La marche au canon

MECKERT, JEAN

livre la marche au canon
EDITEUR : JOELLE LOSFELD
DATE DE PARUTION : 24/03/05
LES NOTES :

à partir de
8,50 €

SYNOPSIS :

On votait pour la paix, on payait pour la guerre. Partout les innocents, enfournés par wagons, roulaient dans les nuits calmes. Et ceux qui pleuraient le faisaient en silence. Inhumain. C'est l'adjectif qui revient le plus souvent à l'esprit lorsqu'on lit ce texte. La marche au canon, c'est la lente dégradation de l'honneur, la guerre que l'on fait à coups de canons (celui qui tue et celui que l'on boit pour oublier les atrocités). Le narrateur
n'est pas né pour être un héros. Très vite, il se rend compte que tous les militaires, les non-gradés, ne sont bons qu'à faire de la chair à canon pour ceux qui gouvernent, pour les patrons. Ils essaient d'oublier, à coups de mauvaises plaisanteries mais la réalité est là qui leur colle aux basques. C'est l'horreur de la guerre, écrite avec sobriété, mais où la cruauté des faits emplit le lecteur d'une mélancolie infinie.
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Jean Meckert mêle souvent la réalité de sa vie à la fiction qu'il écrit ; la marche au canon n'y déroge guère (mobilisé en 1939 puis retenu en Suisse avant de retourner à Paris, Meckert a participé à l'épisode de la débâcle de l'armée française en mai 1940). Texte brutal, cinglant, mordant, les qualificatifs ne manquent pas pour rendre compte de ce court récit de guerre. Narrant l'entrée en guerre de la France en 1939, puis sa débâcle cuisante et son repli face à l'ennemi, ce texte fait la part belle à l'argot et au réalisme d'un régiment en guerre. Augustin Marcadet, mobilisé, a quitté femme et enfant pour aller au front comme tant d'autres. Avant le combat, ils n'ont pour compagnon que le vin, quelques cigarettes, des parties de cartes et de nombreuses blagues scabreuses. Puis il est temps de combattre et les interrogations se font de plus en plus pressantes : pourquoi cette guerre ? Pour qui se bat-on ? Pourquoi avoir quitté un foyer chaleureux pour l'inconnu d'une bataille, d'une guerre dirigée par des généraux mais effectuée par de simples soldats ? Lente descente aux enfers, dans l'univers destructuré du conflit où tout est absurde, incohérent, loin de la vie rassurante d'avant-guerre. Un gros travail est fait sur la langue du texte : elle claque, gifle, déconstruit ; tout comme la guerre détruit les êtres. Un récit de guerre percutant dans la lignée des meilleurs ouvrages de littérature de guerre, comme Le feu d'Henri Barbusse ou bien encore Les croix de bois de Roland Dorgelès.

SophieC
18/03/10
 

Ce livre traite de la guerre 39-45, d'une manière bien différente de ce que j'ai pu lire jusqu'à présent. Ici, aucune allusion aux traitements des juifs, à Hitler, aucune référence aux souffrances des familles, des civils... On fait seulement un bout de chemin aux côtés d'un jeune soldat avec ses compagnons. C'est justement cela qui rend ce livre si intéressant et émouvant, car on y voit un côté trop peu souvent exploité.

Lilyptitbout
04/10/09
 

Format

  • Hauteur : 18.40 cm
  • Largeur : 12.40 cm
  • Poids : 0.12 kg

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