La locataire

MANTEL, HILARY

livre la locataire
EDITEUR : JOELLE LOSFELD
DATE DE PARUTION : 05/02/09
LES NOTES :

à partir de
25,40 €

SYNOPSIS :

Dix ans après son départ cataclysmique vers une institution psychiatrique où elle a été internée, Muriel Axon est de retour dans sa petite ville des environs de Londres. Elle veut récupérer son ancienne maison qu'elle considère comme un dû. Mais par-dessus tout, elle veut se venger de ceux qui ont fait son malheur une décennie plus tôt. À cette fin, elle va user d'un art où elle est passée maître, le déguisement. Devenant tour à tour femme de ménage ou aide-soignante, elle va infiltrer le foyer de ses anciens voisins
et exploiter leurs difficultés familiales, mettant son grain de sable dans des vies déjà bien assez compliquées... La locataire est un bijou d'humour noir qui met en scène un réseau de personnages placés sur une vaste toile d'araignée, au centre de laquelle trônerait Muriel, maniant tous les fils avec une malveillance jubilatoire, façon Desperate Housewives. Sous des aspects comiques, La locataire pose la vaste question de l'identité, des apparences, des malentendus qui surgissent quand on juge les gens trop rapidement.
5 personnes en parlent

Au début on découvre le portrait d'une famille en perte de vitesse. Colin Sidney, le père, se sent juste bon à éponger les dépenses excessives des siens, sa femme Sylvia se préoccupe de son apparence en suivant une hygiène de vie drastique, et les enfants sont des adolescents bruyants, brouillons et passables. Sans savoir pourquoi, Colin se surprend à penser à Isabel Fields, son ancienne maîtresse. Il avait pensé tout quitter pour elle, et puis Sylvia est tombée enceinte, elle n'en a jamais rien su, et la vie a suivi son cours. Tout a l'air un peu banal dans le fond, c'est alors que les choses vont davantage s'éclaircir. Car nous sommes au 2 Buckingham Avenue, et dix ans auparavant, Colin et Isabel ont été les témoins, malgré eux, d'un drame dans cette maison occupée par les femmes Axton. La mère est décédée, la fille a été internée. Les raisons sont longtemps restées floues, et le chapitre semble avoir été enterré. Erreur. Muriel est de retour. Personne ne s'en doute. Elle a choisi de se camoufler, de prendre de fausses identités et de se déguiser. Elle agit en douce, mais assez efficacement pour titiller la curiosité du lecteur. Très vite on comprend qu'elle veut se venger - de qui ? pourquoi ? On sait aussi qu'elle a pris en grippe les Sidney et Isabel Fields, son ancienne assistante sociale. Aujourd'hui elle veut récupérer son dû. Seul l'avenir nous dira l'ampleur de sa vengeance, et avec quel machiavélisme son esprit fou et sadique va se mettre en branle. J'ai particulièrement trouvé ce roman effrayant, froid et implacable. Le personnage de Muriel Axton, décidément brillant, me faisait penser à une Katie Bates prête à tout, qui inspire la crainte de façon sournoise. C'est effectivement un être vicieux, vraiment inquiétant, décrit sans état d'âme. Franchement c'est flippant ! J'ai aussi découvert que ce roman était la suite de C'est tous les jours la fête des mères, qui racontait l'histoire tordue de Muriel Saxton et de sa tyrannique de mère. Toutefois il n'est pas utile de l'avoir lu - pour preuve, moi je ne le connaissais pas et cela ne m'a posé aucun souci - car tout un chapitre dans La locataire revient en détails sur le passé des Axton. Je trouvais déjà la couverture du roman étrange, la lecture m'a confirmé cette impression. Humour noir, glacial et ambiance austère sont au programme. Tout ceci sonne dérangeant et inconfortable, je ne vous cache pas que c'est vrai, mais atmosphère, atmosphère... quand tu nous tiens, tu nous lies !

