La grande beune

MICHON, PIERRE

livre la grande beune
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 23/03/06
LES NOTES :

à partir de
4,80 €

SYNOPSIS :

Quand il arrive à Castelnau, un village au fin fond de la Dordogne, tout près de Lascaux, le narrateur a vingt ans. C'est son premier poste. Derrière le rideau gris des pluies de septembre, entre deux dictées, le jeune instituteur s'abandonne aux rêves les plus violents - archaïques, secrets et troubles comme les flots que roule, en contrebas des maisons, la Grande Beune. Dans ces contrées où se rejoue encore dans une forme ancienne l'origine du monde, le sexe sépare deux univers. Celui des hommes, prédateurs, frustes
mais rusés - terriblement. Et puis celui des femmes, autour de deux figures que l'écrivain campe magistralement. Hélène l'aubergiste, mère emblématique, et Yvonne, à la beauté royale, qui suscite chez le narrateur une convoitise brûlante et toutes les variations d'un émoi qu'il nous fait partager au rythme de sa phrase : emportée comme un galop de rennes dans une ère révolue, retournée en une scène grotesque où des enfants exhibent l'animal vaincu, mordante ou fuyante comme le loup des peintures rupestres.
1 personne en parle

Au début des années soixante, un jeune instituteur de vingt ans prend son premier poste dans un village de Dordogne tout près de la grotte de Lascaux. Encore un court roman de Pierre Michon qui ne veut pas, comme d’habitude, faire du délayage qui aurait nui à l’intensité du récit.Comme dans Les Vies minuscules, il nous propose des portraits de femmes. Hélène l'aubergiste chez qui il a pris pension et qui symbolise la mère, puis Yvonne la buraliste mère du petit Bernard, un de ses élèves. Yvonne suscite une passion brûlante chez le jeune homme. Mais elle appartient à un autre qui la maltraite. C’est le seul ouvrage dans lequel Michon évoque une violente histoire d’amour.C’est un récit tout simple et tout repose sur la prose magnifique de l’auteur. On retrouve le style impétueux, l’écriture dense et classique de Michon qui, parallèlement à une histoire contemporaine somme toute banale, évoque les temps préhistoriques des grottes. Par exemple l’épisode dans lequel des enfants exhibent la dépouille d’un renard, référence aux scènes représentées sur les peintures rupestres.Fan de cet auteur, je n’ai pas été déçu par ce roman que j’avais «oublié» de lire.

Ludeca
29/04/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.05 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition