La maison du sommeil

COE, JONATHAN

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 15/06/00
LES NOTES :

à partir de
8,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

De bien curieux événements se déroulent à Ashdown, inquiétante demeure perchée sur une falaise des côtes anglaises. Naguère, c'était une résidence universitaire, où se sont croisés Sarah la narcoleptique, Gregory le manipulateur, Veronica la passionnée, Robert l'amoureux transi, Terry le cinéphile fou. Leurs destins ont divergé, mais les spectres du passé continuent de hanter Ashdown, devenue
une clinique où le sinistre docteur Dudden se livre à de monstrueuses expériences sur les troubles du sommeil. Par quelles mystérieuses coïncidences tous les personnages vont-ils s'y retrouver ? Et quelles transformations vont-ils y subir ? Une fresque foisonnante et rigoureuse, où l'illusion amoureuse va jusqu'à l'extrême limite de sa réalisation, et où la vérité sort toujours des rêves.
13 personnes en parlent

Sarah la narcoleptique, Gregory le manipulateur, Veronica la passionnée, Robert l'amoureux transi, Terry le cinéphile se sont croisés dans les années 1980 à Ashdown, alors résidence universitaire (dans les chapitres impairs). Aujourd'hui, juin 1996 et chapitres pairs, leurs destins ont divergé et Ashdown est devenue une clinique où le Docteur Dudden étudie les troubles du sommeil. Deux époques, un lieu (l'inquiétante demeure d'Ashdown, perchée sur une falaise des côtes anglaise), et les mêmes personnages qui se croisent, s'interpellent, se reconnaissent ou s'ignorent... à 12 ans d'intervalle.Le procédé donne parfois l'impression de lire deux histoires différentes en parallèle, deux histoires qui bien sûr finiront par n'en faire qu'une et par prendre sens au final. Jonathan Coe excelle dans l'art de parsemer des indices dans d'infimes détails, il enchevêtre lieux, personnages, époques et événements. L'histoire bondit d'une époque à l'autre et perd les personnages en cours de route pour mieux les retrouver quelques chapitres plus loin. Et c'est un régal de se sentir parfois un petit peu perdu, de chercher des indices dans la moindre anecdote et, au fil des pages, de recomposer l'histoire petit à petit, de découvrir peu à peu tout ce qui s'est passé autrefois et tout ce qui se passe actuellement : des événements plus ou moins étranges où il est question de sommeil, d'identité et d'amour.La grande force de ce roman en sont les personnages, aussi puissants que singuliers dans leur bonté, leur folie, leur sentiment, leur abjection. Des caractères entiers, forcément troublants, qui ont tous une étonnante capacité d'introspection et qui, par le truchement de leurs tourments et de leurs doutes, nous questionnent : jusqu'où aller par amour ?"La Maison du sommeil" est un roman de distraction, moins virulent à l'égard de la société anglaise et moins agressif envers le pouvoir que "Testament à l'anglaise", mais avec toujours une veine critique (du scientisme borné et de la libéralisation du système de santé) éclairée de petites touches d'humour bienvenues. Jonathan Coe, ne manquant ni d'idées ni de mots, a fait de ce récit un concentré romanesque qui mêle imagination et style. Sa virtuosité réussit à nous rendre crédibles les situations les plus improbables même lorsque son récit flirte avec l'invraisemblable. Il signe ici un divertissement délectable et surprenant.

Kara
14/01/09
 

Je découvre Jonathan Coe avec ce roman. D’emblée la note de l’auteur nous informe que l’histoire de déroule en 2 parties, à deux époques différentes. Les chapitres pairs se déroulent en 1996, et les chapitres impairs en 1983-84. Nous suivons les personnages à deux périodes de leur vie, à 12 ans d’écart, et ce procédé nous donne l’impression de suivre deux histoires différentes.L’auteur raconte avec habileté une histoire qui ne trouve tout son sens qu’à la fin. Il nous accompagne dans son roman comme dans un rêve, avec un certain nombre de passages qui ont l’air de tenir lieu de digressions, d’anecdotes dont on ne comprend pas immédiatement l’intérêt. Mais Jonathan Coe excelle dans l’art de semer le trouble, de nous perdre dans sa narration apparemment décousue. Les liens se précisent au fur et à mesure, avec parcimonie, et beaucoup tiennent à des détails. Les pièces du puzzle étant nombreuses, la lecture de ce roman demande une certaine attention. L’enchevêtrement des personnages, des événements, est une vraie prouesse, l’humour est aussi un élément qui m’a beaucoup plu, souvent noir, très anglais, et toujours inattendu. Il pose aussi la question de l’amour et de ses limites, jusqu’où peut-on aller ? Nos destinées sont-elles immuables, ou bien peut-on influer sur notre destin ?Roman autour du sommeil, du rêve, de la psychanalyse, ou du destin, La maison du sommeil est aussi un merveilleux roman d’amour, qu’on trouvera sublime ou pathétique selon notre point de vue et notre sensibilité. Le final est bouleversant, on comprend enfin le lien étroit qui uni tous les personnages, parfois à leur insu.Un vrai bonheur de lecture !

un flyer
13/02/09

Jonathan Coe nous emmène sur les pas de Gregory, Véronica, Sarah, Terry et Robert dans deux périodes de leurs vies.Les chapitres oscillent entre le passé et le présent ce qui crée une ambiance singulière et captivante.Les personnages sont complexes et se dévoilent peu à peu.Un beau roman sur l'amour.

Ninie
09/12/09
 

En 1984, Ashdown est une petite résidence pour étudiants où se côtoient l'adorable Sarah, le très c*n Gregory et l'amoureux transi, Robert. Idylles, ruptures, amitiés, passions inassouvies, puis fin des études signant le départ de chacun vers de nouveaux horizons. Douze années plus tard, cette maison en bord de mer est devenue une clinique spécialisée dans les problèmes du sommeil. A sa tête, le Dr Dudden, psychiatre, se propose d'observer et de soigner des personnes atteintes de ce genre de troubles. Bien sûr, des événements relient ces deux périodes... Une bluette classique ? avec une juxtaposition artificielle de considérations théoriques sur le sommeil ? Tttt tttt, pas du tout. Rien de banal ni d'ennuyeux ici. Des personnages savoureux, d'abord : le Dr Dundee est délicieusement pathétique dans le rôle du savant fou givré, tandis que Sarah et Robert attendrissent avec leurs inhibitions et leurs faiblesses. Un récit habilement construit ensuite, à la manière d'un thriller : les deux histoires sont parfaitement imbriquées, le suspense - renforcé par moult rebondissements et l'alternance des périodes - va crescendo. Une thématique passionnante, aussi : le sommeil et ses troubles, les rêves... Et enfin, beaucoup d'humour : situations cocasses et dialogues amusants à gogo. Les digressions sur le cinéma sont parfois longuettes, mais c'est vraiment mon seul reproche...Un roman brillant et absolument réjouissant, drôle mais aussi enrichissant et grave sous ses dehors badins. J'ai pris beaucoup de plaisir à le redécouvrir treize ans après la première lecture, d'autant que j'avais oublié des éléments cruciaux... Jonathan Coe est un génie ! Canel

Canel
07/11/13
 

Dans les années quatre vingt, Ashdown comporte une grande maison, résidence universitaire. Dans les années quatre vingt dix, c'est une clinique spécialisée dans les troubles du sommeil. Chaque chapitre alterne entre ces deux périodes, la vie étudiante puis professionnelle des personnages. Parmi eux, Sarah, jeune femme très sensible, narcoleptique et amoureuse ; son ami Gregory, qui l'utilise comme cobaye pour ses recherches psychanalytiques ; Véronica, la féministe convaincue ; Robert, l'amoureux transi ; Terry, le cinéphile aux multiples conquêtes. Tout ce petit monde se croise dans la résidence, des intrigues se nouent, des rêves restent inexpliqués... En parallèle, ces mêmes personnes se retrouvent ou se croisent quelques années plus tard, sans se reconnaître ou au cours d'étonnantes retrouvailles.Un roman prenant, aux caractères attachants, à l'ambiance étrange et qui se divise en différents stades de sommeil.

Praline
21/06/13
 

Dans La maison du sommeil, son cinquième roman (le second traduit en français), l'écrivain choisit un tout autre registre que la critique sociale et politique (cf Testament à l'anglaise) , il a fait de ce récit une sorte de concentré romanesque. L'histoire bondit d'une époque à l'autre et perd les personnages en cours de route pour mieux les retrouver quelques pages plus loin La maison du sommeil, c'est d'abord un roman policierde Frank King, un récit passé de mode mais qui passionne encore une jeune femme , Sarah Tudor. Ce livre est comme un fil rouge qui permet aux personnages de ne jamais se perdre complètement de vue. La maison du sommeil, c'est aussi et surtout une batisse un peu déglingué, perchée sur les falaises d'Ashdown abritant une poignée d'étudiants plutôt originaux dans l'Angleterre des années 80: Sarah qui souffre de narcolepsie: elle s'endort n'importe où. Et ses rêves sont tellement réalistes qu'elle ne fait plus la part entre eux et la réalité; Gregory Dudden, colocataire et petit ami de Sarah passe son temps à observer les paupières closes de son amie, cherchant à savoir ce qui peut se passer derrière ses yeux fermés.Cette manie conduira le couple à la rupture. Robert, lui, amoureux transi de Sarah, dort profondément, mais sa vie diurne se révèle plutôt agitée Quant à Terry, qui préfère le cinéma à la vraie vie, il devient insomniaque du jour au lendemain et ne dormira pas une seule minute en douze ans. On passe ensuite six ans plus tard,la maison est devenue une célèbre clinique dirigée par Gregory Dudden. Celui-ci soigne les personnes qui dorment trop. Pour lui, le sommeil représente un handicap : Margaret Thatcher, qui réapparaît comme un modèle qu'il faut suivre ,se contente de trois heures par nuit. Si le sommeil et le manque de sommeil constituent le moteur romanesque de Jonathan Coe, la maison en est la véritable héroïne. Jonathan Coe allie l'imagination parfois même à la limite de l'invraisemblable , avec une virtuosité stylistique assez bluffante et construit une histoire divertissante à souhait.Les livres les plus attendus en 2011<Italique>La pluie, avant qu'elle tombe</Italique> - Jonathan CoeLe cercle des poètes déçusLe cercle des poètes déçusAutres fichesPersonne - Margaret ThatcherPersonne - Tony BlairPersonne - Jonathan CoeLivre - Testament à l'anglaiseSuivez L'ExpressSur FacebookSur TwitterEt aussi :RSSNewsletterMobile

dvan
01/12/12
 

Ce ténébreux chassé-croisé est tout autant un roman d’apprentissage qu’une critique du milieu psychiatrique et de ses dérives. Des thématiques passionnantes, que Coe traite avec son esprit habituel et un indubitable sens du récit.Pourtant, l’intrigue parait assez faible; là où il est censé y avoir un léger suspense, au moins une petite surprise,on voit venir des pages et des pages à l’avance. Pour finir, une dernière réserve, les sujets principaux auraient pu, me semble-t-il, être davantage exploités, voire explicités – la critique aurait ainsi gagné en intensité et en intérêt.La Maison du sommeil est un roman plein de finesse, bien écrit et agréable, mais pas tout à fait convaincant. laurence

laurence
01/10/12
 

C’est roman sympathique, mais loin d’être formidable. Pour ma part, je trouve que La vie très privée de Mr Sim, du même auteur, est largement supérieur. La construction du roman est intéressante : on alterne les époques à chaque chapitre, pour finalement arriver à un point de rencontre.Ce qui m’a embêté, c’est la façon dont les deux histoires parallèles se rejoignent. Des coïncidences qui apparaissent bien avant le dénouement, des révélations un peu trop grosses à mon goût… bref, j’ai trouvé qu’il y avait un peu trop de facilités par endroit. Les personnages sont bien travaillés dans l’ensemble. Chacun a sa particularité, ses qualités et ses défauts qui ressortent bien dans le récit.J’ai particulièrement apprécié le personnage de Terry, ce cinéphile incapable de parler d’autre chose que de cinéma. Le genre à considérer que tout film sorti à plus de 50 copies est une daube commerciale, et à considérer que lui seul connaît le « bon » cinéma. Et quand il rencontre quelqu’un qui n’y connait absolument rien, mais veut faire croire que si, c’est juste délicieux.En revanche, je n’ai pas aimé la façon dont on se sépare du Docteur Dudden. Du genre, le personnage n’a plus d’intérêt dans le roman, alors tiens on va le coincer quelque part. L’auteur décrit bien les paysages, l’environnement dans lequel évoluent les personnages. Mais il m’a manqué quelque chose pour me sentir complètement en Angleterre. La maison du sommeil est donc un roman que je qualifierais de « c’est bien, Mais… ». Parce que rien n’est vraiment mauvais, tout à du bon, mais à chaque fois j’y ai trouvé un petit défaut qui m’a empêché de savourer complètement cette histoire.Ce roman ayant rencontré un grand succès chez la majorité des lecteurs, je vous conseillerais tout de même de le lire, pour vous faire votre propre opinion. Et parce que l’écriture de Jonathan Coe est quand même très agréable.

