La legende de nos peres

CHALANDON, SORJ

EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 26/08/09
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Après avoir été journaliste à la Voix du Nord, Marcel Frémaux est devenu biographe familial. « Toute vie mérite d'être racontée », disent ses publicités, et c'est pour cela que ses clients se confient à lui. Il les écoute, met en forme leurs souvenirs, les rédige puis fait imprimer un livre destiné aux amis ou au cercle familial. Un matin, Lupuline Beuzaboc se présente au biographe. Tescelin, le père de Lupuline, ancien cheminot du Nord de la France, était un Résistant, un partisan de l'Armée des ombres. Dédaigneux des hommages, il n'a raconté sa bravoure qu'à sa fille. Alors, pour ses 85 ans, Lupuline veut offrir à son père les mémoires de son combat. Elle veut ramener son passé glorieux en pleine lumière. Le vieil homme est réticent.
Embarrassé. En colère même de tout ce tapage. Et puis il accepte. Marcel Frémaux va s'atteler à cet ouvrage avec passion. Pierre Frémaux, son père, fut un Résistant. Comme le vieux Beuzaboc, un partisan de l'Armée des ombres, silencieux et dédaigneux des hommages. Mais son père n'a jamais rien raconté. Et il est mort, laissant son fils sans empreinte de lui. En écoutant Beuzaboc, c'est son père que le biographe veut entendre. En retraçant sa route, il espère enfin croiser son chemin. Mais rien ne se passe comme il le pensait. Et plus Beuzaboc raconte, plus le doute s'installe. C'est par une poignée de mains, que le biographe et le vieil homme avaient scellé leur pacte de mémoire. Ensemble, ils franchiront les portes de l'enfer.
La vie de Marcel Frémeaux, biographie familial, chancelle lorsqu'il doit rédiger l'histoire d'un ancien membre de la résistance cheminote lilloise, dont l'engagement fait écho à celui de son père. Résistant lui aussi, il a toujours voulu rester dans l'ombre, et entre le père et le fils, parti trop tôt, l'histoire est comme inachevée. On ressort ému et grandi de ce très beau roman, riche, limpide, qui nous parle des hommes, de leur choix, et de ce qui, parfois de manière insoupçonnée, les motive.
Cette œuvre aborde avec beaucoup de justesse les mécanismes de la transmission, de la mémoire, et nous parle, avec sensibilité et pudeur, de l'amour filial. Elle est aussi l'occasion de (re)découvrir l'auteur du magnifique "Une promesse" et de "Mon traître".

marie-sophie (lille)
La vie de Marcel Frémeaux, biographie familial, chancelle lorsqu'il doit rédiger l'histoire d'un ancien membre de la résistance cheminote lilloise, dont l'engagement fait écho à celui de son père. Résistant lui aussi, il a toujours voulu rester dans l'ombre, et entre le père et le fils, parti trop tôt, l'histoire est comme inachevée. On ressort ému et grandi de ce très beau roman, riche, limpide, qui nous parle des hommes, de leur choix, et de ce qui, parfois de manière insoupçonnée, les motive.
Cette œuvre aborde avec beaucoup de justesse les mécanismes de la transmission, de la mémoire, et nous parle, avec sensibilité et pudeur, de l'amour filial. Elle est aussi l'occasion de (re)découvrir l'auteur du magnifique "Une promesse" et de "Mon traître".
Shirley ,
Librairie
(Roubaix)
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Mais quelle est donc la "très grande faute" qui poursuit M. Chalandon ?Tel un motif dans le tapis, cher à Henry James off course, les mêmes dess(e)ins poursuivent ses personnages. Et comme il n'y a qu'un pas (de trop ? ) à franchir entre un écrivain et certains narrateurs, et même si c'est le coeur de la fiction de jouer sur ces ambiguités, on ne peut que se questionner dans ce sens, tellement la trahison, la promesse non-tenue, le sens de l'honneur, la parole donnée et les illusions perdues chères à Balzac semblent être le coeur du cyclone personnel de M. Chalandon. Adonc, un ancien journaliste s'est reconverti en écrivain biographe, sorte de ghost writer du pauvre, de nègre du peuple. Il se guérit ainsi, semble-t-il des contraintes, des pressions, des faux-semblants et des mensonges, déjà, de son ancien métier de journaliste. Une femme de sa génération, quadra affirmée, lui propose d'"accoucher", c'est le terme pour les biopics, les mémoires écrites pour les autres, son père ; un taiseux dont les souvenirs de résistant méritent, selon elle, une plus grande reconnaissance, une plus grande visibilité, surtout aux portes de la mort. L'écrivain public s'engouffre alors dans un jeu de miroirs déformants qui va mettre en perspective sa propre histoire, celle de son propre père, lui aussi résistant, et qui lui aussi, avait choisi le silence après la guerre et, grande douleur personnelle, qui ne lui avait jamais tout dit sur ces années sombres là. Alors repentir, regrets, rédemption, il passe outre le vieux bonhomme, hargneux puis complaisant, pour le moins ambigu et manipulateur peut-être, et s'accroche au contrat, plus moral que financier finalement, qu'il passe avec sa fille : écrire la vraie histoire de son père.Mais à trop tirer sur les fils de l'écheveau mémoriel, on peut tirer à les rompre. Qui dit la vérité, que se cache-t-on à croire ou à oublier, et surtout qu'aurions-nous fait nous-mêmes dans un tel contexte ? µEt les secrets, les non-dits connus, est-il temps, moral de tout dire ? Pour qui, pour quoi ? Véritable pageturner, subtil et littéraire à la fois, vous ne lâcherez pas cette enquête pleine de vie, d'intimité, et d'Histoires, la grande et les petites.Chapeau bas M. Chalandon, mais à quand votre vraie confession ? ganeshmira

