La maladie de sachs

WINCKLER, MARTIN

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 23/06/05
LES NOTES :

à partir de
8,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

« Comment allez-vous, depuis la dernière fois ? Pas bien, sinon je serais pas venu ! Moi, ça va, c'est ma femme qui ne va pas. Mieux. C'est pas encore ça, mais c'est mieux. C'est pareil. Vos remèdes ne m'ont rien fait. C'est pas pire, mais j'ai toujours du mal à dormir. Eh
bien, j'ai plus mal, mais maintenant ça me démange. » Dans le cabinet du Docteur Sachs, les plaintes se dévident, les douleurs se répandent. Sur des feuilles et des cahiers, Bruno Sachs déverse le trop-plaint de ceux qu'il soigne. Mais qui soigne la maladie de Sachs ?
Avant de devenir un classique étudié par les carabins, "La maladie de Sachs" est un remarquable livre sur la solitude du médecin, héros du quotidien qui doit composer avec ses faiblesses humaines.
Nathalie ,
Librairie
(Lille)
7 personnes en parlent

Deuxième roman que je lis de Martin Winckler, deuxième coup de coeur. L'auteur y raconte la vie d'un médecin de campagne, mais sous la fiction se cache également un vrai plaidoyer pour une médecine plus humaine, où le médecin serait plus "soignant" que "docteur", où la souffrance n'est pas qu'un symptôme mais bien un état à soulager."Pendant dix ans d'études, j'ai appris à palper, manipuler, inciser, suturer, bander, plâtrer, ôter des corps étrangers à la pince, mettre le doigt ou enfiler des tuyaux dans tous les orifices possibles, piquer, perfuser, percuter, secouer, faire un "bon diagnostic", donner des ordres aux infirmières, rédiger une observation dans les règles de l'art et faire quelques prescriptions, mais pendant toutes ces années, jamais on ne m'a appris à soulager la douleur, ou à éviter qu'elle n'apparaisse. Jamais on ne m'a dit que je pouvais m'asseoir au chevet d'un mourant et lui tenir la main, et lui parler." On y trouve des passages acides, terriblement lucides, sombres, qui disent sans fard la misère du monde ;à l'inverse, d'autres paragraphes sont plein d'espoir. Dans tous les cas, le travail stylistique est aussi intéressant que l'histoire. Le début est très froid, très descriptif, mais peu à peu des intermèdes littéraires très réussis viennent casser le rythme. D'ailleurs, contrairement au Chœur des femmes où j'avais moins apprécié la fin, j'ai accroché progressivement jusqu'à ne plus reposer le livre dans les derniers chapitres. La construction est habile : la récurrence des patients et des visites crée un attachement et une envie de voir comment ils vont évoluer. Les points de vue pour une même consultation sont parfois multiples, et c'est passionnant de voir ce qui se répète et ce qui est dissonant, les motivations ou la façon de vivre la scène de chacun... Comme pour http://chezradicale.canalblog.com/

Radicale
22/07/11

C'est une histoire entre deux amies d'enfance, qui se sont perdues de vue et se retrouvent près de dix ans après. On en a déjà lu, des histoires à cette sauce. Alors pourquoi se laisser tenter par cette énième copie, après tout ? Tout simplement parce que « Festin de miettes » donne l'impression que l'écriture coule de source, qu'une histoire peut s'écrire et se raconter de façon claire et limpide, que cela vous emporte et ne vous lâche plus avant la dernière page. C'est la quête d'une mère qui pousse Sophie et Deya, fraîchement réconciliées, à se lancer vers une piste qui les conduit tout droit au Sénégal. Mais pour toutes les deux, le parcours réveille des anciennes bouffées d'envie et d'aigreur. Le voyage n'est pas gratuit, il va les mener vers des vérités dérangeantes. Avant cela, le décor était planté dans un « petit pavillon enfoui sous une perruque de glycine, dont la façade était en grande partie ouverte aux regards, comme dans une maison de poupée », une maison nichée au fond du jardin d'un hôtel particulier que possède la famille Rausboerling. Et ce théâtre de la rue des Grands Augustins semble coupé du reste du monde, plus rien n'existe autour. On entre chez les Rausboerling comme dans une autre dimension, dans une demeure splendide d'un autre temps, où l'on croise des figures flamboyantes et décaties. Le vertige qui saisit Sophie est là pour lui rappeler les années de frustration, de rage et d'amertume. Sa propre vie est devenue si médiocre le jour où elle a quitté ce foyer d'adoption, poussée par la colère de Deya. Et pourtant, aujourd'hui, la jeune fille la réclame. Comme au bon vieux temps. L'histoire est étourdissante, passionnante et brillante ! Marine Bramly paraît aussi à l'aise en pleine brousse africaine ou dans un hôtel particulier d'une famille de vieux bourgeois, baladant personnages et lecteur au gré d'une aventure captivante. J'ai été soufflée, emportée, enjouée et séduite par ce récit. Peut-être la quatrième partie est un peu plus faible, plus esquintante... même si finalement j'ai trouvé que le point final était osé. C'est superbement envoûtant, d'un romanesque époustouflant, parfois déconcertant, mais quel brio ! Vous ne lâcherez pas ce livre avant la fin !

