La maison tudaure

SERS, CAROLINE

livre la maison tudaure
EDITEUR : BUCHET CHASTEL
DATE DE PARUTION : 24/08/06
LES NOTES :

à partir de
16,25 €

SYNOPSIS :

L'action se déroule dans un village qui, depuis plus de quarante années, vit replié sur lui-même. La route pour y accéder est mauvaise, et les visiteurs peu nombreux. Claude, un adolescent en rupture scolaire, passe ses journées à traîner dans les bois, jusqu'au jour où il remarque quelque chose d'inhabituel. Hors de question d'en parler à quiconque. D'ailleurs tout le monde le considère comme un garçon un peu bizarre et personne, les adultes comme les garçons de son âge, ne cherche sa compagnie. Mais les gendarmes pourraient bien avoir fait la même observation : ils convoquent les villageois pour des interrogatoires. Il n'en faut pas plus pour mettre le feu aux poudres : une réunion extraordinaire est organisée à la mairie, et les esprits s'échauffent. Au village, on se méfie des autorités, et
de tous ceux qui prétendent faire des commentaires sur ce qui ne les regarde pas. Les bois cachaient bien des faits sordides, et on ne peut plus l'ignorer. Serait-ce le retour d'un passé que personne n'a oublié, même si l'évoquer est tabou ? Le village en est convaincu, et le bloc se soude de plus belle. Plus de quarante ans plus tard, le même drame se rejoue. Et les nouvelles générations savent exactement quel rôle elles doivent y tenir. Roman sur la mémoire et l'enfermement, La Maison Tudaure montre la façon dont certaines vies sont déterminées, en toute connaissance de cause, par le passé d'un groupe, d'un clan. Caroline Sers, dans ce deuxième roman, dose habilement le suspense. Et son oeil aigu, pour le plaisir du lecteur, sonde avec rigueur les non-dits, les secrets et leurs conséquences.
1 personne en parle

C’est un petit village assez isolé, où la fermeture de l’usine quelques années auparavant a fait péricliter la vie. Les routes sont en mauvais état, tout le monde se connaît et on vit un peu en vase clos. Les femmes partagent quelques activités pour sortir de chez elles, le bar de Jean est le lieu de rendez-vous de toutes les générations confondues. L’adjudant Marty est arrivé depuis peu, il a du mal à s’intégrer. Son adjoint est bizarre, qui ne cache pas sa joie de voir enfin les choses bouger, même s’il s’agit de vandalisme. Mais bientôt sont découverts dans les bois des sacs poubelles contenant des corps de nourrissons, et c’est le branle-bas de combat; les villageois s’enferment dans un mutisme suspect, une vieille affaire est déterrée. Y a-t-il un rapport entre de vieux évènements et cette macabre découverte, lequel, et les enfants reproduisent-ils forcément l’exemple de leurs parents ?... Caroline Sers nous balade jusqu’au dénouement en toute dernière phrase, mêlant fort habilement différents fils. On glane les informations au compte-goutte, rivés à notre lecture, l’esprit aux aguets du moindre signe. Mais ce qui est le plus remarquable est la justesse de ses portraits. Elle parvient à rendre vivant et actuel un monde rural souvent méconnu et mal jugé, sans écarter les clichés mais tout au contraire, s’appuyant sur eux pour en démontrer la futilité. Bluffant. Sylvie Sagnes

SagnesSy
07/09/12
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.29 kg