La malediction de la meduse

EMPTAZ, ERIK

EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 11/05/05
LES NOTES :

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13,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Jean-Baptiste Savigny a vingt-sept ans quand, sous l'effet d'une cuite malheureuse, il s'enrôle volontaire, chirurgien de troisième classe à bord de La Méduse : escortée de trois autres bâtiments, la frégate quitte Rochefort pour l'Afrique, avec pour mission de reprendre aux Anglais le Sénégal, que le Traité de Paris a restitué à la France après la chute de Napoléon, quelques mois plus tôt. On connaît un peu la suite, représentée par le célèbre tableau de Géricault, mais on en sait mal les détails : la frégate, commandée par le vicomte de Chaumareys, un vieil officier royaliste, incompétent et alcoolique, échouera le 2 juillet 1816, au large de la Mauritanie, sur le banc d'Arguin ... bien connu des marins. Les deux cents hommes qui ne pourront prendre place dans les embarcations de secours construisent un radeau de vingt mètres sur sept que les chaloupes remorqueront quelques miles, avant que, sur l'ordre du futur gouverneur du Sénégal, impatient de prendre ses fonctions, le «
boulet inutile » ne soit abandonné en pleine mer, avec son chargement humain. Entassés sur le radeau, de l'eau jusqu'aux genoux, les naufragés meurent les uns après les autres dans les rixes et les tempêtes. Après quelques jours, ils ne seront plus qu'une vingtaine, à cours de vivres, qui se décideront à manger l'un des cadavres, savamment découpé par Savigny, le chirurgien de troisième classe... Avec une joie manifeste, Erik Emptaz explore l'âme humaine en proie à la folie et au désespoir, stigmatise la violence et les bassesses humaines, et moque l'incurie et la vanité de ceux qui usurpent leur pouvoir. Fondée sur l'étude minutieuse des faits, La Malédiction de la Méduse est un récit d'aventure plus qu'un roman historique. Une histoire pour le moins fascinante où la vigueur du ton, la drôlerie des personnages saisis dans leur moindre défaut et les clins d'oeil au lecteur tempèrent l'effroi d'un destin tragique dont la làcheté et la fatuité humaines sont seules responsables.
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Beaucoup de romans se sont inspirés d'un tableau ou plutôt l'auteur invente une histoire possible à partir d'un tableau. Là, c'est différent. Le naufrage de la Méduse en 1816 et la découverte de quinze survivants sur un radeau de fortune fit scandale car, non seulement le naufrage (qui aurait pu être largement évité) était dû à un capitaine alcoolique, mais aussi, le radeau, remorqué au départ par les canots de sauvetage, a été abandonné sciemment afin de permettre "aux gens de qualité" de sauver leur peau. Savigny, étudiant en chirurgie, embarque un peu par hasard comme marin de "la Société philanthropique des explorateurs du Cap Vert". Une déception amoureuse et une nuit de beuverie ont eu raison de sa volonté d'un autre avenir. La vie à bord n'est pas trop pénible, mais tout se complique lorsqu'il faut évacuer le bâtiment, enlisé sur un banc de sable pourtant bien connu des cartes maritimes de l'époque. Savigny reste donc avec plus de cent quarante autres compagnons sur le radeau construit à la hâte. Mais, vite "lâchés" par ceux qui devaient les protéger, ces hommes vont vivre (pour les derniers survivants) trois semaines d'enfer...Dans un langage parfois fleuri mais qui n'entache en rien le contenu, l'auteur raconte l'histoire à l'origine du tableau, pour terminer ensuite sur sa réalisation. Ce qui est très agréable, c'est que le récit fourmille d'anecdotes bien au fait de la mentalité de l'époque. Très bien construit, la détresse et le malheur se comprennent dans la description des visages des survivants plutôt que dans la description froide de faits terribles. Savigny reste lucide: "quand le malheur ne cesse de succéder au malheur, l'accumulation des calamités provoque une forme de sérénité désabusée", dit-il alors qu'il est est persuadé de mourir de faim sur le radeau. Justement, cette faim lancinante sera à l'origine d'un acte terrible que des gens "bien-pensants" leur reprocheront. Or, notre narrateur explique: "plus j'y réfléchis, plus je suis convaincu que la loi morale est un luxe de repus". Il faut considérer ce roman comme un témoignage historique très bien documenté, bien écrit, et qui se lit avec plaisir de bout en bout vivi

vivicroqueusedelivres
11/02/12
 

Beau roman historique La malédiction de la Méduse, roman d'une aventure vraie, fait revivre cette incroyable odyssée.

Format

  • Hauteur : 22.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.42 kg

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