La-haut tout est calme

BAKKER, GERBRAND

livre la-haut tout est calme
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 03/09/09
LES NOTES :

à partir de
22,30 €

SYNOPSIS :

Helmer van Wonderen vit et travaille sur la ferme familiale depuis trente-cinq ans, quand, un jour, sans raison apparente, il décide d'installer son vieux père au premier étage. Ce dernier est grabataire et aura de toute façon besoin de ses soins, mais ce changement lui permet de rompre la monotonie des jours toujours semblables, de s'installer au rez-de-chaussée de la maison et d'en refaire la décoration. Tout en s'occupant de la ferme et du père, il est plein de colère retenue à l'égard de ce dernier. Puis tout s'accélère le jour où il reçoit une lettre signée d'un nom oublié depuis longtemps : Riet était non seulement la fiancée de son frère jumeau Henk, mais aussi à l'origine de son accident mortel, à l'âge de vingt ans. C'est après la disparition de ce frère admiré, alors qu'il était parti étudier à la faculté de lettres d'Amsterdam, que Helmer a dû reprendre le rôle destiné à Henk et renoncer à une vie loin de la ferme. Il a dû accepter une vie consacrée aux vaches, malgré lui, et la tête vide, accomplir
les mêmes gestes, jour aprâ8s jour, machinalement. Riet lui demande de l'aide, car elle a des difficultés avec son fils - appelé Henk, justement. L'arrivée de cet adolescent changera totalement la donne : il noue des liens privilégiés avec le vieil homme mourant, mais il oblige aussi Helmer à se confronter enfin à l'image de l'autre Henk, ce frère jumeau disparu, et à reprendre sa vie en main. Lors d'un accident dramatique, les choses semblent enfin se dénouer... Gerbrand Bakker évoque avec beaucoup de poésie la vie d'un paysan du nord de la Hollande. Les paysages d'eau et de tourbe constituent un écrin très singulier pour une narration qui pourtant touche une question absolument universelle : comment maîtriser ses désirs, comment accéder à une forme de vérité intérieure quand tout dans votre existence vous contraint à renoncer â0 cet ailleurs tant refoulé ? À 55 ans, est-il trop tard pour changer de vie ? L'écriture de Lâ-haut, tout est un calme entraîne le lecteur dans une quête du bonheur inoubliable.
10 personnes en parlent