Nelcie
26/06/12
 

Jonathan Coe nous fait vivre le destin d'un groupe d'étudiants que l'on retrouve éparpillés quelques années plus tard. Peu à peu, une grande toile d'araignée va se tisser pour remettre en lien des personnalités très différentes. Même si certains hasards paraissent un peu gros pour être vrais, Jonathan Coe manie la fiction à la perfection, scindant son histoire en partie correspondant aux différentes phases du sommeil jusqu'au réveil où le lecteur lève enfin le voile sur les mystères introduits par l'auteur dans son récit.S'il m'a moins marqué que Testament à l'anglaise, La maison du sommeil a néanmoins reçu en 1998 le Prix Médicis étranger qui vient témoigner du talent reconnu de Jonathan Coe pour écrire des romans passionnants et, quelque part, passionnés ! Miss Alfie

MissAlfie
21/06/12
 

Voici un roman anglais, publié en 1997 et qui enchante vraiment le lecteur et bien qu'il soit en grande partie question de sommeil, on ne s'endort pas en le lisant !Le roman est original par sa forme : les chapitres impairs se situent dans les années 1983/84 et les chapitres pairs, une bonne diaine d'nnées plus tard, en 1996. On retrouve dans les 2 périodes les mêmes personnages, tout d'abord lorsqu'ils sont étudiants et logés dans une grande maison, la Maison Ashdown puis plus tard, certains d'entre eux se retrouveront à nouveau dans cette maison mais qui a été transformée en clinique où le Dr Duden étudie les troubles du sommeil. En fait ce médecin un peu fou n'a pas pour but de soigner ses patients, ce sont pour lui de simples objets d'étude pour parvenir à son objectif : l'abolition pure et simple du sommeil, convaincu qu'il s'agirait là d'une très grande avancée pour l'humanité. C'est donc un roman qui, loin de nous endormir, nous fait rire par moment et on retrouve ici l'un des thèmes chers à Jonathan Coe, celui des personnages prisonniers de leur passé et rattrapés par lui. Les événements s'imbriquent les uns aux autres de manière très habile et c'est un plaisir pour le lecteur qui ne trouvera la clé du roman qu'à la dernière ligne !

fabula
08/06/12
 

Ne fermez pas les yeux, ne vous endormez pas !Ce roman se passe à 2 époques différentes : les chapitres impairs se déroulent dans les années 80, les chapitres pairs dans les années 1996.Nous suivons l’histoire d’un groupe d’étudiants qui se sont tous connus dans une résidence universitaire dans les années 80, résidence aujourd’hui reconvertie en maison du sommeil…Un roman à la construction originale, des portraits d’hommes et femmes qui ont tous en commun un problème lié au sommeil, qui se croisent et se recroisent. L’écriture de Jonathan Coe est toujours aussi agréable à lire, talentueux, il propose un roman à la construction originale sur les mystères des rêves et du sommeil…

