La ferme des animaux

ORWELL, GEORGE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 22/02/07
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Dans la ferme du Manoir, les animaux s'assemblent autour d'un vieux verrat agonisant, Sage l'Ancien, qui les exhorte à la rébellion contre l'homme, leur exploiteur. Ils expulsent M. Jones, le propriétaire, et s'emparent de la ferme. Désormais, ils sont les maîtres. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : "Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre
jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d'alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux." Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : "Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres." »
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Le livre à était écrit en 1945, il est facile de voir qu’Orwell avec cette fable animalière fait une critique des régimes totalitaires, avec un humour et une ironie qui rend se livre indispensable à toutes bibliothèques. Cette caricatures des hommes par des animaux, selon moi, permet de rendre encore plus accessible la critique acerbe que peut faire l’auteur des régimes totalitaires et surtout à l’ex-URSS. Je dirais qu’il rend plus pédagogique la critique, si les personnages n’avaient pas été des animaux, il aurait été tout simplement plus facile de se dire que cela ne pourrait pas ce passer, en utilisant des animaux, au final on cherche les points communs avec ce que l’on connait.Qui n’a pas tenté d’identifier les cochons, selon moi Sage l’ancien serait Karl Marx, celui qui crée les bases d’une idéologie, Boule de Neige serait Strosky, le perpétuel second qui fini par mourir tué par les ordres de Napoléon que ne peut être que Staline.J’ai aussi beaucoup aimé comment l’auteur nous montre comment le système vient à glisser petit à petit dans quelque chose de dure est injuste. Les sept grands principes du système viennent à changer de manière discrètes et perfides, on passe de « Tout les animaux sont égaux » à « Tout les animaux son égaux, mais il y en a qui le sont plus que les autres ».Depuis toujours, je me demande comment peuvent naître de état totalitaire, comment ont pu exister ces dictatures que se soit l’Espagne Franquiste, L’Allemagne Nazi, où encore l’ex-URSS de Staline. Il me semble que l’auteur nous donne sa réponse, juste un glissement, l’homme n’est peut être au final qu’un loup.Un autre livre d’Orwell que j’aime beaucoup, pour cette même raison que j’aime la ferme des animaux, est 1984 qui lui aussi dénonce un système totalitaire.

Bouquinovore
25/11/11
 

J'ai lu et découvert ce livre dans le cadre d'un challenge.C’est vraiment, pour moi, une très belle découverte.Il s'agit de la première œuvre de George Orwell que je lis et je me suis vraiment beaucoup amusée en découvrant cette histoire.Suite à ce roman, j’ai vraiment envie de continuer à découvrir cet auteur à travers d’autres titres.Le style d’écriture abordé dans cet ouvrage est très simple, très clair et très concis.Ce récit est très impressionnant et aussi très interpellant.A travers cette fable politique, l’auteur dénonce le totalitarisme de façon très originale. Comme je n’ai jamais été très forte en histoire, j’ai eu un peu peur de ne pas accrocher à ce livre mais, finalement, je me suis vraiment plongée dans cet écrit du début à la fin.La manière d’aborder ce sujet avec des animaux est vraiment une très bonne idée.On s’attache très vite d’ailleurs à ces différents animaux qui vivent dans la ferme.Ils croient à un modèle, à un grand chef, mais du début à la fin ils se font manipuler et ne s’en rendent pas du tout compte.Je vous recommande donc, à tous, ce roman qui est, peut être petit par sa taille, mais très grand par son histoire. Isa

isa1977
26/10/11
 

Une brillante métaphore des régimes autoritaires Un bon complément à l'autre oeuvre majeure d'Orwell, 1984.Par le biais d'un monde métaphorique, où les animaux feraient les erreurs des hommes, Orwell pose une question très pertinente : sont-ce les hommes corrompus qui accèdent au pouvoir et commettent des atrocités, ou est-ce le pouvoir qui corromps et pousse aux pires folies? A méditer...

Décidément, avec « La ferme des animaux » George Orwell prend une place de choix parmi mes auteurs favoris. Un roman, qui selon certains réside dans le domaine de la science-fiction, est en fait un apologue.Paru au départ dans les Indes britanniques en 1945, il fut traduit et publié en français deux ans plus tard, soit en 1947. Ce bouquin est une grande analogie, une satire de la révolution russe et une critique du stalinisme.Une pure merveille. Je pourrais terminer mon billet sur ces trois mots, mais… élaborons un peu. Voulez-vous? Je vous expliquerai ici pourquoi ce roman est pour moi l’un des plus brillants. À mon avis, il égalise facilement « 1984 » du même auteur. Voyons ensemble pourquoi.Tout d’abord à la première lecture, moi qui ne suis pas tellement familier avec l’histoire de l’URSS, je ne perçus pas vraiment l’étroite similitude entre le bouquin et le passé. Il faut comprendre que les animaux de la ferme se révoltent, mais à mesure que le récit avance, nous sommes face à des agissements immoraux et frustrants de la part des dirigeants (les cochons). Ça devient même, à la limite, contrariant de voir tous ces personnages aussi idiots et incapables de raisonner comme il semblait l’être au départ.C’est après un peu de recherche, à la suite de ma lecture, que je fus sous le choc. Mais oui!!! C’est exactement ce qui se passait autour de l’an 1920 en URSS ! Et ce fut l’étonnement. Tous les morceaux se sont mis en place. Le choc est lié surtout au fait que cette frustration que j’éprouvais était véritable, censée et réelle. Il y a des gens qui se sont laissé berner, beaucoup sont morts et je ressens aujourd’hui une telle forme d’impuissance que ça me sombre dans une profonde indignation.Évidemment, c’est du passé, mais ce roman nous fait comprendre à quel point l’être humain peut facilement être endoctriné par de fausses pensées. Les moutons bêlent toujours en groupe, les mêmes rengaines. Les cochons intelligents agissent sournoisement pour nous convaincre qu’ils sont mieux placés que nous pour diriger. Les chevaux de trait sont encore, aujourd’hui, à la tâche à travailler d’arrache-pied et à croire au système. Les corbeaux de l’église essaient, tant bien que mal, de rallier la population. Les chiens colosses des services secrets et de la police réussissent à faire peur aux gens pour qu’ils se taisent et se rangent du côté des moutons.Autant les personnages, le récit que le style d’écriture portent à vouloir en savoir plus, à nous questionner et à tenter de comprendre. C’est plutôt un roman philosophique, une critique virulente, et non cachée, d’une société et d’une tragédie qui, jadis, a fait des milliers de morts sans raison aucune. Comme ont dit les cochons : « Tous les gens sont égaux… mais il y en as plus égaux que d’autres ». Et aujourd’hui? Démocratie? Laissez-moi rire…ConclusionUn roman bouleversant qui dépasse la catégorie de science-fiction. Cette oeuvre doit être lue. Nous devons garder en souvenir nos erreurs du passé et, aujourd’hui, nous devons garder attentivement l’oeil ouvert.10 sur 10, mon premier coup de coeur 2012.On aime: La philosophie, la satire et la critique d’un drame, la puissance des mots et de l’analogie.On n’aime pas: … Rien