Ça y est me voilà sur le coup ! Bien après tout le monde, je lis ce fameux roman très encensé. Me voici comblé : je n'aime pas avoir l'impression que nous lisons tous en même temps les mêmes livres ; j'ai donc pris mon temps pour accéder à celui-ci. Et bien m'en a pris, parce que du temps, il en faut pour savourer ces presque 400 pages de lenteur, de nature, de petites choses du quotidien, de questionnements. Parce qu'il ne se passe quasiment rien dans ce roman. Bon, certes, il y a des morts, mais sur quarante ans, c'est un peu prévisible, et à part une mort accidentelle, les autres sont plus normales, si je puis dire. C'est lent, c'est excessivement lent, mais ça n'est pas long. Jamais je ne me suis ennuyé à lire les journées d'Helmer. Il y a même des descriptions de gestes banals qui durent et qui se lisent très bien, notamment la préparation du café ou des repas pour le père d'Helmer avant de les lui porter dans sa chambre.Gerbrand Bakker écrit donc sur un vieux garçon qui a toujours subi, lui "le second choix", puisque son père lui a toujours préféré Henk, et qui enfin se pose des questions qui vont le faire avancer. Ou plutôt qui ose avoir des réponses jusque là bien enfouies. Il écrit surtout sur la gémellité, sur la souffrance qu'a ressenti Helmer lorsque son frère, pour Riet, s'est éloigné de lui :"Nous appartenions l'un à l'autre, nous étions deux garçons et un seul corps.Mais il y a eu Riet. Lorsqu'en janvier 1966 je suis entré dans sa chambre [celle de Henk] et ai voulu me coucher près de lui, il m'a renvoyé. "Fous le camp", a-t-il fait. Je lui ai demandé pourquoi. "Idiot", m'a-t-il répondu. En quittant sa chambre je l'entendais pousser des soupirs de mépris. J'ai regagné mon lit en frissonnant. Il gelait, la nouvelle année venait de commencer et, le matin d'après, la fenêtre était couverte de haut en bas de fleurs de givre. Nous étions désormais deux jumeaux et deux corps." (p.215)Cette séparation le met très mal à l'aise, lui, déjà pas forcément très sûr de lui. Ensuite, à la mort de Henk très proche de ce jour néfaste, Helmer sera bien incapable de s'opposer à son père lui imposant de reprendre la ferme. Il lui faudra trente-cinq années pour réagir et se rebeller. Pour prendre sa vie en mains.Dans le même temps, l'auteur dit la différence entre ces jumeaux : pourquoi l'un est le préféré du père ? Pourquoi Riet préfère Henk à Helmer ? Sont-ils si ressemblants ? Et quid de la question importante de leur différence sexuelle : Henk était amoureux de Riet, très belle jeune femme. Helmer est beaucoup plus troublé par les hommes qui l'entourent, notamment Jaap, le garçon de ferme. Peut-être me trompé-je, mais il me semble y voir là plus que l'amitié entre deux hommes.Très bien écrit, ce livre tient son lecteur jusqu'au bout, sans suspens, sans rebondissement, juste en racontant la vie de cet homme ordinaire. J'ai espéré tout au long du livre en un changement pour Helmer. Chaque lecteur -dont moi- a dû, j'imagine, suivre sa "quête du bonheur" (4ème de couverture) avec l'envie forte qu'il le trouve.On dit souvent -voyons, je pourrais prendre mes responsablilités et dire : "Je dis souvent..."-des personnages qu'ils sont attachants, et c'est souvent le cas, mais s'il doit y en avoir un qui l'est un peu plus que les autres, c'est bien Helmer -dans la seconde qui suit ce que je viens d'écrire, je peux vous en trouver au moins douze autres qui le sont tout autant que lui, comme quoi, ce que j'écris n'est pas toujours vérité !Un texte envoûtant bien que sans artifice (des phrases simples, des mots simples), des paysages et une nature nordiques très présents, des questionnements existentiels sur le sens de la vie, de la sienne et de celles des autres font que ce roman charme, captive et fascine (c'est sans doute un peu fort comme terme, mais il y a un peu de cela quand même pour nous tenir 400 pages.) Comme quoi, quand c'est bien écrit, je peux m'intéresser à des livres lents ! Yv

Lyvres
22/03/14
 

Un changement de vie à découvrir. Cette histoire, lente et nostalgique a touché nos lecteurs. La quête du bonheur malgré tout illumine ce récit précis et très touchant.

Depuis que son frère jumeau est décédé dans un accident il y a 35 ans,Helmer van Wonderen a dû le remplacer à la ferme familiale. Mais vingt ans plus tard, brusquement Helmer décide de monter son père grabataire au premier étage et de réaménager la maison. première étape d'un changement de vie significatif qui s'annonce pour celui qui n'a , il l'avouera tardivement, jamais su trouver sa place une fois son frère mort.Avec une grande économie de moyens Gerbrand Bakker peint avec délicatesse et poésie cette renaissance d'un homme qui jusqu'à présent n'a jamais appris à décider seul.Ce personnage laconique sait néanmoins tisser avec les animaux et les êtres qui l'entourent de vrais relations et nous surprend sans cesse tant par sa violence feutrée que par sa volonté souterraine mais inébranlable d'avancer enfin. Un livre magnifique , lumineux, et qui accompagne longtemps le lecteur. cathulu

