La fortune des rougon

ZOLA, EMILE

livre la fortune des rougon
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 25/02/04
LES NOTES :

à partir de
4,60 €

SYNOPSIS :

Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Zola La Fortune des Rougon Dans la petite ville provençale de Plassans, au lendemain du coup d'Etat d'où va naître le Second Empire, deux adolescents, Miette et Silvère, se mêlent aux insurgés. Leur histoire d'amour comme le soulèvement des républicains traversent le roman, mais au-delà d'eux, c'est aussi la naissance d'une famille qui se trouve évoquée : les Rougon en même temps que les Macquart dont la double lignée, légitime et bâtarde, descend de la grand-mère de Silvère, Tante Dide. Et entre Pierre Rougon et son demi-frère Antoine Macquart, la lutte
rapidement va s'ouvrir. Premier roman de la longue série des Rougon-Macquart, La Fortune des Rougon que Zola fait paraître en 1871 est bien le roman des origines. Au moment où s'installe le régime impérial que l'écrivain pourfend, c'est ici que commence la patiente conquête du pouvoir et de l'argent, une lente ascension familiale qui doit faire oublier les commencements sordides, dans la misère et dans le crime. « Votre comédie est tragique », écrit Hugo juste après avoir lu le livre : « Vous avez le dessin ferme, la couleur franche, le relief, la vérité, la vie. Continuez ces études profondes. » Edition de Colette Becker.
8 personnes en parlent

Difficile de s'attaquer à un morceau tel que ce premier roman de la série des "Rougon-Macquart" d'Emile Zola. J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, peut-être de peur de ne pas réussir à lire un roman de ce genre ou parce que je me suis sentie perdue au début de l'histoire... Mais passé la première centaine de pages et on réalise que tout cela était nécessaire pour la mise en place de l'intrigue principale, et l'on découvre alors une famille, singulière mais touchante, avec ses personnages hauts en couleur et son histoire rocambolesque. Accrochez vous pour le lire jusqu'au bout!

naramaya
25/01/14
 

Cette lecture terminée, je ne peux que regretter qu'on fasse découvrir Zola à des lycéens aujourd'hui peu attirés par la littérature. Zola n'est pas forcément aisé d'abord. Ses phrases emploient des mots aujourd'hui oubliés, des tournures parfois désuètes, et il faut un minimum de maturité et de patience pour saisir tout l'intérêt sociologique et historique de ses romans. Heureusement, le principe des Classiques de la littérature est de devenir intemporel. Et lorsqu'on s'y replonge quinze ans plus tard, on peut finalement faire de belles découvertes... Une aventure à suivre... Miss Alfie