Clarabel
24/02/09
 

La Locataire est un étrange récit, surprenant quant à la multiplicité des émotions provoquées. Servie par un rythme très particulier, l'atmosphère de cette histoire est à plus d'un titre oppressante.Au commencement, après lecture de la jaquette et des premières pages, un sentiment jubilatoire vous envahit. La noirceur latente laisse supposer une évolution délicieusement grinçante où tout va rapidement tourner au vinaigre. Mais, au fil des pages, le rythme semble... (la suite sur mon blog) gwordia

gwordia
31/05/13
 

"Quand Sylvia ouvrait son sac à main, on ne savait jamais ce qui allait en sortir. Ce pouvait être un tract, aussi bien qu'un revolver." On pourrait en dire autant de chacun des personnages du roman d'Hilary Mantel, La locataire, car chacun d'eux agit selon une logique faussée.Et quand Muriel Axon, après un séjour de dix ans dans un hôpital psychiatrique, rentre dans dans sa petite ville des environs de Londres, bien décidée à récupérer sa maison et à se venger de ceux qui sont intervenus dans sa vie des années auparavant, cela ne pourra que virer à l'aigre...Dans le premier tiers du livre, le malaise règne car nous subissons la vision d'une personne, Muriel, qui , complètement coupée de la réalité dans sa jeunesse a appris, au fil du temps, à se grimer et à simuler des sentiments. Heureusement, ce point de vue est contrebalancé par la vie à la fois banale et pleine d'humour de la famille dans laquelle Muriel va s'introduire et où elle va semer, à petits pas, la désolation...On hésite un peu, balançant entre l'inconfort et la gêne, puis on se laisse aller et on apprécie pleinement l'humour très noir et l'atmosphère vénéneuse à souhait de ce roman. Quiproquos, rebondissements, surprenants, le lecteur est à la fête car lui seul peut , avec Muriel, relier et donner du sens à tout ce qui perturbe la vie d'une poignée de personnes tout à fait ordinaires au premier abord.On parle souvent dans le livres de psychologie de ces personnalités nocives, hé bien , à elle seule, Muriel les bat tous à plates coutures ! Un livre réjouissant pour tous les amateurs d'humour très noir ! cathulu

cathulu
31/12/12
 

Milieu des années 1980, en Angleterre. Sylvia et Colin vivent en couple avec leurs quatre enfants à Buckingham Avenue et ont pour voisines Evelyn Axon et sa fille Muriel, toutes deux assez dérangées voire même ayant de sérieux troubles mentaux. Surtout que ces étranges voisines sont également en quête de vengeance…Avec une écriture très « cinématographique », Hilary Mantel nous entraîne dans un imbroglio communautaire, « chapeauté » par une psychopathe multirécidiviste prête à tout pour se venger de plusieurs personnes à la fois. Les secrets de famille ou les adultères cachés serviront de révélateurs et alimenteront les haines, les mensonges entre les membres de la famille, faisant émaner un climat de tension et de mésentente. Certes, on ne choisit pas sa famille, mais mieux vaut bien choisir ses amis et surtout éviter les manipulatrices…

SophieC
31/08/10
 

Sylvia et Colin Sydney forment un couple un peu dépassé par les événements (leurs enfants grandissant !) et un peu affaibli par un adultère passé : Colin garde le souvenir mélancolique d’ une liaison avec une assistante sociale rencontrée par hasard dans le quartier : Isabel Fields. Même si elle n’en a jamais rien dit, Sylvia a toujours su au plus profond d’elle-même. Isabel intervenait dans une famille quand tout a basculé : séquestrée par la propriétaire, elle en est restée fragile, et Muriel, la fille de la maison, jeune mère infanticide, ne lui a jamais pardonné son intervention, qui a entraîné son internement en psychiatrie. Dix ans plus tard, Muriel Axon revient pour se venger. Sous les traits d’une femme de ménage dans la famille de Sylvia et Colin ou sous ceux d’une aide-soignante dans un hospice, elle est passée maître dans l’art du déguisement et de la manipulation pour récupérer son bien : sa maison habitée par les Sydney, et pour se venger de ceux par qui elle estime avoir été lésée.Dit comme ça, on se sent vite embarqué dans un imbroglio impossible, alors que l’ensemble se veut un puzzle parfaitement maîtrisé où chaque pièce s’imbrique par le biais de rebondissements surprenants, sur fond d’humour très noir. Chaque détail a son importance qui rejaillira d’ici la fin. Une fin étonnante d’ailleurs, qui laisse un peu dans le doute quant à la noirceur du dénouement qu’elle suggère sans toutefois l’énoncer.Un roman prenant, qui tient surtout par la force de ses personnages bien campés, ses rebondissements retors d’une violence psychologique sourde, plus latente que réellement décrite, mais tout aussi efficace.

Jdhelene
06/05/09
 

Format

  • Hauteur : 21.90 cm
  • Largeur : 15.00 cm
  • Poids : 0.35 kg
  • Langage original : ANGLAIS

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