Une maison de poupee

IBSEN, HENRIK

EDITEUR : FLAMMARION
DATE DE PARUTION : 04/01/99
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Cette pièce dont on a voulu faire une charte du féminisme, une condamnation du monde bourgeois attaché aux apparences, fuyant le qu'en-dira-t-on, indulgent
pour l'homme et intransigeant pour la femme, est surtout une méditation sur la notion de personne, personne qui se connaît dans l'amour vrai.
3 personnes en parlent

Après-midi précédant le Réveillon de Noël dans cette maison de bourgeois norvégiens de la fin du XIXe siècle. Madame est tout excitée, elle a fait des achats, a préparé des surprises pour son mari et leurs jeunes enfants. Elle savoure l'aisance nouvelle du foyer, Monsieur venant de passer de petit avocat à Directeur de Banque. Comment en sont-ils arrivés là ? Non sans mal, visiblement. On le découvre à mots couverts, je vous laisse la surprise.** ATTENTION SPOILERS (entre ) ! Trois actes, trois conditions de la femme dans la société incarnées par Nora : d'abord complètement dépendante, frivole et soumise au bon vouloir de son mari pour les dépenses, elle s'avère finalement rouée quand il s'agit de mettre du beurre dans les épinards (j'avoue n'avoir pas cerné jusqu'où était allée Nora pour son emprunt), puis, in fine, elle reprend sa liberté, quittant homme et enfants, préférant presque mourir plutôt que de continuer à vivre sous le joug conjugal. **Une pièce plus révélatrice du milieu bourgeois de son époque (fin XIXe) que typique de son pays, contrairement à ce que j'attendais. On imagine très bien la même écrite par un auteur contemporain d'Europe : petites duperies et gros mensonges conjugaux, rôles respectifs de l'homme et de la femme dans le couple, mais aussi soumission, dignité et émancipation féminines. Agréable à lire, sans plus. Canel

Canel
31/01/16
 

Nora, le personnage principal, est l’épouse de Torvald Helmer, directeur de banque, depuis huit ans. Ensemble, ils ont eu trois enfants. Dans son ménage, Nora apparaît comme une femme-enfant un peu dispendieuse, heureuse et insouciante aux yeux de son époux qui la considère comme un petit animal sans défense.Alors que Helmer tombe malade et que le médecin lui prescrit un voyage en Italie pour se reposer et guérir, Nora tente de trouver par elle-même la somme qui leur permettra de financer la prescription. Sans trop se rendre compte des conséquences, elle en vient à faire un faux en écriture. Quelques temps plus tard, alors que Torvald s’est remis de sa maladie, Krogstad – qui a prêté l’argent à Nora et qui risque d’être mis à la porte par Helmer – fait du chantage à la jeune femme en la menaçant de révéler toute l’affaire à son époux et à la rendre publique s’il ne conserve pas sa place. L’affaire ne se réglant pas comme il l’entend, Krodstad finit par dénoncer Nora à Torvald dans une lettre. Choqué et terrifié par le scandale qui pourrait réduire à néant sa carrière ce dernier rejette brutalement son épouse…Je ne me lancerai pas dans un travail d’analyse trop long pour cette pièce de théâtre pourtant chargée de symboles. Beaucoup de commentateurs ont vu dans l’oeuvre d’Ibsen une pièce féministe, mais plutôt que cela, il s’agit plutôt d’individualisme et du combat d’un individu qui se revendique comme un être à part entière. Et c’est bien ce que cherche à faire Nora en prenant des décisions par elle-même – quitte à faire des erreurs -, en refusant de n’être que la "petite alouette" de son mari, en passant des heures à travailler le soir pour gagner son propre argent et, surtout, en choisissant de quitter le domicile conjugal et en rendant son alliance à Torvald à la fin. Peu à peu, le lecteur se rend compte de l’évolution du personnage qui passe de l’enfant insouciante à l’adolescente rebelle pour atteindre enfin la maturité adulte qui lui permettra de prendre son envol et de partir à la conquête d’elle-même.La pièce est dynamique, agréable à lire. Le ton qui se veut léger n’est qu’un leurre – à l’image des faux-semblants dans lequel s’illusionnent les personnages – pour masquer le véritable propos de cette pièce qui donne bien davantage à réfléchir qu’elle ne le laisse paraître. A lire !Un extrait de la fin de la pièce. Nora a changé et en informe son mari.

Naurile
03/08/14
 

La vision féministe n'était certes pas l'intention de l'auteur, mais il faut reconnaître qu'elle occupe une place indéniable et nous parle peut-être particulièrement, la femme-objet, la femme-enfant, la femme poupée...L'épanouissement personnel, l'autonomie de chacun, les contraintes de la société, de la famille, une critique aussi du monde petit bourgeois, une lecture qui aborde de nombreux thèmes, une agréable plongée dans la Norvège de la fin XIX.

eimelle
09/12/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.17 kg

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