lire "1984" dans les mois à venir. Mais pour le moment, je viens donc d'achever ma lecture de "La ferme des animaux". Satire évidente et célèbre de la société (et plus largement, de l'humanité), ce roman est un pied de nez aux comportements despotiques des hommes les uns avec les autres. Peu à peu, les illusions idylliques des animaux se mutent en un empire dirigé par l'autosuffisance d'un être qui se croit supérieur : Napoléon, le cochon de ferme. Un nom assez bien choisi pour ce cochon orgueilleux et manipulateur. Malheureusement pour les autres habitants de la ferme, les délires narcissiques du "président" se traduisent par un esclavagisme croissant et des ordres de moins en moins contestés. Peu à peu, l'analogie homme/animal est de plus en plus floue, pour finalement révéler la vraie nature des animaux : leur humanité est ce qui les rend esclavagiste, comme l'animalité des hommes les rend despotique. Un bon roman singulier mais ludique qui aborde avec perspicacité, subtilité et finesse les conflits entre les hommes. Séverine

SEcriture
01/03/13
 

Génial. Il se dévore. Conseillé par une amie, j’avoue que je craignais de trouver l’écriture lourde, et en fait pas du tout, c’est simple à lire et on comprends bien que ce qui est représenté est la société humaine. Une bonne critique d’ailleurs qui fait rire (jaune) et fait réfléchir. La fin est vraiment très bonne et bien pensé mais m’a fait frissonner. J’ai aimé des animaux comme Benjamin l’âne (celui qui râle et se plaint mais ne fait jamais rien pour changer les choses parce que c’est la fatalité) ou Malabard le cheval (le bon vieux gars qui veut bien faire les choses et qui est mal récompé). Moïse le corbeau m’a bien fait rire également (représentant de la religion). J’ai adoré comment petit à petit les choses évoluent, on voit bien que les plus éduqués (ici les cochons) profitent de la naïveté des autres et si certains se battent réellement pour la liberté, ils se font très vite jeté (et calomnié). Le livre forme une boucle et c’est assez effroyable au final la manière dont les Animaux se font manipuler. J’ai tellement détesté Napoléon, mais le pire sans doute était le grand parleur : Brille-Babil qui faisait gober n’importe quoi aux Animaux. La manière aussi dont les lois changent et sont réécrites petit à petit, au nez de tout le monde. De plus commence à régner la terreur pour que le peuple obéisse. Bref franchement il est génial, je le conseille et il fait réfléchir en plus. (Et il est court !)

lasurvolte
26/10/12
 

Publié pour la première fois en 1945, La Ferme des animaux est devenu depuis, un classique. Avant son autre grand titre - 1984 - édité en 1948, George Orwell s’attarde sur les dérives des gouvernements. Ici, point d’Hommes à la tête mais des animaux. Une façon légèrement détournée, à la manière d’une fable de La Fontaine, de faire passer quelques messages… finalement assez clairs !Les animaux de la Ferme du Manoir ont pris leur décision : il est temps de chasser les propriétaires humains des lieux et de prendre la tête de cette ferme afin de vivre des jours meilleurs. La volonté majoritaire semble claire mais bien vite, les discussions se font plus vives et les désaccords apparaissent. Des animaux en particulier sortent du lot : les cochons. Et deux d’entre eux, Boule de Neige et Napoléon prennent la tête de la ferme. Si l’un avance une idée, l’autre a forcément l’avis contraire. Les autres bêtes, moins versées dans l’art de l’argumentation et de la réflexion, s’accordent avec le dernier intervenant mais Napoléon, grâce à la ruse, parvient à évincer son rival de la ferme et à en faire l’ennemi numéro un, faisant entrer dans les esprits embrumés et peu réactifs de la majorité, que Boule de Neige a toujours été un traître. Certains animaux hésitent, semblant se rappeler que… mais non, si Napoléon le dit, c’est forcément vrai. J’imagine que vous vous doutez sans mal de la suite des évènements et du dénouement de l’histoire. Je vous en parle puisque, à mon sens, ce n’est pas tellement la fin, le résultat qui compte, mais le déroulement, la façon d’en arriver là. Les animaux qui voulaient donc, en chassant les humains, obtenir une vie meilleure, se voient petit à petit ramener à une condition pire que la précédente. Napoléon profite de leurs faiblesses pour les transformer en esclaves consentant et obéissant, absolument convaincus que leur chef détient la vérité absolue… A mon sens, le point le plus intéressant de cette lecture réside dans le lavage de cerveau des animaux de la ferme par l’un de leur représentant. Napoléon, bien entouré et surtout secondé par Brille-Babil, un charismatique orateur, est l’exemple même du dirigeant qui, grâce à la ruse et à un culte de la personnalité, instaure un climat de terreur et parvient à régner sans que le « peuple » n’ose même penser à une rébellion. Malgré la brièveté du texte (150 pages), le lecteur perçoit parfaitement l’évolution de la situation des animaux et de la dictature du cochon.Tout le monde s’accorde à dire que La Ferme des animaux est une satire du gouvernement soviétique du début du XXe siècle (le Stalinisme, surtout). Je le crois sans mal et n’ajouterai donc rien à ce sujet, n’étant pas du tout calée sur le règne de Staline et ce qui en a découlé. Même si vous n’êtes pas féru d’histoire politique russe (ou en général), vous pouvez découvrir ce texte sans problème. Gardez en tête que Napoléon, cochon de son état, illustre parfaitement certains dirigeants de l’Histoire mondiale, malheureusement trop connus. C’est certes un récit de « fiction » où les animaux sont rois, mais un récit qui se base sur des faits réels et dans lequel vous n’aurez aucun mal à remplacer les cochons, vaches, chevaux et autres bêtes, par de banals êtres humains. Nous n’avons jamais été à l’abri d’un Napoléon au pouvoir et ne le sommes toujours pas aujourd’hui, malgré les presque 70 ans qui ont passé entre la publication de ce texte et aujourd’hui, 18 septembre 2012. Je pense qu’il est bon de lire La Ferme des animaux au moins une fois dans sa vie. Peut-être pas au début de l’adolescence car je ne crois pas que des jeunes de cet âge aient toutes les clefs de lecture nécessaires à la compréhension ; mais au lycée, lorsque chacun commence à se créer des réflexions un peu plus poussées, pour approfondir un cours d’histoire ou tout simplement pour se questionner sur le sujet.Je terminerai cet avis un peu décousu en précisant que, outre le fond, j’ai particulièrement apprécié la forme du récit. J’enchaîne les lectures « Young adult » ces derniers temps, et même si celles-ci ne sont pas « mal écrites », j’y trouve rarement de quoi ravir mon côté plus « littéraire ». La Ferme des animaux a, de ce fait, été une petite bouffée d’oxygène. George Orwell écrit bien, c’est un fait indéniable (bon, encore une fois, je me base sur la traduction, signée ici par Jean Quéval). Les phrases sont bien construites, les mots sont pesés et choisis avec soin. Le sujet est grave mais l’auteur inclut une grande part d’ironie. C’est à la fois léger (le traitement des animaux) et plein de profondeur. Bref, la forme est à la hauteur du fond… à lire absolument !

