La malediction d'edgar

DUGAIN, MARC

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 03/03/05
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

« Edgar aimait le pouvoir mais il en détestait les aléas. Il aurait trouvé humiliant de devoir le remettre en jeu à intervalles réguliers devant des électeurs qui n'avaient pas le millième de sa capacité à raisonner. Et il n'admettait pas non plus que les hommes élus par ce troupeau sans éducation ni classe puissent menacer sa position qui devait être stable dans l'intérêt même du pays. Il était devenu à sa façon consul à vie. Il avait su créer le lien direct avec le Président qui le rendait incontournable. Aucun ministre de la Justice ne pourrait désormais se comporter à son endroit en supérieur hiérarchique direct. Il devenait l'unique
mesure de la pertinence morale et politique. » John Edgar Hoover, à la tête du FBI pendant près d'un demi-siècle, a imposé son ombre à tous les dirigeants américains. De 1924 à 1972, les plus grands personnages de l'histoire des États-Unis seront traqués jusque dans leur intimité par celui qui s'est érigé en garant de la morale. Ce roman les fait revivre à travers les dialogues, les comptes rendus d'écoute et les fiches de renseignement que dévoilent sans réserve des Mémoires attribués à Clyde Tolson, adjoint mais surtout amant d'Edgar. À croire que si tous sont morts aujourd'hui, aucun ne s'appartenait vraiment de son vivant.
8 personnes en parlent

Remis au goût du jour par le film sorti en janvier dans lequel Leonardo Di Caprio incarne Hoover, ce livre facile à lire nous permet de connaître la face cachée de l’homme qui ne s’est pas contenté de diriger le FBI pendant près d’un demi-siècle. Il a toujours cherché à étendre son influence, en s’infiltrant comme une pieuvre dans les arcanes du pouvoir. On y découvre également la vie privée très débridée de l’un des présidents les plus populaires du XXème siècle, John F. Kennedy, et on voit comment ses erreurs et les risques qu’il a pris l’ont mené à sa perte ainsi qu’à celle de son frère Bob.

Passionnante et étonnante de bout en bout que cette vie romancée d'Edgar Hoover, dirigeant pendant 50 ans du FBI, manipulateur de la politique américaine tout aussi longtemps, homme de l'ombre et du pouvoir, n'hésitant sur aucune machination, intelligent, désagréable, antipathique mais fascinant... On apprend beaucoup sur la petite et grande Histoire des États-Unis, dans un roman fluide, à l'écriture précise, palpitante. laurence

laurence
20/02/12
 

Un livre passionnant, certes et tout au long duquel on se pose la question de la part de la réalité historique et de la fiction due à l'imagination de l'auteur. Mais mon Dieu que j'ai détesté cet Edgar ! Cet homme est suffisant, prétentieux, mauvais, méchant, hypocrite, menteur, vicieux, vindicatif, fourbe, lâche, rancunier... bref, un vrai sale type, que son intelligence et sa clairvoyance politique ne parviennent pas à excuser. Mais on plonge dans l'histoire, la grande et les petites anecdotes dans cette longue tranche de la vie politique américaine et le livre donne l'impression de nous faire comprendre certains rouages de cette société et le pourquoi des actions de tel ou tel personnage. Kennedy, bien sûr, dont il est beaucoup question ici, de même que toute sa famille, Marilyn Monroe, mais aussi un tas d'autres moins connus ou médiatisés qui ont été importants dans l'histoire des Etats-Unis. Passionnant, donc, mais absolument crispant... Liliba

liliba
29/01/10
 

Proche du documentaire, , ce roman se présente un peu comme un journal intime. Hoover nous fait ainsi pénétrer les coulisses de la Maison Blanche, manoeuvrée selon les envies du patron du FBI. On y croise Nixon, McCarthy, les frères Kennedy. L'anecdotique cotoie et influe sur l'événement national.D'une lecture parfois un peu ennuyeuse, en raison de sa forme, ce récit s'avère assez divertissant en définitive grâce à de nombreux détails que l'on ignorait (du moins dans mon cas, lecteur lambda) sur cette ingérence d'Etat. NickCarraway, bibliothécaire à Halluin

NickCarraway
22/02/15
 

Ce livre parle de Edgar Hoover responsable du FBI de 1924 à 1972 et il nous montre tous les méandres de la politique américaine de cette période.On y découvre les présidents sous toutes leurs facettes et surtout les moins ragoutantes. On y fait connaissance surtout de Hoover , ce grand manipulateur , qui nous est décrit par son amant.Car ce livre ce sont les mémoires de Clyde tolson, son adjoint au FBI et aussi sont amant.C'est un livre captivant qui nous montre la grande et la petite histoire des USA avec ses coups les plus tordus et les plus bas.Pour le plaisir procuré et le style de l'auteur , ma note sera un bon 7/10 http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/