ganeshmira
14/08/10
 

Ma deuxième lecture de Sorj Chalandon après Une promesse, toujours aussi bouleversante. Cet auteur aime la précision, la vérité, l'économie de moyens : quelques lignes sur les chaussures rouges de Lupuline - « Elle portait des spartiates rouges, à fines brides entrecroisées. » - qui rythment chacune de leurs rencontres suffisent à suggérer un érotisme et un amour naissant. Le travail d'écriture du narrateur est lui aussi décrit méticuleusement : comment il remplit ses carnets en séparant les faits observés (notés page de droite) et l'expression de ses impressions ou émotions (notées page de gauche). On retrouve aussi dans ce roman, bien sûr, l'importance pour cet auteur de la droiture et de la nécessaire fidélité à ses engagements.

philit
17/03/10
 

J'aime beaucoup cet écrivain depuis lepetit bonzi......j'ai refermé ce livre et le gardant en main j'ai repassé toute les émotions ressenties pendant sa lecture et finalement je ne sais pas si je déteste ou si je plains ce vieil homme.........Pourquoi vouloir qu'un autre fasse éclater la vérité ? Cette vérité etait-elle nécessaire et pour qui ? certainement pour lui, un véritable besoin, une souffrance "un mal de mort"......Trés beau livre

Franicoli
31/01/10
 

"A l’enterrement de mon père, il y avait neuf personnes et trois drapeaux. "Dans « La légende de nos pères ». On parle de guerre, on parle de héros, on parle de résistance, dans « La légende de nos pères » Sorj Chalandon cherche à mettre en avant, les difficultés qu'ont parfois les parents à transmettre la mémoire familiale à leurs enfants.Marcel Fremaux, ancien journaliste devenu biographe familial est le narrateur. Il vient de perdre son père, vieux soldat de l’ombre dont il ne sait rien (son père ne lui à rien raconté de ses faits d’arme et de ses compagnons). Quand Lupuline lui demande d’écrire une histoire restée dans le cercle familiale , celle de son père, de son héros, Tescelin Beuzaboc l’ancien cheminot et résistant .Il accepte espérant ainsi y retrouver un peu l’histoire secrète de son père, celle de Brumaire.En écoutant Beuzaboc, ce soldat de l’ombre, Marcel veut aller plus loin, il espère plus de détails, il veut le retrouver dans les archives, pour rapporter, pour habiller les mots de cette biographie.Très vite le doute s'installe… les rapports changent.Comme dans Mon Traitre, dès les premiers mots, Sorj Chalandon capte le lecteur, il nous met en situation. Faire des choix, nous poser les bonnes questions. Sommes-nous influencés par l’image de nos parents, par les souvenirs que l’on en garde ? Ce livre très agréable à lire, aux personnages fascinants, auxquels on s’attache tant ils sont sensibles, fut une nouvelle fois un très bon moment de lecture.Peu après avoir refermé ce livre on s’interroge, sur notre enfance, nos souvenirs, nos rendez-vous manqués…"Et puis nous sommes partis."

chris89
27/01/10
 

La vérité est-elle toujours bonne à dire ? La Résistance et l’héroïsme à l’aune des souvenirs d’enfant. L’admiration que voue une fille à son père va l’amener à vouloir lui offrir la plume d’un biographe pour ses 84 ans. De rencontre en rencontre les 2 hommes se toisent, l’atmosphère se fait lourd, la tension est palpable. Qui est réellement ce Beuzaboc ? A-t-il croisé la vie du père du biographe, dit Brumaire ? Sorj Chalandon explore les chemins de la mémoire, la quête de la vérité historique. Dans une langue sobre ce magnifique roman est un véritable plaidoyer du devoir de mémoire et un hommage à son père disparu dans la discrétion. Il nous livre également les hésitations de l’écrivain, son travail d’écriture. J’y ai vu comme un écho à Javier Cercas dans Les Soldats de Salamine.