DameMeli
18/09/12
 

J'adore George Orwell, le peu d’œuvre que j'ai lu de lui ont su me convaincre et La ferme des animaux en fait partie ! C'est une histoire qu'on a pratiquement tous étudié au lycée, que ce soit en français comme en histoire. Et plus je la relis, plus je comprends son importance.Et puis Orwell est né le même jour que moi, alors comment ne pourrais-je pas apprécié son talent ? (Oui, je sais, c'est débile comme raison...).Les personnages ne sont pas vraiment très attachants : ils ne sont pas vraiment décrit, sauf les cochons (Bonaparte et Brille-Babil) mais ils nous évoquent plus de mépris qu'autres choses.Boule de neige, Edmée, Douce et Malabar m'ont émue : ce sont les personnages qu'on rencontre le plus dans l'histoire, ceux qui pourraient se rendre compte de ce qui se passe, mais qui ne le voit pas toujours... Au final, c'est eux qui casquent.Et puis, il y a Benjamin, lui il voit certaine choses, en fait part, mais son scepticisme ne lui sert pas vraiment.On ne peut pas éviter le lien à l'histoire occidentale, surtout soviétique. Mais je crois que l'on peut aussi faire un petit rapprochement avec le nazisme.Je ne sais pas si La ferme des animaux est un livre qui peut nous éviter une autre montée du totalitarisme, ça je n'y crois vraiment pas. Quand le "mal" veut monter il y arrive toujours. Mais c'est le genre de livre qui nous fait réfléchir mais surtout nous invite à ne pas juger les gens qui se retrouvent entrainer là-dedans.On voit comment la mort est inévitable, à quelle fréquence elle frappe, l'importance du travail, les belles paroles, l'emprisonnement moral... Je ne crois pas qu'à leur place on (en tout cas, "je") aurait pu agir autrement et si quelqu'un me dit que "lui aurait agit autrement", je le range aussitôt dans la catégorie des "menteurs prétentieux" : il y a certaines choses qu'on ne peut pas savoir tant qu'on ne s'est pas retrouvé face à elles. Et La ferme des animaux le montre bien : une fois qu'on est enrôlé là-dedans, on ne se rend compte de rien, surtout face à d'aussi belles promesses de liberté, de richesse et d'abondance (et puis ça s'est vu aux dernières élections, et pas qu'en Grèce...)...[Bon, bah j'aurais encore réussit à faire un paragraphe moralisateur ']Bref, La ferme des animaux est un livre à lire, qui nous fait réfléchir, comprendre et voir plus loin. Sans compter que George Orwell-- écrit vraiment bien et que l'histoire est très sympa'.

MademoiselleLuna
06/06/12
 

Format

  • Hauteur : 17.90 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.10 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : JEAN QUEVAL

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