La lumiere du detroit

TSUJI, HITONARI

livre la lumiere du detroit
EDITEUR : MERCURE DE FRANCE
DATE DE PARUTION : 16/05/01
LES NOTES :

à partir de
18,40 €

SYNOPSIS :

La maison d'arrêt d'Hakodate était l'unique établissement pénitentiaire du Japon proposant des cours d'entraînement naval. Cette année-lâ, dix détenus devaient bénéficier de cette formation et je découvris avec stupeur parmi eux un de mes anciens condisciples de classe. Je fus plus abasourdi encore par le fait que cet ancien camarade n'était autre qu'Osamu Hanai... Saitô, le narrateur, un des gardiens de la prison, apprend que le nouveau prisonnier a agressé et grièvement blessé au
couteau un passant dans la rue, sans raison aucune. Il se souvient alors du petit garçon qui le terrorisait autrefois et avait fait de lui son souffre-douleur. Dix-huit ans se sont écoulés et Saitô, fasciné, va voir Hanai, pervers, manipulateur, imposer comme autrefois sa loi à tout son entourage. Et la question qui ne va pas cesser de le tourmenter, de l'obséder, c'est de savoir si Hanai l'a reconnu ou non. On ne le découvrira qu'à la fin surprenante de ce bref et implacable roman.
2 personnes en parlent

Dans ce court roman, nous allons suivre Saitô, un des gardiens de la prison de Hakodate, et Hanai, un détenu de cette même prison. Les deux hommes se sont connus à l'école. Saitô n'a pas oublié cet enfant brillant qui faisait preuve d'une si grande cruauté envers lui. Cet enfant machiavélique savait admirablement manipuler ses camarades pour arriver à ses fins.Ainsi quand Saitô voit arriver Hanai dans la maison d'arrêt, c'est toute son enfance et ses frustrations qui remontent à la surface. Il décide donc de surveiller Hanai afin de pouvoir révéler aux yeux de tous sa nature vile.Mais cette surveillance obsessionnelle va l'entrainer peu à peu dans une remise en question de ses choix de vie. Le livre est écrit à la première personne et nous plonge avec brio dans la peau de Saitô. On ne sait plus qui est le dominant et le dominé. On souffre avec lui dans un univers où il perd pied peu à peu. Alors qu'il est en position de force, il se retrouve apeuré comme l'enfant qu'il était autrefois. Ses frustrations sont de plus en plus fortes alors qu'il voit sont ennemi de toujours reproduire partiellement le schéma de leur enfance avec les détenus de la prison. Son métier, sa famille, sa vie, plus rien ne semble correspondre à ses attentes. C'est poignant, c'est fort !Un livre mélancolique et profond comme savent si bien le faire les auteurs japonais.Note : 8/10 Les Mondes Imaginaires

mondesimaginaires
09/09/12
 

Saito est gardien de prison à Hakodate, petite ville construite sur une étendue de sable entre deux montagnes. D'un naturel solitaire, respectueux de la loi et de la morale, son quotidien va vite être perturbé par la venue d'un nouveau prisonnier, Hanai. En effet, ce dernier est une vieille connaissance de notre narrateur. Il fut d'abord son ami en primaire pour devenir ensuite son tortionnaire. Hanai semble avoir développé très tôt un comportement trouble et pervers. Saito se souvient d'un enfant bien sous tout rapport devant la foule mais sadique une fois que personne ne le regarde. Persuadé qu'il n'a pas changé depuis, le gardien va observer ce nouveau prisonnier. Dès lors, une remise en cause de toutes ses certitudes se fait jour. Hakodate devient la "ville prison" que Saito n'a jamais quittée et qui ne peut que raviver les vieilles blessures . A force, notre narrateur veut échapper à lui-même et à cette vie trop étriquée qu'il s'est forgée et qui ne lui correspond plus. Finalement, même adulte, même détenu, Hanai continue à avoir de l'ascendance sur son vieil ami. Il devient "la brûlure de cette irritation qui lui fouaille les chairs sans le moindre répit". Finalement Saito comprend vite que sa crise existentielle prendra fin que si Hanai révèle enfin au grand monde qu'il n'est pas celui qu'il veut bien montrer, ce qui exorcisera les anciens tourments. Avec une narration simple, Tsuji propose une histoire intéressante à la fin soignée. Il démontre que les blessures d'enfance sont toujours vives et ne peuvent être guéries que par un long travail sur soi. Le récit se déroule près de la mer dont l'état d'agitation, étrangement, fait corps avec les états d'âme du narrateur, et donne un rythme lancinant à l'ensemble. Un bon roman à découvrir! vivi

vivicroqueusedelivres
11/02/12
 

Format

  • Hauteur : 20.40 cm
  • Largeur : 13.90 cm
  • Poids : 0.17 kg
  • Langage original : JAPONAIS
  • Traducteur : CORINNE ATLAN

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition