La main de dieu

CHAR, YASMINE

livre la main de dieu
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 17/01/08
LES NOTES :

à partir de
10,00 €

SYNOPSIS :

Il y a une jeune fille, quinze ans, qui court le long d'une ligne de démarcation. Il y a le Liban, ce pays depuis si longtemps en guerre qu'on oublie parfois que la guerre est là. Et puis dans la guerre, il y a l'amour. L'amour de la jeune fille, pur comme un diamant : pour le père, pour l'amant, pour la patrie. Grande absente, la mère ne sait rien de cet amour. Elle est partie
sans laisser d'adresse. La jeune fille ne sait pas comment faire pour grandir là, tiraillée entre deux cultures, happée par la violence. Alors elle court. C'est l'histoire d'une fille en robe verte qui virevolte dans les ruines, qui se jette dans les bras d'un étranger, qui manie les armes comme elle respire. L'histoire d'une adolescente qui tombe et qui se relève toujours.
4 personnes en parlent

Itinéraire d’une jeune fille dans un Liban en guerreLorsque qu’on pénètre dans le récit de Yasmine Char, on est happé tout de suite par la brutalité des mots : “J’ai appris, les yeux fermés, à monter et démonter une mitraillette. J’ai appris à écarter la joue lorsque j’appuie sur la détente du lance-roquettes. Je connais le sifflement salvateur de l’obus, celui plus effrayant d’une bombe larguée dans les airs, le cliquetis des chenilles, le martèlement des bottes, les cris rauques de la nuit. Rien de grave”. Le rythme est saccadé, à la fois hésitant et sûr, éreintant. La beauté de l’écriture est dans cette violence, cette proximité avec les peurs, les rêves, les ressentis et les émotions d’une adolescente qui côtoie la guerre à fleur de peau. Dès la première page, c’est là. La jeune fille au visage de tueuse, fumant sa cigarette du matin, porte tout cela en elle et est reconnue dans la rue pour cela. Elle nous parle dix ans plus tard, mais on a l’impression d’être assis avec cette adolescente de quinze ans, brisant les interdits de sa position de jeune femme... http://petiteslecturesentreamis.wordpress.com/

constance93
11/04/12
 

La narratrice de La main de Dieu vit dans une famille aisée au Liban mais quand sa mère, française, s'enfuit, tout commence à se déliter. La famille paternelle tente de brider cette adolescente de 15 ans pour qui les jeux de l'amour ont beaucoup à voir avec la violence car" Dans mon pays, les rapports d'amour sont semblables à la guerre: partout s'introduire et saccager."Cette équivalence, malgré la beauté de l'écriture de Yasmine Char,distille une impression de malaise persistant.Une lecture inconfortable donc, et il en faut.

cathulu
08/12/12
 

Ce roman, dense et foisonnant est une excellente découverte. L'histoire de cette jeune fille, écartelée entre la France et le Liban (sa mère, enfuie avec un amant, était Française), entre la guerre qui fait rage à l'extérieur et la quiétude illusoire et trompeuse de son foyer (sa famille vit comme s'il n'y avait pas de combats, pas d'obus, pas de tireurs embusqués), entre la modernité procurée par son père (elle est libre, elle va au Lycée, même sous les bombes, elle traîne dans les rues dangereuses) et le traditionalisme de ses oncle et tantes (ils veulent qu'elle porte le voile, qu'elle accepte un mariage arrangé, qu'elle ne bouge plus de la maison) est d'une incroyable violence à la fois montrée et retenue, qui sourd des paragraphes où alternent la première et la troisième personne, comme si parfois cette narratrice se regardait vivre de loin, tant la réalité est douloureuse. Cette histoire initiatique est magnifiquement servie par une langue acérée et froide comme l'acier des armes et par un style vraiment très beau, extrêmement puissant. On suit cette histoire en sentant monter progressivement un sentiment d'inéluctable jusqu'à la fin, espèce d'apothéose abrupte et brutale qui m'a laissée sans voix.

fashiongeronimo
11/08/12
 

Nous sommes au Liban, à Beyrouth, dans les années soixante-dix. Beryrouth sous la guerre où il y a la Villa Blanche, la maison de cette famille où le père s’est retranché depuis que sa femme, une française, l’a quitté. Une maison où la famille du père régie tout depuis que la française est partie. Leur fille, avait 8 huit maintenant elle en a quinze. De l’enfance heureuse, elle est devenue est devenue un corps frêle, aux cheveux couts qui court, qui entend et qui voit l’horreur de la guerre. Elle rencontre un homme, un reporter français. Il devient son amant et l’initie à la guerre.Mon résumé ne peut pas être complet car ce livre court est dense, très dense par tous les sujets abordés. J’ai relevé des passages pratiquement toutes les deux pages tellement il y a d’éléments marqueurs. Un roman qui alterne une narration entre le « je » et le « elle », le passé et le présent ce qui donne encore plus de force à l’écriture et à l’histoire. Je le dis tout de suite, j’ai été conquise par ce style ! Et quelle histoire ! La jeune fille se définit comme une tueuse à quinze ans. Premier choc pour le lecteur « ce visage du tueuse, il a dû se construire autour de ces drames. Il n’est pas apparu comme je l’ai cru. Ce ne sont pas les bommes qui ont creusé qui ont creusé les joues. Le visage était en préparation depuis longtemps, la guerre la révélé ». On la suit, on voit comment elle se détache de l’enfance, comment elle cache tout ce qui est signe de féminité. Elle va au Lycée français alors que les tireurs embusqués sont à chaque coin de rue. La peur, elle a appris à vivre avec comme si elle s’était faite une raison de la guerre. Il y a ses tantes, ses oncles qui la traitent différemment parce que sa mère français est partie avec un autre homme. A leurs yeux, elle représente le mal, un danger. Et la rencontre avec cet homme qui se fait passer pour un reporter. Il est français, elle y voit un signe du destin. La découverte de l’amour charnel et de la première fois marque la fin de l’innocence. L’adolescente prend du plaisir interdit, se contrefiche de la morale, de la religion. La guerre va la rattraper, elle ne peut pas lui échapper et cet homme va lui demander de tuer pour lui. Un livre très fort que j’ai lu en apnée totale. L’écriture y est splendide et dure en même temps. On se retrouve transporté à Beyrouth mais surtout on prend la place de cette jeune fille. Une lecture belle et bouleversante dont on ne sort pas indemne… encore un gros coup de cœur pour moi ! http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
18/04/10
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.15 kg

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