Clarabel
20/02/09

Bruno Sachs s'installe comme médecin généraliste à Play, petit village de province. Dans son cabinet, il reçoit toutes sortes de patients, des malades les plus graves aux simples enrhumés mais également les esseulés et les angoissés car Sachs a un objectif: contribuer à diminuer la douleur des corps et des âmes en peine, allant jusqu'à sacrifier sa propre vie dans ce but.Grâce à une forme narrative originale, ce sont les patients et l'entourage du médecin qui nous racontent leur histoire en s'adressant directement à lui, Martin Winckler déroule la vie d'un village de campagne. Si les premières pages du roman se présentent comme une accumulation de portraits, très rapidement l'histoire prend une nouvelle tournure grâce à la récurrence des différents narrateurs et à l'arrivée de chapitres où Sachs en personne nous explique ce qu'est pour lui la médecine et en quoi consiste le rôle du docteur. C'est une réflexion intéressante et empreinte d'humanisme sur la relation soignant-soigné que nous propose Martin Winckler, une lecture qui, à coup sûr, ne laisse pas indifférent!

liliwenn
04/11/13

Instantanés de vies, profondément humain, ce livre attachant ne nous laisse pas indifférent avec un style narratif original. Les personnages hétéroclites, les pathologies plus ou moins graves auxquelles est confronté ce médecin de campagne participent à la diversité et à la richesse de ce roman. Une réussite.

Un récit passionnant par bien des aspects : par la vie racontée de cet homme, ses forces et ses faiblesses, ses échecs, ses désespoirs et ses réussites aussi... par le récit du médecin ensuite, surtout les relations avec les patients, tous ces non-dits qu'un médecin doit deviner, toutes ces détresses qu'il doit soulager, ces douleurs qu'il doit soigner. Et puis c'est plutôt bien écrit (le pseudonyme de l'auteur trahit un peu ses goûts littéraires !), bien construit, aisé à suivre, avec des personnages récurrents et terriblement attachants ! l laurence

laurence
20/02/12
 

La maladie de Sachs est donc un ouvrage qui ne laisse pas indifférent. La récurrence de certains personnages sympathiques et de certains gags assure au lecteur un petit divertissement au milieu de cette chronique douce-amère de la vie d'un médecin de campagne fragile qui croise la mort et l'avortement au milieu des angines et autres petits bobos quotidiens. Guigzz

MissAlfie
18/07/11
 

Voilà un roman qui ose camper des personnages extravagants ou hors norme : sur l’une tout glisse, insouciance et indifférence semblent flirter sans problème avec la vie, même une fois devenue mère de famille, sur l’autre, une soumission sans vagues et un dévouement sans faille cacheraient-ils au final une sacrée perversité ? Sophie et Deya sont deux anciennes amies de lycée que tout oppose : milieu familial, éducation, caractère, mais elles ont pour point commun d’être plutôt seules dans la vie, parents absents ou indifférents. Le personnage de Deya est particulièrement travaillé (celui de Sophie l’est tout autant, mais on ne le réalise qu’à la fin), car son histoire et son mode de vie sont totalement atypiques. Sa mère part vivre en Afrique et laisse les deux ados vivre ensemble dans une dépendance d’hôtel particulier, en autonomie qui scellera des liens indénouables, du moins pour Sophie, qui est fascinée par Deya… Huit ans après leur rupture (dont on ne connaîtra la raison que vers la fin du roman), Sophie revient vers Deya et redécouvre son amie dans une nouvelle vie toujours aussi frappadingue ! Par de captivants retours en arrière (captivants parce qu’ils nous emportent dans l’histoire sans qu’on sente la construction), l’auteur nous raconte ce qui a fait l’amitié et la particularité de ces deux demoiselles. Mariage raté et désabusé pour Sophie, vie de bohême pour Deya après que sa mère est partie vivre en Afrique. Les deux amies vont partir en aventurières au Sénégal, pour retrouver la trace d’Ariane, la mère de Deya. Et à partir de là, tout est encore plus dépaysant, et dérangeant : Sophie se révèle par petites touches, elle que l’on croyait si douce et responsable pour deux.Roman passionnant car il emporte dans l’inattendu, rebondit de façon étonnante jusqu’au bout, et dans sa fin surprenante dévoile toute son ambition. Ce que l’on peut prendre pour une histoire de copines à la sauce vaguement exotique de bourgeois désoeuvrés et caricaturaux se révèle au final un roman qui a du souffle, mêlant originalité, modernité et ambition dans le caractère fouillé et puissant de ses personnages. Le tout avec légèreté et facilité, c’est ça qui est bluffant ! Même si souvent quand même, on a envie de bondir à la façon dont est élevé le petit Félix, car tout est quand même assez cocasse dans ce roman !

Jdhelene
22/07/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.35 kg

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