La lumiere volee

MINGARELLI, HUBERT

livre la lumiere volee
EDITEUR : GALLIMARD-JEUNESSE
DATE DE PARUTION : 02/07/09
LES NOTES :

à partir de
6,30 €

SYNOPSIS :

Un texte d'une grande intensité sur la Seconde Guerre mondiale et l'horreur des ghettos. Un roman plein de poésie sur le désarroi des hommes face à la barbarie.
3 personnes en parlent

Varsovie traîne dans le fardeau de son histoire les cicatrices du ghetto imposé durant la seconde guerre mondiale. En 1942, pendant que certains hommes font preuve d’une bestialité rare, Elie, un garçon de onze ans, caché dans un cimetière juif, tente de survivre. Il a trouvé refuge près de la tombe d’un dénommé Josef Cytrin. Le défunt a échappé au conflit et à l’effroi jugulant la ville. Il n’entend ni les rafales d’armes automatiques, ni les aboiements des chiens, ni les bombardements. Elie, lui, a conscience de tout cela. Pour échapper à la solitude et tromper sa peur, il s’adresse parfois à Josef et lui raconte ses journées ou les poèmes qu’il invente. Elie n’a plus de famille. Il est seul et c’est auprès des morts qu’il se sent le mieux protégé. Il n’a pour uniques biens qu’une vieille couverture qui aurait grand besoin d’être lavée, une bouteille et un sac. Clara, une employée du restaurant Szulc les remplit d’eau et de victuailles contre l’argent que le père d’Elie a dissimulé dans ses vêtements. Un soir, un jeune szmugler du nom de Gad, passant des denrées dans le ghetto en douce, vient se réfugier au cimetière. Bravache et ironique, Gad se moque un peu de la naïveté et des craintes d’Elie. Si le jeune trafiquant fait preuve d’une lucidité remarquable sur le sort réservé aux prisonniers du ghetto, Elie rêve d’un avenir doré sur les toits d’un Paris réinventé. A force d’échanges, chacun apprivoise l’autre et le cimetière s’illumine peu à peu devant leur amitié sincère et pure. Ensemble, face à l’adversité, ils tentent d’avancer dans un pays ou tout lendemain est interdit. Chaque nuit passée devient une petite victoire sur l’ennemi. Mais loin de l’enceinte du cimetière, la barbarie allemande dévore chaque jour davantage Varsovie et ses habitants et le sort des deux enfants reste très incertain. Cent trente-cinq pages pour entrevoir la guerre à travers le regard d’un enfant. Cent trente-cinq pages pour sourire, frémir et s’attacher à ces deux héros. Si l’on peut regretter que certains aspects n’aient pas été plus amplement évoqués dans cette œuvre, les dernières pages subjuguent par leur intensité et leur émotion. Bien que l’on puisse être en attente d’en apprendre un peu plus sur le passé des personnages ou leurs intrusions dans une ville mortellement atteinte par le venin de l’antisémitisme, la rencontre d’Elie et Gad demeure inoubliable. Leurs chamailleries, leurs espoirs, leurs quotidien nourri de débrouillardise et d’ingéniosité resteront des souvenirs de lecture incandescents ; de ceux qui réchauffent et brûlent aussi parfois. Rebelde

Rebelde
29/01/16
 

Varsovie. 1942. Deux gosses. Deux mômes. Juifs.Élie, onze ans, est venu trouver refuge aux côtés de Josef Cytrin auquel il se confie, quand l’ombre arrive et que les coups de feu retentissent dans la nuit. Il a quitté le ghetto et ne trouve sécurité nulle part ailleurs qu’auprès de Josef qui repose sous une stèle. Si, il y a aussi Clara qui lui fournit subsistance. Élie est orphelin. Son père lui a laissé quelques subsides qui lui permettent de payer ses repas.Gad, à peine plus âgé. Un szmugler. Il vit dans le ghetto que, chaque matin, il quitte pour trafiquer et ramener à ses occupants de quoi s’alimenter un peu.Ces deux gamins vont voler quelques nuits à la mort. Dans un cimetière. Adossés à une tombe. Quand l’ombre les enveloppe et que les coups de feu retentissent dans la nuit, toujours plus près de leur repère.Le premier est encore un enfant, ingénu. Le second est déjà, aux yeux de la guerre qui sévit, un vaurien. Leur rencontre est émouvante et tragique. Chacun apporte à l’autre une part de son désir de vie. Jusqu’au bout de leur vie. De leur lumière.Hubert Mingarelli a publié ce roman en 2009. Son écriture n’avait pas atteint la puissance qui s’exprime dans ses derniers opus, destinés aux adultes (Un repas en hiver, Quatre soldats). Pourtant. Serrements de cœur. Émotion. Poésie. Littérature. De l’authentique, de l’essentielle. De celle qu’il faut lire, sans modération. À partir de 12 ans, peut-être. Mais bien après, aussi.

litterauteurs
28/12/14
 

Triste Un roman dur et triste mais qui s'attache à relater une part réelle et sombre de l'Histoire, tout en réussissant à y glisser une étincelle de beauté.

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 12.30 cm
  • Poids : 0.10 kg

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