Iana
10/12/09
 

Un biographe familial, sensé retranscrire les actes de résistance de son client, se met peu à peu à douter de la véracité de ses propos.Les deux hommes se livrent alors à un sublime face à face, semaine après semaine, sous une chaleur caniculaire, dans l'ombre des fenêtres fermées, à peine interrompu par un ventilateur vétuste qui peine à faire son travail. La tension psychologique monte crescendo jusqu’à la chute finale toute en élégance.

Bibliotheque78
05/05/15
 

Coup de coeur Petit chef d'oeuvre bien mené ! (Marie Magdeleine)

Une très belle histoire d'amour filial qui a ému les lecteurs. Les secrets de famille se dévoilent progressivement, à la manière d'une enquête policière. La mémoire collective et individuelle sont au cœur de ce roman très juste et subtile.

Dans ce roman, l’auteur interroge sur le devoir de mémoire, sur ceux de l’écrivain, sur l’étrange relation de l’Histoire et de la fiction, ses enjeux et ses pouvoirs. Les personnages, l’humanité des récits, ces fils de vie tissés avec pudeur, singulièrement présents, laissent une trace sur le chemin de lecture. Sorj Chalandon, c’est l’art du nu le plus pur, la quête de l’écriture, de cette résolution même d’écrire.Résistance pour la Légende de nos pères, Irlande pour Mon traître, romans de la transmission, de l’héritage; histoires d’hommes, de mémoire et de choix. De guerre, sujet qui n’a pourtant pas mes faveurs. Ce sont les mots, leur force, leur musique, leur vérité, ce talent à saisir l’instant, sa fragilité et sa densité, qui me troublent et me ravissent; comme une évidence qui me frappe.Brillant, prenant, émouvant.

Marilire
16/05/13
 

La légende de nos pères c'est la confrontation de deux personnages, de deux générations, mais aussi deux témoignages sur la Résistance: l'une vécue et l'autre "apprise".C'est aussi l'histoire des relations entre deux pères et leurs enfants respectifs. Relation difficile pour le narrateur qui n'a connu que la "présence" de son père alors qu'il aurait voulu communiquer avec lui, échanger ses souvenirs. Relation de père prodigue pour l'autre.La légende de nos pères c'est aussi la recherche de cet être idéal, ce héros que l'on voudrait être,mais que nous ne sommes pas. Les mensonges qu'on invente et qui finissent par vous dévorer.La légende de nos pères, c'est la quête de la guérison, de la vérité, L'affrontement salutaire de deux hommes en proie à leurs doutes, à leurs souffrances.C'est aussi un auteur, un style épuré où chaque mot est utilisé pour lui même sans rajout, sans fioriture. C'est surtout un roman qui vous prend. C'est mon premier Chalandon mais ce ne sera pas le dernier, je vais bientôt m'attaquer à "Mon traître" La légende de nos pères,c'est l'histoire d'un ancien journaliste de la Voix du Nord reconvertit en biographe de famille. Marcel Frémaux est le fils de Brumaire,un ancien résistant, mort sans s'être confié à son fils. Un jour Lupuline Beuzaboc vient le voir pour écrire la biographie de son père Tescelin,ancien cheminot et résistant. Tescelin accepte le cadeau de sa fille et entre les deux hommes va naître un affrontement. Frémaux voit dans cet homme son père, alors que le vieil homme voit dans son interlocuteur un exutoire à sa souffrance, à sa vie de mensonges. Des doutes,des trahisons vont se tisser tout au long de ses séances et au final chacun cherchera la quête de soi.

Pasdel
06/02/13
 

S'il est question de Résistance, dans ce texte de 2005, c'est plutôt à la manière d'une porte qui se ferme sur un période qui devient Histoire. Le narrateur, fils d'un résistant, n'a jamais évoqué avec son père cette période de sa vie, lui qui pourtant raconte l'histoire des autres, de par sa curieuse profession de négre-biographe. Cependant, embauché par une femme qui veut lui faire écrire les souvenirs de son père, lui aussi résistant, le narrateur est renvoyé à sa histoire. Mais rapidement, il en vient à douter : ces souvenirs sont-ils authentiques ? Le vieil homme n'est-il pas un imposteur ? Et si oui, doit-il participer à la mascarade ? Un très beau livre sur le pardon et le rapport au père.

Mariei
09/08/12
 

J'avais raté ce livre de Sorj Chalandon lors de sa sortie, il ya deux ans et, fort heureusement, cet oubli est maintenant réparé.Ce livre est un bonheur d'écriture, tout en suggestion et en touches légères et subtiles à l'opposé des gros sabots de certains vendeurs de best-sellers (ils se reconnaitront!).J'aime ce questionnnement permanent, cette découverte de la vérité sans retournement de situation grossier ou trop habile. Il suffit de quelques remarques pour que l'on comprenne les interrogations de l'auteur et son malaise face à ce vieillard un peu trop taiseux, sa tendresse pour Lupuline et ses chaussures rouges qui ne montrent rien et disent tout...Précipitez-vous!

pwall59
20/09/11
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.26 kg