dibou
12/05/12
 

La Maison du sommeil met en scène plusieurs personnages qui ont presque tous un rapport plus ou moins complexe avec le sommeil et les rêves : Sarah est narcoleptique et a parfois du mal à distinguer ses rêves et la réalité, Grégory aime espionner les gens pendant leur sommeil, Robert fait un rêve récurrent et incompréhensible depuis qu'il est petit, Terry dort quatorze heures par jour car il trouve dans ses rêves le qu'il pense être le paradis et Ruby déverse un flot de paroles lorsqu'elle dort. Tous se rencontrent pour la première fois à Ashdown, résidence universitaire, "énorme, grise et imposante", "à une vingtaine de mètres de la falaise à pic" (p.16). De ce cadre lugubre, émerge une atmosphère de mystère. Des liens se créent entre les personnages, qui deviennent amis ou amants. Robert tombe fou amoureux de Sarah, qui, après avoir été plus d'un an avec Grégory, est en couple avec Veronica, comédienne. C'est la fin de leurs études, le moment est venu de faire des plans pour l'avenir, quand soudain Robert disparaît. Est-il parti à la recherche de sa sœur jumelle, dont il a été séparé à la naissance comme l'a rêvé Sarah ?Une dizaine d'années plus tard, la résidence d'Ashdown, plus lugubre et vide que jamais, est devenue une étrange clinique spécialisée dans la recherche sur le sommeil dirigée par le Docteur Grégory Dudden, et son bras droit, Cleo Madison. Les anciens étudiants d'Ashdown, séparés, ont fait des choix de vie et de carrière différents. Quand Terry, devenu journaliste et insomniaque, se révèle capable de participer sans s'endormir au Cinéthon de Londres où sont diffusés 134 films d'affilée, Grégory l'invite à faire un séjour dans sa clinique pour étudier son cas. Sarah, quant à elle, toujours narcoleptique, est hantée par le départ soudain de son ami Robert.Pas de suspense, j'ai adoré La Maison du sommeil ! Vraiment. L'histoire est passionnante, avec tout un tas d'éléments reliés les uns aux autres, liens que l'on découvre au fur et à mesure de la lecture, avec toujours la même surprise, le même "ah mais oui bien sûr !". Il est d'ailleurs difficile de résumer l'intrigue complexe sans trop en dévoiler. Une note de Jonathan Coe précise dès le début que l'histoire se déroule sur deux périodes : les années 1983-1984 (chapitres impairs) et la deuxième quinzaine de juin 1996 (chapitres pairs), ce qui facilite la compréhension du lecteur qui navigue d'une période à l'autre. J'ai beaucoup aimé le fait que chaque scène, chaque situation, chaque élément de l'histoire (ou presque) qui apparaît un peu flou au début soit repris et expliqué plus tard, ce qui dénoue peu à peu l'intrigue, mais laisse le suspense intact. C'est comme le film Le Sixième sens de Michael Mann : l'auteur dissémine des indices un peu partout, que l'on ne voit pas à la première lecture. Ce qui fait de La Maison du sommeil, un livre qui mérite d'être relu. Pour autant, ce n'est pas un livre parfait : j'ai moins aimé certaines scènes exagérées, voire invraisemblables. Mais ce fut pour moi une belle découverte, à tel point que j'ai enchaîné ma lecture directement sur Testament à l'Anglaise du même auteur. http://leschroniquesassidues.blogspot.com/

chroniquesassidues
28/06/11
 

Voici un roman dont les cinquante premières pages sont savoureuses car truffées de situations de "misunderstanding" entre deux personnages. Sarah pense par exemple que la soeur de Robert est morte et s'étonne qu'il n'y ait pas d'enterrement alors qu'en fait, c'est son chat qu'il pleure. Coe joue aussi avec les codes de la scène d'amour en faisant de Grégory qui deviendra un savant fou, un homme fasciné par la maladie de la jeune femme avec qui il partage sa vie, et par ce qui se passe derrière ses paupières closes. L'écriture m'a parfois déroutée, comme les dernières phrases de chapitre qui ne se finissent pas et les premières phrases de chapitres qui n'ont pas de sujet. Mais j'ai fini par m'y habituer. Ce n'est sans doute pas un roman palpitant mais les personnages sont attachants, même celui qui est le "méchant" de l'histoire. J'ai aimé ces successions de hasard qui changent l'existence, l'amour fou au sens propre de Robert qui lui fait s'inventer une soeur et bien plus. C'est donc une jolie découverte et je pense faire un autre bout de chemin avec Jonathan Coe. Il ne fait pas toujours dans la dentelle, parfois je me suis dit " c'est too much" mais cela fait partie du charme du roman.

cocalight
26/05/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.23 kg

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