La langue des papillons et autres nouvelles

RIVAS, MANUEL

livre la langue des papillons et autres nouvelles
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 18/11/04
LES NOTES :

à partir de
7,10 €

SYNOPSIS :

Manuel Rivas nous prouve une fois de plus qu'il est, par son écriture et par sa sensibilité, l'un des auteurs espagnols les plus remarquables de sa génération. Chacune de ses nouvelles nous offre ici une vision intense et poétique de la Galice et des Galiciens, ce peuple de paysans et de pêcheurs habitués depuis toujours au dur combat contre la misère et les intempéries. Rivas nous fait entendre leurs voix et, avec un respect sans faille pour la fragilité des hommes, dessine en profondeur la trame variable des rêves et des peurs qui donne une forme à leur existence. Ainsi l'émigré
malade qui survit grâce au souvenir de la fille qu'il avait tant désirée («Le perroquet de La Güaira») ou l'adolescent affamé dévorant le pain de ses frères («La flûte de pain») expriment un amour pour la vie qui fait leur force et leur faiblesse, mais qui, surtout, est au-delà de tout jugement. C'est bien cet amour qui infléchit le cours de l'histoire dans «La langue des papillons» et nous fait découvrir - ressentir - dans les dernières lignes comment la fidélité d'un seul enfant peut être plus puissante que la làcheté et la trahison de tout un village.
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Manuel Rivas, nous offre un recueil de dix-neuf nouvelles, pleines de poésie, pour nous décrire merveilleusement sa région natale, la Galice. Cette Bretagne d'Espagne, peuplée de paysans, de pêcheurs, qui luttent dur contre la misère, la rudesse de cette province balayée par les intempéries. Il nous montre avec délicatesse, sensibilité, leur existence, ainsi que leur combat. Les titres ne révèlent rien de ce que l'auteur nous dévoile dans le cours de chaque texte. Ainsi, dans " Un million de vaches ", une vieille femme qui a raté son autobus pour VIGO alors qu'elle se rend chez son médecin, prise en charge par le narrateur, entend une information, à la radio de la voiture, sur la présence en Galice d'un million de vache, c'est le point de départ d'une conversation dans laquelle elle confie, les difficultés pour une provinciale âgée de vivre chez ses enfants, dans la capitale, dans un immeuble. Tout est positif, MADRID est une ville merveilleuse, sa belle-fille est un bijou, son fils est un bon fils, l'appartement est bien conçu, mais elle n'a pas résisté à l'indifférence qui règne entre voisins, elle n'a pas supporté les pleurs d'un enfant dans l'appartement au-dessus de sa chambre, elle n'a pas accepté qu'on lui dise " Que cela ne la regarde pas ". Le texte se termine sur une note d'amour, car en réalité, la femme ne va pas chez son médecin mais elle va rejoindre son fiancée dans un bal du troisième age. Dans la nouvelle, " La flûte de pain " Manuel RIVAS nous montre avec poésie, simplicité, douceur, mais quelle force, jusqu'où la famine peut pousser un enfant, qui dévore en chemin le pain de ses frères, mais également, quel sommet, atteint l'amour d'une mère qui lui pardonne son geste. La description des bouchées de pain après une longue privation est éblouissante, qui déclenche un déferlement de saveurs, l'envol des oiseaux, le carillon joyeux des cloches. Dans, " La laitière de VERMEER ", pour nous décrire l'amour et le respect qu'il éprouve pour sa mère, qui était laitière, l'auteur décrit le merveilleux et célèbre tableau de Johannes VERMEER de DELFT. Dans " la langue des papillons ", par la poésie de ses descriptions, par les images subtiles qu'il utilise, Manuel RIVAS, nous entraîne au sommet de la beauté de la nature, au plus haut de l'amitié, il nous montre l'émerveillement de l'éducation, le respect qu'un enfant peut éprouvé pour son maître, pour mieux, mettre en évidence, ensuite, la lâcheté des hommes, de tout un village, ou moment ou s'installe la dictature et la peur, à travers laquelle la fidélité de l'enfant fait figure de résistance. Dans tous les textes de Manuel RIVAS, la vie est montrée, avec ses joies et ses peines, jamais de manière misérable, toujours avec force et poésie. Après la lecture de ce livre, on est pris par l'envie de lire tout ce que Manuel RIVAS a écrit, ou écrira. Si l'on a eu l'occasion d'assister, comme ce fût mon cas, à une rencontre avec cet auteur, notre envie est décuplée, il y a de la poésie jusqu'en dans ses réponses, Merci, à ceux qui nous font connaître ces auteurs.

JoelC17
12/08/13
 

Merci lecteur ! Je remercie le lecteur qui m’a recommandé ces nouvelles de Manuel Rivas. Je dois pourtant admettre que j’étais réticente. En général, les nouvelles me laissent sur ma faim. Mais Manuel Rivas possède une écriture aussi délicate que les ailes d’un papillon, avec des mots aux nuances uniques qui sont loin, très loin des clichés du roman du terroir. Il dépeint une Galice où la rudesse des vies n’endurcit pas les âmes, où les traditions côtoient les gestes fous. Pas d’angélisme non plus : chez Rivas, la vie rustique n’est pas portée aux nues, et les valeurs rurales tiennent du mythe. C’est l’éventail des sentiments humains qui se déploie dans ces courtes nouvelles, serti d’images saisissantes, oniriques, comiques ou tragiques.

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.12 kg

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