leonards
29/03/12
 

Alors que la ferme de Mr Jones s'endort, Sage l'Ancien, le plus âgé des cochons tient une assemblée réunissant tout les animaux de la ferme.Il leur fait part de son rêve : débarrasser le monde de la race humaine qui les maintient en esclavage. Il encourage donc les animaux à se soulever contre Mr Jones et leur enseigne le chant « Bêtes d'Angleterre » en guise de chant de ralliement.Hélas, mourant trois jours plus tard, le cochon ne verrat pas cette révolution qui, un jour où le fermier oublia de nourrir les bêtes, éclata violemment.Les humains furent chassés de la Ferme du Manoir, qui fut renommée Ferme des Animaux, et ce furent les cochons Napoléon et Boule de neige, ainsi que Brille-Babil, qui prirent le commandement.Afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs que Mr Jones et de garantir aux animaux une meilleure vie que celle qu'ils subissaient sous son joug, ils mirent en place sept règles à respecter, affichés à la vue de tous sur le mur de la grange. Tout deuxpattes est un ennemi. Tout quatrepattes ou tout volatile est un ami. Nul animal ne portera de vêtements. Nul animal ne dormira dans un lit. Nul animal ne boira d'alcool. Nul animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux.Cependant, au fil du temps et des générations d'animaux, les commandements s'oublient et se modifient, au privilèges des cochons."Nul animal ne tuera un autre animal" devient "Nul animal ne tuera un autre animal sans raison valable";"Nul animal ne boira d'alcool" devient "Nul animal ne boira d'alcool à l'excès";"Nul animal ne dormira dans un lit" devient" Nul animal ne dormira dans un lit avec des draps"Au fur et à mesure du développement de la ferme, les droits gagné par la révolution sont un à un retirés aux animaux, les belles promesses vite oubliées. On recommence à vendre aux humains une partie de la production, une partie des oeufs, etc …Au final, de tout les commandements, un seul resta affiché sur le mur: Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d'autres.C'est le second livre que je lis de Georges Orwell (après 1984. A lire absolument!!!).Si ce livre se lit très facilement, un peu comme une fable, il donne beaucoup à réfléchir.La morale est facile à voir : Grosso modo, les révolutions n'apportent pas de pouvoir au peuple. Seuls les dirigeants changent.Bien que mes restes de notions d'histoire ne soient guère plus des traces, j'ai trouvé le parallèle avec l'URSS du début de vingtième siècle est assez remarquable (J'ai tout de même été vérifié sur le net une fois le livre achevé histoire pour en être certain. :p).J'ai donc du refouiller un peu afin de me souvenir à qui les personnages faisaient références : Sage l'Ancien représente Karl Marx Napoléon, Staline Boule de Neige, Trotski Mr. Jones, Nicolas II Le cheval, Malabar, représente la masse ouvrière russe, prête a se sacrifier pour la collectivitéPar contre, je ne sais pas si l'âne Benjamin est une référence à un personnage historique (ou peut être est ce l'auteur lui-même ?).De plus, tout les ingrédients d'une bonne dictature sont réunis : l'embrigadement et la manipulation du peuple, les milices privées, les slogans vantant les valeurs du travail et évidement, la discrétisation et l'élimination des opposants.Le faible nombre de pages est aussi un petit plus car, sur la fin, le livre traine un peu en longueur, d'autant plus que l'on se doute fortement de la chute.J'ai vraiment aimé la lecture de ce livre, au style simple mais empli de critiques à peine déguisées, beaucoup moins sombre que 1984.A lire absolument !!!

SkarnSha
04/03/12
 

Après avoir été confrontée à la lecture de ce livre par le biais de ma professeur de Français de 1ère, je trouvais ce livre très court, et l'aillant dévorée en quelques heures, j'en suis tout de même ressortie légèrement déçue. L'histoire tien debout, j'aime beaucoup la philosophie et les morales qui s'y trouvent, malgré la fin tout de même sans coeur. Je trouve encore que, la fin aurait pu être changé quelque peux. Après de courts passages très instructifs, ce livre est très enrichissant pour apprendre et comprendre certaines chose dans notre vie. Je le recommande. Mandine.

Amyestheureuse
26/10/11
 

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.12 kg
  • Langage original : ANGLAIS