Zembla
26/10/13
 

Le narrateur est Clyde Tolson, celui qui fut le bras droit de Hoover pendant toute sa carrière, et pour certains, son amant. Au soir de sa vie, Tolson revient sur sa vie aux côtés de Hoover, leur lutte constante pour conserver leur pouvoir, leur emprise sur le monde politique.C'est une lecture absolument passionnante que propose ici Marc Dugain. Un savant mélange entre faits avérés (l'auteur a manifestement fait un énorme travail de recherche) et de théories que Dugain imagine à partir de ses recherches, rend ce roman de politique-fiction, si l'on peut le qualifier ici, particulièrement intéressant et même réjouissant. Qui ne s'est pas posé la question sur la mort de JFK? Sur celle de Marilyn Monroe? Sur la place des "mobsters", la Mafia, dans la vie politique intérieure des Etats-Unis? Même le lecteur qui n'est pas particulièrement passionné par cette période est rivé aux pages de Dugain. D'une écriture simple, sans formules ronflantes ou pompeuses,mais avec souvent une pointe d'humour acéré bienvenue, l'auteur dépeind près de 50 ans de politique intérieure et extérieure des Etats-Unis, avec en personnage central, innamovible, J. Edgar Hoover. Homme au comportement proche de la schyzophrénie, selon Dugain: homophobe notoire en public, homosexuel en privé.Il créa le FBI, police fédérale. Mais il fit bien plus que cela puisqu'il mit en place une véritable police politique, un vaste système d'écoutes et d'espions lui permettant de monter des dossiers "secrets" qui à sa mort comprenaient plus de 17 000 pages! Anti-communiste enragé, Hoover a été partie prenante dans la mort des époux Rosenberg. La femme étant inculpée et condamnée à mort pour pousser son mari à avouer, alors même qu'Hoover savait qu'elle ne savait rien. Le jusqu'au boutisme de Hoover (et de son bras droit Tolson), ses préjugés ancrés dans une culture du sud ouvertement raciste, homophobe et anti-sémite sont les moteurs de son action. Tolson, qui au cours ses enquêtes sur Bob Kennedy se penche sur Albert Camus, ne comprend rien à l'existentialisme. Pour lui, ce qui est contre l'ordre, indifférent à la religion et à Dieu, est forcément communiste, dégénéré et j'en passe. Cette capacité à ne voir qu'en noir et blanc est proprement effarante.Moi qui n'ai pas de connaissances très poussées de la période, j'ai découvert un Lyndon Johnson, vice-président de JFK, en tueur, inféodé aux grands lobbys texans, un Robert Kennedy obnubilé par la mafia, quand bien même celle-ci avait aidé à l'élection de son frère etc...Une lecture passionnante, glaçante, palpitante, qui n'est pas dépourvue d'humour, comme l'épisode où Hoover, contredit par Truman sur le nombre de personnes ayant trahi Jésus Christ, ordonne une enquête... sur ce dernier!

Choupchoup
08/04/13
 

A partir de la personne d'Edgar Hoover, directeur du FBI pendant plusieurs décennies, l'auteur nous propose de passer au scanner la vie politique américaine avec un focus sur la famille Kennedy. Ce livre est passionnant !A travers le regard passablement cynique de Hoover, on voit sous un autre angle la vie et les turpitudes des présidents successifs, les rapports entre politique et mafia et tout ce qui fait l'arrière-cuisine de la politique sans que cela tombe dans la démagogie. Dugain s'en sort magistralement.

mycupoftea
05/01/13
 

Voici un roman fort intéressant sur la façon de travailler d'Edgar (oui, je l'appelle Edgar, maintenant, car on le voit partout au cinéma et on n'entend que son nom, à croire qu'il est encore bien vivant).Des fiches sur tout le monde ; des écoutes de tout le monde ; le nez creux pour avoir découvert le père de JFK et de Bob et s'en être fait un ami. Par certains aspects de son travail, il m'a fait penser à Charles Pasqua - mais ceci n'engage que moi.Très intéressant de découvrir pourquoi et comment on avait tué Marilyn ; les hypothèses sur la mort des deux frères Kennedy.Et puis que cet homme était obsedé par les communistes. Bien évidemment, l'époque voulait cela, et à l'époque de sa nomination à son poste, sa "guerre" était justifiée. Mais plus sur la fin de sa vie. Un homme qui est resté campé sur ses positions jusqu'au bout. Au risque de mettre la nation en péril en voulant la protéger.J'ai donc fait la découverte d'un homme qui n'avait pas de vision de l'avenir pour son pays, alors qu'il était à un poste-clé. On finit par aimer le suffrage universel pour éviter de tels dérapages...Toutefois, le personnage de Clyde, le narrateur, m'a gêné. Forcément au courant de tous les tenants et aboutissants de toutes les affaires politiques en temps que numéro 2 du FBI et, accessoirement, amant d'Edgar, il se comporte comme s'il ne savait rien, ou en tout cas ne sachant jamais le fin mot de l'histoire. Il ne révèle finalement que ce qu'il veut. Frustrant.Après "L'insomnie des étoiles", j'ai beaucoup aimé cet ancien roman de Marc Dugain.L'image que je retiendrai :Une expression, qui montre que tout le monde à Washington était au courant de l'homosexualité d'Edgar, mais que rien ne filtrait. Le couple était appelé "Johnny and Clyde". Alex-Mot-à-Mots

AlexMotaMots
01/04/12
 

Format

  • Hauteur : 22.50 cm
  • Largeur : 15.50 cm
  • Poids : 0.41 kg

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