La foret des renards pendus

PAASILINNA, ARTO

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 13/09/96
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

« Trois lingots d'or fin de douze kilos brillaient dans l'herbe. Rafael Juntunen les caressa. Sa main était moite, son coeur battait plus vite qu'à l'ordinaire. Jamais il n'accepterait de partager ce butin avec quiconque. Il cacherait plutôt ce trésor au fin fond des forêts, par exemple en Laponie, mais il n'en céderait pas une once... Au matin, il monta dans sa voiture et pointa le capot vers le nord... Au bout d'un jour et demi, il constata qu'il était perdu. Mais tant mieux. S'il ne savait pas
où il était, personne d'autre ne le saurait. » Le gangster ne va pourtant pas rester seul très longtemps. Il est bientôt rejoint par un ex-major de l'armée, viré pour alcoolisme, et une Lapone nonagénaire enfuie d'un asile de vieillards. Les trois compères vont résister à tout, aussi bien aux complices de Rafael, décidés à récupérer leur part du magot, qu'aux représentants de la « civilisation ». Mais on ne transgresse pas impunément les lois qui règlent la vie en société...
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Depuis "Le lièvre de Vatanen", le canevas des romans d’Arto Paasilinna est un peu toujours le même : des personnages hauts en couleurs s’enfuient et se perdent en pleine forêt laponne, au milieu des sapins, des renards, des ours, des rennes et, de préférence en plein hiver. Bien que la recette sente un peu le réchauffé, elle marche encore et on prend toujours du plaisir à la lecture de ces aventures rocambolesques prétextes à des réflexions sur la vie avec toujours autant d’esprit et d’ironie et dans lesquelles la morale est souvent mise à mal.Ici, le personnage en fuite est un gangster qui refuse de partager son butin – des lingots d’or - avec ses complices qui, sitôt sortis de prison, partent à sa recherche. Dans sa fuite, il va rencontrer deux autres personnages, en rupture de société eux aussi : un major de l’armée alcoolique en congé sans solde et une vieille femme ayant fui l’asile pour vieillards. On rencontre aussi des femmes de petite vertu venues de Stockholm pour adoucir la vie des deux solitaires... Tout cela, comme d’habitude, n’est pas crédible, mais justement c’est ce que j’aime en Paasilinna. Son humour est toujours présent. Quelques phrases sont là pour en témoigner. Par exemple, la vieille dame s’est enfuie accompagnée de son vieux chat, et qu’en pense un des personnages ? : "Un lièvre, ça peut encore se comprendre, mais un chat !," référence habituelle chez Paasilinna à son premier livre "Le lièvre de Vatanen". Ou bien, au début du livre, description d’une scène de printemps à Stockholm : "Des employés municipaux ramassaient les feuilles d’érable putréfiées de l’automne précédent en petits tas qu’une brise malicieuse éparpillait aussitôt dans les allées. Ainsi, les balayeurs ne risquaient-ils pas de se trouver au chômage".Je crois que j’ai lu tous les livres de Paasilinna traduits en français, et je ne m’en lasse pas.Certains ont quand même ma préférence : "Petits suicides entre amis" - "Un homme heureux" - "Le fils du dieu de l’orage" (voir mes autres critiques).

Ludeca
15/07/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.17 kg