cathulu
06/08/12
 

J'étais en quête d'un bon roman pour commencer cet automne, d'un formidable compagnon pour ralentir le temps, pour pénétrer dans une bulle de douceur contemplative. J'ai ouvert ce roman et j'ai pris mon temps...Helmer vit seul. Dans la ferme familiale, son père se prépare au grand et ultime voyage.Un beau matin, Helmer décide d'installer son père dans la chambre "là-haut", où "tout est calme". Est-ce déjà l'antichambre du paradis?Les journées s'écoulent en compagnie des animaux. Le temps s'étire. Le quotidien est rythmé par les travaux de la ferme.J'attends. Le journal est devant moi, sur la table, mais je ne peux pas lire. Je suis assis, les yeux fixés au-dehors. La pendule ronronne, tout est calme là-haut, il reste quelques gorgées de café froid dans ma tasse. Il n'y a pas que là-haut que c'est calme, c'est calme partout, la pluie bat doucement sur le rebord de la fenêtre, la route est mouillée et déserte. Je suis seul, je n'ai personne contre qui me blottir."Helmer a une vie brisée depuis la mort de son frère jumeau Henk. Il tente d'enterrer les souvenirs mais Riet,la fiancée de Henk réapparaît dans sa vie.Gerbrand Bakker brosse le portrait de personnages rudes aux creux de ce roman d'atmosphère. Le père tyrannique et machiavélique me rappelle certains personnages de Mauriac.Le thème de la gémellité pred tout son sens dans cette quête quotidienne du bonheur pour Helmer: tenter d'oublier la disparition de son frère noyé en s'immergeant à son tour dans l'eau à Heather Hill. Plonger pour mieux refaire surface et faire ce constat heureux ou malheureux de sa solitude et de sa singularité.La narration est ponctuée par l'apparition d'une corneille mantelée. L'oiseau serait-il de mauvaise augure? Tenterait-il d'annoncer la mort?Je vous laisse découvrir ce sublime roman, cette renaissance symbolique d'un homme qui toute sa vie s'interroge sur sa condition de "moitié d'homme".

Mirontaine
07/03/12
 

J'ai un avis assez mitigé. D'abord les points positifs c'est que j'ai bien aimé les descriptions d'Helmer. On peut vraiment se mettre à sa place assez facilement puisqu'on a l'impression d'y être. Ensuite, les bonds dans le passé quand, il pensé à un souvenir ou à un endroit qu'il a vécu avec sa mère, son frère ou son père. Ça nous permet de mieux comprendre sa vie et comment il est arriver à devenir seul et à s'occuper seul de la maison. Ensuite les points négatives. J'ai trouver qu'il y avait très peu de dialogue ce qui rend le roman lent. Mais après une fois l'arrivé d'une personne dans sa vie, il y a un peu plus de dialogue. Après j'ai trouvé l'histoire banale, rien pour s'accrocher au roman. Mais j'ai tout de même était bercer par les mots de Gerbrand Bekker, et pu voir l'évolution du personnages d'Helmer. Petit à petit, il va reprendre sa vie en main et de faire ce qu'il a toujours voulu faire, de réaliser ses rêves.Et le titre du roman porte bien son nom, tout est calme quand on lit le livre ^^.

Sakinia
12/06/11
 

Voilà, comment dire: deux semaines de lecture pour cet ouvrage (trop long à mon avis) et j'en ressors dépitée. L'histoire assez simple au demeurant: Helmer, fermier d'une cinquantaine d'années, décide de loger son père quasi-mourant au premier étage( une façon de ne plus l'avoir entre les pattes et le titre résume bien la situation: "Là-haut tout est calme"). Il reçoit un jour une lettre de son ex-future belle-sœur Riet (fiancée de son frère Henk avant la mort de celui-ci, lors d'un accident de voiture que Riet conduisait). Riet que le père d' Helmer a chassé de la maison, Riet qui a prénommé son fils...., Henk qui aurait dû hériter de la ferme, Helmer qui se destinait à des études supérieures et qui finalement sous pression paternelle les abandonne pour remplacer son frère.Entre évocations du passé tragique, du présent monotone, de la nouvelle tâche demandée par Riet, des relations fraternelles, familiales et amoureuses, l'histoire défile sans douleur mais sans éclat avec un récit bien alambiqué. Triple bof.