MissAlfie
01/07/13
 

Plassans, 1851. Le jeune Silvère fait ses adieux à la petite Miette. C'est décidé, il prend les armes et se joint à la cohorte d'insurgés qui partent pour Paris bien décidés à défendre la République. Derrière les remparts de la petite ville de Provence, tout le monde a peur. On dit les républicains sauvages et sanguinaires. Nobles et bourgeois craignent le pire. Seuls les Rougon voient dans la situation politique instable l'occasion d'enfin faire fortune. Ils réunissent dans leur salon quelques personnages influents de la ville, des réactionnaires qui appellent de leurs voeux le retour du roi. Cependant à Paris, Louis-Napoléon Bonaparte prépare le coup d'état qui assoira le second empire. Renseignés par leur fils Eugène, installé dans la capitale, les Rougon décide de retourner leur veste et de se faire fervents bonapartistes. Mais qui est donc ce couple calculateur et opportuniste?Pour le savoir, il faut un peu remonter le temps jusqu'à l'époque où Adélaïde Fouque, fille d'un des plus riches maraîchers de la ville perd ses parents et choisit d'épouser Pierre Rougon, un paysan mal dégrossi. Leur mariage est bref, Adélaïde se retrouve veuve et mère d'un fils, appelé Pierre comme son père. Loin de se morfondre dans la solitude, Adélaïde se compromet dans une relation passionnelle avec un braconnier, contrebandier à ses heures : "ce gueux de Macquart". Le couple illégitime aura deux enfants: Antoine et Ursule. Le fils Rougon et les deux Macquart grandissent à leur guise, sans entraves ni éducation, et sans non plus de sentiments fraternels. Pierre est convaincu de sa légitimité et déteste les deux "bâtards" qui mangent son pain. Dès que l'occasion se présente, il s'empare de l'héritage, spoliant sa mère et ses frère et soeur. Ursule s'en moque. Elle quitte Plassans et part vivre à Marseille avec son mari. Mais Antoine ne l'entend pas de cette oreille. Libéré de son service, il quitte l'armée où son frère le laissait végéter, et revient avec la ferme volonté de récupérer sa part d'héritage. Cependant, Pierre a épousé Félicité Puech, la fille d'un marchand d'huile. Il a investi dans l'affaire de sa belle-famille et tente tant bien que mal de faire fructifier son pécule. Le couple n'est pas riche, leurs nombreux enfants leur tondent la laine sur le dos. Pierre et son épouse se débarrassent de ce demi-frère encombrant avec quelques miettes. Antoine épouse la bonne et travailleuse Fine, lui fait trois enfants, Lisa, Gervaise et Jean et se laisse entretenir sans complexes par sa petite famille.Et nous revoilà en 1851. Adélaïde vit en recluse dans la vieille masure de Macquart. Reniée par ses fils, misérable et presque folle, elle a recueilli Silvère, le fils d'Ursule décédée très jeune. Antoine Macquart est plus amer que jamais. Fine est morte et ses enfants ont fui le domicile familial, lassés d'entretenir un père fainéant et alcoolique. Les époux Rougon ont marié leurs deux filles. Leur fils aîné, Eugène, vit à Paris. Le cadet Pascal est le médecin des pauvres de Plassans, il n'a que peu de contacts avec sa famille. Le benjamin, Aristide, travaille à la sous-préfecture et écrit des articles pour un journal. Il a opté pour le camp républicain, non par conviction mais parcequ'il pense se mettre ainsi du côté des vainqueurs. Et les Rougon complotent pour tirer partie du coup d'état et s'assurer la fortune à laquelle ils aspirent depuis toujours, quitte à laisser des morts derrière eux....Quand je me suis lancée dans le challenge qui consiste à relire la série des Rougon-Macquart dans son intégralité, j'ai pris conscience, à ma grande honte, que je n'avais lu que Germinal et Au bonheur des dames, et encore, c'était contrainte et forcée par des profs de français au collège. Ce sera donc une réelle découverte pour moi de lire les dix-huit autres volumes de la saga. Et me voici ravie après la lecture de ce premier tome fondateur, celui qui pose les bases de la famille, qui explique les origines de chacun et donne une bonne idée de leurs traits de caractère communs.Outre le fait que je me suis replongée dans une période de l'histoire de France que j'avais oublié depuis belle lurette, j'ai aussi découvert avec plaisir les moeurs d'une sous-préfecture du Sud. Plassans se compose de trois quartiers bien distincts, du plus pauvre au plus riche. Les deux premiers n'aspirent qu'à grimper les échelons, le dernier veut conserver ses privilèges. Cette fracture sociale (toujours d'actualité d'ailleurs) est aussi une fracture politique : en haut de l'échelle, on espère un retour des Orléans alors qu'en bas on place tous les espoirs d'une société meilleure dans la république.ZOLA place les Rougon-Macquart au coeur de cette société provinciale. Il nous donne à voir une famille à l'hérédité très lourde. Bien que demi-frères seulement, Pierre et Antoine partagent des traits de caractère fort semblables: l'avarice, l'envie, la cupidité, la méchanceté, la mauvaise foi, et j'en passe! gageons que quelques uns de ces défauts ataviques se retrouveront chez leurs descendants dans les tomes suivants...Un roman dont les couleurs sont le noir de l'âme des Rougon-Macquart et le rouge du sang de leurs victimes.

un flyer
26/10/12

Voilà un nouveau roman d’Emile Zola lu, et en plus le tout premier de la saga. Comme je suis contente d’être retombée (très facilement) dans son univers. Ce fut un moment très particulier ! Cet auteur me chamboule chaque fois que j’ouvre un de ses romans. J’ai l’impression d’être au XIXe siècle, avec tous ses personnages. Il m’emporte vraiment loin ! J’ai souhaité prendre mon temps pour le lire et découvrir petit à petit les personnages que je retrouverais dans ses autres romans. Nous suivons donc, au départ Miette et Silvère, deux jeunes amoureux. Silvère a décidé de s’engager dans la révolte qui éclate et Miette souhaite le suivre soudainement, pour ne pas l’abandonner. Ensuite, nous découvrons la fameuse famille des Rougon-Macquart et tout s’explique (vu que j’avais déjà lu L’assommoir et Au bonheur des dames, on retrouve des noms) ! La révolte donc éclate à Plassans entre Républicains et Royalistes. Les Rougon et les Macquart vont se faire face, sans cesse tout au long du roman. Ce qui me plait chez Zola, ce sont particulièrement les descriptions, que certains détestent parce que trop longues mais, étrangement je ne les trouve jamais trop longues et parfois même j’en redemande. Ce qui me plait aussi c’est qu’il fait de longues descriptions certes mais son récit n’est jamais plat. Il y a toujours de l’action, des rebondissements, du suspense. Bref, je suis encore une fois enchantée par cette lecture de cet auteur qui commence vraiment à devenir mon auteur fétiche. La Bête humaine, Nana et Germinal m’attendent et il me tarde vraiment.

