La maison aux esprits

ALLENDE, ISABEL

livre la maison aux esprits
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 21/01/86
LES NOTES :

à partir de
7,60 €

SYNOPSIS :

Isabel Allende La Maison aux esprits Une grande saga familiale dans une contrée qui ressemble à s'y méprendre au Chili. Entre les différentes générations, entre la branche des maîtres et celle des bâtards, entre le patriarche, les femmes de la maison, les domestiques, les paysans du domaine, se nouent et se dénouent des relations marquées par l'absolu de l'amour, la familiarité de la mort, la folie douce ou bestiale des uns et des autres, qui reßètent et résument les vicissitudes d'un pays passé en quelques décennies des rythmes ruraux et des
traditions paysannes aux affrontements fratricides et à la férocité des tyrannies modernes. Isabel Allende a quitté le Chili après le coup d'Etat militaire. La Maison aux esprits, son premier roman, tantôt enchanteur, tantôt mordant, est à inscrire parmi les révélations de la littérature latino-américaine d'aujourd'hui. Il est traduit dans une dizaine de pays et a obtenu le prix du Grand Roman d'évasion 1984. ... une formidable saga. Drôle et tragique, féerique et cauchemardesque, extravagante et d'un cruel réalisme. Pierre Boncenne, Lire.
5 personnes en parlent

La maison aux esprits est une saga familiale qui nous emmène en Amérique du Sud. Où précisément ? mystère… Les lieux font penser au Chili (tout comme l’histoire) mais aucune indication précise ne le confirme. Nous y suivons trois générations de femmes, leur quotidien (coups durs et moments forts) et traversons avec elles des décennies de vie et d’histoire : enfances, mariages, naissances, morts, bouleversements politiques, désillusions, pertes et retrouvailles… il se passe beaucoup de choses ici. Des choses de la vie simplement, entre ses drames et ses amours, et aussi un peu de surnaturel avec une Clara clairvoyante, qui en plus de réussir à jouer du piano sans l’ouvrir et déplacer la salière sans y toucher, est capable de prévoir certains événements de l’avenir (un tremblement de terre comme un décès). Avec un texte simple, Isabel Allende arrive à nous entraîner dans une saga familiale aux nombreux personnages, sans jamais lasser ni perdre le lecteur. L’auteure noue entre les personnages des liens forts, de cœur de sang et d’esprit, et c’est un des aspects du livre qui m’a le plus passionnée. Certains d’entre eux disparaissent sur des dizaines de pages (voire des centaines) puis reviennent, s’imposent et jouent un rôle fondamentale, jusqu’à faire basculer l’histoire. La part des femmes est ici très importante mais pas autant que le destin ! Stéphanie Plaisir de Lire

C’est par le truchement des cahiers personnels de Clara, sa femme, et par son propre travail de mémoire qu’Esteban Trueba, du haut de ses 90 ans, nous conte l’incroyable histoire de sa famille. Quatre générations d’hommes et de femmes au travers desquels va se refléter toute l’histoire d’un pays : le Chili.Tout commence au début du XXème siècle avec les del Valle, une famille bourgeoise traditionnelle et néanmoins très engagée dans la vie politique de son pays. De l’union de Severo et de Nivea naîtront quinze enfants, dont l’envoûtante Rosa. Sa mort tragique mettra un terme inattendu à ses fiançailles avec Esteban Trueba, alors jeune pionnier parti faire fortune dans les mines. Afin d’oublier son chagrin, celui-ci décide de partir reconquérir les terres léguées par ses ancêtres et suera sang et eau jusqu’à devenir un riche propriétaire terrien et ainsi prétendre à la main de Clara, la sœur cadette de Rosa. De l’union improbable entre cet homme rude, brutal et caractériel et de cette femme douce, sensible et extralucide naîtront trois enfants. Si les personnages sont multiples dans cette intrigue extrêmement dense, Esteban et Clara n’en demeurent pas moins les piliers. C’est à travers leur voix que la mémoire ancestrale se perpétue et c’est sur leurs épaules que repose la stabilité de la famille. Si Esteban, en bon conservateur, représente le patriarche, l’ordre et la fermeté, Clara semble quant à elle évoluer dans une toute autre sphère, bien éloignée des préoccupations terrestres… Elle incarne à la fois la bonté, la patience et fait preuve d’un véritable don pour prévoir les malheurs, sans toutefois parvenir à les éviter… C’est peut-être là tout le drame de cette famille qui, en dépit de ses dons, ne sera jamais épargnée par les tragédies…Avec ce premier roman, Isabel Allende nous offre une saga familiale magistrale, devenue un classique de la littérature chilienne ! Cela faisait longtemps que j’avais envie de découvrir ce texte et, grâce une l’organisation d’une lecture commune, c’est maintenant chose faite et j’en suis ravie ! A travers l’histoire passionnante de cette famille, c’est toute l’histoire du XXème siècle au Chili que l’on découvre avec la montée du communisme, la révolte des pauvres contre la bourgeoisie, jusqu’au coup d’Etat qui plongera tout le pays dans une vague de terreur et d’incertitude. La famille Trueba semble être aux premières loges et assiste impuissante et bien malgré elle à tous ces changements. Elle ne sera épargnée ni par les coups du sort, ni par la souffrance dans un pays en pleine crise politique. Heureusement, l’amour, le courage et l’idéalisme sont là pour apporter une bonne dose de lumière sur un texte qui, sans cela, serait bien sombre. L’extravagance et le mysticisme donnent également droit à des scènes particulièrement hautes en couleurs et apportent une certaine folie et une fraîcheur bienvenue ! Par ailleurs, la plume d’Isabel Allende, à la fois fluide et percutante, ne manque pas d’humour et parvient à désamorcer les tensions dans les moments les plus tragiques. Elle nous fait trembler, rire et pleurer avec le plus grand talent. Difficile de rester insensible devant un récit d’une telle ampleur ! Bref, vous l’aurez compris, c’est un grand coup de cœur !