Cave
11/06/11
 

Helmer a du renoncer à ses études supérieures. C'est son frère jumeau Henk qui était destiné à reprendre la ferme familiale mais suite à un accident de voiture et son décès, le devoir a obligé Helmer à remplacer son frère. Helmer a mis de côté son projet de vie et depuis trente-cinq ans, son quotidien de fermier n'a pas changé. Il s'occupe machinalement des animaux de la ferme et de son père âgé qui ne quitte pratiquement plus son lit.Lorsque le livre commence, Helmer a décidé de déménager son père au premier étage, et de moderniser un peu le bas de la maison, il s'achète un nouveau lit, il repeint la maison... Son quotidien monotone va être bousculé par l'arrivée d'une lettre de Riet, l'ancienne petit amie de Henk, elle reprend contact après des années de silence. Elle demande à Helmer d'accueillir quelque temps son fils comme garçon de ferme.Ce livre évoque les liens particuliers unissant des jumeaux et les troubles que ressent Helmer depuis la disparition de son double. Le lecteur découvre aussi les ressentiments d'Helmer vis à vis de son père qui a toujours préféré Henk. Il subit malgré lui cette situation.Les descriptions des paysages, et de la nature qui change au fil des saisons font partie du récit : le plat pays sous le neige avec les canaux gelés, à l'approche du printemps. Les animaux sont très présents également dans cette histoires, les animaux de la ferme, les oiseaux...L'impression de calme de cette vie monotone et régulière seulement ponctuée par les saisons est palpable durant la première partie de l'histoire. Ce calme va être bouleversé par le retour de Riet puis l'arrivée de son fils.J'ai lu très facilement ce livre dont j'ai aimé l'ambiance et Helmer m'a beaucoup touchée.

Aproposdelivres
02/06/11
 

Helmer et Henk sont deux frères jumeaux qui ont grandi ensemble en ce plat pays de Hollande. Miroir étrange dans lequel l’un se voit en l’autre. Mais une rencontre amoureuse déchire cette fusion qui jusqu’alors n’avait pas vraiment été sensible. Une jeune femme d’abord, Riet, et puis un accident. Henk meurt tragiquement, Helmer reste et renonce à ses études, à la demande du père, pour travailler à la ferme. Il prend la place laissée vacante par son frère. Il comble, par son travail et ses renoncements, une absence infinie qui se creuse à l'intérieur.Les années passent sur ces terres enlisées de brumes et d’hivers. La vie a depuis longtemps refluée du corps d’Helmer. Il n’existait pas sans son frère, même son nom, prononcé seul, il ne l’avait jamais entendu, il était le "Helmer" de "Henk et Helmer". Après le départ de Riet, le silence s’est refermé autour de la ferme, silence d’eau et de tourbe.Et puis un jour, un jour aussi gris que tous les autres jours, Helmer déménage son vieux père au premier étage, là-haut, et décide de transformer le rez de chaussée. Les prémices d’un changement, lent, mais inéluctable. Et toute cette vie en creux, en vide, en manque… Là-haut, un homme attend la mort. En bas, le fils devenu unique s’affaire. Un autre Henk vient aider à la ferme. Il est le fils de Riet. Un gamin de 17 ans.Une spirale, éloignant les uns pour rapprocher les autres. J’ai trouvé une forme terrible de dénuement dans ce roman, une immense solitude alors même que la vie continue et que l’espoir n’est pas exclu. http://www.mondalire.com/carnets