searchxme
20/10/12
 

Premier volume de la série consacré à la famille des Rougon-Macquart, l' histoire se déroule dans la petite ville de Plassans (correspond à Aix-en-Provence) comme le dit lui-même Zola, La fortune des Rougon est « le roman des origines », il ne s' y passe pas grand chose. Émile Zola nous y présente les premières générations de la famille chaque personnages fait l' objet de descriptions détaillées, physique, caractère, ambitions, tout y passe. L' histoire de ce roman marque également le début de la bonne fortune de la branche Rougon de la famille qui profite du coup d' État du 2 décembre 1851 pour satisfaire leurs ambitions et s' emparer – à coup d' intrigue et de coup bas- du pouvoir politique de Plassans. Les premières victimes seront Miette et Silvère dont l' amour à la fois naïf et candide les rende si touchant.C'est un roman mené tambour battant la narration oscille entre passé et présent apposant de nombreux thèmes et analyses. Un roman qui éveille la curiosité et incite à découvrir la suite.

Lacazavent
13/09/12
 

En préface du premier roman, "La fortune des Rougon", Zola dit ceci : "Je veux expliquer comment une famille, un petit groupe d'êtres, se comporte dans une société, en s'épanouissant pour donner naissance à dix, à vingt individus, qui paraissent, au premier coup d'oeil, profondément dissemblables, mais que l'analyse montre intimement liés les uns aux autres. L'hérédité a ses lois, comme la pesanteur."Ne comptez pas sur moi pour un quelconque résumé, une éventuelle analyse, quoi que ce soit d'intelligent. Il s'agit ici pour moi de me laisser emporter par un souffle romanesque, de prendre à bras le corps les mots d'un raconteur d'histoires autant décrié qu'adulé, de me fondre dans un temps qui n'est plus avec des gens qui n'ont jamais existé. Je suis très douée pour ça, moins pour le partager.Ainsi, aux origines, trouvons-nous Plassans, petite ville du Var. "Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n'auraient point osé risquer la leur." ("Tarés" étant à prendre au sens littéral, affublés de tare).Pierre Rougon est un salopard. Un avide, un pleutre, un mauvais, un mou, faible et pas malin. Encadré par un de ses fils et coaché par sa femme, il va bassement profiter de l'insurrection du Var pour établir sa position sociale, en mentant, en trichant, et pire, en faisant verser le sang.Son demi-frère, Antoine Macquart, est au même niveau d'infamie, côté caniveau pour sa part. Ainsi, lorsque leur mère se meurt sous leurs yeux :"Rougon eut un geste d'humeur. Ce spectacle navrant lui fut très désagréable; il avait du monde à dîner le soir, il aurait été désolé d'être triste. Sa mère ne savait qu'inventer pour le mettre dans l'embarras. Elle pouvait bien choisir un autre jour.""Macquart, en se versant un nouveau petit verre, raconta qu'ayant eu l'envie de boire un peu de cognac, il l'avait envoyée en chercher une bouteille. Elle était restée fort peu de temps dehors. Puis, en rentrant, elle était tombée roide par terre, sans dire un mot. Macquart avait dû la porter sur le lit.Ce qui m'étonne, dit-il en manière de conclusion, c'est qu'elle n'ait pas cassé la bouteille."Emile Zola établit les origines de cette famille en nous faisant d'emblée frémir : Silvestre et Miette ouvrent et ferment le roman, leur destin est tragique, le ton est donné. On remercierait presque d'avoir de forts personnages d'enflures totales à haïr, pour ne pas sombrer trop longtemps dans l'affliction.Un tome avec une grosse partie assez ennuyeuse ceci dit, tant le détail apporté à la description de la situation politique et sociale est important. Sylvie Sagnes