Mokona
27/01/14
 

Puisque j'avais opté pour une lecture suivant un ordre chronologique de cette longue mais passionnante saga familiale. Après avoir lu La fille du destin et Portrait sépia, je me suis attaquée à ce gros morceau de l'œuvre d' Isabel Allende. Comme dans ces livres précédents en peu de pages je me suis laissée totalement captiver par cette histoire. J'ai aimé la plus part des personnages même si Clara et Esteban Trueba garderont une place particulière dans mon souvenir. Tous sont entiers, ce sont de vrai caractères complexes à souhait et fidèle à leur croyance. Une somme d'identités liée par les liens du sang mais dont les vies resteront fondamentalement différentes.Comme dans toute saga qui se respecte il y a des pages et des pages de détails et comme une lectrice très très curieuse loin de les trouver pénible ils représentent pour moi peut-être la véritable richesse de ce roman. Il ne faut rien oublié tout est important et si un détail peut nous paraître superflu au final ils servent à camper le roman dans un univers qui lui est propre.

Lacazavent
03/09/13
 

Cette grande saga m’a emmené très loin, dans un pays étranger, dans un temps passé, avec les espoirs suscités par l’arrivée au pouvoir d’un nouveau gouvernement et les déceptions liées au renversement de celui-ci par les conservateurs, soutenus par les américains. Isabel Allende y montre de manière très précise comment les opposants à Allende (l'oncle de la romancière (Merci Emmyne pour la correction), tué par la junte suite au renversement de son gouvernement) tarissent les ressources du pays de manière délibérée, en imputant la faute aux dirigeants socialistes.On croise donc dans ce roman toute une humanité qui sera mise au pas par les conservateurs, incarnés dans le roman par le sénateur Trueba, au profit d’une minorité. Et comment les plus altruistes sont laissés pour compte dans cette guerre qui ne dit pas son nom. On croise dans ce roman Allende, mais aussi Neruda qui l’a soutenu dans ce combat.Isabel Allende parvient à parfaitement mêler le fantastique, au travers des pouvoirs surnaturels de certaines femmes, et la dimension historique et politique de la situation chilienne. Un très beau roman, mais malheureusement pas très optimiste pour toute personne qui souhaite que les puissants n’écrasent pas la majorité.

Yohan59
24/09/12
 

J'aime quand un auteur s'attarde sur la psychologie de ses personnages et on a là une belle galerie de personnages identifiables, des portraits très complets qui font qu'on éprouve soit de l'empathie, une antipathie mêlée de pitié, de l'admiration, enfin plein de sentiments différents. J'ai aimé ce roman surtout à cause de Clara. J'aime l'atmosphère troublante autour d'elle, le fait qu'elle soit peu apte à la vie domestique, son détachement par rapport aux choses matérielles, son excentricité, son coté éthéré, en font un personnage hors du commun. La 2ème partie m'a un petit peu moins intéressée, sans Clara la vie est moins belle ! Les évènements politiques qui interviennent dans leurs vies rendent le roman plus terre à terre, on a toujours des héroïnes attachantes et fortes mais plus "standards". Ladybug

Ladybug
12/10/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.26 kg