un flyer
10/05/11

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier BoB et les éditions Folio pour ce partenariat.« Là-haut, tout est calme » est l’histoire d’Helmer, un éleveur des Pays-Bas d’une cinquantaine d’années, vivant avec son père, un vieil homme grabataire, dans la ferme familiale. Helmer s’occupe des animaux et de son père, avec un certain fatalisme, comme s’il se sentait obligé de le faire alors qu’il souhaiterait inconsciemment faire autre chose. Mais il ne se plaint pas, ne se sent pas malheureux non plus.Un jour, il décide de dépoussiérer cette vie qui s’enlise dans l’ennui. Il change les meubles de place, rafraîchit les murs avec une peinture bleue, change sa literie sur les conseils de sa voisine, puis arrive une lettre. Une lettre qui refait revenir Helmer plus trente ans plus tôt, à la mort de son frère jumeau.Gerbrand Bakker nous offre une histoire avec beaucoup de poésie. On ressent dés les premières pages ce calme routinier, quotidien, d’une vie ennuyeuse au travail, rythmée uniquement par les saisons. Le poids familial est important aussi, la mort du frère, le père malade, pèse sur les épaules du personnage principal. De cette lassitude, seul ce coin perdu des Pays-Bas le vit car l’auteur nous emmène lentement dans la peau d’Helmer, avec une belle écriture, avec fluidité, et sans ennui. Des souvenirs d’enfance nous racontent son passé, pour mieux comprendre son présent, mené dans une tranquillité patiente. Un paysan dans une quête du bonheur. Un roman paisible, magnifique. A lire absolument… Le Rat est mort, vive le Rat

Skritt
28/04/11
 

Helmer van Wonderen vit depuis trente-cinq ans dans la ferme familiale, malgré lui. C'est Henk, son frère jumeau, qui aurait dû reprendre l'affaire, mais il a disparu dans un tragique accident à l'âge de vingt ans. Alors Helmer travaille, accomplissant les mêmes gestes, invariablement, machinalement. Un jour, sans raison apparente, il décide d'installer son vieux père au premier étage, de changer de meubles, de refaire la décoration de la maison...Voilà le début de la quatrième de couverture. Si je vous l’ai indiquée, ce n’est pas par pure fainéantise ( même si l’on pourrait le croire) mais parce que dans ce livre le rythme est important, fondamental même. Helmer âgé de 55 ans vit au rythme du travail à la ferme lié aux saisons, au temps. Des journées où la solitude est interrompue par la visite de la voisine ou de ses jeunes garçons. Suite à la mort de son frère jumeau, Helmer n’a pas eu le choix face à son père d’arrêter ses études et de travailler à la ferme. Un père autoritaire qui dirigeait et décidait pour tout le monde. L'installer à l'étage, là-haut permet à Helmer de mettre fin à la domination de ce père âgé. Un jour, Helmer reçoit une lettre de l’ancienne fiancée d’Henk. Elle lui demande de donner un peu de travail à son plus jeune fils nommé Henk. Entre souvenirs et présent, Helmer tente de trouver sa place et sa vie. Lui qui n'a vécu jusqu' à présent qu'en étant le "remplaçant" d'Henk. Même ci se roman parait calme, on ressent toute la violence, le désarroi qu’Helmer a enfoui, accumulé pendant toutes ces années. Tous ces évènements vont permettre à Helmer de choisir et de réaliser ce qu’il veut réellement faire. A la question : peut-on changer de vie à et trouver son bonheur ? Ce roman nous donne la réponse. Un livre qui demande seulement qu’on prenne le temps de se caler soi-même sur le rythme. Il faut prendre le temps, s'en imprégner et pour ma part, j'en suis ressortie troublée. L’éveil de cet homme à sa propre vie est tout simplement beau.. Comme pour "Rosa Candida", il m’a fallu quelques pages pour rentrer dans ce livre. http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
23/10/10
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.36 kg
  • Langage original : NEERLANDAIS
  • Traducteur : BERTRAND ABRAHAM

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