SagnesSy
07/07/12
 

La fortune des Rougon est le premier volume de la série des Rougon-Macquart écrite par Zola. C'est le début de mon défi personnel de lire les 20 livres en 3 mois (je sais que je n'y arriverai pas, mais laissez-moi rêver).Alors alors, La fortune des Rougon, c'est l'histoire d'Adélaïde Fouque et de ses trois enfants, dont deux "bâtards" nés d'une relation non officielle. C'est l'histoire surtout de ses enfants, et notamment de Pierre Rougon, l'enfant légitime. Et c'est l'histoire de sa fortune, à cet homme qui a soif de pouvoir et d'argent, qui rêve d'effacer la réputation mal famée de sa famille, et qui est prêt à tout pour cela. A travers cette histoire, celle de la France à la fin du XIXe siècle. On a donc l'histoire d'une famille peu élevée socialement pendant le Second Empire.Et c'est ça qui est bien, qui est novateur pour l'époque dans l’œuvre de Zola. Il raconte l'histoire d'une famille à l'origine pauvre, pas du tout appréciée par les habitants de leur village, rejetée pour cause de folie, de bizarrerie et d'anti-conformisme. On ne voit pas une bonne petite famille bourgeoise bien comme il faut vivre sa petite vie. On a un fils de paysan qui va tout donner, écraser tout le monde pour accéder à la fortune, et prendre sa revanche sur le monde. Chaque personnage a sa part d'ombre, de méchanceté et de bizarrerie. Ils ont aussi de bons côtés, chacun d'entre eux, heureusement.L'autre point positif, c'est l'écriture de Zola. Il nous introduit le roman par la description d'un terrain vague, puis nous montre la romance entre Miette et Silvère, pour enfin nous parler de la famille Rougon. Au début, on se demande quels sont les différents liens entre chacun de ces sujets. Et les liens se font peu à peu, laissant apparaître le génie de Zola. C'est aussi des descriptions magnifiques. Et puis sa façon d'écrire, nous fait passer d'un camp à l'autre. Lorsque le personnage évoqué est républicain, on se surprend à le soutenir, et lorsqu'il est réactionnaire, on se surprend là aussi à le soutenir. Et cette façon d'alterner entre les évènements politiques et les histoires personnelles !J'ai beaucoup aimé ce roman, pour l'idylle entre Miette et Silvère, qui est sincère, naïve et belle. Mais aussi pour ces personnages méchants, malsains qui se tendent des pièges les uns aux autres et qui n'ont pour motivation que leur propre confort, leur propre bien-être. Chacun prend parti dans cette opposition, non pas pour défendre des idées, mais bien pour défendre ses propres intérêts. Tout le monde manipule, tout le monde est manipulé.Bref, j'ai beaucoup aimé et je recommande chaudement cette œuvre. Sur ce, je vais me plonger dans La Curée.

Chaaw
06/09/11
 

Le développement de l’histoire est cependant, ici, particulier. On découvre tout d’abord Silvère, on ne sait pas d’où il sort, juste qu’il veut une République et la Liberté. Avec lui, il y a Miette, plus jeune que lui, qui l’aime et veut le suivre. Ensuite, on découvre, (enfin) les Rougon-Macquart. Et on découvre par la même occasion pourquoi, quand on lit les différents volumes, on a l’impression qu’ils sont tous fous. Adélaïde a des comportements excessifs. Oui, tout en elle est excessif. Alors qu’elle hérite d’une fortune, elle se prend d’amour pour un pauvre. Elle aurait pu se trouver un homme quelque peu fortuné, qui aurait été attiré par sa fortune, mais non. Avec lui elle a un enfant, Pierre Rougon. Mais le père de Pierre meurt, et Adélaïde se reprend de passion pour un autre homme, un Macquart. Cet amour fait un scandale dans le village. (Imaginez un peu !) Ils ne se marient pas, se voient juste en cachette, et naîtront deux enfants : Antoine et Ursule Macquart. Mais entre les trois enfants, il y aura des rivalités. Pierre veut tout l’argent d’Adélaïde, considérant qu’il est l’enfant légitime, et que les deux autres n’ont pas le droit de toucher l’argent. La Fortune des Rougon, c’est la description du coup d’Etat, vu par un petit village du Sud. Zola nous montre comment les bourgeois et les paysans ont vécu la naissance de l’Empire et comment certains se sont alliés pour défendre la République. D’autres, comme Pierre Rougon par exemple, ne défende une cause que si elle peut le servir par la suite. Dans ce roman, c’est le commencement des Rougon-Macquart. J’ai retrouvé avec plaisir Gervaise, qui est la fille d’Antoine. Ce premier volume annonce une famille haute en couleur, où les personnages étonneront toujours le lecteur. En bref, un pur moment de bonheur, grâce à une intrigue intéressante, mêlée à une écriture hors du commun. (Eh oui, Emile Zola est unique !)

EmmaBovary
26/04/11

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.26 kg

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